DJI Mini 3 : le test d’un petit drone 4K à moins de 250 grammes et au prix (relativement) léger

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Si le constructeur DJI propose des drones qui pèsent moins de 250 grammes, c’est parce que cette limite est liée aux diverses réglementations sur la planète. La demande semble importante, alors après le Mavic Mini, le Mini 2, le Mini SE et le Mini 3 Pro, le constructeur commercialise un nouvel appareil sous la barre des 250 grammes. 

Le but du Mini 3? 

Permettre à ceux qui ne veulent pas dépenser trop d’acquérir un drone de prises de vues efficace. Le Mini 3 est donc le petit frère du Mini 3 Pro, dont il reprend une bonne partie des caractéristiques. Mais, et c’était inévitable pour tirer le prix vers le bas, il est moins bien doté. Que vaut-il vraiment ? Réponses dans ce test que je vous propose sous la forme de questions-réponses… Ce test ressemble beaucoup à celui du Mini 3 Pro (à lire ici), mais il met en évidence les différences entre les deux appareils ! Notez que le Mini 3 m’a été prêté par DJI. Comme d’habitude, dites-moi si vous pensez que la pratique a influencé mon jugement.

La vidéo

Elle est disponible en version non compressée par YouTube ici. A noter que vous pouvez télécharger des exemples de photos (ici) et de vidéos brutes (ici).

Le look du Mini 3 ?

Photo de famille : à gauche le Mini 3 Pro, à droite le Mini 3, en bas le Mini 2.

Il reprend celui du Mini 3 Pro, à tel point qu’il est difficile de les distinguer en un coup d’oeil. Cela dit, on les reconnait quand on se concentre sur quelques détails. Sur le Mini 3, il y a des pieds sous les moteurs des bras avant, pas de capteurs orientées vers l’arrière sur le dessus, de simples grilles au lieu des capteurs avant, la mention Mini 3 sur le bras avant gauche, et 3 capteurs sous l’appareil. Sur le Mini 3 Pro, il n’y a pas de pieds moteurs à l’avant, des capteurs orientés vers l’arrière sur le dessus, des capteurs à l’avant, la mention Mini 3 Pro sur le bras avant gauche, et 4 capteurs sous l’appareil dont 2 caméras grand format.

Quelles sont les dimensions du Mini 3 ?

Ce sont presque les mêmes que celles du Mini 3 Pro : plié pour le transport, il mesure 14,8 x 9 x 6,2 cm – il tient dans la main. Déplié, il passe à 25,1 x 36,2 x 7,2 cm. Sa diagonale de moteur à moteur est de 24,7 cm (à comparer aux 21,4 cm du Mini 2). Ce qui signifie que déplié et en ordre de vol, il est similaire au Mini 3 Pro, mais moins… mini que le Mini 2 ! Repliés pour le transport et le rangement, les deux appareils sont de volumes sensiblement équivalents.

Comment le Mini 3 se déplie-t-il ?

Vous pouvez déplier les bras dans n’importe quel ordre. Les deux bras arrière se déplient à l’horizontale, les deux bras avant pivotent vers le bas. Il n’y a pas de mécanisme pour les figer en position, mais ils tiennent bien en place. 

Quel est le poids du Mini 3 ?

Il pèse 167 grammes sans batterie ni carte mémoire. La batterie ajoute 79,8 grammes, pour un total de 246,8 grammes, juste sous la barre des 250 grammes.

Le Mini 3 comporte-t-il un marquage CE avec indication de classe ?

Non, il ne comporte pas de marquage dans le sens de la classification européenne. Quel impact de l’absence de marquage sur l’usage du Mini 3 ? 

Jusqu’au 1er janvier 2024, le Mini 3 en catégorie Ouverte est opéré en sous-catégorie A1 Limitée. Ce qui signifie qu’il faut s’enregistrer en tant qu’exploitant UAS sur le site AlphaTango pour obtenir un numéro, et apposer ce numéro d’exploitant sur le Mini 3. La catégorie A1 Limitée permet de survoler des bâtiments, et le survol de personnes est toléré s’il est involontaire et stoppé rapidement. Il n’y a pas obligation de suivre la formation en ligne sur AlphaTango – mais c’est fortement recommandé pour prendre connaissance de la réglementation. Car le Mini 3 y est soumis lorsqu’il vole en extérieur. Parmi les obligations ?

Et après le 1er janvier 2024 ? Il sera opéré en sous-catégorie A1, ce qui signifie que les requis et obligations seront… les mêmes. 

Si le drone obtenait une classification C0 de manière rétroactive, il gagnerait en catégorie Ouverte la possibilité de survoler des personnes (mais pas de rassemblements de personnes), et il ne serait pas nécessaire de passer l’examen A1/A3 en ligne (l’enregistrement du pilote en tant qu’exploitant UAS resterait nécessaire, tout comme l’apposition de ce numéro sur le drone). Vous l’aurez compris, l’absence de classification C0 n’est pas handicapante pour profiter du Mini 3.

Les moteurs du Mini 3 ?

A son habitude, DJI ne communique pas sur les caractéristiques des moteurs qui sont utilisés sur ses drones grand public. Leur disposition est surprenante puisque les moteurs sont très inclinés vers l’extérieur, et les moteurs arrière le sont plus que ceux à l’avant !

Les hélices du Mini 3 ?

Ce sont des modèles de 6 pouces (6030) constitués de deux pales indépendantes et vissées sur les moteurs. Il n’y a pas de mécanisme de fixation simplifié par pression et rotation comme sur de précédents appareils de DJI. Pour changer les hélices, il faut retirer de petites vis cruciformes. DJI fournit un tournevis pour les retirer et les remettre en place. Ne l’oubliez pas, il est particulièrement rageant d’avoir des hélices de rechange et de ne pas pouvoir les installer ! Ces hélices sont les mêmes que celles du Mini 3 Pro. Les hélices du Mini 3 sont bien plus grandes que celles du Mini 2. 

Fragiles ?

L’extrémité des hélices est faite d’une sorte de caoutchouc en L, mou. Il joue très certainement un rôle dans la signature sonore de l’appareil. Mais il est aussi assez fragile : le caoutchouc est vite déchiqueté après des touchettes avec des obstacles. Cela dit, bien que ce ne soit pas une bonne idée, j’ai volé avec des hélices qui avaient perdu leur extrémité caoutchouc, sans expérimenter de vibrations ni de différence de comportement – et c’était déjà le cas sur Mini 3 Pro. Attention : l’appareil vole ainsi, mais je recommande évidemment de changer les hélices lorsqu’elles sont endommagées.

Les capteurs ?

C’est une différence majeure entre le Mini 3 et le Mini 3 Pro. Alors que ce dernier embarque plusieurs caméras pour la détection des obstacles, il n’y en a pas sur le Mini 3. Aucun capteur orienté vers l’avant, aucun vers l’arrière. Sous l’appareil, il y a deux capteurs infrarouges ToF pour évaluer la distance au sol et une caméra bien plus petite que les deux que l’on trouve sur le Mini 3 Pro. A la place des deux capteurs à l’avant, il y a deux grilles qui servent sans doute à ventiler l’intérieur de l’appareil.

La batterie ?

C’est exactement la même que celle du Mini 3 Pro, une Li-Ion 2S de 2453 mAh dont la somme des cellules en pleine charge monte à 8,5 V. Pour la mettre en place, même principe également, il suffit de la glisser dans la trappe à l’arrière du Mini 3. Un clic indique qu’elle est bien fixée. Pour la retirer, il faut la tirer en appuyant sur les deux boutons de côté. Pratique et efficace, d’autant qu’il n’y a pas de trappe à ouvrir. 

Pas d’indicateur de tension ?

La batterie est dépourvue d’indicateur de charge. Pour connaitre l’état, il faut l’insérer dans le Mini 3 et appuyer sur le bouton d’allumage (une seule fois) : 4 LED indiquent la charge. Notez que cette batterie est compatible avec le Mini 3 Pro, mais qu’elle n’est ni compatible avec le Mini 2 ni avec le Mavic Mini.

