Tout savoir sur la solution DJI AeroScope

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La loi dite « drones » promulguée en octobre 2016 (voir ici) indique – pour faire simple – que les drones de plus de 800 grammes devront être dotés d’un signalement électronique à distance à compter du 1er juillet 2018. On attend les arrêtés et décrets d’application qui la rendront applicable. Des groupes de travail ont planché sur la matérialisation de ce signalement électronique. Un joli casse-tête pour les autorités, pour les constructeurs, et pour les industriels. Il s’agit d’une source d’inquiétude, aussi, pour les particuliers : le signalement électronique est-il synonyme d’un « flicage » de tous les instants sous couvert de sécurité ? Non, justement, assure DJI… Intéressant !

La solution AeroScope de DJI

Vincent Richir, Policy Manager France
& Southern Europe de DJI.

Le constructeur chinois, leader du marché et donc le plus exposé à des usages illégaux de ses appareils, a décidé de faire force de proposition avec la publication d’un « white paper » en mars 2017, mis à jour en juillet 2017 (voir ici). Il est passé à la vitesse supérieure en commercialisant AeroScope, un système de détection et d’identification de drones. Parce qu’il s’agit d’un sujet complexe qui entraîne inévitablement craintes et spéculations, j’ai demandé à DJI de me décrire le fonctionnement d’AeroScope. Vincent Richir, Policy Manager France & Southern Europe de DJI, a accepté de répondre à mes questions.

La démo…

Il m’a aussi fait une démonstration pratique de l’outil de DJI à proximité de Paris. En zone urbaine… mais il ne s’est rien passé d’illégal : les essais ont été menés au sol, sans décoller ! La promesse de détection rapide, que vous lirez dans cette interview, est tenue : à l’allumage, un multirotor est détecté dans la seconde ! Impressionnant…

Envie d’en savoir plus ?

Helicomicro : Pourquoi, en tant que constructeur, avez-vous décidé de proposer une solution d’identification électronique ?
Vincent Richir : Nous sommes partis d’un constat, en nous basant sur des chiffres publiés par le SESAR en 2016. Ils indiquent par exemple qu’il devrait y avoir 7 millions de drones de loisirs à l’horizon 2050 en Europe, des chiffres élevés que nous pensons être en-dessous de la réalité. Au-delà des opportunités incroyables qu’offre l’industrie des drones, nous sommes également conscients que cette croissance constitue un challenge en termes de sécurité publique. Je pense notamment à la difficulté de gérer les opérations aériennes pour éviter les conflits. Nous sommes aussi très attentifs à la notion de vie privée.

HM : Pour les personnes qui peuvent éventuellement être filmées à leur insu ?
VR : Oui, bien sûr, mais pas uniquement. Le respect de la vie privée des pilotes de drones est également important. Il nous tient à cœur de ne pas aboutir à un système qui suivrait en temps réel et en continu tous les pilotes. Nous ne voudrions pas que l’industrie du drone soit la seule dans le domaine du grand public à être soumise à un tracking 24 heures sur 24, partout. Aeroscope a été pensé comme une alternative à ce type de solution, en se focalisant sur la surveillance des sites sensibles tels que les prisons, les aéroports ou les centrales nucléaires.

HM : Que proposez-vous ?
VR : Nous sommes partis des questions que peuvent se poser les forces de l’ordre en termes d’identification. « A qui appartient ce drone ? », « Quel type de drone est-ce ? ». Entre un Spark et un Inspire 2, ce n’est pas la même chose, ce n’est pas la même analyse des risques, et les conséquences possibles ne sont pas les mêmes. Les forces de l’ordre veulent aussi savoir où se trouve exactement le drone. Est-il à 3 kilomètres d’un site sensible, ou au contraire à 500 mètres, donc tout près. Par ailleurs, elles veulent connaitre sa direction. Est-il à 3 kilomètres en train de décrire des cercles ou vient-il directement vers un point sensible, une prison par exemple ? Elles veulent aussi, si possible, connaitre l’intention du pilote.

