Test DJI Mini 3 Pro : une caméra volante 4K automatisée de moins de 250 grammes

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Le constructeur DJI propose des drones qui pèsent moins de 250 grammes. Cette limite est liée aux diverses réglementations sur la planète, qui allègent les requis pour les appareils légers. Léger veut-il dire dépourvu de composants haut de gamme et de fonctions avancées ? Avec le Mini 3 Pro, DJI s’efforce de prouver le contraire ! Est-ce réussi ? Réponses dans ce test que je vous propose sous la forme de questions-réponses…

La vidéo

Elle est disponible en version non compressée par YouTube ici. A noter que vous pouvez télécharger des exemples de photos (ici) et de vidéos brutes (ici).

A gauche : le Mini 2. A droite : le Mini 3 Pro.

Quelles sont les dimensions du Mini 3 Pro ?

Plié pour le transport, il mesure 14,5 x 9 x 6,2 cm – il tient dans la main. Déplié, il passe à 25,1 x 36,2 x 7 cm. Sa diagonale de moteur à moteur est de 24,7 cm (à comparer aux 21,4 cm du Mini 2). Ce qui signifie que déplié et en ordre de vol, il est moins… mini que le Mini 2 ! Mais repliés pour le transport et le rangement, les deux appareils sont de volumes sensiblement équivalents.

Comment le Mini 3 Pro se déplie-t-il ?

En l’absence de pieds, vous pouvez déplier les bras dans n’importe quel ordre. Les deux bras arrière se déplient à l’horizontale, les deux bras avant pivotent vers le bas. Il n’y a pas de mécanisme pour les figer en position, mais ils tiennent bien en place. 

Quel est le poids du Mini 3 Pro ?

Il pèse 167,7 grammes sans batterie ni carte mémoire. La batterie ajoute 79,8 grammes, pour un total de 247,5 grammes. Ajoutez 1 gramme environ pour la carte mémoire, le Mini 3 Pro est donc positionné à 248,5 grammes. Il est sous la barre des 250 grammes.

Le Mini 3 Pro comporte-t-il un marquage CE avec indication de classe ?

Non, il ne comporte pas de marquage dans le sens de la classification européenne. Pourquoi ? DJI m’a répondu que les normes n’étaient pas encore disponibles pour réaliser ce marquage : « nous travaillons dur avec les autorités réglementaires et les organismes notifiés pour explorer comment nos produits actuels et futurs peuvent être étiquetés de classe C pour répondre aux normes requises qui n’ont pas encore été finalisées ».

Quel impact de l’absence de marquage sur l’usage du Mini 3 Pro ?

Jusqu’au 1er janvier 2024, le Mini 3 Pro en catégorie Ouverte est opéré en sous-catégorie A1 Limitée. Ce qui signifie qu’il faut s’enregistrer en tant qu’exploitant UAS sur le site AlphaTango pour obtenir un numéro, et apposer ce numéro d’exploitant sur le Mini 3 Pro. La catégorie A1 Limitée permet de survoler des bâtiments, et le survol de personnes est toléré s’il est involontaire et stoppé rapidement. Il n’y a pas obligation de suivre la formation en ligne sur AlphaTango – mais c’est fortement recommandé pour prendre connaissance de la réglementation. Car le Mini 3 Pro y est soumis lorsqu’il vole en extérieur. Parmi les obligations ?

Et après le 1er janvier 2024 ? Il sera opéré en sous-catégorie A1, ce qui signifie que les requis et obligations seront les mêmes. 

Les moteurs du Mini 3 Pro ?

A son habitude, DJI ne communique pas sur les caractéristiques des moteurs qui sont utilisés sur ses drones grand public. Ce que l’on sait ? Ce sont des modèles brushless très semblables à ceux du Mini 2 (mais ce ne sont pas exactement les mêmes). Leur disposition est surprenante puisque les moteurs sont très inclinés vers l’extérieur, et les moteurs arrière le sont plus que ceux à l’avant !

Les hélices du Mini 3 Pro ?

Ce sont des modèles de 6 pouces (6030) constitués de deux pales indépendantes et vissées sur les moteurs. Il n’y a pas de mécanisme de fixation simplifié par pression et rotation comme sur de précédents appareils de DJI. Pour changer les hélices, il faut retirer de petites vis cruciformes. DJI fournit un tournevis pour les retirer et les remettre en place. Les hélices du Mini 3 Pro sont bien plus grandes que celles du Mini 2. 

Edit : les hélices du Mini 3 Pro (complément)

Après de nombreuses touchettes plus ou moins sauvages avec des branches et des obstacles, j’ai fini par fatiguer sérieusement les hélices du Mini 3 Pro. Mais elles sont toujours opérationnelles, même si à l’évidence elles ne sont plus efficaces. Ce qui est intéressant à noter, c’est que les extrémités des hélices ne sont pas faites dans la même matière que les hélices elles-mêmes ! Il s’agit d’une sorte de caoutchouc en L fixé dans 6 petits trous en bout de pale. Quelles sont les fonctions de cette matière ? Peut-être de jouer le rôle de masselotte pour réduire les vibrations ? Peut-être d’amortir plus efficacement les chocs ? En tous cas je n’ai, à ce jour, jamais eu en mains d’hélices de ce type… Le même principe est utilisé sur le Mavic 3 (et je n’avais pas flingué les hélices de Mavic 3 pour le découvrir !)

Les capteurs ?

Le Mini 3 Pro embarque plusieurs caméras pour la détection des obstacles. Deux à l’avant, deux juste derrière qui filment vers l’arrière, légèrement vers le haut, et deux vers le bas. Il y a aussi deux capteurs qui sont destinés à mesurer la hauteur de l’appareil par rapport au sol. Si vous faites descendre l’appareil, il ralentit à environ 50 cm, puis comprend que vous voulez atterrir et descend doucement. J’ai tenté, comme sur les autre appareils de la gamme de DJI, de le mettre en défaut : il n’a jamais percuté le sol à trop grande vitesse, même sur des surfaces complexes comme de l’herbe.

La batterie ?

Elle est différente de celle du Mavic Mini et de celle du Mini 2, avec un nouveau boitier plastique qui semble solide. C’est une Li-Ion 2S de 2453 mAh dont la somme des cellules en pleine charge monte à 8,5 V. Pour la mettre en place, il suffit de la glisser dans la trappe à l’arrière du Mini 3 Pro. Un clic indique qu’elle est bien fixée. Pour la retirer, il faut la tirer en appuyant sur les deux boutons de côté. Pratique et efficace, d’autant qu’il n’y a pas de trappe à ouvrir. 

Pas d’indicateur de tension ?

La batterie est en revanche dépourvue d’indicateur de charge. Pour connaitre l’état, il faut l’insérer dans le Mini 3 Pro et appuyer sur le bouton d’allumage (une seule fois) : 4 LED indiquent la charge. Notez que la batterie n’est ni compatible avec le Mini 2 ni avec le Mavic Mini.

Une batterie « Plus » de plus haute capacité ?

DJI a prévu une batterie de plus haute capacité (3850 mAh), appelée « Plus », pour une autonomie qu’il décrit pouvoir atteindre 47 minutes, malgré un surpoids de 40,5 grammes. Mais le constructeur m’a indiqué qu’elle ne serait pas disponible en Europe, malheureusement. Il s’agit semble-t-il d’une volonté de rester sous la barre des 250 grammes. La mention aux 250 grammes est d’ailleurs inscrite sur la batterie, pas sur le Mini 3 Pro.

Comment charger la batterie ?

Il faut la laisser dans le Mini 3 Pro et brancher l’appareil à un chargeur USB via connecteur USB-C à l’arrière de l’appareil. Un câble USB/USB-C est livré dans la boite, mais pas de chargeur secteur. Il est donc possible de charger la batterie avec une simple prise USB alimentée : un port d’ordinateur, un chargeur USB sur secteur, une Powerbank, un adaptateur allume-cigares. Mais la charge et longue : comptez plus de 2 heures pour recharger une batterie complètement vide. Il y a toutefois moyen de charger beaucoup plus vite ! Il faut utiliser le chargeur secteur 30W de DJI, vendu en accessoire car il n’est pas fourni dans la boite. Ou tout chargeur d’une autre marque, pourvu qu’il délivre 30W via une prise PD (Power Delivery) en USB-C. Il vous faut donc un câble USB-C/USB-C. Dans ces conditions, la durée pour une pleine charge est de 1 heure environ. Un peu moins si vous n’avez pas complètement déchargé la batterie pendant le vol. Attention : les chargeurs en QC3 avec un câble USB/USB-C n’assurent pas cette charge rapide.

La carte mémoire ?

Le Mini 3 Pro est prévu pour stocker ses images sur une carte mémoire de type microSD, à insérer dans la trappe prévue à cet effet à l’arrière de l’appareil. Il n’y a pas de cache ni de protection, mais la carte est solidement arrimée une fois poussée dans la trappe, elle ne risque pas d’être éjectée en cas de crash violent. Notez que le Mini 3 Pro (à la différence du Mini 2) dispose d’une mémoire interne de 3,8 Go, mais 1,2 Go disponible seulement (le reste est occupé par le système). Ce n’est pas beaucoup, mais cela sauve une séance de vol si vous avez oublié vos cartes mémoire !

Les radiocommandes ?

La bonne nouvelle, c’est que DJI poursuit sa volonté d’interopérabilité de (certaines de) ses radiocommandes et de (certains de) ses drones. Ainsi le Mini 3 Pro est utilisable avec la radiocommande RC-N1 du Mini 2 et du Air 2S. Mais il est aussi compatible avec une nouvelle radiocommande avec écran, la DJI RC, modèle RM330. Le protocole de liaison radio est O3 (autrement dit OcuSync 3). Ce qui est dommage, c’est que les accessoires comme le casque DJI pour les vols en immersion ou la radiocommande Motion Controller, eux, ne soient pas compatibles…

La radiocommande RC-N1 ?