Une batterie « Plus » de plus haute capacité ?

DJI a prévu une batterie de plus haute capacité (3850 mAh), appelée « Plus », pour une autonomie qu’il décrit pouvoir atteindre 47 minutes, malgré un surpoids de 40,5 grammes. Mais le constructeur ne la propose pas en Europe, malheureusement. Il s’agit semble-t-il d’une volonté de rester sous la barre des 250 grammes. J’ai tout de même essayé le Mini 3 avec cette batterie, que je me suis procurée à l’étranger. Résultat dans le paragraphe consacré à l’autonomie !

Comment charger la batterie ?

Il faut la laisser dans le Mini 3 et brancher l’appareil à un chargeur USB via connecteur USB-C à l’arrière de l’appareil. Un câble USB/USB-C est livré dans la boite, mais pas de chargeur secteur. Il est donc possible de charger la batterie avec une simple prise USB alimentée : un port d’ordinateur, un chargeur USB sur secteur, une Powerbank, un adaptateur allume-cigares. Mais la charge est longue : comptez plus de 2 heures pour recharger une batterie complètement vide.

Accélérer la charge ?

Il y a moyen de charger beaucoup plus vite ! Il faut utiliser le chargeur secteur 30W de DJI, vendu en accessoire car il n’est pas fourni dans la boite. Ou tout chargeur d’une autre marque, pourvu qu’il délivre 30W via une prise PD (Power Delivery) en USB-C. Il vous faut donc un câble USB-C/USB-C. Dans ces conditions, la durée pour une pleine charge est de 1 heure environ. Un peu moins si vous n’avez pas complètement déchargé la batterie pendant le vol. Attention : les chargeurs en QC3 avec un câble USB/USB-C n’assurent pas cette charge rapide. Dans le pack Fly More, on trouve une station de charge à 3 slots, à alimenter en USB-C. Elle charge les batteries l’une après l’autre, en commençant par la plus chargée.

La carte mémoire ?

Le Mini 3 est prévu pour stocker ses images sur une carte mémoire de type microSD, à insérer dans la trappe prévue à cet effet à l’arrière de l’appareil. Elle n’est pas fournie avec l’appareil, c’est donc à vous de vous en procurer une. Il n’y a pas de cache ni de protection, mais la carte est solidement arrimée une fois poussée dans la trappe, elle ne risque pas d’être éjectée en cas de crash violent. Notez que le Mini 3 (à la différence du Mini 3 Pro) ne dispose pas de mémoire interne. Il est donc impératif de ne pas oublier votre carte mémoire lorsque vous partez voler !

Les radiocommandes ?

La bonne nouvelle, c’est que DJI poursuit sa volonté d’interopérabilité de (certaines de) ses radiocommandes et de (certains de) ses drones. Si vous êtes perdu dans la jungle des radiocommandes, référez-vous à ce tableau ! Le Mini 3 Pro est utilisable avec la radiocommande RC-N1. Pour mémoire, c’est un modèle avec lequel il faut utiliser un smartphone relié par un câble. Mais il est aussi compatible avec la radiocommande avec écran intégré (donc sans besoin de smartphone), la DJI RC modèle RM330. DJI m’a indiqué que la radiocommande RC PRO n’était pas compatible avec le Mini 3. Le protocole de liaison radio est O2 (autrement dit OcuSync 2) – c’est O3 sur le Mini 3 Pro. Ce qui est dommage, c’est que les accessoires comme le casque DJI pour les vols en immersion ou le joystick Contrôleur de mouvement, eux, ne soient pas compatibles…

Avant de décoller ?

Dans l’ordre, il faut retirer la protection de la caméra, qui pèse 10 grammes et qu’il ne faut pas laisser sous peine d’endommager la nacelle de stabilisation. Elle est très facile à retirer, mais il faut, comme souvent, un peu de pratique avant de réussir à le remettre du premier coup. DJI a amélioré ce cache par rapport à la toute première version du Mini 3 Pro, et ajouté un morceau de mousse à l’arrière de la nacelle qui facilite la manipulation. Une fois le cache retiré, il faut allumer la radiocommande, avec la méthode classique de DJI : une pression courte suivie d’une pression longue. Veillez à retirer la mousse derrière la nacelle, sans quoi elle ne s’initialisera pas et risque de chauffer. 

Le temps de mise en route ?

Chronomètre en main, la DJI RC (RM330) met 24 secondes à s’allumer et à lancer automatiquement DJI Fly. J’ai ensuite mesuré le temps de mise en route dans un environnement urbain. L’image apparaît à l’écran 27 secondes après avoir allumé le Mini 3 – même durée qu’avec le Mini 3 Pro. A ce moment, il est possible de décoller, mais sans profiter du positionnement GPS et des fonctions qui lui sont associées (comme le retour automatique au point de départ).

Obtenir le fix GPS ?

Le système de positionnement satellite GNSS repose sur le GPS (américain), sur Galileo (européen) et sur Glonass (Russe). La bonne nouvelle, c’est que le Mini 3 ne semble pas souffrir des soucis de fix GPS comme le Mavic 3 ! En moyenne, il m’a fallu environ 45 secondes entre l’allumage de la radio et du drone et le décollage avec position GPS, parfois 1 minute de plus lorsque l’environnement était complexe pour les signaux GPS (en canyon urbain par exemple, c’est-à-dire avec des bâtiments qui font écran). A noter que vous pouvez modifier le point de retour automatique en cas de problème (« Home Point ») à tout moment dans les réglages de DJI Fly. Pour indiquer le Home Point, l’écran de réglage permet de faire glisser manuellement la carte jusqu’à pointer l’endroit désiré. Deux icônes permettent de pointer directement sur la position du drone ou sur celle de la radiocommande DJI RC (qui dispose de son propre GPS) ou de la radiocommande RC-N1 (la position GPS est dans ce cas celle du smartphone).

Pour décoller ?

Vous pouvez utiliser l’icône sur la gauche de l’écran et confirmer le décollage. L’appareil démarre les moteurs, décolle et se place en stationnaire entre 1m20 et 1m50 de hauteur. La méthode de croisement des joysticks, historique chez DJI, fonctionne aussi pour armer les moteurs. Mais dans ce cas, c’est à vous de pousser les gaz pour décoller.

Modes 1 à 4

Par défaut, la radiocommande fonctionne en mode 2, c’est-à-dire gaz à gauche. Mais il est possible, pour satisfaire tout le monde, de passer en mode 1 (gaz à droite), ou en modes 3 et 4, qui sont des variantes des modes 1 et 2.

La position stationnaire ?

Une fois le Mini 3 en l’air, vous pouvez poser la radiocommande et aller boire un café : il se débrouille pour maintenir sa position tout seul. Même avec du vent (modéré), en extérieur, il se bat pour se maintenir en position et y parvient. Mais le positionnement n’est pas aussi précis qu’avec le Mini 3 Pro. La principale raison ? Le système de verrouillage de la position avec la micro caméra verticale du Mini 3 est bien moins efficace que la double caméra grand format du Mini 3 Pro ! Par ailleurs, la gestion de la hauteur est moins précise (alors que les capteurs ToF semblent les mêmes que sur le Mini 3 Pro) : le Mini 3 oscille pas mal en vol stationnaire, avec une amplitude qui peut atteindre 1 mètre. 

Et en intérieur ?

Si le sol est bien éclairé, avec des motifs sur lesquelles la caméra peut se fixer), l’appareil reste bien en position. Mais dans des conditions de luminosité faible, tout se complique ! Le Mini 3 part très facilement, et sans prévenir, en glissade qui s’accélère. Il est possible de réagir avec les commandes, mais ça ne fonctionne pas toujours. En forêt sombre (où il captait mal les GPS) et en intérieur, le Mini 3 est allé cogner des obstacles à plusieurs reprises sans que je puisse intervenir : il réagit mal quand sa caméra verticale est en difficulté.

Détection des obstacles ?

C’est assez simple : le Mini 3 est totalement dépourvu d’outils de détection des obstacles. Pas de détection implique, fort logiquement pas d’évitement des obstacles. C’est un point très différenciant avec le Mini 3 Pro.