HM : Ah oui, vous savez détecter ça ?
VR : AeroScope est conçu comme un outil d’aide à la décision pour que les forces de l’ordre puissent évaluer plus facilement les intentions d’un drone ou de son pilote. Si le drone est en train d’effectuer une mission prévue à l’avance et autorisée, comme un agriculteur qui survole son champ ou un opérateur qui effectue une intervention sur un pylône, il est possible de l’indiquer via l’application.

HM : Mais tout ceci est forcément intrusif pour le pilote !
VR : Non, nous tenons vraiment à ce que cela ne soit pas le cas. C’est très important pour nous et en opposition avec d’autres solutions d’identification électronique, qui requièrent un ajout de matériel et imposent un suivi permanent. L’idée était d’aboutir à un système en local similaire aux plaques d’immatriculation pour l’industrie automobile, tout en utilisant les technologies existantes.

HM : Vous voulez dire qu’il n’y a rien à installer ni à ajouter du côté du drone ?
VR : Absolument. Il faut que ce que nous proposons soit sûr. Or nous estimons que des add-ons matériels introduisent certains problèmes très concrets.

HM : C’est-à-dire ?
VR : Les ajouts de modules ne sont pas simples sur des drones, il y a un fort risque d’interférences lorsque l’on place un outil qui émet en continu. Au contraire, Aeroscope repose sur des technologies déjà embarquées, sans aucune incidence sur le fonctionnement de l’appareil.

HM : AeroScope ne permet que la détection et l’identification…
VR : Oui, Aeroscope ne permet pas la neutralisation. Nous nous positionnons dans le cadre des discussions de différents pays sur l’identification électronique. L’Italie et le Danemark ont déjà intégré l’identification électronique dans leur réglementation, même si ce n’est pas encore mis en œuvre. La France va également inclure l’identification électronique dans son cadre réglementaire. D’autres pays en parlent aussi, comme le Portugal et la Grande-Bretagne.

HM : Comment fonctionne la solution AeroScope ?
VR : Aeroscope fonctionne sur la base des ondes radios circulant entre la radiocommande et le drone, ce que l’on appelle le C2 link, le flux de données utilisé pour le pilotage, et le « downlink » qui vient du drone vers la radiocommande. L’idée est d’utiliser ces flux pour envoyer des informations spécifiques sur la localisation et l’identification du drone vers un récepteur au sol qui va déchiffrer ces informations et les afficher sur un écran.

HM : Quelles sont exactement les informations d’identité qui sont récupérées par AeroScope ?
VR : Il s’agit du numéro de série du drone. C’est la seule information liée à l’identité à laquelle AeroScope donne accès. Dans le cas des pays ayant un système d’enregistrement, le numéro d’enregistrement pourra être utilisé pour permettre l’identification.

HM : Mais vous, DJI, connaissez l’identité de vos clients, vous pouvez par conséquent lier le numéro de série à une personne !
VR : AeroScope n’établit absolument aucun lien entre le numéro de série de l’appareil détecté et les informations personnelles d’un client.

HM : Techniquement parlant, on peut connaître les informations personnelles liées à un numéro de série puisque votre base de clients contient ces données !
VR : Comme AeroScope n’établit pas de lien avec notre base de données, non. Par ailleurs, je précise qu’Aeroscope ne donne pas accès à la vidéo ou aux photos prises par un utilisateur. Je tiens aussi à souligner que DJI ne peut pas accéder à ces photos et vidéos, à moins que l’utilisateur ait choisi de synchroniser a posteriori ces données sur des plateformes de DJI. La situation est la même pour les données de télémétrie.

HM : Pourtant la réglementation française va imposer l’identification, une fois les arrêtés et décrets d’application de la loi d’octobre 2016 publiés !
VR : Oui, mais la responsabilité incombera aux autorités de faire le lien entre numéro de série ou numéro d’enregistrement et identité du propriétaire du drone avec leur propre base de données, pas à nous. DJI n’a pas accès aux informations obtenues via Aeroscope, celles-ci étant recueillies et sauvegardées en local.