Vous la connaissez déjà si vous êtes familier avec les drones de loisir récents de DJI. Les dimensions de cette radiocommande sont de 15 x 10 x 4,5 cm. Ses joysticks sont amovibles et, quand ils ne sont pas vissés pour piloter, ils sont placés dans des encoches à l’avant de la radiocommande. Pratique pour la placer dans un sac à dos. Elle pèse 394 grammes avec un câble USB-C. Sur la façade avant se trouvent les deux joysticks, un bouton on/off, un bouton de retour automatique au point de décollage, un interrupteur à 3 positions pour les modes de vol, 4 LED témoins de l’allumage et qui indiquent l’état de la charge. Plus un bouton Fn programmable et un bouton image pour choisir entre shooting photo et vidéo. A l’arrière, on trouve un bouton de prise de vues et une molette pour contrôler l’inclinaison de la caméra. Deux grips sous la radiocommande permettent une prise en main agréable. Une prise USB-C pour la recharge se trouve à l’avant de la radiocommande, dont la batterie intégrée est une 5200 mAh. Elle est destinée à être utilisée avec un smartphone à pincer sur le support extensible, et à relier avec l’un des trois câbles USB fournis : MiniUSB, USB-C et Lightning.  

La radiocommande DJI RC (RM330), avec écran intégré ?

C’est un nouveau modèle chez DJI ! Les dimensions de cette radiocommande sont de 16,9 x 12,4 x 4,5 cm (6,2 avec les joysticks installés). Ses joysticks sont amovibles (non compatibles avec ceux de la RC-N1) et, quand ils ne sont pas vissés pour piloter, ils sont placés dans des encoches à l’arrière de la radiocommande. Pratique pour la placer dans un sac à dos. En façade avant, elle offre un écran de 12 cm de diagonale (5,5 pouces) très lumineux, suffisamment en tous cas pour voir le retour vidéo et les indications en plein soleil. Elle pèse 391,3 grammes avec une carte microSD.

La dotation matérielle de la DJI RC ?

Sur la façade avant se trouvent les deux joysticks, un bouton on/off, un bouton de retour automatique au point de décollage, un interrupteur à 3 positions pour les modes de vol, 5 LED témoins de l’allumage, de la liaison radio et de l’état de la charge. Sur la tranche avant, il y a un bouton photo et un bouton vidéo, ainsi que 2 molettes. A l’arrière, on trouve deux boutons notés C1 et C2. Deux grips sous la radiocommande permettent une prise en main agréable. Une prise USB-C pour la recharge se trouve à l’avant de la radiocommande. Sous une languette en caoutchouc, également à l’avant, se trouve un connecteur USB-C pour des usages potentiellement à venir (selon DJI), et une trappe pour une carte mémoire MicroSD.

Edit : le manuel du Mini 3 Pro indique que ce connecteur pourra accueillir un module cellulaire DJI à acheter séparément, et qui sera pris en charge par des mises à jour du firmware. Pour quoi faire ? Pour offrir un accès à Internet 4G à la radiocommande sans passer par un smartphone en mode hot-spot. Mais DJI m’a indiqué n’avoir aucune visibilité sur la disponibilité de cet accessoire en Europe. 

Capacité mémoire de la radiocommande ?

La DJI RC dispose d’une mémoire de 8 Go, dont 6 environ sont occupés par le système d’exploitation Android 10. Il reste donc 2 Go pour vos données photo et vidéo. Si vous insérez une carte mémoire MicroSD, elle est automatiquement utilisée pour le stockage de vos données. Mais quelles données ? Vous pouvez enregistrer des captures d’écran photo, et des captures d’écran vidéo. Pratique pour conserver une trace vidéo de l’intégralité de vos vols. Notez que si la radiocommande est allumée et branchée en USB-C via le connecteur visible en façade, le contenu de la mémoire intégrée et de la carte MicroSD sont accessibles via les outils de connexion Android. Cette radiocommande est dépourvue de connecteur HDMI pour une sortie vidéo, malheureusement.

La radiocommande DJI RC, côté logiciel

La radiocommande ne donne accès qu’à l’application DJI Fly préinstallée. Il ne semble pas prévu d’accéder à Android pour installer d’autres applications, c’est dommage. Par un swipe (glissement du doigt) du haut vers le bas, il est possible d’accéder à des réglages simples (wifi, Bluetooth, mode avion, captures d’écran, luminosité de l’écran), ou à des réglages plus avancés pour connecter la radiocommande en wifi, en Bluetooth, effectuer le calibrage de sa boussole électronique (compass), etc. Pourra-t-on utiliser la DJI RC (RM330) avec d’autres drones, comme le Air 2S ou le Mavic 3 ? En théorie, oui. Mais cela ne fonctionnait pas lors de mes essais, il faudra sans doute attendre des mises à jour… si la compatibilité est ajoutée, ce sera à vérifier.

La radiocommande DJI RC et l’accès à Internet

A la différence d’un smartphone utilisé sur une radiocommande RC-N1, la DJI RC (RM330) ne dispose pas d’un accès à Internet via la 3G/4G. La solution ? Elle dispose d’un module wifi pour se connecter à un point d’accès. Lors de mes tests, j’ai tout simplement utilisé la fonction Partage Internet sur mon smartphone, qui crée un hotspot sur lequel la radiocommande se connecte. Cela permet de disposer du fonds de cartes dans DJI Fly et des mises à jour de l’app et des firmwares (Mini 3 Pro, batterie, radiocommande), partout où le smartphone capte la 3G/4G/5G. Pourra-t-on ajouter un module 4G par la suite ? C’est théoriquement envisageable via le connecteur USB-C sous le cache en caoutchouc, mais cela ne semble pas prévu pour le moment.

Avant de décoller ?

Dans l’ordre, il faut retirer le cache de la caméra, qui pèse 10 grammes et qu’il ne faut pas laisser sous peine d’endommager la nacelle de stabilisation. Il est très facile à retirer, mais il faut, comme souvent, un peu de pratique avant de réussir à le remettre du premier coup. Pour y parvenir, il faut simplement veiller à ce que la caméra reste bien horizontale. Une fois le cache retiré, il faut allumer la radiocommande, avec la méthode classique de DJI : une pression courte suivie d’une pression longue. 

Le temps de mise en route ?

Chronomètre en main, la DJI RC (RM330) met 24 secondes à s’allumer et à lancer automatiquement DJI Fly. J’ai ensuite mesuré le temps de mise en route dans un environnement urbain. L’image apparaît à l’écran 27 secondes après avoir allumé le Mini 3 Pro. A ce moment, il est possible de décoller, mais sans profiter du positionnement GPS et des fonctions qui lui sont associées (comme le retour automatique au point de départ).

Obtenir le fix GPS ?

Au bout de 46 secondes, le Mini 3 Pro indique que le point de départ est mémorisé : il est prêt à décoller avec le fix GPS ! Pas mal… Le système de positionnement satellite GNSS repose sur le GPS (américain), sur Galileo (européen), mais Glonass (russe) est abandonné au profit de Beidou (chinois). C’est une nouveauté partagée avec le Mavic 3. La bonne nouvelle, c’est que le Mini 3 Pro ne semble pas souffrir des soucis de fix GPS comme le Mavic 3 ! En moyenne, il m’a fallu environ 45 secondes entre l’allumage de la radio et du drone et le décollage avec position GPS, parfois 1 minute de plus lorsque l’environnement était obstrué aux signaux GPS (en canyon urbain par exemple, c’est-à-dire avec des bâtiments qui font écran). A noter que vous pouvez modifier le point de retour automatique en cas de problème (« Home Point ») à tout moment dans les réglages de DJI Fly. Edit : pour indiquer le Home Point, l’écran de réglage permet de faire glisser manuellement la carte jusqu’à pointer l’endroit désiré. Deux icônes permettent de pointer directement sur la position du drone ou sur celle de la radiocommande DJI RC (qui dispose de son propre GPS) ou de la radiocommande RC-N1 (la position GPS est dans ce cas celle du smartphone). Espérons simplement qu’une mise à jour logicielle ne viendra pas handicaper la durée du fix GPS comme ce fut le cas avec le Mavic 3

Pour décoller ?

Vous pouvez utiliser l’icône sur la gauche de l’écran et confirmer le décollage. L’appareil démarre les moteurs, décolle et se place en stationnaire entre 1m20 et 1m50 de hauteur. La méthode de croisement des joysticks, historique chez DJI, fonctionne aussi pour armer les moteurs. Mais dans ce cas, c’est à vous de pousser les gaz pour décoller.

Modes 1 à 4

Par défaut, la radiocommande fonctionne en mode 2, c’est-à-dire gaz à gauche. Mais il est possible, pour satisfaire tout le monde, de passer en mode 1 (gaz à droite), ou en modes 3 et 4, qui sont des variantes des modes 1 et 2.

La position stationnaire ?

Une fois le Mini 3 Pro en l’air, vous pouvez poser la radiocommande en toute confiance et aller boire un café : il se débrouille pour maintenir sa position tout seul. Même avec du vent (modéré), en extérieur, il se bat pour se maintenir en position et y parvient. En intérieur, la caméra verticale remplace le GPS pour assurer un maintien de la position. Je l’ai laissé en stationnaire en intérieur pendant toute la durée d’une batterie : il n’a pas bougé de plus de 5 cm

Détection des obstacles ?

Le Mini 3 Pro s’offre des capteurs de proximité, jusque là réservés à des appareils plus imposants. Il est donc en mesure de détecter des obstacles vers l’avant, vers l’arrière et vers le bas. Il matérialise les obstacles à l’écran par des barres colorées. Le code couleur simple (rouge et orange) correspond à la distance à l’obstacle et permet d’évaluer le danger d’un coup d’oeil. La détection fonctionne dans tous les modes, y compris en mode Sport. La distance aux obstacles est indiquée de manière chiffrée pour ceux qui se trouvent vers le bas.

Evitement des obstacles ? 

L’évitement des obstacles repose sur la détection, mais lui ne fonctionne en revanche qu’en modes Cine et Normal, pas en mode Sport. Selon les réglages, il permet de forcer le Mini 3 Pro à s’arrêter devant un obstacle, ou à tenter de le contourner s’il trouve un moyen de le faire. Il est possible de désactiver totalement l’évitement des obstacles, l’indicateur restant actif. Il arrive, lorsqu’on est proche du sol et de nombreux obstacles, que le Mini 3 Pro refuse d’avancer ou reculer. Dans ce cas, il faut désactiver l’évitement des obstacles. Ou, c’est une alternative plus simple, faire une rotation de 90° et effectuer une translation sur la droite ou la gauche. Puisqu’il n’y a pas de capteurs latéraux, il ne refuse pas le mouvement…

Les sensations en vol ?