Les sensations en vol ?

Le pilotage du Mini 3 est très semblable à celui des autres Mavic. L’appareil est stabilisé, à tel point qu’il est possible de lâcher la manette et de le laisser se débrouiller tout seul. En mode Normal, il réagit de manière assez vive. Le comportement est sain, avec des mouvements précis. Les joysticks de la radiocommande facilitent le positionnement au neutre, ce qui permet de réaliser des trajectoires bien droites. Le Mini 3 semble freiner moins fort que le Mini 3 Pro lorsque vous arrêtez un mouvement. Le mode Cine permet des déplacements très doux et lents, surtout sur la rotation (yaw – lacet) pour réussir des images cinématiques, notamment avec un faible nombre d’images par seconde. Le mode Sport permet d’accélérer pour se rendre plus rapidement sur un spot de prises de vues. Ou pour mieux se battre contre le vent !

L’assistance au pilotage ?

Le Mini 3, comme la plupart des drones de DJI, profite d’une assistance au pilotage de tous les instants. Peut-être un peu trop, parfois. Un exemple ? Si vous avancez et que vous lancez une rotation de l’appareil sur lui-même (yaw), il devrait en théorie effectuer un 360° à plat tout en avançant. Mais avec le Mini 3 (et les autres drones récents de DJI), le contrôleur de vol ajoute automatiquement du roll, c’est-à-dire de l’inclinaison. Le résultat ? L’appareil part en virage, propre et doux. C’est agréable quand on aime être épaulé dans le pilotage, mais on perd en liberté de mouvements ! Un bon point pour les réglages de l’expo, disponibles dans de menu avancé de l’onglet Contrôle. L’expo permet par exemple d’assouplir les commandes sur de petits gestes, et de les rendre plus nerveuses quand on pousse fort sur les joysticks. Ils concernent les gaz, le yaw et le pitch, avec des réglages pour les modes Cine, Normal et Sport. 

La stabilité en vol

Le Mini 3 est assez sensible au vent. DJI indique qu’il fonctionne jusqu’à un vent de 10,7 m/s soit 38,5 km/h. J’ai expérimenté des vols avec un vent indiqué par la météo à 32 km/h : l’appareil gigotait beaucoup, sans doute parce que le vent en hauteur est un peu plus fort. Il n’a pas été déséquilibré, et les images sont restées parfaitement stabilisées mais DJI Fly m’a averti de la présence de « vents forts ». Il faut donc être prudent et tenir compte d’éventuelles bourrasques qui peuvent le déséquilibrer ou l’emporter. On perçoit l’influence du vent lorsqu’on accélère des vidéos ou qu’on shoote en photo à intervalles réguliers pour réaliser des timelapses. 

A quelle vitesse peut-on voler ?

En mode Sport, DJI indique que le Mini 3 peut atteindre 16 m/s, soit 58 km/h environ. Lors de mes essais, avec peu de vent, dans ce mode Sport, j’ai atteint 58,1 km/h. La promesse de DJI est respectée ! En mode Normal, DJI assure que le Mini 3 Pro vole à 10 m/s, soit 36 km/h… et c’est le cas. Les vitesses ascensionnelles et de descentes sont également conformes aux données de DJI.

L’interface de DJI Fly ?

Elle est inchangée pour le Mini 3 par rapport aux autres appareils de la gamme Mini. La plus grande partie de l’écran est consacrée au retour vidéo en temps réel. Une icône en bas à gauche permet d’obtenir la carte de la zone de vol, et de la faire passer en plein écran. Les vitesses horizontale et verticale accompagnent la hauteur et la distance. Une flèche indique la position du Mini 3 par rapport au pilote, ce qui permet un retour aux instruments si vous avez perdu l’appareil de vue. L’orientation de la flèche donne le cap du Mini 3. En haut à droite sont indiqués le nombre de satellites détectés, la qualité de la liaison radio

Indication de l’autonomie ?

L’interface affiche aussi la durée de vol restante estimée, avec un chronomètre qui utilise un système de couleur pour montrer l’autonomie, et affiche le pourcentage de batterie restant. Il est petit, mais assez efficace et pratique. Toucher ce chronomètre permet d’obtenir la durée restante avant le déclenchement d’un retour automatique, d’un atterrissage forcé et jusqu’à épuisement total de la batterie. En bas à droite, une icône indique la présence d’une carte mémoire et sa capacité restante et, en la touchant, la durée d’enregistrement vidéo ou le nombre de photos qui peuvent être prises. Il y a aussi la valeur d’exposition (EV), qui peut être modifiée. L’icône Auto permet d’accéder aux réglages manuels des paramètres photo et vidéo.

Décollage et atterrissage dans la main ?

Pourquoi faire ça ? Quand on vole dans un terrain qui n’offre pas de surface plane, cela peut être utile. Peut-on décoller de la main ? Oui. Peut-on atterrir dans la main ? C’est n’est pas recommandé, puisqu’une rafale de vent peut déstabiliser l’appareil. Une petite coupure sur un doigt, ce n’est pas bien grave. Mais ce n’est pas la même histoire en cas de contact des hélices avec les yeux ! Ne le faites qu’en connaissance de cause, et en l’absence de vent. Si vous passez la main sous l’appareil pendant qu’il se pose, il va la détecter et remonter tout de suite. L’astuce, pour qu’il continue à se poser, est de placer la main sous la partie arrière de l’appareil. Les capteurs situés plus à l’avant n’y voient que du feu. Pincez doucement l’appareil sur ses flancs arrières et attendez que les moteurs s’arrêtent. Ou éventuellement retournez-le d’un coup sec si vous préférez accélérer la manipulation.

Les réglages du RTH ?

Le Return To Home (RTH), c’est la fonction qui permet à l’appareil de revenir automatiquement à son point de départ (Home Point). Ce point de départ est automatiquement mémorisé lorsque le Mini 3 parvient à obtenir une position GPS. Il est possible de modifier le point de départ à tout moment du vol – c’est important si par exemple vous êtes sur un bateau au mouillage, qui se déplace de quelques mètres avec la houle ou le courant. Vous fixez la hauteur de RTH dans les réglages (jusqu’à un maximum de 500 mètres) : l’appareil y grimpe avant de revenir, sauf s’il est très proche auquel cas il reste à la même hauteur.

Quand se déclenche le RTH ?

Le RTH est une fonction de sécurité en cas d’urgence, elle se déclenche automatiquement en cas de perte de signal radio et vous est proposée lorsque la batterie devient faible – avec une évaluation du temps qu’il faut à l’appareil pour revenir. C’est la raison pour laquelle le RTH vous sera proposé plus tôt si l’appareil est loin, de telle sorte que son retour soit possible. Vous pouvez aussi déclencher manuellement un RTH, mais c’est une pratique que je déconseille. Elle encourage le pilotage paresseux et incite à trop faire confiance à l’électronique de bord. Il est recommandé de l’utiliser uniquement en cas de problème, par exemple quand on est désorienté, ou que l’on perd l’appareil de vue. Dans les menus de sécurité, les paramètres de sécurité avancés permettent de choisir ce qui se passe en cas de perte de signal radio. Par défaut, le Mini 3 enclenche un RTH. Dans certains, sous des arbres par exemple, vous pouvez préférer éviter que l’appareil ne monte pour retourner à son point de départ. L’interface permet de programmer une descente avec un atterrissage automatique ou qu’il se fige en vol stationnaire jusqu’à ce que la batterie soit vide.

La précision du RTH ?

RTH avec une erreur de 1 mètre environ.

Le Mini 3 ne dispose pas d’une fonction d’atterrissage précis basée sur la caméra verticale comme d’autres modèles de DJI. Il se cantonne donc à un positionnement au GPS. En pratique, la précision de l’atterrissage est correcte. Mais il faut être attentif pour reprendre la main dans les dernières secondes du vol car lors de mes tests, au mieux le Mini 3 s’est posé à 20 cm de son point de départ. Mais parfois il en était éloigné de 2 bons mètres.