HM : Vous allez donc travailler avec les autorités de chaque pays ?
VR : Nous pensons que des textes à portée européenne sont plus opportuns pour uniformiser la manière de procéder. Notre souhait, ce serait qu’une plateforme européenne d’enregistrement soit mise en place, ou si ce n’est pas possible, qu’au moins il existe une interopérabilité entre les différents pays. Tout simplement parce qu’un Etat membre souhaitera être en mesure d’identifier un drone opéré par un pilote étranger sans compter sur sa bonne volonté à enregistrer son drone sur le registre en place au niveau national.

HM : Quelles autres informations sont affichées par AeroScope ?
VR : On obtient la latitude, la longitude, l’altitude, la hauteur et la direction du drone ainsi que son HomePoint, c’est-à-dire l’endroit depuis lequel il a décollé, la vitesse horizontale, la vitesse verticale. On connaît aussi le modèle du drone, si c’est un Mavic Pro, un Spark, un Inspire 2, etc. AeroScope s’appuie sur ces données pour afficher les appareils détectés sur une carte, avec le tracé de leur route. Il y a aussi un champ laissé libre pour des informations supplémentaires.

HM : Comme ?
VR : Comme par exemple « Je suis M. Martin, je vole au-dessus de ma propriété située à cette adresse », ce qui permettrait aux autorités de ne pas s’alarmer s’il habite près du périmètre d’exclusion d’une prison. Cela peut aussi permettre aux professionnels d’indiquer leurs coordonnées et le libellé de leur mission.

HM : Des informations comme l’état de la batterie ne sont pas récupérées ?
VR : Non. Nous sommes vigilants quant au respect de la vie privée des opérateurs. Si par exemple on nous demande demain d’intégrer l’adresse mail dans ces informations, il y a peu de chances que cela se fasse.

HM : Est-ce que AeroScope est capable de détecter toutes les machines DJI ?
VR : AeroScope est capable de détecter les appareils de DJI et ceux utilisant des protocoles DJI comme Lightbridge – y compris pour des machines construites par leurs utilisateurs – ou comme OcuSync et le wifi. Donc oui, toutes sauf les Phantom 1 et Phantom 2. Mais des modules externes seront proposés pour permettre la détection de ces drones plus anciens.

HM : Et pour tous les autres appareils qui ne sont pas des DJI ?
VR : En fonction des pays, on couvre déjà, selon certaines études externes, près de deux tiers du marché total des drones civils et de loisir. Ce type de système pourra également être utilisé pour des appareils utilisant des liaisons wifi standard. Nous n’en sommes pas encore là, mais ce sont des discussions que nous pourrons avoir avec d’autres constructeurs de drones civils et les pouvoirs publics de différents pays pour voir si un standard de ce type pourrait émerger.

HM : Mais croyez-vous que vos concurrents vont accepter de vous suivre ?
VR : Nous n’avons pas vocation à monopoliser le système. En travaillant à l’émergence d’un standard d’identification électronique local, chaque constructeur pourrait réaliser sa propre solution d’identification, capable de détecter l’ensemble des drones sur le marché.

>>>> La suite de cette interview se trouve ici <<<<

30 COMMENTAIRES

  1. Ca serait bien que les députés les sénateurs la Dgac et les autres lisent Helicomicro avant de nous coller des usine à gaz chere & inutilisables. Jdcjdr…

  2. ta raison, et surtout utilisé tout ce fric pour des trucs plus utiles, et plus y’a des interdits et plus les gens ont envie de passer outre, allé, bientôt Noël, faisons nous plaisir, envoyons nous tous en l’air…
    “Toute ma vie, j’ai rêvé De voir le bas d’en haut. Toute ma vie, j’ai rêvé D’avoir, d’avoir Les fesses en l’air.”
    (Jacques Dutronc)

  3. Ca veut dire ….. Protocol radio DJI ou rien d’autre…. Quid de toutes les machines volants avec des protocoles ancestraux ? Si ca passe, j’espère que les autorités vont forcer DJI à ouvrir les spécifications et pièces logicielles…
    En fait, il suffirait que chaque puce MCU possède une sorte d’adresse MAC transmise par un protocole bidirectionnel… Le problème en général, la voie descendante est moins puissante donc l’identification se ferait que dans une zone assez proche. Bref, il est temps de passer à un protocole “ouvert” universel à l’instar de ce que peut être le TCP/IP. Paradoxalement, ces législations pourraient le glas à l’anarchie des protocoles radios.