Le pilotage du Mini 3 Pro est très semblable à celui des autres Mavic. L’appareil est stabilisé, à tel point qu’il est possible de lâcher la manette et de le laisser se débrouiller tout seul. En mode Normal, il réagit de manière assez vive. Le comportement est sain, avec des mouvements précis. Les joysticks de la radiocommande facilitent le positionnement au neutre, ce qui permet de réaliser des trajectoires bien droites. Le Mini 3 Pro freine plutôt dur lorsque vous arrêtez un mouvement. Le mode Cine permet des déplacements très doux et lents, surtout sur la rotation (yaw – lacet) pour réussir des images cinématiques, notamment avec un faible nombre d’images par seconde. Le mode Sport permet d’accélérer pour se rendre plus rapidement sur un spot de prises de vues. Ou pour mieux se battre contre le vent !

L’assistance au pilotage ?

Le Mini 3 Pro, comme la plupart des drones de DJI, profite d’une assistance au pilotage de tous les instants. Peut-être un peu trop, parfois. Un exemple ? Si vous avancez et que vous lancez une rotation de l’appareil sur lui-même (yaw), il devrait en théorie effectuer un 360° à plat tout en avançant. Mais avec le Mini 3 Pro (et les autres drones récents de DJI), le contrôleur de vol ajoute automatiquement du roll, c’est-à-dire de l’inclinaison. Le résultat ? L’appareil part en virage, propre et doux. C’est agréable quand on aime être épaulé dans le pilotage, mais on perd en liberté de mouvements ! Un bon point pour les réglages de l’expo, disponibles dans de menu avancé de l’onglet contrôle. L’expo permet par exemple d’assouplir les commandes sur de petits gestes, et de les rendre plus nerveuses quand on pousse fort sur les joysticks. Ils concernent les gaz, le yaw et le pitch, avec des réglages pour les modes Cine, Normal et Sport. 

La stabilité en vol

Le Mini 3 Pro, sans doute en raison de ses hélices grand format, semble plus sensible au vent. DJI indique qu’il fonctionne jusqu’à un vent de 10,7 m/s soit 38,5 km/h. J’ai expérimenté des vols avec un vent indiqué par la météo à 32 km/h : l’appareil gigotait beaucoup, sans doute parce que le vent en hauteur est un peu plus fort. Il n’a pas été déséquilibré, mais DJI Fly m’a averti, par exemple, qu’il ne pouvait pas réaliser de panoramas en raison du vent. Il faut donc être prudent et tenir compte d’éventuelles bourrasques qui peuvent le déséquilibrer ou l’emporter. DJI Fly prévient aussi lorsque les capteurs ne sont pas en mesure d’assurer la stabilité du vol, comme par exemple en l’absence de repères visuels dans le brouillard. Le capteurs vers le bas, prévient DJI, fonctionnent lorsqu’il y a assez de luminosité, des motifs bien marqués, et une réflexion supérieure à 20 %. Ce qui veut dire : attention, le comportement est susceptible d’être perturbé dans la pénombre, sur des surfaces unies (de la neige par exemple) et au-dessus de l’eau

A quelle vitesse peut-on voler ?

En mode Sport, DJI indique que le Mini 3 Pro peut atteindre 16 m/s, soit 58 km/h environ. Lors de mes essais, avec peu de vent, dans ce mode Sport, j’ai atteint 58,2 km/h. La promesse de DJI est respectée ! En mode Normal, DJI assure que le Mini 3 Pro vole à 10 m/s, soit 36 km/h… et c’est le cas. Les vitesses ascensionnelles et de descentes sont également conformes aux données de DJI. Vous pouvez visionner ces vitesses dans la vidéo qui accompagne ce test.

L’interface de DJI Fly ?

Elle est inchangée pour le Mini 3 Pro par rapport aux autres appareils de la gamme Mini. La plus grande partie de l’écran est consacrée au retour vidéo en temps réel. Une icône en bas à gauche permet d’obtenir la carte de la zone de vol, et de la faire passer en plein écran. Les vitesses horizontale et verticale accompagnent la hauteur et la distance. Une flèche indique la position du Mini 3 Pro par rapport au pilote, ce qui permet un retour aux instruments si vous avez perdu l’appareil de vue. L’orientation de la flèche donne le cap du Mini 3 Pro. En haut à droite sont indiqués le nombre de satellites détectés, la qualité de la liaison radio

Indication de l’autonomie ?

L’interface affiche aussi la durée de vol restante estimée, avec un chronomètre qui utilise un système de couleur pour montrer l’autonomie, et affiche le pourcentage de batterie restant. Il est petit, mais assez efficace et pratique. Toucher ce chronomètre permet d’obtenir la durée restante avant le déclenchement d’un retour automatique, d’un atterrissage forcé et jusqu’à épuisement total de la batterie. En bas à droite, une icône indique la présence d’une carte mémoire et sa capacité restante et, en la touchant, la durée d’enregistrement vidéo ou le nombre de photos qui peuvent être prises. Il y a aussi la valeur d’exposition (EV), qui peut être modifiée. L’icône Auto permet d’accéder aux réglages manuels des paramètres photo et vidéo.

Décollage et atterrissage dans la main ?

Pourquoi faire ça ? Quand on vole dans un terrain qui n’offre pas de surface plane, cela peut être utile. Peut-on décoller de la main ? Oui. Peut-on atterrir dans la main ? C’est n’est pas recommandé, puisqu’une rafale de vent peut déstabiliser l’appareil. Une petite coupure sur un doigt, ce n’est pas bien grave. Mais ce n’est pas la même histoire en cas de contact des hélices avec les yeux ! Ne le faites qu’en connaissance de cause, et en l’absence de vent. Si vous passez la main sous l’appareil pendant qu’il se pose, il va la détecter et remonter tout de suite. L’astuce, pour qu’il continue à se poser, est de placer la main sous la partie arrière de l’appareil. Les capteurs situés à l’avant, près de la caméra, n’y voient que du feu. Pincez doucement l’appareil sur ses flancs arrières et attendez que les moteurs s’arrêtent.

Les réglages du RTH ?

Le Return To Home (RTH), c’est la fonction qui permet à l’appareil de revenir automatiquement à son point de départ (Home Point). Ce point de départ est automatiquement mémorisé lorsque le Mini 3 Pro parvient à obtenir une position GPS. Il est possible de modifier le point de départ à tout moment du vol – c’est important si par exemple vous êtes sur un bateau au mouillage, qui se déplace de quelques mètres avec la houle ou le courant. Vous fixez la hauteur de RTH dans les réglages (jusqu’à un maximum de 500 mètres) : l’appareil y grimpe avant de revenir, sauf s’il est très proche auquel cas il reste à la même hauteur.

Quand se déclenche le RTH ?

Le RTH est une fonction de sécurité en cas d’urgence, elle se déclenche automatiquement en cas de perte de signal radio et vous est proposée lorsque la batterie devient faible – avec une évaluation du temps qu’il faut à l’appareil pour revenir. C’est la raison pour laquelle le RTH vous sera proposé plus tôt si l’appareil est loin, de telle sorte que son retour soit possible. Vous pouvez aussi déclencher manuellement un RTH, mais c’est une pratique que je déconseille. Elle encourage le pilotage paresseux et incite à trop faire confiance à l’électronique de bord. Il est recommandé de l’utiliser uniquement en cas de problème, par exemple quand on est désorienté, ou que l’on perd l’appareil de vue. Dans les menus de sécurité, les paramètres de sécurité avancés permettent de choisir ce qui se passe en cas de perte de signal radio. Par défaut, le Mini 3 Pro enclenche un RTH, mais vous pouvez préférer une descente avec un atterrissage automatique ou qu’il se fige en vol stationnaire – jusqu’à ce que la batterie soit vide.

La précision du RTH ?

Le cercle vert est l’endroit du décollage, le rouge est celui de l’atterrissage, séparés de 1m50 environ.

Le Mini 3 Pro ne dispose pas d’une fonction d’atterrissage précis basée sur la caméra verticale comme d’autres modèles de DJI. Il se cantonne donc à un positionnement au GPS. En pratique, la précision de l’atterrissage est correcte. Mais il faut être attentif pour reprendre la main dans les dernières secondes du vol car lors de mes tests, au mieux le Mini 3 Pro s’est posé à 20 cm de son point de départ. Mais parfois il en était éloigné de 2 mètres environ.

A quelle hauteur peut-on aller ?

Par défaut, le Mini 3 Pro plafonne les vols à 120 mètres par rapport au point de décollage. Rappelons qu’en France, il n’est pas permis de dépasser 120 mètres de distance par rapport au point le plus proche du sol (ce qui n’est donc pas toujours 120 mètres de hauteur ! voir ici pour les explications). Dans les réglages, il est possible de pousser ce plafond à 500 mètres. Un message d’avertissement vous invite à respecter la réglementation lorsque vous dépassez les 150 mètres (en Europe, il devrait apparaitre à 120 mètres).

A quelle distance peut-on aller ?

La distance peut être limitée volontairement dans DJI Fly, mais vous pouvez retirer cette barrière virtuelle dans les réglages. Dans ce cas, c’est la portée radio qui finira par vous bloquer physiquement. N’oubliez pas que vous êtes tenu par la réglementation, en Europe, de voler en conservant toujours l’appareil en vue directe…

A quelle altitude peut-on aller ?

DJI indique le Mini 3 Pro est capable de voler jusqu’à une altitude de 4000 mètres. Au-delà, la portance de l’air est potentiellement insuffisante et risque de contrarier les algorithmes d’assistance au pilotage. Cette valeur permet de savoir que vous pouvez voler dans les Alpes sauf si vous grimpez très haut, mais qu’il n’est pas recommandé de décoller dans l’Altiplano en Amérique du sud, ou dans les camps de base du Tibet. Ne confondez pas hauteur et altitude. On parle là de l’altitude, mesurée par rapport au niveau de la mer. D’ailleurs DJI, dans l’application DJI Fly, parle d’altitude… au lieu de hauteur – et c’est une erreur.