A quelle hauteur peut-on aller ?

Par défaut, le Mini 3 plafonne les vols à 120 mètres par rapport au point de décollage. Rappelons qu’en France, il n’est pas permis de dépasser 120 mètres de distance par rapport au point le plus proche du sol (ce qui n’est donc pas toujours 120 mètres de hauteur ! voir ici pour les explications). Dans les réglages, il est possible de pousser ce plafond à 500 mètres – dans ce cas un message d’avertissement vous invite à respecter la réglementation.

A quelle distance peut-on aller ?

La distance peut être limitée volontairement dans DJI Fly, et vous pouvez retirer cette barrière virtuelle dans les réglages. Dans ce cas, c’est la portée radio qui finira par vous bloquer physiquement. N’oubliez pas que vous êtes tenu par la réglementation, en Europe et en catégorie Ouverte, de voler en conservant toujours l’appareil en vue directe…

A quelle altitude peut-on aller ?

DJI indique le Mini 3 est capable de voler jusqu’à une altitude de 4000 mètres. Au-delà, la portance de l’air est potentiellement insuffisante et risque de contrarier les algorithmes d’assistance au pilotage. Cette valeur permet de savoir que vous pouvez voler dans les Alpes sauf si vous grimpez très haut, mais qu’il n’est pas recommandé de décoller dans l’Altiplano en Amérique du sud, ou dans les camps de base du Tibet. Ne confondez pas hauteur et altitude. On parle là de l’altitude, mesurée par rapport au niveau de la mer. A ce sujet DJI, dans l’application DJI Fly, parle d’altitude… au lieu de hauteur – et c’est une erreur.

Les cartes et le radar ?

Ce sont des outils bien pratiques pendant le vol. Le radar montre le cap du drone, matérialise la position du « Home Point ». Toucher le radar le transforme en carte (si la radiocommande ou le smartphone sont connectés à Internet). Cette vue est sans doute plus intéressante pour comprendre l’orientation du drone et faciliter son retour. La carte est, au choix en touchant l’icône de boussole, figée vers le nord ou liée à l’orientation de la radiocommande. 

Les journaux de vol ?

DJI Fly mémorise tous les vols. Vous pouvez visualiser vos précédents vols sur une carte, les « jouer » avec l’affichage des mouvements de joysticks accompagnés des données de télémétrie (distance, vitesse, batterie, satellites). La synchronisation avec les serveurs de DJI ne s’effectue qu’à votre demande. Si vous n’avez aucune envie que vos informations de vol soient diffusées via Internet et stockées « quelque part », il vous suffit de déactiver la synchronisation des données. C’est une option qui se trouve dans les réglages de DJI Fly, sous le nom « Synchroniser automatiquement les données vol ».

Les NFZ ?

Comme tous les appareils récents de DJI, le Mini 3 est équipé de la technologie GEO, qui établit des interdictions et des restrictions de vols dans certaines zones sensibles, notamment à proximité des aéroports et des prisons. Une bonne chose ? Oui et non. “Oui” parce que cela limite les possibilités de survols malencontreux par méconnaissance de l’environnement. La plupart du temps, si GEO vous interdit de décoller, c’est qu’il y a une bonne raison à cela. Mais “non”, parce que les règles imposées par DJI ne correspondent pas à celles de la réglementation française, ni d’ailleurs à celles des autres pays ! Pour mieux comprendre les différences entre le système GEO de DJI et la réglementation française, notamment Geoportail, lisez attentivement ce post… Il vous évitera des erreurs qui peuvent potentiellement vous coûter cher.

Les Fly Spots ?

Cette fonction affiche en théorie des endroits de vol sympas. Mais la base de données de DJI est désespérément vide. Tournez-vous vers Drone-Spot pour découvrir des coins intéressants où voler (légalement).

Signalement et identification électroniques à distance ?

La réglementation française n’impose pas de signalement électronique à distance pour les appareils de moins de 800 grammes. Pas besoin de l’activer, donc, sur le Mini 3 – il n’est de toutes manières pas disponible sur cet appareil. L’identification électronique à distance européenne n’est pas activée non plus et c’est normal, elle n’est requise que pour les appareils avec une indication de classe. Sachez que le Mini 3, comme tous les autres drones récents de DJI, diffuse des informations en temps réel sur son vol (position, hauteur, cap, vitesse, position de décollage). Vous ne pouvez pas vous affranchir de cette diffusion de données. Mais elles ne sont pour le moment exploitées que par les équipements AeroScope de DJI, vendus exclusivement aux administrations. 

La caméra ?

Elle est montée sur une nacelle mécanique stabilisée sur 3 axes doublée d’une stabilisation numérique. Selon DJI, le capteur est un CMOS 1/1.3’’ capable de fournir 12 millions de pixels. La lentille est de focale 24 mm en équivalent 35 mm avec une ouverture f/1.7, pour un FOV de 82,1°. Il semble que ce soit le même capteur que celui du Mini 3 Pro, qui permet d’obtenir 48 mégapixels (façon quadbayer) – pourtant le Mini 3 ne propose pas de mode 48 mégapixels. Est-ce une limitation matérielle ou logicielle (comprendre “marketing”) ? Je ne sais pas. Le pilotage de la nacelle s’effectue manuellement avec l’aide de la molette à l’arrière gauche de la radiocommande. Elle est souple, avec suffisamment d’inertie pour réussir des mouvements fluides. Notez qu’il faut veiller à ce que la partie inférieure de la nacelle ne touche pas un caillou ou un obstacle à l’initialisation. En effet, elle est assez basse et risque de bloquer les mouvements de calibrage. A noter que je n’ai pas expérimenté la formation de buée sur la caméra du Mini 3 (par temps froid), alors qu’il y en a eu très rapidement dans les mêmes conditions avec le Mini 3 Pro (à tel point que je n’ai pas pu filmer le Mini 2 depuis le Mini 3 Pro !). 

Caméra vers le bas ?

La nacelle stabilisée permet d’orienter la caméra jusqu’à 90° vers le bas, à la verticale, de manière assez classique. Notez à ce sujet que la caméra reste bien figée vers le bas, sans à-coups y compris pendant les accélérations et freinages en mode Sport, à la différence de beaucoup d’autres drones. Le Mini 3 permet pour cela une inclinaison vers le bas qui peut dépasser les 90° – mais uniquement gérée par le contrôleur de vol. L’inclinaison manuelle maximale de la caméra, elle, ne va pas au-delà des 90°. 

Caméra vers le haut ?

Le Mini 3 autorise aussi l’inclinaison manuelle de la caméra jusqu’à 60° vers le haut. Le carénage de l’appareil a pour l’occasion été pensé pour qu’il n’apparaisse pas dans le champ de la caméra lorsqu’elle pointe vers le haut. 60°, c’est un peu moins bien que l’Anafi de Parrot qui va jusqu’à 90°, mais c’est déjà très intéressant ! Les applications des prises de vues en contre-plongée sont nombreuses : photos à 360°, photos du dessous d’une structure, d’une voûte, effets pendant une montée ou une descente… Contrairement à l’inclinaison vers le bas à 90°, celle à 60° vers le haut n’offre pas de marge pour amortir les mouvements brusques en mode Sport. Donc si vous filmez vers le haut en mode Sport, vous obtiendrez des secousses dans les vidéos à l’accélération.

Caméra en mode portrait

Par défaut, la caméra filme en mode paysage, c’est-à-dire avec une image plus large que haute, destinée à un téléviseur ou un écran. Mais la caméra du Mini 3 peut pivoter de 90° pour enregistrer photos et vidéos en mode portrait, plus haut que large. Ca sert à quoi ? A obtenir des vidéos dans un format prêt pour les smartphones et leurs applications de type TikTok. Cela permet en théorie, aussi, de mieux profiter du capteur en mode portrait pour obtenir une définition d’image optimale. Mais en pratique, les téléphones mobiles et les applications des réseaux sociaux se font un plaisir de massacrer définition, nombre d’images par seconde et compression. En photo, cette particularité est pertinente puisqu’elle permet de shooter des sujets en hauteur, comme des monuments, des cascades, etc. Si les vidéos en orientation portrait peuvent surprendre, elles ont de quoi stimuler la créativité. Dommage que, en tous cas dans la version de l’appareil que j’ai testée, il n’y ait pas d’outil pour diffuser les images en temps réel sur les réseaux sociaux.