  4. Il n’y aura jamais de standart radio, jamais, tous le monde reste sur ses protocoles, surtout en vidéo et comme la réglementation us europe chine ne sera jamais la meme c’est sans espoir. Ceux qui veux dire que la solution de dji est la plus satisfaisante pour obtenir un identification et les autre infos comme le veut la loi drone de 2016. Le reste ce serons des boîtiers autonomes usines à gaz qui engraisserons des constructeurs qui répondrons à un appel d’offre franco français. Un petit boîtier obligatoire Thales ou Safran ou Dassault de 50 gramme sans batterie a 50 euro + abo gsm/sigfox, c’est ce qui nous pend au nez. Non seulement ça ne marchera pas mais tous le monde s’en passerat ! La solution de dji ça détecte 7 drones sur 10 et probablement bien 9,99 drones sur 10 si on considerre que les malveillant ne sont pas des geeks… En plus ça detecte que la ou il y en a besoin ça ne va pas emmerder ceux qui volent a l’ecart Des endroit sensible. My 2 cents 😉

  5. c’est la solution de l’avenir… ce n’est pas aux télépilotes d’en subir les frais d’installation de tel ou tel module
    d’identification, les zones sensibles doives être équipé de cette façon, et celui qui fera le con payera.

    les autres pilotes qui feront preuve de bon sens ne seront plus inquiété et on ne jettera plus l’opprobre sur la majorité des dronniste en cas de pseudo near-miss et autres contacts entre machines volantes, nous ne seront plus désigné du doigt au moindre pet de travers!

  6. Bon s’ayez, on y est. Bientôt big-brother pour nos drones…pff…Vive la liberté…

    -Le responsable dji interview à beau minimisé ça et tenter de nous berner, le fait est là. Je crains qu’avec un tel système, le nombre de contrôle explose et ça parait vraiment évident.

    -Puis, cerise sur le gâteau, ça aura aucun impact sur les actions malveillantes des pilotes peu scrupuleux, qui se feront un malin plaisir à éviter cette identification…

  7. @ terry : c’est dommage de pensé comme ça. Le gars t’explique que les trucs imaginés par la loi sont des vrai big Brother parce qu’il scanne partout et tout le temps alors que dji ne scanne que sur un perimetre réduit celui des zones sensible ou tu ne doit pas être. Tu n’a rien à faire pres d’un airport ou d’une prison ou d’un ministère ou d’une foule de concert alors ou est le soucy ? Qu’il y en ai partout ? Le prix l’empechera. Moi cette solution me vas bien, mais ceux qui préfère des outils encore plus intrusive et payés par eux comme on nous prépare, Ben tant pis pour eux !

  8. @Sergio : C’est ce que je dit, il minimise l’impact. Mais faut pas être naïf, l’identification, comme son nom l’indique, aura lieu tout le temps..

    Puis, les zones interdites sont très vastes dans certaines régions. Abusivement vaste j’ai envie de dire…Donc le système sera constamment en alerte.

    Puis, c’est toujours comme ça. Au début, ils prennent la main (NFZ), puis après, c’est le bras (Identification)…Et après, ça sera les cou****… lol

  9. @ terry : L’identification à distance, DJI la préconise depuis pas mal de temps pour réaliser des levées de doute. Mais peu importe en France, que DJI soit pour, que d’autres constructeurs soient contre et que les utilisateurs soient d’un autre avis encore, l’identification est inscrite dans la loi, déjà promulguée. Reste simplement à savoir comment elle sera appliquée. Et comme dit Sergio (qui pourrait faire un effort sur l’orthographe), on peut craindre le pire s’il s’agit d’une solution industrielle franco-française…

    Il ne faut pas confondre les zones interdites par la loi française, et le périmètre de détection de l’outil de DJI. Dans le cas d’un aérodrome, un seul boitier suffit puisqu’il couvre environ 5 kilomètres de rayon. Pour un aéroport comme Roissy, la couverture nécessite plus de boitiers. Il y a sans doute moyen de rendre les boitiers plus sensibles avec de meilleures antennes, mais le risque est évidemment d’avoir des faux positifs. Je doute que DJI ait envie d’aller dans cette direction, ne serait-ce que parce qu’il est pour eux plus intéressant de vendre 4 bases AeroScope à ADP qu’une seule qui requiert de la R&D et ne fonctionne pas forcément bien.