Les cartes et le radar ?

Ce sont des outils bien pratiques pendant le vol. Le radar montre le cap du drone, matérialise la position du « Home Point », et les éventuels obstacles détectés. Toucher le radar le transforme en carte (si la radiocommande ou le smartphone sont connectés à Internet. Cette vue est sans doute plus intéressante pour comprendre l’orientation du drone et faciliter son retour. La carte est, au choix en touchant l’icône de boussole, figée vers le nord ou liée à l’orientation de la radiocommande. 

Les journaux de vol ?

DJI Fly mémorise tous les vols. Vous pouvez visualiser vos précédents vols sur une carte, les « jouer » avec l’affichage des mouvements de joysticks accompagnés des données de télémétrie (distance, vitesse, batterie, satellites). La synchronisation avec les serveurs de DJI ne s’effectue qu’à votre demande. Si vous n’avez aucune envie que vos informations de vol soient diffusées via Internet et stockées « quelque part », il vous suffit de déactiver la synchronisation des données. C’est une option qui se trouve dans les réglages de DJI Fly, sous le nom « Local Data Mode ».

Les NFZ ?

Comme tous les appareils récents de DJI, le Mini 3 Pro est équipé de la technologie GEO, qui établit des interdictions et des restrictions de vols dans certaines zones sensibles, notamment à proximité des aéroports et des prisons. Une bonne chose ? Oui et non. “Oui” parce que cela limite les possibilités de survols malencontreux par méconnaissance de l’environnement. La plupart du temps, si GEO vous interdit de décoller, c’est qu’il y a une bonne raison à cela. Mais “non”, parce que les règles imposées par DJI ne correspondent pas à celles de la réglementation française, ni d’ailleurs à celles des autres pays ! Pour mieux comprendre les différences entre le système GEO de DJI et la réglementation française, notamment Geoportail, lisez attentivement ce post… Il vous évitera des erreurs qui peuvent potentiellement vous coûter cher. Certaines zones sensibles ne nécessitent qu’une case à cocher au décollage, d’autres requièrent une autorisation préalable sur le site de DJI.

Les Fly Spots ?

Cette fonction affiche en théorie des endroits de vol sympas. Mais la base de données de DJI est désespérément vide. En attendant qu’elle s’enrichisse, tournez-vous vers Drone-Spot pour découvrir des coins intéressants où voler (légalement).

Signalement et identification électroniques à distance ?

La réglementation française n’impose pas de signalement électronique à distance pour les appareils de moins de 800 grammes. Pas besoin de l’activer, donc, sur le Mini 3 Pro – il n’est de toutes manières pas disponible sur cet appareil. Sachez que le Mini 3 Pro, comme tous les autres drones récents de DJI, diffuse des informations en temps réel sur son vol (position, hauteur, cap, vitesse, position de décollage). Vous ne pouvez pas vous affranchir de cette diffusion de données. Mais elles ne sont pour le moment exploitées que par les équipements AeroScope de DJI, vendus exclusivement aux administrations. 

La caméra ?

Elle est montée sur une nacelle mécanique stabilisée sur 3 axes doublée d’une stabilisation numérique. Selon DJI, le capteur est un CMOS 1/1.3’’ capable de fournir 12 millions de pixels, ou 48 millions de pixels selon une méthode de type quadbayer. La lentille est de focale 24 mm en équivalent 35 mm avec une ouverture f/1.7, pour un FOV de 82,1°. Le pilotage de la nacelle s’effectue manuellement avec l’aide de la molette à l’arrière gauche de la radiocommande. Elle est souple, avec suffisamment d’inertie pour réussir des mouvements fluides. Notez qu’il faut veiller à ce que la partie inférieure de la nacelle ne touche pas un caillou ou un obstacle à l’initialisation. En effet, elle est assez basse et risque de bloquer les mouvements de calibrage.

Caméra vers le bas ?

La nacelle stabilisée permet d’orienter la caméra jusqu’à 90° vers le bas, à la verticale, de manière assez classique. Notez à ce sujet que la caméra reste bien figée vers le bas, sans à-coups y compris pendant les accélérations et freinages en mode Sport, à la différence de beaucoup d’autres drones. Le Mini 3 Pro permet pour cela une inclinaison vers le bas qui peut dépasser les 90° – mais uniquement gérée par le contrôleur de vol. L’inclinaison manuelle maximale de la caméra, elle, ne va pas au-delà des 90°. 

Caméra vers le haut ?

Le Mini 3 Pro autorise aussi l’inclinaison manuelle de la caméra jusqu’à 60° vers le haut. Le carénage de l’appareil a pour l’occasion été revu pour qu’il n’apparaisse pas dans le champ de la caméra lorsqu’elle pointe vers le haut. 60°, c’est un peu moins bien que l’Anafi de Parrot qui va jusqu’à 90°, mais c’est déjà très intéressant ! Les applications des prises de vues en contre-plongée sont nombreuses : photos à 360°, photos du dessous d’une structure, d’une voûte, effets pendant une montée ou une descente… Contrairement à l’inclinaison vers le bas à 90°, celle à 60° vers le haut n’offre pas de marge pour amortir les mouvements brusques en mode Sport. Donc si vous filmez vers le haut en mode Sport, vous obtiendrez des secousses dans les vidéos à l’accélération.

Caméra en mode portrait

Par défaut, la caméra filme en mode paysage, c’est-à-dire avec une image plus large que haute, destinée à un téléviseur ou un écran. Mais la caméra du Mini 3 Pro peut pivoter de 90° pour enregistrer photos et vidéos en mode portrait, plus haut que large. Ca sert à quoi ? A obtenir des vidéos dans un format prêt pour les smartphones et leurs applications de type TikTok. Cela permet en théorie, aussi de profiter mieux du capteur en mode portrait et obtenir une définition d’image optimale. Mais en pratique, les téléphones mobiles et les applications des réseaux sociaux se font un plaisir de massacrer définition, nombre d’images par seconde et compression. En photo, cette particularité est plus pertinente puisqu’elle permet de shooter des sujets en hauteur, comme des monuments, des cascades, etc. Si les vidéos en orientation portrait peuvent surprendre, elles ont de quoi stimuler la créativité – pour preuve la superbe vidéo de présentation du Mini 3 Pro par Stéphane Couchoud (à voir ici si vous l’avez loupée). Dommage que, en tous cas dans la version de l’appareil que j’ai testée, il n’y ait pas d’outil pour diffuser les images en temps réel sur les réseaux sociaux.

Réglages précis ?

Un onglet de DJI Fly donne accès aux réglages de la vitesse d’inclinaison, de la souplesse d’inclinaison, de la vitesse de rotation du lacet, de la sensibilité du lacet (le lacet est à vrai dire piloté par le drone lui-même, pas par la nacelle), et ce indépendamment pour chaque mode (Normal, Sport, Cine). C’est parfait, puisque cela permet de régler les réactions des commandes à votre convenance ! Veillez à toucher l’écran sur la gauche quand vous faites défiler les réglages, sinon vous risquez de les modifier par inadvertance. Avec une pression longue de l’écran, vous pilotez l’inclinaison de la caméra avec le doigt. Uniquement l’inclinaison : il n’est pas possible de faire pivoter la caméra légèrement vers la droite ou la gauche comme c’était le cas avec certains précédents appareils de DJI. 

D’autres réglages ?

En mode vidéo, vous pouvez régler l’exposition (EV), de -3.0 à +3.0 en faisant glisser l’icône soleil à l’écran, et la verrouiller avec une pression longue. Parmi les options intéressantes, il y a le quadrillage en surimpression pour bien viser, disponible en 3 versions (viseur, 3 tiers et croix centrale) qui peuvent être cumulées. Il y a aussi l’histogramme pour surveiller l’équilibre des photos que vous pouvez déplacer sur l’écran, et une option d’alerte des zones surexposées qui les indique sur le retour vidéo avec des zébras. Zébras qui n’apparaissent évidemment pas sur les images enregistrées. Toucher l’écran règle l’autofocus s’il est activé. Attention, il arrive parfois que l’autofocus ne fasse le point pas tout seul après le décollage. Pour éviter des vols avec des parties entières floues, prenez l’habitude de toucher l’écran pour déclencher l’autofocus et faire le point automatiquement avant de lancer l’enregistrement d’une vidéo. 

Sans l’autofocus ?

Si vous avez désactivé l’autofocus, c’est à vous de réaliser la mise au point et de la vérifier. Pour la choisir, touchez l’icône MF pendant 1 seconde pour faire apparaitre le curseur de mise à point. Vous pouvez voir le résultat et vérifier que l’image est nette. Mais DJI propose un outil numérique, le « peaking » : c’est une matérialisation en rouge de ce qui est net. L’indication est plus ou moins marquée selon le « peaking level » à choisir dans les réglages. Cette fonction d’indication est bien pratique pour s’assurer de la netteté, puisqu’il est difficile de la contrôler à l’écran.

Le transfert des images ?

Vous pouvez tout simplement retirer la carte mémoire du Mini 3 Pro et la lire sur un ordinateur. L’autre solution consiste à brancher le drone sur un ordi via son connecteur USB-C : il « monte » comme une unité amovible sur PC Windows et Mac. Enfin le Mini 3 Pro propose la fonction Quicktransfer, pour transférer rapidement des images depuis le drone vers un smartphone en profitant de Bluetooth et de wifi. Je ‘ai réussi à la faire fonctionner que sur un iPad avec la radiocommande RC-N1. 

Les caractéristiques photo ?

En photo, le mode Single permet de faire des clichés en 12 mégapixels d’une définition de 4032 x 3024 en 4:3 et 4032 x 2268 en 16:9. Un nouveau mode fait son apparition sur le Mini 3 Pro, le 48 mégapixels. Il shoote en 48 mégapixels, pour une définition de 8064 x 6048 pixels en 4:3 – il n’offre pas de mode 16:9. Les coordonnées GPS des photos sont stockées dans les données EXIF, ainsi que l’altitude (et pas la hauteur). Sur la radiocommande DJI RC (RM330), le bouton photo comporte une position à mi-course qui permet de faire le point avant de prendre le cliché – c’est bien agréable.