Réglages précis ?

Un onglet de DJI Fly donne accès aux réglages de la vitesse d’inclinaison, de la souplesse d’inclinaison, de la vitesse de rotation du lacet, de la sensibilité du lacet (le lacet est à vrai dire piloté par le drone lui-même, pas par la nacelle), et ce indépendamment pour chaque mode (Normal, Sport, Cine). C’est parfait, puisque cela permet de régler les réactions des commandes à votre convenance ! Veillez à toucher l’écran sur la gauche quand vous faites défiler les réglages, sinon vous risquez de les modifier par inadvertance. Avec une pression longue de l’écran, vous pilotez l’inclinaison de la caméra avec le doigt. Uniquement l’inclinaison : il n’est pas possible de faire pivoter la caméra légèrement vers la droite ou la gauche comme c’était le cas avec certains précédents appareils de DJI

D’autres réglages ?

En mode vidéo, vous pouvez régler l’exposition (EV), de -3.0 à +3.0 en faisant glisser l’icône soleil à l’écran, et la verrouiller avec une pression longue. Parmi les options intéressantes, il y a le quadrillage en surimpression pour bien viser, disponible en 3 versions (viseur, 3 tiers et croix centrale) qui peuvent être cumulées. Il y a aussi l’histogramme pour surveiller l’équilibre des photos que vous pouvez déplacer sur l’écran, et une option d’alerte des zones surexposées qui les indique sur le retour vidéo avec des zébras. Zébras qui n’apparaissent évidemment pas sur les images enregistrées. Toucher l’écran règle l’autofocus s’il est activé. Attention, il arrive parfois que l’autofocus ne fasse le point pas tout seul après le décollage. Pour éviter des vols avec des parties entières floues, prenez l’habitude de toucher l’écran pour déclencher l’autofocus et faire le point automatiquement avant de lancer l’enregistrement d’une vidéo. 

Sans l’autofocus ?

Si vous avez désactivé l’autofocus, c’est à vous de réaliser la mise au point et de la vérifier. Pour la choisir, touchez l’icône MF pendant 1 seconde pour faire apparaitre le curseur de mise à point. Vous pouvez voir le résultat et vérifier que l’image est nette. Mais DJI propose un outil numérique, le « peaking » : c’est une matérialisation en rouge de ce qui est net. L’indication est plus ou moins marquée selon le « peaking level » à choisir dans les réglages. Cette fonction d’indication est bien pratique pour s’assurer de la netteté, puisqu’il est difficile de la contrôler à l’écran.

Le transfert des images ?

Vous pouvez tout simplement retirer la carte mémoire du Mini 3 et la lire sur un ordinateur. L’autre solution consiste à brancher le drone sur un ordi via son connecteur USB-C : il « monte » comme une unité amovible sur PC Windows et Mac. Enfin le Mini 3 propose la fonction Quicktransfer, pour transférer rapidement des images depuis le drone vers un smartphone en profitant de Bluetooth et de wifi. Il y a aussi la fonction FlyShare qui permet de passer des images entre la radiocommande DJI RC et un smartphone (voir ici).  

Les caractéristiques photo ?

En photo, le mode Single permet de faire des clichés en 12 mégapixels d’une définition de 4000 x 3000 pixels en 4:3 et 4000 x 2250 pixels en 16:9. Il n’y a pas de mode 48 mégapixels. Les coordonnées GPS des photos sont stockées dans les données EXIF, ainsi que l’altitude (et pas la hauteur). Sur la radiocommande DJI RC (RM330), le bouton photo comporte une position à mi-course qui permet de faire le point avant de prendre le cliché – c’est bien agréable.

Shooter en RAW ?

Comme le Mini 3 Pro, le Mini 3 permet de stocker les photos images au format RAW, en plus de celles en Jpeg ! Donc soit vous choisissez le stockage en Jpeg, soit vous choisissez le stockage en Jpeg + RAW. A quoi ça sert ? Les images RAW ne sont pas compressées, et elles comportent plus d’informations fournies par le capteur. Avec un outil spécialisé – j’ai utilisé Camera Raw d’Adobe avec Photoshop mais il en existe bien d’autres -, on peut profiter de la richesse du format pour mieux retravailler les images. Dans certains cas, particulièrement avec des clichés trop sombres, on peut réussir à « récupérer » de la matière et sauver les photos. Cela permet aussi de se lancer dans des retouches avec plus d’efficacité.

La qualité des photos ?

Les clichés pris par le Mini 3 sont de qualité très correcte, capables de restituer l’ambiance de scènes avec justesse. Le mode automatique se débrouille plutôt bien, avec suffisamment de contraste pour faire ressortir les nuages, produire des couleurs assez réalistes. Les photos sont orthorectifiées : l’horizon est plat. La contrepartie, c’est que les éléments en bord d’image penchent, conséquence de redressement des images. On voit aussi un léger flou sur les côtés. Il y a du bruit, mais on le voit peu tant qu’on ne zoome pas sur les clichés. Il est intéressant de constater que ce bruit est finalement assez discret dans les photos prises en très faible luminosité. La compression Jpeg est très limitée, et évite les effets « impressionnistes » que l’on constate avec des appareils concurrents. A noter qu’en mode Single, le Mini 3 gère tout seul les améliorations apportée aux clichés, notamment une touche de HDR qui permet de « déboucher » les zones sombres.
Vous pouvez télécharger des exemples de photos ici.

Photos à intervalles réguliers ?

DJI Fly propose un mode de prises de vues à intervalles réguliers, que vous pouvez régler de 2 secondes à 60 secondes en Jpeg, 5 secondes à 60 secondes en RAW. Ca sert à quoi ? A automatiser les prises de vues pendant que vous vous concentrez sur le pilotage et le cadrage. Cela peut aussi servir à faire des animations accélérées de type timelapse. Mais dans ce cas, vous devrez assembler vous-même les clichés avec un outil spécialisé : il n’y a pas de mode Timelapse automatique sur le Mini 3.

Des photos en HDR ?

Dans la version du firmware que j’ai testée, il n’y avait pas d’option pour activer et désactiver le HDR (qui est plutôt un mode d’amélioration par assemblage de deux photos à ISO différents), et il semble que DJI ne désire pas permettre un réglage manuel. Qu’à cela ne tienne, vous pouvez tout de même réaliser vos propres clichés en HDR, avec la fonction AEB : elle shoote 3 photos à la volée, au choix, chacune avec une exposition différente : 0, -0.66, +0.66 pour 3 photos. Ensuite, avec l’aide d’un logiciel spécialisé, vous pouvez créer des photos HDR avec une plage dynamique étendue, pour “déboucher des photos” ou tenter des effets. J’ai utilisé Photoshop sur Mac OS X pour réaliser quelques essais, plutôt concluants.

Les fonctions de panorama

Le mode Sphere prend 35 photos en gérant automatiquement l’orientation du Mini 3 et l’inclinaison de sa caméra. A noter que DJI Fly permet de créer une image à 360° que l’on consulte avec le doigt. A noter qu’un nouvel outil de visionnage des photos 360° est d’ailleurs intégré, appelé Visionneuse de photos 360°. DJI Fly propose aussi le mode 180°, qui crée des photos en largeur à partir d’un assemblage horizontal de 7 photos. Le mode Grand-angle crée une image à partir de 9 clichés pour produire ce qui s’apparente à une photo grand angle avec fish-eye rectifié. Il n’y a pas le mode Vertical que l’on trouve sur le Mini 3 Pro. 

La qualité des panoramas ?