    Pour l’instant DJI assure qu’il ne vendra qu’aux forces de l’ordre. On peut donc logiquement s’attendre à ce qu’il ne soit utilisé que sur des zones très sensibles puisque l’outil coûte de l’argent à l’administration. Dans la mesure où ça ne couvre que les zones comme les aéroports, prisons, usines sensibles, bâtiments administratifs, ce n’est pas un souci puisque personne n’est supposé y voler. Sur les grandes zones interdites ou réglementées, AeroScope ne convient pas. Ce n’est pas cet outil qui permettra de surveiller la R 275 parisienne par exemple.

    La question, évidemment, est de savoir si DJI continuera à vendre son outil de cette manière, ou s’il le proposera à des clients privés qui, eux, pourront abuser…
    Mon avis, c’est que ce n’est pas DJI qu’il faut craindre avec ce type d’outil, mais des sociétés tierces qui réaliseront des produits semblables en reverse engineering, sans demander rien à personne. Là, il y a aura surveillance, à tout moment, et dans la (dé)mesure des moyens déployés pour établir un maillage. Ah, on me dit que ça existe déjà (mais que ça ne fonctionne pas bien 🙂 )

    Petite précision pour ceux qui m’ont demandé pourquoi il ne suffit pas tout simplement d’écouter les ondes radios sans les décrypter pour réaliser une détection. La raison sera réglementaire : les autorités veulent récupérer un numéro d’identification, et si possible une position, une hauteur, une altitude, une vitesse, un cap, ce que ne peut pas donner une simple détection. AeroScope “parle” avec le contrôleur de vol puisque DJI maitrise la chaine entière, les solutions évoquées en groupe de travail “identification” partaient sur des outils lourds et communicants 24/24 (en vol, mais parfois aussi au sol !) – mais je ne sais pas où ça en est, le groupe de travail dont j’avais des nouvelles ayant été interrompu.

    Pour résumer, l’outil de DJI me semble très intéressant pour la levée de doute, ne plus avoir ces “near miss” exaspérants et ces survols dont on ne sait rien sauf à écouter des témoins rarement compétents pour savoir de quoi il retourne. Effectivement AeroScope ne couvre pas tous les types de “drones”, mais ceux susceptibles d’être utilisés de manière malveillante ne sont pas des machines construites à la main, ce sont des appareils RTF achetés (ou volés !) pour leur simplicité d’emploi, donc très probablement du DJI. Cette solution me semble aussi un rempart contre des outils d’identification invraisemblables et avec un risque d’usage Big Brother bien plus important. Ce qui n’empêche pas de rester particulièrement attentif à la stratégie de DJI…

    Je lis avec attention les différents avis sur le sujet, surtout ceux que je ne partage pas 🙂

  10. Dji redonnais donc qu’il vendent des matériels hors de la réglementation Francaise, car capté un signal 2.4G ou 5.8 numerique type wifi, n’est théoriquement pas possible avec les puissance d’émission autorisé chez nous… J ne parle pas des 7 km annoncé pour cetraine machine de cette marque…

    Perso je dit remettons les gonio de recherche radio et puissance en marche.

  11. @ FPV_67 : Ce que je disais dans mon long reply, c’est que la restriction de liberté sera bien pire avec les outils d’identification basés sur la connexion 100 % du temps de vol. Et pour l’instant, c’est ce qui se profile…
    Qu'”on”sache tout le temps où je vole, avec quoi je vole, ça me chagrine. Maintenant qu’on me détecte uniquement si je pénètre dans une zone sensible, ça me gêne pas puisque je n’y vais pas.