Shooter en RAW ?

Dérawtisation avec Camera Raw d’Adobe avec un “débouchage” des zones sombres.

Comme le Mini 2, le Mini 3 Pro permet de stocker les photos images au format RAW, en plus de celles en Jpeg ! Donc soit vous choisissez le stockage en Jpeg, soit vous choisissez le stockage en Jpeg + RAW. A quoi ça sert ? Les images RAW ne sont pas compressées, et elles comportent plus d’informations fournies par le capteur. Avec un outil spécialisé – j’ai utilisé Camera Raw d’Adobe avec Photoshop mais il en existe bien d’autres -, on peut profiter de la richesse du format pour mieux retravailler les images. Dans certains cas, particulièrement avec des clichés trop sombres, on peut réussir à « récupérer » de la matière et sauver les photos. Cela permet aussi de se lancer dans des retouches avec plus d’efficacité. A noter que le RAW est disponible pour les photos en 12 mégapixels et celles en 48 mégapixels.

La qualité des photos 12 mégapixels ?

Zoom sur une photo 48 mpix (à gauche) et 12 mpix (à droite).

Les clichés pris par le Mini 3 Pro sont de qualité très correcte, capables de restituer l’ambiance de scènes avec justesse. Le mode automatique se débrouille plutôt bien, avec suffisamment de contraste pour faire ressortir les nuages, produire des couleurs assez réalistes. Les photos sont orthorectifiées : l’horizon est plat. La contrepartie, c’est que les éléments en bord d’image penchent, conséquence de redressement des images. On voit aussi un léger flou sur les côtés. Il y a du bruit, mais on le voit peu tant qu’on ne zoome pas sur les clichés. Il est intéressant de constater que ce bruit est finalement assez discret dans les photos prises en très faible luminosité. La compression Jpeg est très limitée, et évite les effets « impressionnistes » que l’on constate avec des appareils concurrents. A noter qu’en mode Single (12 mégapixels), le Mini 3 Pro gère tout seul les améliorations apportée aux clichés, notamment une touche de HDR qui permet de « déboucher » les zones sombres.

Et en 48 mégapixels ?

En haut : 12 mpix. En bas : 48 mpix.

Les photos profitent d’une meilleure définition. A quoi ça sert ? Pour visionner une photo sur un écran, ça ne sert pas à grand chose. Mais si vous devez zoomer dans l’image, ou si vous désirez réaliser une impression grand format, le gain est significatif. Est-ce que cela signifie que le 48 mégapixels est préférable au 12 ? Pas toujours : en l’absence de traitement HDR, les images en 48 mégapixels sont plus sombres. Les shooter en RAW permet de les retoucher et éventuellement de rattraper leurs défauts.

Photos à intervalles réguliers ?

DJI Fly propose un mode de prises de vues à intervalles réguliers, que vous pouvez régler de 2 secondes à 60 secondes, en Jpeg comme en RAW. Ca sert à quoi ? A automatiser les prises de vues pendant que vous vous concentrez sur le pilotage et le cadrage. Cela peut aussi servir à faire des animations accélérées de type timelapse. Mais dans ce cas, vous devrez assembler vous-même les clichés avec un outil spécialisé.

Des photos en HDR ?

Fonction Fusion HDR Pro dans Photoshop d’Adobe.

Dans la version du firmware que j’ai testée, il n’y avait pas d’option pour activer et désactiver le HDR (qui est plutôt un mode d’amélioration par assemblage de deux photos à ISO différents), et il semble que DJI ne désire pas permettre un réglage manuel. Qu’à cela ne tienne, vous pouvez tout de même réaliser vos propres clichés en HDR, avec la fonction AEB : elle shoote 3 ou 5 photos en 12 mégapixels à la volée, au choix, chacune avec une exposition différente (0, -0.7, +0.7 pour 3 photos, 0, -0.7, -1.3, +0.7, +1.3 pour 5 photos). Ensuite, avec l’aide d’un logiciel spécialisé, vous pouvez créer des photos HDR avec une plage dynamique étendue, pour des effets intéressants. J’ai utilisé Photoshop sur Mac OS X pour réaliser quelques essais, plutôt concluants.

La fonction panorama Sphere

Le mode Sphere prend 26 photos en gérant automatiquement la direction du Mini 3 Pro et l’inclinaison de sa caméra. Le cliché stocké est une image de 8192 x 4096 pixels, que vous pouvez injecter directement dans les outils de visionnage 360°. A noter que DJI Fly permet de créer une image à 360° que l’on consulte avec le doigt. Mais avec le firmware de la version de test, sa caméra s’oriente pas à 60° au-dessus de l’horizontale, alors qu’elle peut le faire, techniquement parlant. C’est bien dommage, puisqu’elle “oublie” de shooter le ciel ! Je n’ai pas eu de réponse claire sur ce sujet de la part de DJI, mais je n’imagine pas que le firmware définitif occulte la partie haute des 360°…

Les autres fonctions de panoramas ?

En haut : 12 mpix. En bas : panorama Wide-angle.

DJI Fly propose le mode 180°, qui crée des photos de 8192 x 3274 pixels environ à partir d’un assemblage horizontal de 21 photos. Le mode Wide crée une image de 7200 x 5376 pixels à partir de 9 clichés pour produire ce qui s’apparente à une photo grand angle avec fish-eye rectifié. Le mode Vertical crée une image à partir de 3 photos pour un résultat en 3328 x 7936 pixels, parfait pour shooter un sujet haut : une falaise, un arbre, une grue, un building… A l’issue de la prise de vue, DJI Fly crée automatiquement la photo panorama et la stocke sur la carte mémoire, en haute définition. Mais si vous avez envie d’utiliser une application tierce-partie pour créer vos panoramas sans l’aide de DJI Fly, vous pouvez demander à stocker toutes les photos issues des prises de vues, en Jpeg ou en RAW (mais pas les deux en même temps).

La qualité des panoramas ?

Elle est plutôt satisfaisante ! sauf pour Sphere incomplet lors de mes essais. Tous partagent un « stitching » assez réussi, avec peu d’erreurs de jointure et un piqué intéressant – parfois un peu trop marqué. Vous pouvez visualiser des exemples de panoramas à télécharger ici – attardez-vous sur les parties complexes à calculer dans certaines photos, comme les fils électriques. Le panorama Wide-angle produit des images en haute définition dans lesquelles on peut zoomer sans trop perdre en qualité. Mais c’est au détriment des bords de l’image, déformés de manière assez forte. Le panorama vertical est parfait pour cadrer des objets hauts sans les couper.

Les modes vidéo ?

La définition maximale du Mini 2 est le 4K, soit 3840 x 2160 pixels à 60 images par seconde. Pas mal pour un appareil aussi compact ! Il est également possible de filmer en 24, 25, 30, 48, et 50 images par seconde s’il y a besoin d’être raccord avec d’autres sources vidéo pour des montages propres. L’appareil peut aussi filmer en 2,7K (2720 x 1530 pixels) et en FullHD (1920 x 1080 pixels). En 24, 25 et 30 images par secondes, DJI Fly indique que le mode est “HQ”. Voici ce qu’en dit DJI : en HQ, « le capteur utilise le Dual Conversion Gain (DCG), qui est une fusion entre le High Conversion Gain (HCG) et le Low Conversion Gain (LCG), pour produire du HDR ». Il correspond donc à un mode HDR qui permet d’obtenir un peu de matière dans les zones noires et un peu de nuances dans les zones surexposées. Mais cela reste très discret, loin des HDR souvent trop criards.  Le débit maximal indiqué par DJI est de 150 Mbps en 4K/60 avec un encodage en H.265. Mais en pratique, les vidéos que j’ai enregistrées ne dépassent pas 122 Mbps, que ce soit en encapsulage MP4 ou MOV. Cela reste un débit très correct ! Edit la mise à jour v01.00.0100 ajoute le mode 10 bits en vidéos D-Cinelike : en 4K/60/D-Cinelike, le débit grimpe jusqu’à 153 Mbps ! Un autre mode vidéo permet de produire des ralentis : il filme en 1080p à 120 images par seconde, jouées en 30 fps. Soit un ralenti 4x. Le son n’est pas enregistré par le Mini 3 Pro.

La qualité des vidéos ?

Extrait vidéo en D-Cinelike.

J’ai réalisé des prises de vues en 4K et en 2,7K, principalement à 60 images par seconde. La 4K permet de profiter de détails avec des images. Les couleurs sont assez respectueuses de la réalité. Le Mini 3 Pro m’a permis de me faire plaisir avec des images haute définition, dépourvues de saccades, et qui m’ont satisfait avec les réglages de base. Pour donner un ton dramatique à des paysages nuageux, j’ai utilisé le D-Cinelike et quelques réglages dans Premiere Pro d’Adobe. 

La stabilisation des vidéos ?

Le Mini 3 Pro assure une stabilisation des vidéos sans faille, que l’on doit à la nacelle animée par 3 mini moteurs brushless, ainsi qu’à une stabilisation numérique en sus. Je n’ai noté aucune faiblesse de la stabilisation, y compris lorsque le Mini 3 Pro est balloté par des bourrasques de vent, ou quand on le pilote de manière un peu agressive, même en mode Sport et caméra vers le bas. La fonction FPV permet d’incliner la caméra dans les virages, comme sur des drones racers. C’est une simulation basée sur les capteurs du Mini 3 Pro… amusante, mais pas vraiment efficace parce que manquant de naturel.

La fonction zoom ?

Zoom vidéo en 1080p : en haut 1x et 2x, en bas 3x et 4x.