Sur la version préliminaire de DJI Fly que j’ai testée, les panoramas n’étaient pas reconstruits juste après les prises de vues. Il fallait aller dans l’album pour déclencher l’opération – mais les images n’étaient pas stockées en haute-définition, uniquement en cache et basse-définition. La qualité définitive sera donc à vérifier avec une version finalisée du firmware. Je vais compléter ce paragraphe lorsque sera sortie les versions définitives du firmware du Mini 3 et de DJI Fly. Je vous mettrai des exemples de panoramas Sphere, 180° et Grand-angle lorsque je disposerai de la version définitive de DJI Fly pour Mini 3.

Et pour un assemblage à la main ?

Si vous avez envie d’utiliser une application tierce-partie pour créer vos panoramas sans l’aide de DJI Fly, vous pouvez demander à stocker toutes les photos issues des prises de vues, en Jpeg ou en RAW (mais pas les deux en même temps). Cela permet, avec des outils comme PTGui ou Microsoft ICE, d’obtenir des 360° en très haute définition. J’ai obtenu des résultats très convaincants avec PTGui. Y compris dans des conditions de luminosité faibles, par temps de pluie – je suis passé en réglages manuels de la caméra pour éviter les disparité d’exposition. Mais il manque un peu de matière vers le haut pour obtenir un ciel parfait. Un exemple de panorama réalisé sous une bonne pluie (très faible luminosité) assemblé avec PTGui et assemblé par Microsoft ICE, et un autre ici assemblé avec PTGui. Les fichiers originaux sont à télécharger ici.

Les modes vidéo ?

La définition maximale du Mini 3 est le 4K, soit 3840 x 2160 pixels, à 30 images par seconde. Ce n’est pas aussi bien que le Mini 3 Pro, mais cela reste correct pour un appareil aussi compact ! Il est également possible de filmer en 24 et 25 images par seconde s’il y a besoin d’être raccord avec d’autres sources vidéo pour des montages propres. L’appareil peut aussi filmer en 2,7K (2720 x 1530 pixels) et en FullHD (1920 x 1080 pixels), et dans ce cas il ajoute la possibilité de filmer en 48, 50 et 60 images par seconde. En 24, 25 et 30 images par secondes, DJI Fly indique que le mode est “HQ”. Voici ce qu’en dit DJI : en HQ, « le capteur utilise le Dual Conversion Gain (DCG), qui est une fusion entre le High Conversion Gain (HCG) et le Low Conversion Gain (LCG), pour produire du HDR ». Il correspond donc à un mode HDR qui permet d’obtenir un peu de matière dans les zones noires et un peu de nuances dans les zones surexposées. Mais cela reste très discret, loin des HDR souvent trop criards. Il n’y a pas de ralentis sur le Mini 3, et le son n’est pas enregistré.

La qualité des vidéos ?

J’ai réalisé des prises de vues en 4K à et en 2,7K en 60 images par seconde. La 4K permet de profiter de détails avec des images. Les couleurs sont assez respectueuses de la réalité. Le Mini 3 m’a permis de me faire plaisir avec des images haute définition. Mais attention, en 4K, il faut éviter les pan ou les images qui défilent rapidement sous peine de subir des saccades. Le mode D-Cinelike est absent, cela ne facilite pas le traitement colorimétrique des images – mais cela reste possible avec un outil de montage vidéo. 

La stabilisation des vidéos ?

Le Mini 3 assure une stabilisation des vidéos sans faille, que l’on doit à la nacelle animée par 3 mini moteurs brushless, ainsi qu’à une stabilisation numérique en sus. Je n’ai noté aucune faiblesse de la stabilisation, y compris lorsque le Mini 3 est balloté par des bourrasques de vent, ou quand on le pilote de manière un peu agressive, même en mode Sport et caméra vers le bas. La fonction FPV permet d’incliner la caméra dans les virages, comme sur des drones racers. C’est une simulation basée sur les capteurs du Mini 3… amusante, mais pas vraiment efficace parce que manquant de naturel.

La fonction zoom ?

DJI Fly sur le Mini 3 permet de profiter d’un zoom numérique en vidéo, de 2x max en 4K, 3x en 2,7K et 4x en 1080p. Pour zoomer, il suffit de toucher la mention 1x pour passer directement à 2x, 3x ou 4x (selon la définition vidéo). Pincer l’écran avec 2 doigts permet aussi de zoomer. Mais la manière la plus douce consiste à utiliser la molette de droite sur la radiocommande. Que vaut le zoom sur le Mini 3 ? Il a le mérite d’exister, mais les photos et vidéos zoomées perdent en qualité. Vous pouvez tout de même en profiter pour dynamiser un objet au premier plan avec un fond qui défile, ou lire une plaque d’immatriculation à distance… mais pas trop loin.

Effet Dolly / Vertigo?

Il n’y a pas de fonction automatique de type Dolly / Vertigo dans les outils de DJI Fly. Mais l’effet peut être réalisé manuellement, en reculant doucement et en zoomant simultanément. Je vous recommande de voler en mode Cine pour être le plus doux possible sur les commandes et synchroniser efficacement recul et zoom…

Les QuickShots ?

Ce sont des séquences de vol préprogrammées qui prennent le contrôle du Mini 3 et de sa nacelle. Elles ne sont donc accessibles qu’en vol. Si vous êtes familier avec la gamme des Mavic, vous connaissez déjà la fonction Dronie (vol en arrière avec la caméra centrée sur le pilote), la fonction Fusée (passage à la verticale du pilote), la fonction Cercle (un cercle parfait autour du pilote en le pointant), la fonction Spirale (un enroulé vers la verticale du pilote), la fonction Boomerang (un ovale autour du pilote). Notez que la fonction Asteroïde (un Dronie avec un effet Little Planet) est absente du Mini 3. Bon point : les QuickShots fonctionnent en 4K et en mode portrait (vertical) !

C’est sympa, les QuickShots ?

Oui, cela permet de réaliser des séquences vidéo sympas et fluides sans pour autant être un as du pilotage. Attention tout de même : faites des essais préliminaires sur un terrain dégagé pour ne pas vous retrouver surpris par les mouvements de l’appareil. En l’absence de détection des obstacles, vous risquez de le voir partir dans le décor. A tout moment, vous pouvez interrompre un Quickshot, via une icône à l’écran ou avec la touche Pause sur la radiocommande. Il se peut que vous finissiez par vous lasser des Quickshots. Ce n’est pas bien grave : d’ici là vous aurez sans doute acquis des talents de pilote suffisants pour vous lancer dans des séquences réalisées manuellement.

Les fonctions absentes du Mini 3 ?

Les Mastershots, séquences de prises de vues automatisées, ne sont pas proposées sur le Mini 3. Les vols Hyperlapse non plus. Les outils de suivi de personnes ou de véhicules, FocusTrack, ne sont pas disponibles sur le Mini 3, et donc pas non plus les déclinaisons Spotlight, ActiveTrack et POI. 

Le protocole radio ?

C’est OcuSync 2.0 (désormais abrégé en “O2” par DJI) sur lequel repose le Mini 3. C’est un protocole bien plus efficace et stable que le wifi, mais moins que le O3 du Mini 3 Pro. DJI promet une portée longue, variable selon l’environnement. Jusqu’à 10 km en milieu dépourvu d’interférences et aux Etats-Unis… ou 6 km en Europe en conformité avec la puissance d’émission réduite selon la réglementation européenne. En réalité, ce sera beaucoup moins en présence d’interférences. Jusqu’à quelle distance ? Peu importe puisque la réglementation ne permet pas de dépasser le vol en vue directe ! Le plus important est de ne pas expérimenter de perte de liaison à distance raisonnable et légale, c’est une question de sécurité en vol. Au-delà ? C’est du bonus, à n’utiliser que dans les pays où c’est autorisé. DJI indique qu’il y a 2 antennes en émission à bord du Mini 3 – probablement dans les bras moteurs, et une en transmission.

Les réglages radio ?