  12. @ Laverre : N’oublie pas que le numérique avec sauts de fréquences permet d’avoir des puissances d’émission supérieures, et que le 7 km n’est pas proposé par DJI en Europe.
    Pour le gonio, malheureusement il ne répond pas au cahier des charges de l’état qui requiert un identifiant en retour d’alerte…

  13. j’ai vraiment envie de leurs envoyer mon mavic dans la geule , c’est pire qu’apple serieux c’est quoi ce truc , bientot ils vont faire quoi , mettre cette machine en route et foutre des amendes en direct ?

    foutage de geule total de la part de dji !

  14. @ jesuispascontentvouslaurezcompris et pas uniquement : Plus les commentaires s’ajoutent, plus je me rends compte que peu d’entre vous ont conscience de ce que la réglementation va imposer lorsque les arrêtés et décrets d’application de la partie identification de la loi d’octobre 2016 seront publiés. L’outil de DJI est light, et très permissif par rapport à ce qui est demandé par les textes…

    J’ai vraiment l’impression que tout le monde fait l’autruche en espérant que la loi ne passe pas. Pourtant elle est DEJA promulguée, il ne reste plus qu’à savoir à quel point elle va être pénalisante…
    Bon, ce n’est pas faute de l’avoir annoncé ici, hein 😉

  15. Je trouve que la solution DKI ménage la chèvre et le chou. Se faire détecter en zone “interdite” pour ma part c’est une solution “idéale”. J’habite tout près (à l’échelle des dégâts) de deux centrales nucléaires. Que les trublion s qui osent des vols sur ces zones se fassent calmer direct, ne me posent aucun problèmes. De mon avis, ceux qui s’alarment contre Big brother ont soit des trucs à se reprocher soit une envie de nuire notable. Je trouve que les amateurs de droneries ont tout à gagner avec ce genre de solutions techniques; ne plus être catalogué s comme “serial and dangerous” mais comme adeptes d’un loisir comme un autre. On devrait plus s’alarmer de la dissociation entre multi-rotors et autres pratiques de aéro-modélisme.

  16. Certaines loi sont restées 10, 15, parfois 20 ans sans décret d’application et donc sans application. Certaines ont même été abrogées avant d’avoir connu la moindre mise en oeuvre. De nos jours beaucoup de lois sont faites uniquement dans une logique de marketing politique. C’est le cas de celle qui vous préoccupe. Avec les enjeux commerciaux et le lobbying qu’il y a dernière, on peut raisonnablement espérer que le processus reste bloqué pendant bien des années encore.

  17. Entièrement d’accord avec Fred et Greg : mais comme toujours, on veut du changement pour tout mais surtout pas pour soi. Je trouve que l’outil de DJI est une bonne idée plutôt que des solutions lourdes plus restrictives et qui ne fonctionneront pas forcément mieux. Et malheureusement il faut en passer par un vrai cadre législatif autant pour les professionnels que le loisir et avec de vrais formations si l’on veut que notre loisir et/ou outil de travaille soit intégré dans nôtre pays plutôt que d’être vus comme des bêtes de foires ou des voyeurs. Et arrêtons d’être tout le temps négatifs et de nous plaindre avant d’avoir mal : discutons et faisons de la pédagogie au lieux de créer des communautés qui se regardent en chien de faïence. Si personne ne fait d’efforts, je crains que nous ne sommes en train de creuser notre propre tombe.

  18. Je trouve le principe DJI tout a fait simple et puissant a la fois.
    Comme expliqué, il identifie ce qui collé a proximité d’une zone INTERDITE !
    Comme Fred, je m’inquiète énormément de l’avenir de toutes ces lois et surtout de leur mise en oeuvre.
    Au delà des racers fpv qui volent a coté de moi, avec cet outil de détection je pourrais utiliser mes 2 appareils DJI (spark et mavic) sereinement et aussi équiper mon gros hexa (naza M v2) rapidement et continuer a l’utiliser sans crainte.
    En tant qu’utilisateur de DJI, je ne peux que saluer cet outil de “détection” (je préfère dire identification) et les encourager a continuer de le développer.
    Avant de critiquer DJI, il faut comprendre leur position. Mieux vous pour nous qu’ils sortent un outil comme Aeroscope en caressant les autorités dans le sens du poil et qu’on les laisse tranquille pour faire des drones encore mieux que le Mavic ou le Spark. Bien entendu que c’est intéressé, mais tant mieux pour DJI j’ai envi de dire. Si cela permet de voler l’esprit tranquille.
    Cet outil est plus là pour nous aider que pour nous faire du tord. DJI veut continuer a vendre des drones et que l’on soit contant d’utiliser leur matériel.
    C’est mon point de vue, après je peux comprendre certaines craintes, mais a bien y réfléchir… un ad-on car c’est de cela qu’il sera question si c’est une autre solution qui est choisi, quelle sera son coût et son encombrement ?
    Moi mon choix est fait !!!