DJI Fly sur le Mini 3 Pro permet de profiter d’un zoom numérique en vidéo, de 2x max en 4K, 3x en 2,7K et 4x en 1080p. Pour zoomer, il suffit de toucher la mention 1x pour passer directement à 2x, 3x ou 4x (selon la définition vidéo). Pincer l’écran avec 2 doigts permet aussi de zoomer. Mais la manière la plus douce consiste à utiliser la molette de droite sur la radiocommande. En photo Single et en AEB, il est possible de zoomer en 2x. Pas de zoom possible, en revanche, en 48 mégapixels. Que vaut le zoom sur le Mini 3 Pro ? Il a le mérite d’exister, mais les photos et vidéos zoomées perdent en qualité. Vous pouvez tout de même en profiter pour dynamiser un objet au premier plan avec un fond qui défile, ou lire une plaque d’immatriculation à bonne distance… J’ai noté un changement de la luminosité parasite, une sorte de flash, lors des zooms réalisés avec la molette, au moment où on arrête de zoomer. 

Effet Dolly / Vertigo?

Il n’y a pas de fonction automatique de type Dolly / Vertigo dans les outils de DJI Fly. Mais l’effet peut être réalisé manuellement, en reculant doucement et en zoomant simultanément. Je vous recommande de voler en mode Cine pour être le plus doux possible sur les commandes et synchroniser efficacement recul et zoom…

Les QuickShots ?

Ce sont des séquences de vol préprogrammées qui prennent le contrôle du Mini 3 Pro et de sa nacelle. Elles ne sont donc accessibles qu’en vol. Si vous êtes familier avec la gamme des Mavic, vous connaissez déjà la fonction Dronie (vol en arrière avec la caméra centrée sur le pilote), la fonction Fusée (passage à la verticale du pilote), la fonction Cercle (un cercle parfait autour du pilote en le pointant), la fonction Spirale (un enroulé vers la verticale du pilote), la fonction Boomerang (un ovale autour du pilote) et la fonction Asteroïde (un Dronie avec un effet Little Planet) qui était absente du Mini 2. Toutes ces séquences sont filmées exclusivement en FullHD 1920 x 1080 pixels à 30 fps. Dommage que pour les QuickShots l’appareil ne permette pas du 60 fps ou de filmer en 2,7K, voire en 4K !

C’est sympa, les QuickShots ?

Oui, cela permet de réaliser des séquences vidéo sympas et fluides sans pour autant être un as du pilotage. Attention tout de même : faites des essais préliminaires sur un terrain dégagé pour ne pas vous retrouver surpris par les mouvements de l’appareil. En l’absence de détection des obstacles sur les côtés, vous risquez de le voir partir dans le décor. A tout moment, vous pouvez interrompre un Quickshot, via une icône à l’écran ou avec la touche Pause sur la radiocommande. Il se peut que vous finissiez par vous lasser des Quickshots. Ce n’est pas bien grave : d’ici là vous aurez sans doute acquis des talents de pilote suffisants pour vous lancer dans des séquences réalisées manuellement.

Les Mastershots ?

Ce sont des séquences automatisées que le Mini 3 Pro enchaine tout seul pendant 2 minutes environ. Vous pouvez indiquer quelques paramètres pour limiter les évolutions ou au contraire laisser l’appareil aller plus loin. C’est sympa, les Mastershots ? Oui, puisque cette fonction fournit une vidéo « clés en main », prête à être diffusée sur les réseaux sociaux. Mais… le mode portrait n’est pas pris en charge pour les Mastershots. Et puis on se lasse rapidement des séquences automatisées. A noter que certaines fonctions auraient pu être intégrées dans les QuickShots, comme par exemple l’effet Dolly / Vertigo !

Les vols Hyperlapse

Ce sont des prises de vues à intervalles réguliers pour produire des séquences accélérées, avec ou sans automatisation du vol. Les vols peuvent être réalisés manuellement (Free). Ou de manière automatisée en indiquant la vitesse, selon une ligne droite (Courselock), en cercle (Circle) ou avec des points de passage (Waypoint). Les réglages permettent de savoir combien de temps va durer le vol, et l’évitement des obstacles fonctionne pendant un Hyperlapse. Si vous avez sous-estimé la durée de prises de vues et que vous avez envie de laisser le vol se poursuivre, vous pouvez le prolonger d’une seconde, autant de fois que vous le désirez. La fonction Hyperlapse est sympa pour filmer, par exemple, de jolis nuages. Sauf s’il y a beaucoup de vent, car dans ce cas les images sont perturbées par de petites embardées.

Les fonctions de gestion automatique de la caméra et du drone ?

C’est un point fort du Mini 3 Pro par rapport aux autres modèles Mini de DJI : il dispose de fonctions de suivi de sujet, regroupées sous le nom FocusTrack. Le principe est simple : vous pointez un sujet à l’écran, par exemple une personne, un véhicule, un bâtiment. DJI Fly, lorsqu’il en reconnait à l’image, vous les indique avec un symbole +. Il suffit de toucher ce + pour verrouiller le sujet. Une alternative consiste à tracer un cadre autour du sujet. Une fois verrouillé, la caméra pointe automatiquement vers le sujet, sans votre intervention. A vous, ensuite, de choisir quelle fonction appliquer… Attention : ces outils d’automatisation ne sont utilisables qu’en mode paysage (pas en mode portrait avec la caméra verticale), et en 24, 25 ou 30 images par seconde (pas en 48, 50 ni 60 fps).

Fonction Spotlight ?

Spotlight 2.0 permet de pointer la caméra vers le sujet sans déplacer automatiquement le drone, au besoin de effectuant une rotation sur lui-même. L’intérêt de cette fonction ? Vous choisissez un sujet, et vous vous concentrez sur le pilotage autour de lui : DJI Fly se débrouille pour braquer la caméra dessus, sans besoin de votre intervention. 

Fonction POI ?

POI 3.0 permet d’effectuer un vol en cercle autour du sujet, dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans le sens contraire, plus ou moins rapidement. Pendant le vol, vous pouvez agir sur les commandes pour monter et descendre, rapprocher ou éloigner le drone. Et stopper immédiatement l’appareil avec la touche Pause de la radiocommande. La fonction est principalement prévue pour filmer un sujet fixe, mais s’il bouge, le Mini 3 Pro le suit ! Il faut simplement que la vitesse soit assez lente (moins de 30 km/h environ) pour que l’appareil parvienne à effectuer sa rotation sans être à la traine. 

Fonctions ActiveTrack 

ActiveTrack est un outil de suivi automatique du sujet par le drone, soit par derrière (Trace) soit de côté (Parallel). Cette fonction est particulièrement efficace sur le Mini 3 Pro, avec des mouvements de caméra plutôt fluides, sauf si le sujet est trop proche. La vraie limite, sur le Mini 3 Pro, c’est la vitesse : au-delà de 40 km/h, l’appareil est à la traine. Bon point que j’ai expérimenté avec la radiocommande DJI RC (RM330), ActiveTrack gère automatiquement le dénivelé, ce qui vous permet de monter et descendre des pentes en laissant l’appareil se débrouiller. 

Décentrage du sujet ?

Vous pouvez décentrer le sujet à l’écran, sur la hauteur avec la molette de gauche, et sur la droite ou la gauche avec le joystick du yaw. A quoi ça sert ? A ce qu’Activetrack continue à pointer la caméra vers le sujet, mais de telle sorte qu’il ne se trouve pas au centre de l’écran. Notez qu’ActiveTrack fonctionne même s’il n’y a pas de couverture GPS, en intérieur ou dans une forêt dense par exemple : il se base uniquement sur la reconnaissance des formes. Dans l’obscurité, il ne fonctionne pas.

L’évitement des obstacles en ActiveTrack ?

La fonction APAS 4.0 est en charge de l’évitement des obstacles pendant le suivi. Ca fonctionne ? Oui, ça fonctionne plutôt bien ! Il contourne les obstacles par la droite, la gauche, le bas ou le haut, selon la situation. C’est plutôt bluffant pour une appareil de cette taille ! Mais il ne faut pas lui accorder toute votre confiance. Tout d’abord il ne « voit » pas sur les côtés. Parfois il ne détecte pas non plus de petites branches. Parfois il ne comprend pas que le sol remonte rapidement. Parfois il avance trop vite pour détecter des branches et anticiper un évitement. Dans la vidéo qui accompagne ce test, vous pouvez visualiser quelques séquences filmées en APAS 4.0 dans des sous-bois : elles montrent les possibilités étonnantes de cet outil, mais aussi les limites de la détection de petits objets.

Photogrammétrie ?

Le Mini 3 Pro ne dispose pas d’outils pour automatiser des vols dans le but de produire des séries de clichés à assembler pour réaliser des environnements 3D en photogrammétrie. Mais il est possible de « ruser ». J’ai par exemple programmé des vols en cercle avec la fonction POI autour de ma voiture, à plusieurs reprises avec des hauteur différentes. Pendant ces vols, j’ai pris des photos Jpeg sans discontinuer. Au total, j’ai obtenu 195 clichés que j’ai placés dans le logiciel Metashape d’Agisoft (en version d’évaluation pendant un mois). Le résultat est plutôt satisfaisant (à voir ici). Notez que les fonctions FocusTrack (ActiveTrack, Spotlight et POI) ne fonctionnent pas en mode 48 mégapixels. Soit vous profitez d’un peu d’automatisme dans les vols avec des photos en 12mpix, soit vous shootez en 48mpix manuellement.

Le protocole radio ?

C’est OcuSync 3.0 (désormais abrégé en “O3” par DJI), déjà utilisé par le Air 2S et le Mavic 3. Voilà une différence majeure avec le Mavic Mini, qui fonctionnait en wifi et le Mini 2 en OcuSync 2.0. OcuSync est un protocole bien plus efficace et stable que le wifi. DJI promet une portée longue, mais variable selon l’environnement. Jusqu’à 12 km en milieu dépourvu d’interférences et aux Etats-Unis… mais ce sera moins en présence d’interférences et en conformité avec la puissance d’émission réduite selon la réglementation européenne. OcuSync 3.0 permet aussi d’espérer une liaison peu sensible aux perturbations radio. Jusqu’à quelle distance ? Peu importe puisque la réglementation ne permet pas de dépasser le vol en vue directe ! Le plus important est de ne pas expérimenter de perte de liaison à distance raisonnable et légale, c’est une question de sécurité en vol. Au-delà ? C’est du bonus, à n’utiliser que dans les pays où c’est autorisé. DJI indique qu’il y a 4 antennes à bord du Mini 3 Pro – probablement dans les bras moteurs.