L’application DJI Fly ne fait pas de différence entre les commandes de vol et le retour vidéo en temps réel, tout passe par le même « tuyau ». Dans les réglages de la radiocommande, on peut choisir la bande de fréquences : Double bande, 2,4 GHz ou 5,8 GHz. J’ai laissé le Mini 3 en mode Double bande pendant mes tests. Les réglages montrent un graphique qui représente l’occupation de la plage de fréquences, avec une estimation de la portée théorique et un code couleur : vert = liaison ok, rouge = liaison perturbée. Tout est géré de manière automatique, l’appareil choisit sa plage de fréquences et effectue des sauts de fréquences au besoin.

La latence radio et vidéo ?

Je n’ai pas expérimenté de latence dans les commandes du Mini 3, y compris en mode Sport – mais l’appareil n’est pas non plus un racer qui réagit de manière ultra nerveuse. Dans le cas du retour vidéo, c’est une autre histoire. ll est numérique, offre une définition assez élevée – c’est du 1080p à 30 images par seconde avec la radiocommande DJI RC. DJI promet une latence vidéo de 120 millisecondes. Avec un chronomètre et le retour vidéo, j’ai mesuré cette latence entre 220 et 260 millisecondes, avec une moyenne à 240 ms en mode Double Bande avec la radiocommande DJI RC. C’est plus que la promesse de DJI, bien que cela reste correctmais c’est un peu moins satisfaisant que sur le Mini 3 Pro. Le retour vidéo permet de réussir les cadrages, ainsi que de piloter en immersion – mais évitez les environnements avec des obstacles, vous ne pourriez pas réagir à temps. Le retour est globalement fluide, mais j’ai expérimenté de petits saccades même à courte distance.

La portée effective ?

La promesse d’une longue distance par DJI est en contradiction avec la réglementation de la plupart des pays de la planète (sauf l’Islande). J’ai tenté un vol jusqu’aux limites de ma vue directe, à quelques centaines de mètres. Le retour vidéo est resté assez régulier, mais avec quelques petites saccades. Quelle est la portée réelle ? Je n’ai pas tenté l’expérience en vol, puisque j’ai effectué mes essais en France – et que les DSAC sont promptes à m’envoyer des messages de rappel à la réglementation un peu secs.

L’autonomie en vol stationnaire ?

J’ai placé le Mini 3 en vol stationnaire, en extérieur, jusqu’à ce qu’il se plaigne d’une batterie faible. Ce message est arrivé après 22 minutes 24 secondes de vol avec une indication de 18 % de batterie restante, accompagné d’une proposition de retour automatisé au point de départ (que j’ai déclinée). Après 24 minutes 26 secondes, l’appareil m’a indiqué que la batterie était critique et le capacité à 10 %. DJI Fly déclenche l’atterrissage. Il est possible de surpiloter en poussant les gaz pour maintenir l’appareil en l’air et même de monter. Se battre ainsi contre la procédure d’atterrissage automatique permet de continuer le vol jusqu’à 27 minutes et 39 secondes, après quoi il désactive la poussée des gaz et se pose doucement. La promesse de 33 minutes en stationnaire faite par DJI est presque tenue.

En résumé

La vraie autonomie à prendre en compte est de 24 minutes. Les minutes suivantes sont une simple réserve de sécurité au cas où le retour de vol prenne plus de temps que prévu. C’est semblable au Mini 3 Pro ! Une autonomie de presque 25 minutes, c’est tout de même excellent DJI indique que l’autonomie peut atteindre 38 minutes en vol cruising à 21 km/h sans vent, par rapport au stationnaire. En pratique, je n’ai pas noté une meilleure autonomie pendant les “vrais” vols (par opposition aux stationnaires), sans doute parce qu’ils sollicitent plus les gaz. J’ai utilisé la batterie Plus (non disponible en France, voir ici). Elle est compatible avec le Mini 3, et m’a permis d’atteindre une autonomie réelle de 33 minutes, et 36 minutes en surpilotant. Pas mal ! L’autonomie de la radiocommande DJI RC (RM330) a dépassé 6 vols lors de mes essais, et la batterie n’était pas vide. Notez qu’il est possible de la recharger avec une Powerbank pendant le vol.  

Les deux boutons C à l’arrière de la radiocommande ?

Leur fonction peut être choisie parmi une liste de commandes : recentrer la caméra, mode Follow ou FPV pour la caméra, Réglages de la caméra, Verrouillage de l’exposition, Augmenter l’exposition, Réduire l’exposition, etc. 

Les LED ?

Elles sont deux, discrètes et placées sous les moteurs avant de l’appareil. C’est le contrôleur de vol qui choisit leur couleur, en fonction de l’état du drone, de sa batterie et de la liaison avec la radiocommande. Il n’est pas possible de régler soi-même la couleur des LED.

Le volume sonore ?

Il est plutôt faible, très semblable à celui produit par le Mini 3 Pro. Une fois l’appareil à quelques dizaines de mètres de hauteur, vous ne l’entendez plus. Ni vous ni personne d’autre, ce qui est clairement un point positif pour pratiquer des vols sans déranger, sans attirer l’attention des grincheux, et sans trop gêner les animaux. Les grandes hélices de 6 pouces sont pour beaucoup dans la discrétion du Mini 3.

Localiser mon drone ?

Cette fonction, disponible dans le profil Pilote et dans l’onglet Sécurité des réglages, permet d’indiquer sur une carte la position de l’appareil. Elle est plutôt efficace pour trouver le lieu d’un crash ou d’un atterrissage d’urgence en fin de batterie. Elle est agrémentée d’une fonction qui permet de faire clignoter les LED et surtout émettre des bips. Dommage que le son ne soit pas assez fort pour que la fonction soit réellement efficace – il s’agit de celui des ESC.

Quid de la solidité ?

Je n’ai pas eu l’opportunité de torturer l’appareil que j’ai testé, mais je l’ai crashé à de nombreuses reprises pendant mes essais en faible luminosité. A l’évidence, le Mini 3 est semblable au Mini 3 Pro, au Mavic Mini et au Mini 2 en termes de solidité : sa légèreté permet de réduire les risques de dégâts majeurs en cas de crash. Cela dit le Mini 3 comporte des pièces mécaniques, en particulier sa nacelle, qui sont exposées en cas de choc violent.

Voler sous la pluie ?

Ce n’est évidemment pas une pratique recommandée, puisque l’humidité et l’électronique ne font pas bon ménage. Cela dit, j’ai volé à de nombreuses reprises sous la pluie et sous une neige fondante ! Le Mini 3 est dépourvu d’ouvertures dans lesquelles l’eau pourrait s’introduire facilement, et les moteurs brushless sont réputés fonctionner même soumis à des projections d’eau. L’objectif de la caméra est légèrement en retrait, ce qui le protège des gouttes d’eau. Sauf si la caméra est orientée vers le haut, bien sûr – et encore, elle est très en arrière dans son support, qui la protège bien. Cette disposition m’a permis réaliser des prises de vues sous la pluie, y compris des Panoramas Sphere !

SDK ?

Le Mobile Software Development Kit de DJI n’est pas disponible pour Mini 3, et il est probable qu’il ne le soit jamais puisque DJI a indiqué privilégier les appareils professionnels. Dommage, cela empêche de profiter de logiciels alternatifs à DJI Fly, comme par exemple Litchi, pour réaliser des vols automatisés dans le but de réaliser des projets en photogrammétrie ou pour piloter en immersion…

Il y a quoi dans la boite ?

Le pack Mini 3 Fly More (DJI RC).