  19. l’avenir est dans la miniaturisation

    comment vont-ils pouvoir surveiller et interdire (ou sanctionner financièrement plutôt) les drones de moins de 100 g qui commencent à avoir des portées élevées ??Et quasiment le même

    ils vont placer des agents de surveillance partout?

    on va continuer à faire comme avant … même pour les 200 /600 mw soit disant légaux en France… qui s’est déjà fait contrôler par des vol… fonctionnaires assermentés ?

    Comme la puissance de l’émetteur en 2,4 ghz …qui n’a jamais utilisé les 100 mw ??

    bref, encore du bruit pour pas grand chose, si DJI veut se faire sepuku , c’est leur problème 🙂

  20. C’est plutôt futé de la part de DJI et surtout ca renvoie la balle du côté des censeurs : tu veux avoir cette info ? Pas de pb, tu payes pour t’équiper du matériel, pour l’entretenir, pour le faire évoluer, l’exploiter… Et tu me donnes les sous.
    C’est certain que c’est un autre budget que d’écrire quelques lignes sur le journal officiel. Et puis pour les utilisateurs qui veulent passer outre, il y a plein de solutions comme pour les voitures, il y a les fausses plaques, les immatriculations à Monaco, les auto “empruntées”… Ca a un petit goût de Hadopi cette loi, et tous les jours, on voit l’efficacité diabolique de la chose. Quoiqu’il en soit, le meilleur traceur que tout le monde utilise avec bonheur sans se poser de question reste le téléphone mobile 😉

  21. Perso, je ne fais pas l’autruche et je sais pertinemment comment cela va finir:

    Un bon gros hack des familles pour flinguer toute tentative d’identification de ma bécane et byebye DjiGo/Litchi. Les indiens sont déjà au top en matière de hack sur machines DJI! c’est par là bas qu’il faut jeter un oeil…google trad est votre ami.
    J’ai déjà hacké ma TX afin de lui laisser prétendre ses réelles capacités, reste plus qu’à hacker le ziozio.

    Fred,
    T’as beau avoir un oeil moralisateur, tu ne me laisseras pas croire que tu ne vois pas la direction prise par les autorités depuis plus de 3 ans (depuis toujours en fait). Nous allons tout droit vers une magnifique tentative d’intimidation afin de ne plus permettre aux petites gens que nous sommes de faire joujou avec ces engins. Je n’ai jamais pris de risques avec mes appareils et n’en prendrai jamais. Je ne supporte donc pas ces ingérences dignes de 1984 visant à me décourager de faire des souvenirs de vacances où je n’emmerde pourtant personne si ce n’est les hirondelles un peu curieuses.
    L’une des motivations inavouées de nos autorités est de masquer leur dantesque trouillardise de l’attaque terroriste aérienne…en vain j’ai envie de dire puisqu’un simple quad home-made de bonnes dimensions, échappant à toute possibilité de contrôle exo-engin, suffirait à faire péter la tronche de n’importe quel cakos politique du haut de son aristocratie gerbante ou à le filmer entrain de bouffer les crottes de nez de son clébard de race depuis son jardin à la française.

    Moi je les emmerde avec leurs restrictions et leur flicage. Toi Fred, tu te sens peut-être investi d’un rôle moralisateur dans l’espoir secret d’éviter le pire, à savoir l’interdiction de commercialisation, mais ouvres les yeux: nous y allons à grandes enjambées de nos petits pieds chaussés de bottes de 7 lieues. Big Brother ne supporte pas l’idée d’avoir un oeil au dessus de sa tête et il fera tout pour tuer le cyclope dans son envolée. Ceux qui croient le contraire ne sont que des captifs au pays des poneys luisants. Aucune bienséance ne permettra à court terme d’éviter d’interdire la vente de ces “drones” au grand public. Nous y allons, nous y allons…qui ne le voit pas?
    Nous perdons ainsi toutes nos libertés les unes après les autres et ceci n’est que la face visible de l’iceberg qui cache un contrôle quasi-absolu de nos faits et gestes depuis l’ère internet.