Les réglages radio ?

L’application DJI Fly ne fait pas de différence entre les commandes de vol et le retour vidéo en temps réel, tout passe par le même « tuyau ». Dans les réglages de la radiocommande, on peut choisir la bande de fréquences : Double bande, 2,4 GHz ou 5,8 GHz. J’ai laissé le Mini 3 Pro en mode Double bande pendant mes tests. Les réglages montrent un graphique qui représente l’occupation de la plage de fréquences, avec une estimation de la portée théorique et un code couleur : vert = liaison ok, rouge = liaison perturbée. Tout est géré de manière automatique, l’appareil choisit sa plage de fréquences et effectue des sauts de fréquences au besoin.

La latence radio et vidéo ?

Je n’ai pas expérimenté de latence dans les commandes du Mini 3 Pro, y compris en mode Sport – mais l’appareil n’est pas non plus un racer qui réagit de manière ultra nerveuse. Dans le cas du retour vidéo, c’est une autre histoire. ll est numérique, offre une définition assez élevée – c’est du 1080p à 30 images par seconde avec la radiocommande RM330. DJI promet une latence vidéo de 120 millisecondes. Avec un chronomètre et le retour vidéo, j’ai mesuré cette latence à 200 millisecondes en mode Double Bande (voir dans la vidéo) avec la radiocommande DJI RC (RM330). C’est plus que la promesse de DJI, mais cela reste correct. Le retour vidéo permet de réussir les cadrages, ainsi que de piloter en immersion – mais évitez les environnements avec des obstacles, vous ne pourriez pas réagir à temps. Le retour est globalement fluide, mais il m’est arrivé à plusieurs reprises d’expérimenter des arrêts sur image, entre 1 et… 5 secondes ! 

La portée effective ?

La promesse d’une longue distance par DJI est en contradiction avec la réglementation de la plupart des pays de la planète (sauf l’Islande). J’ai tenté un vol jusqu’aux limites de ma vue directe, à quelques centaines de mètres. La bonne nouvelle, c’est que le retour vidéo est resté régulier, sans saccades, pendant toute la durée du vol. Je n’ai tout simplement pas perçu plus de ralentissements qu’avec un vol à proximité ! Voilà qui permet de piloter de manière efficace en prenant de la distance, sans subir de pertes de connexion radio ou du retour vidéo. Je suis particulièrement impressionné par la tenue de la liaison vidéo du Mini 3 Pro. Mais alors, quelle est la portée réelle ? Je n’ai pas tenté l’expérience en vol, puisque j’ai effectué mes essais en France. Avec l’appareil au sol sur un terrain en vue directe avec quelques perturbations potentielles, j’ai perdu la liaison au bout de 2 km.

L’autonomie en vol stationnaire ?

J’ai placé le Mini 3 Pro en vol stationnaire, en extérieur, jusqu’à ce qu’il se plaigne d’une batterie faible. Ce message est arrivé après 22 minutes 47 secondes de vol avec une indication de 16 % de batterie restante, accompagné d’une proposition de retour automatisé au point de départ (que j’ai déclinée). Après 24 minutes 16 secondes, l’appareil m’a indiqué que la batterie était critique et le capacité à 9 %. DJI Fly déclenche l’atterrissage. Il est possible de surpiloter en poussant les gaz pour maintenir l’appareil en l’air et même de monter. Se battre ainsi contre la procédure d’atterrissage automatique permet de continuer le vol jusqu’à 27 minutes et 52 secondes, après quoi il désactive la poussée et des gaz et se pose doucement. La promesse de 30 minutes en stationnaire faite par DJI est presque tenue. Mais la vraie autonomie à prendre en compte est de 24 minutes. Les minutes suivantes sont une simple réserve de sécurité au cas où le retour de vol prenne plus de temps que prévu. C’est un peu moins bien que le Mini 2 ! Mais c’est à relativiser : une autonomie de presque 25 minutes, c’est tout de même excellent… DJI indique que l’autonomie est supérieure de 4 minutes en vol cruising à 21 km/h sans vent, par rapport au stationnaire. En pratique, je n’ai pas noté une meilleure autonomie pendant les “vrais” vols (par opposition aux stationnaires), sans doute parce qu’ils sollicitent plus les gaz. L’autonomie de la radiocommande DJI RC (RM330) a dépassé 6 vols lors de mes essais, et la batterie n’était pas vide. Notez qu’il est possible de la recharger avec une Powerbank pendant le vol.  

Les deux boutons C à l’arrière de la radiocommande ?

Leur fonction peut être choisie parmi une liste de commandes : recentrer la caméra, mode Follow ou FPV pour la caméra, Réglages de la caméra, Verrouillage de l’exposition, Augmenter l’exposition, Réduire l’exposition. 

Les LED ?

Elles sont deux, discrètes et placées sous les moteurs avant de l’appareil. C’est le contrôleur de vol qui choisit leur couleur, en fonction de l’état du drone, de sa batterie et de la liaison avec la radiocommande. Si le Mini 2 est équipé d’une LED à couleur réglable sous l’appareil, le Mini 3 Pro en est dépourvu.

Le volume sonore ?

Il est plutôt faible, et le son plus doux que celui des Mavic Mini et Mini 2. Une fois l’appareil à quelques dizaines de mètres de hauteur, vous ne l’entendez plus. Ni vous ni personne d’autre, ce qui est clairement un point positif pour pratiquer des vols sans déranger, sans attirer l’attention des grincheux, et sans trop gêner les animaux. Les grandes hélices de 6 pouces sont pour beaucoup dans la discrétion du Mini 3 Pro. Un enregistrement sonore du vol du Mini 3 Pro et du Mini 2 figure dans la vidéo d’accompagnement de ce test.

Localiser mon drone ?

Cette fonction, disponible dans le profil pilote et dans l’onglet Sécurité des réglages, permet d’indiquer sur une carte la position de l’appareil. Elle est plutôt efficace pour trouver le lieu d’un crash ou d’un atterrissage d’urgence en fin de batterie. Elle est agrémentée d’une fonction qui permet de faire clignoter les LED et surtout émettre des bips. Dommage que le son ne soit pas assez fort pour que la fonction soit réellement efficace – il s’agit de celui des ESC.

Quid de la solidité ?

Je n’ai pas eu l’opportunité de torturer l’appareil que j’ai testé, mais je l’ai crashé à de nombreuses reprises pendant mes essais de suivi en forêt. A l’évidence, le Mini 3 Pro est semblable aux Mavic Mini et Mini 2 en termes de solidité. Sa légèreté permet de réduire les risques de dégâts majeurs en cas de crash. Mais le Mini 3 Pro comporte des pièces mécaniques, en particulier sa nacelle, qui sont exposées en cas de choc violent.

Voler sous la pluie ?

Ce n’est évidemment pas une pratique recommandée, puisque l’humidité et l’électronique ne font pas bon ménage. Cela dit, j’ai volé à de nombreuses reprises sous une pluie battante ! Le Mini 3 Pro est dépourvu d’ouvertures dans lesquelles l’eau pourrait s’introduire facilement, et les moteurs brushless sont réputés fonctionner même soumis à des projections d’eau. L’objectif de la caméra est légèrement en retrait, ce qui le protège des gouttes d’eau. Sauf si la caméra est orientée vers le haut, bien sûr. Mais cette disposition m’a permis réaliser des prises de vues sous la pluie !

Ce qui n’était pas opérationnel au moment de mes tests ?

Un panorama 360 shooté manuellement et stitché avec PTGui.

Le panorama Sphere fonctionnait, mais il ne prenait aucune photo avec une inclinaison de la caméra vers le haut, à 60° – or c’est l’un des principaux intérêts de cet appareil ! D’ailleurs, pour le plaisir, j’ai réalisé une séance de 48 photos prises manuellement. Je les ai « stitchées » avec les logiciels PTGui et Hugin pour produire une photo 360°. Le résultat est très encourageant – il ne reste donc plus qu’à attendre que DJI ajoute les photos à +60° dans la séquence de prises de vues Sphere… Voici un exemple de photo 360° incomplète prise par DJI Fly, et voici le même exemple réalisé manuellement et joint avec PTGui. La fonction « Subject scanning » était grisée dans DJI Fly, je n’ai donc pas pu la voir en action. Edit : Ca sert à quoi ? Lorsque l’option est activable (cela dépend des modes vidéo) et activée, elle scanne l’environnement pour y trouver des objets à suivre avec les fonctions FocusTrack, qu’elle matérialise avec un cercle bleu : personnes, véhicules, etc. Il suffit de toucher un cercle pour lancer le FocusTrack.Enfin, DJI Fly était en anglais. Edit : les réglages de la DJI RC sont désormais en français, ainsi que l’app DJI Fly sur la DJI RC. 

SDK ?

Le Software Developement Kit de DJI n’est pas encore disponible pour Mini 3 Pro. Il faudra donc attendre pour que des éditeurs tierces parties puisse proposer des logiciels alternatifs à DJI Fly, comme par exemple Litchi. Par exemple pour réaliser des vols automatisés dans le but de réaliser des projets en photogrammétrie ou piloter en immersion…

Il y a quoi dans la boite ?

Le pack Mini 3 Pro (sans radiocommande) contient le drone, une batterie, sa protection de caméra, 4 pales (soit 2 hélices complètes), un mini tournevis et un câble USB/USB-C, pour 739 €. Le pack Mini 3 Pro RC-N1 y ajoute la radiocommande RC-N1 et 3 câbles USB-C, MiniUSB et Lightning pour 829 €. Enfin le pack Mini 3 Pro DJI RC ajoute la radiocommande DJI RC (RM330) pour 999 €. Le pack Mini 3 Pro Fly More contient une pochette de transport en bandoulière, 8 pales (4 hélices) supplémentaires, 2 batteries de plus et un dock qui accueille 3 batteries et les charge (l’une après l’autre) en USB-C, pour 249 €. DJI propose aussi une pochette avec 3 filtres ND (ND16, ND64 et ND256). Notez que DJI a fait l’impasse sur le chargeur secteur USB. C’est à vous de vous en procurer un… Ca tombe bien, le constructeur propose son modèle 30W en accessoire. Une pratique très Apple-style !