Le pack Mini 3 (sans radiocommande) contient le drone, une batterie, sa protection de caméra, 4 pales (soit 2 hélices complètes), un mini tournevis et un câble USB/USB-C, pour 489 €. Le pack Mini 3 y ajoute la radiocommande RC-N1 et 3 câbles USB-C, MiniUSB et Lightning pour 579 €. Enfin le pack Mini 3 DJI RC ajoute la radiocommande DJI RC (RM330) pour 749 €. DJI propose un pack Mini 3 Fly More, basé sur le pack Mini 3, en y ajoutant un sac, une station de charge, 2 batteries et des hélices pour 768 €. Le pack Mini 3 Fly More (DJI RC) est semblable, mais sur base de radiocommande DJI RC, pour 938 €. Notez que DJI a fait l’impasse sur le chargeur secteur USB. C’est à vous de vous en procurer un… Ca tombe bien, le constructeur propose son modèle 30W en accessoire. Une pratique très Apple-style ! La bonne nouvelle, en revanche, c’est que les filtres ND du Mini 3 Pro sont compatibles avec le Mini 3. Le Mini 3 dans ses diverses déclinaisons sera est proposé sur le site de DJI, en boutiques DJI et chez des revendeurs comme StudioSPORT. Quand ? C’est…

La mauvaise nouvelle…

Le Mini 3 ne sera pas disponible pour les fêtes de fin d’année 2022 ! DJI le promet pour début 2023, sans indiquer de date. Est-ce un retard dû au manque de composants et à la crise sanitaire en Chine ? Ou est-ce un retard savamment orchestré pour inviter les clients potentiels à se tourner vers le Mini 3 Pro, plus cher ? Allez savoir.

Il est dispo !! 

Les points forts du Mini 3 ?

  • Il est moins cher que le Mini 3 Pro !
  • Il est plus silencieux que la plupart des autres drones de même catégorie. 
  • Le pilotage est simple avec une assistance de tous les instants.
  • Son poids plume et son encombrement réduit, surtout lorsqu’il est utilisé avec la radiocommande DJI RC (RM330), lui permettent d’être oublié dans un sac à dos pour partir en balade.
  • La radiocommande DJI RC (RM330) avec son écran intégré permet de ne pas entamer la batterie d’un smartphone. 
  • Les batteries et la radiocommande se chargent en USB – une source plus facile à trouver ou même à transporter qu’une alimentation secteur.
  • La charge en USB-C “PD” est rapide, environ 1 heure.
  • Son autonomie réelle de 25 minutes est satisfaisante. 
  • Il filme en 4K / 30 images par seconde ou 2,7K à 60 fps : c’est parfait pour revenir avec de belles images.
  • Il se débrouille bien en photo, avec le support du RAW pour ceux qui veulent tirer le meilleur parti du capteur.
  • Il améliore les images avec un HDR discret en photo et en vidéo (jusqu’à 30 fps).
  • Il est capable d’orienter sa caméra vers le haut à 60°, parfait pour filmer en contre-plongée.
  • Il permet de placer la caméra en mode portrait.
  • Il offre un zoom numérique jusqu’à 4x !
  • Son poids inférieur à 250 grammes lui permet d’évoluer dans une sous-catégorie européenne moins contraignante que des engins plus imposants (qui d’habitude sont nécessaires pour profiter de fonctions automatiques).
  • La liaison radio et vidéo permet d’aller bien plus loin que ce que la réglementation européenne permet.
  • Le fix GPS est très rapide.

Et ses points faibles ?

  • Il n’est pas moins cher que le Mini 2.
  • Il filme en 4K à 30 images par seconde max.
  • Il est dépourvu de détection des obstacles et d’évitement des obstacles.
  • Il n’a pas de fonctions de suivi de personnes ou de véhicules.
  • Il ne filme pas en D-Cinelike pour des retouches colorimétriques en post-production.
  • Il repose sur la technologie radio O2 d’ancienne génération.
  • Il n’a pas de fonctions MasterShots.
  • Il a du mal à se maintenir en position dans le noir en l’absence de GPS.
  • Il est sensible aux bourrasques de vent.
  • La durée de charge des batteries en USB est longue, jusqu’à 2 heures pour une pleine charge.
  • Il n’est pas prévu de régler l’activation et désactivation du mode HDR en photo et vidéo, il est géré automatiquement.
  • Le zoom détériore la qualité des images.
  • Il ne permet pas de Panoramas verticaux.
  • La radiocommande DJI RC (RM330) ne dispose pas de sortie vidéo.
  • Il n’y a pas de fonction de diffusion en temps réel sur les réseaux sociaux (avec le firmware utilisé pour le test).
  • Le pilotage est trop assisté.
  • Il ne pourra (très probablement) pas être utilisé avec des applications tierce-partie en l’absence de MSDK.

Alors, faut-il l’acheter ?

Le concurrent de DJI ? C’est DJI lui-même ! Car il y a désormais 4 appareils dans la gamme Mini (sachant que le Mini 1 n’est plus en vente chez DJI), et ils se ressemblent beaucoup. Le haut de gamme, c’est le Mini 3 Pro, qui offre le plus… et coûte le plus cher. Le Mini 2 est un appareil de la précédente génération, qui reste très efficace et parfaitement opérationnel, pour un prix léger. Le Mini 3 est entre les deux, il pioche ses qualités et ses défauts dans le Mini 3 Pro et dans le Mini 2. Le Mini SE est l’appareil d’entrée de gamme. En fait…

Tout dépend de vos attentes !

De gauche à droite, le Mini 3 Pro, le Mini 3 et le Mini 2.

Et de votre budget, évidemment. Si vous désirez un drone capable de vous suivre, de filmer en 4K/60, de vous assister avec un évitement des obstacles, c’est le Mini 3 Pro qui vous tend les bras… mais il faut y mettre le prix. Si c’est un prix plancher que vous recherchez, optez pour le Mini 2 – voire pour le Mini SE. Si vous préférez un appareil ni trop cher ni d’ancienne génération, c’est vers le Mini 3 que vous pouvez vous tourner. Sa partie photo et vidéo est très correcte pour le loisir, la liaison vidéo et la stabilité de l’appareil permettent de voler sereinement. Prenez le temps de comparer les récapitulatifs techniques de chaque appareil pour arrêter votre choix…

N’oubliez pas que vous pouvez télécharger des exemples de photos (ici) et de vidéos brutes (ici).

D’autres photos

D’autres photos de DJI Fly (sur la DJI RC)

 

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8 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Fred, bizarre que Dji ait rajouté des pieds sur les bras avant, ne serait ce pas pour améliorer la liaison radio par rapport au mini 3 Pro.

  2. Merci pour ce test Fred!
    Comme d’had dès que je vois un drone je viens sur ton site pour en voir le test ))

    Sympa ce mini3 mais pas assez pour me faire quitter mon mini 1 fly more chopé à 220€ d’occaz ça reste une valeur sûre pour les vols en proximité.

    Là où je suis très déçu c’est sur le comportement de DJi niveau compatibilité ocusync: J’ai mon mavic pro et le casque Dji google ( le 1 blanc) et aucun des autres mavic ne semble compatible avec ce bon casque…

  3. Pourquoi, le premier mini 3 bénéficie de l’appellation “PRO” dans la mesure où il n’a rien de PRO :
    – Pas de SDK
    – Pas d’applications tierces telles que Litchi (entre autres)
    – Absence d’étanchéité de la caméra (les moisissures en perspective !!!)
    pour ne citer que quelques caractéristiques dignes d’un PRO !!!…

  4. @ Bob Dinard : Ah, DJI et la compatibilité inter gammes. C’est un peu mieux depuis quelques temps, mais c’est loin d’être satisfaisant…

  5. Bonjour.
    Merci pour votre article super bien fait !
    Je me suis permis de télécharger vos vidéos de test, pour les afficher sur mon téléviseur 4K.
    Je suis un peu surpris de constater qu’aucune des vidéos en 30 images par seconde ne dispose
    de métadonnées HDR. Elles sont toutes en SDR.
    Idem avec mon propre drone : je me suis acheté le Mini 3 il y a trois semaines, et aucune de
    mes vidéos ne montre du HDR…
    Serait-ce un abus de la part de DJI ?
    Car je ne vois nulle part dans les menus de configuration un endroit qui permette d’activer ou désactiver le mode HDR …

  6. @ Zimmer : Je ne suis pas super calé en HDR. Si j’ai bien compris, ce n’est pas du HDR10, celui qui contient les métadonnées, mais du HDR “simple” qui débouche les zones d’ombres et augmente un peu la dynamique. L’avantage, c’est qu’il fonctionne sur tous les appareils de visionnage. L’inconvénient, c’est qu’il n’offre pas une dynamique aussi grande que le HDR10 visionné sur un dispositif compatible.
    Les pros du HDR pourront confirmer (ou pas !).

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