    J’ai donc envie, en homme qui se veut libre, de choisir quelles sont/seront mes libertés d’aujourd’hui et de demain, sans en demander l’avis à quiconque, du moment qu’elles restent respectueuses d’autrui et qu’elles émanent de bon sens. Un point c’est tout. Rien à foutre de ce qui est écrit dans sur un bout de torche cul rédigé par des esclavagistes trouillards en mal de contrôle. Ils auront toujours un train de retard sur ceux qui osent rester libres intelligemment.

    Et pour finir, Fred, une sodomie avec ou sans vaseline reste une sodomie. Si pour toi la vaseline aéroscopée te fait oublier la sodomie, pour moi elle ne camoufle en rien l’initiative de l’acte…et non, nous n’avons pas que l’unique choix de la manière (avec/sans vaseline). Nous avons aussi le choix de résister en commençant par rendre nos joujoux invisibles de toute technologie d’identification.

  22. @ Brice : Hé, tu ne serais pas un poil moralisateur, là ? 😉
    Libre à toi d’être persuadé que les lois sont faites pour être contournées parce qu’elles sont toutes faites par des esprits malins, que la priorité est d’être libre, que le bon sens de l’homme l’emporte sur le reste, que les règles sont forcément faites pour nous écraser, que tout le monde adopte un comportement sans risque comme le tien… Il y a probablement du vrai là-dedans. Il y a certainement du faux aussi !
    Moi j’aime bien les utopies, ça fait avancer les choses…

  23. Je croyais cela concernais que les drones de plus de 800 grammes hors dans l’article est mentionné le Mavic Pro. Oups

  24. @ Kaelvin : La loi française a indiqué un seuil de masse de 800 grammes pour l’identification à distance. Mais DJI détecte tout les appareils de sa marque, y compris les plus légers comme le Spark. Le seuils sont différents dans d’autres pays.

  25. ça fait déjà longtemps que tous les drones seraient interdit en France s’il n’y aurait Parrot et son lobbying (100 000 euros de frais en 2015 ) A voir si l’entreprise française continue le drone de loisir, ou pas ! En tous cas, ils se sépare du tiers de leurs employés en 2017…
    DJI doit avoir la pression et pondre des systèmes de contrôles innovants pour éviter le pire ! mais le pire n’est-il déjà pas atteint !? (flicage et interdiction en temps réel, référencement, “carte grise”, identification etc …)
    Ils vont arriver un jour a faire penser dans la conscience collective que la vue d’un drone de quelques centaines de grammes dans les airs et équivalent a un gun chargé …

  26. “Je veux être libre », « je ne veut pas être fliquer », « le pire »…
    Hé les gares, dji veut simplement que vous ne volez pas sur des centrales et des aéroports (nfz) et veut savoir qui le fais sur ces zones interdite (aeroscope).
    Alors faut être clair, vous vouler simplement continuer à faire des chose illégale sans être pris. Si vous voler légalement, dji ne vous interdit rien et ne vous détecte pas…
    Donc les grands discourts sur la libértee, l’etat Flic, la castrations de la vie privé, c’est du grand non sense.
    Arrêter de vous la jouer, et retourner vérifier vos settings Facebook et google, il y en a plus a apprendre que sur dji go.
    Vivement que cette loi passé et qu’elle sois appliquer, on a besoin d’un peu de cleansening dans l’univers des multi-rotors…

  27. AeroScope est une solution light qu’il faut absolument défendre. Toute verrue rajoutée n’apportera que des inconvénients et pourra facilement être contournée par les personnes malveillantes.
    Avec cette solution Dji est dans notre camp pour une fois et œuvre vers la préservation de nos données personnelles.

    Merci Fred pour cet excellent article

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