En résumé ?

Le Mini 3 Pro aligne les points forts !

  • Il est plus silencieux que la plupart des autres drones de même catégorie. 
  • Le pilotage est simple avec une assistance de tous les instants.
  • Son poids plume et son encombrement réduit, surtout lorsqu’il est utilisé avec la radiocommande DJI RC (RM330), lui permettent d’être oublié dans un sac à dos pour partir en balade.
  • La radiocommande DJI RC (RM330) avec son écran intégré permet de ne pas entamer la batterie d’un smartphone. 
  • Les batteries et la radiocommande se chargent en USB – une source plus facile à trouver ou même à transporter qu’une alimentation secteur.
  • La charge en USB-C “PD” est rapide, environ 1 heure.
  • Son autonomie réelle de 25 minutes est satisfaisante. 
  • Il filme en 4K / 60 images par seconde et permet de shooter en D-Cinelike : c’est parfait pour revenir avec des images que l’on peut retoucher en post-production.
  • Il se débrouille bien en photo, avec le support du RAW pour ceux qui veulent tirer le meilleur parti du capteur.
  • Les panoramas 180 et Wide-angle sont très réussis.
  • Il est capable d’orienter sa caméra vers le haut à 60°, parfait pour filmer en contre-plongée.
  • Il permet de placer la caméra en mode portrait.
  • Il offre un zoom numérique jusqu’à 4x !
  • Il propose des fonctions de vol, suivi et de cadrage automatiques très agréables, notamment pour le sport.
  • L’alerte et l’évitement des obstacles fonctionnent plutôt bien.
  • Son poids inférieur à 250 grammes lui permet d’évoluer dans une sous-catégorie européenne moins contraignante que des engins plus imposants (qui d’habitude sont nécessaires pour profiter de fonctions automatiques).
  • La liaison radio et vidéo permet d’aller bien plus loin que ce que la réglementation européenne permet.
  • Le fix GPS est très rapide.

Mais il n’est pas dépourvu de points faibles

  • Il est sensible aux bourrasques de vent.
  • La durée de charge des batteries en USB est longue, jusqu’à 2 heures pour une pleine charge.
  • Il n’est pas prévu de régler l’activation et désactivation du mode HDR (qui n’en est pas vraiment un) en photo et vidéo, il est géré automatiquement.
  • Le zoom détériore la qualité des images.
  • La fonction Panorama Sphere n’est pas totalement opérationnelle (avec le firmware utilisé pour le test). Il est impératif que cette fonction soit corrigée rapidement, l’inclinaison de la caméra vers le haut est l’un des principaux atouts du Mini 3 Pro !
  • La radiocommande DJI RC (RM330) ne dispose pas de sortie vidéo.
  • Il n’y a pas de fonction de diffusion en temps réel sur les réseaux sociaux (avec le firmware utilisé pour le test).
  • Le pilotage est trop assisté.
  • Il est cher !

Alors, faut-il l’acheter ?

Si vous n’avez pas encore investi dans une mini caméra volante et que vous avez le budget, oui, c’est le meilleur appareil de sa gamme que j’ai eu entre les mains à ce jour. Si vous disposez déjà d’un drone plus imposant et que vous avez besoin d’un appareil plus petit, léger, et discret, là encore, c’est un excellent choix. Si vous avez déjà un drone de type Mini 2 ou Air 2S, le choix est plus difficile, puisque le Mini 3 Pro est à mi-chemin entre les deux… On peut le considérer comme un Mini 2 sous stéroides ou un Air 2S petit format. L’avantage si vous disposez déjà de l’un de ces appareils ? Le Mini 3 Pro ne vous coûtera “que” 749 € puisque vous disposez déjà de la radiocommande ! Oui, cela ne fait aucun doute, cet appareil haut de gamme est onéreux… Ce tableau récapitule les données constructeur (qui sont différentes de celles qui ressortent des tests !) Si vous n’aimez pas DJI, passez votre chemin, vous lui adresserez sans doute les mêmes reproches qu’autres appareils de DJI. Pour ma part, le Mini 3 Pro m’accompagne désormais dans mon sac à dos, avec sa radiocommande DJI RC, quand je pars me balader en montagne

Notez que vous pouvez télécharger des exemples de photos (ici) et de vidéos brutes (ici).

D’autres photos

D’autres captures de DJI Fly

43 COMMENTAIRES

  1. Whooo le test ultra complet ! Mais pourquoi les autres reviewers ils parlent pas du 360 ? Ils ons eus des consignes de dji? Merci en tout cas !!

  2. Merci pour ce test au top. Je remarque qu’on a les mêmes spots de test autour d’Annecy (l’antenne, parking de dingy, les cascades, …).

    J’ai pas encore vu les autres tests mais j’ai qq questions qui me viennent à l’esprit pour l’instant :
    1. Compatibilité avec l’ancien Smart Controller, je suppose que c’est pas prévu ?
    2. Possibilité de réglage de la netteté / contraste / saturation dans DJI Fly possible ou non ?
    3. Vu qu’on peut pas installer d’autres appli sur la RC avec écran (ca peut évoluer ou pas avec l’arrivée du SDK ??), est ce qu’il y a possibilité de brancher son téléphone dessus (avec appli tierce quand elle arriveront) ou il faudra acheter en plus la RC sans écran en plus pour cela ?
    4. Est ce qu’on peut utiliser la molette prévu pour le zoom pour régler l’EV ? (pour éviter d’affecter les 2 touches C1 et C2 juste pour ça)
    5. Pas de bracketing en mode 48Mpix ?

  3. @ Yannick : Je découvre la région, et les endroits où voler légalement, sans ennuyer personne 😉 (et sans être vu, dans le cas d’un appareil avec lequel j’étais sous NDA 😉 )

    1. Je n’ai pas d’info en ce sens, ça me semble peu probable (je suppose que la raison est marketing).
    2. Non, aucune des 3.
    3. Je n’ai pas non plus d’info sur cette possibilité. Je ne sais pas si le connecteur USB-C sous la trappe peut servir à cela, en tous cas DJI ne m’a pas laissé entendre que ce serait le cas. Donc je dirais que oui, il faut la RC-N1.
    4. Non, il n’y a pas de réglages pour les molettes dans DJI Fly, elles sont figées sur l’inclinaison et le zoom.
    5. Non, l’AEB est uniquement en 12mpix. Cela dit, ça se fait assez facilement en modifiant l’EV manuellement (sauf s’il y a du vent et que le M3P bouge trop).

  4. Ayant en secours un mavic air 1, ce mini 3 pro le remplacerait aisément !

    Dommage que mon air ne cote plus rien et que ce 3 pro coûte si cher. Mais ce serait le remplaçant tout désigné.

  5. dommage, le bruit dans les partis sombres est vraiment pas top, en photo: il bruite toute suite si on chercher a récupérer de l’information et les contrats sont dur avec des couleur vive, se qui doit être fait exprès pour cacher les défauts du capteur trop petit. en sur ex il débrouille mieux je trouve
    même problème en vidéo.
    sans doute sont seul défaut avec le fait que le terme pro sans toute les options manuelle celle m’irise un peu les poils cette affaire !!!

    merci pour les brut et dmg, cela permet de se faire une véritable idée

  6. Merci Fred pour ton test vraiment complet. 👍

    Je trouve le tarif assez salé : quasiment 1000€ pour le fly more combo ça limite les achats impulsifs 🤣

    Possédant deux Mavic, un pro avec le casque et un mini je ne vois rien qui me pousse à prendre ce petit dernier.
    Comme d’habitude depuis quelques années, dji vise toujours les tarifs hauts et le innovations minimum.

    Les compatibilités sont rarement mises à jour, donc ne comptez pas trop sur de nouvelles fonctionnalités 🤡

  7. Bravo pour ce test complet et parfaitement éclairant pour faire le choix d’un achat.
    Comme d’habitude du contenu de grande qualité sur Helicomicro.

  8. @ solin : Les photos en 12mpix sont clairement poussées, c’est ce que DJI appelle le Smartphoto/HDR. Je pense qu’ils veulent que ça claque, au détriment ceux qui veulent de la photo “pure”. Et oui, idem en vidéo pour celles <=30 fps. J'ai fait remonter le fait qu'il manque une option pour désactiver le HDR et le traitement supplémentaire, mais je doute que ça aboutisse. J'ai ajouté des photos en vraie nuit (mais pas en vol du coup), dans le répertoire des exemples photos.

  9. @ Bob : Oui, c’est un peu rageant de se dire que techniquement les produits récents pourraient être compatibles, comme les casques, le Motion Controller, toutes les radiocommandes. Et effectivement, les rares promesses de compatibilité après la sortie des produits n’ont pas été tenues…

  10. super le test, mais franchement rien de nouveau, peut etre la mise en route du tracking auto…
    un dongle gps a mettre dans un sac a dos, serait tout de meme top pour faire du vol autonomme sans telecommande.
    Fred il faut leur dire !!!
    mon mini 1 est top, et 330e le combo.

  11. Bravo et merci pour ce test, comme toujours, vraiment complet et utile.
    Quand je vois le blabla/verbiage automoussant de pas mal d’autres testeurs, ça me confirme que tes tests sont des modèles!

    Pour les enrichir, je pense qu’il serait intéressant de faire des photos de “mire” (pour pouvoir les comparer d’un matériel à l’autre, sans aucun filtre) : pour ce faire il faut une mire et un décor ne bougeant pas dans le temps, et surtout un éclairage archi stable dans le temps sur au moins 3 éclairages : lumière chaude, lumière archi blanche (avec spectre le plus complet), faible luminosité (les ombres portées sur le décor pourraient agrémenter tout ça).

    Quant au prix, l’inflation est quand même folle : j’avais acheté mon mavic 2 pro en chine (sur gearbest je crois) à 1090€ port compris (sans taxes) lors d’une journée genre fête des célibataires ou assimilé…

  12. Très bon test, clair et précis.

    1) On peut donc faire des 360° complets à la main (automatisé quand même sur la prise de vue ou faut il se taper les 25+ photos tout seul à la main) ?

    2) Possibilité de faire des AEB sur les panos ?

    3) Avec la télécommande avec écran, plus de Litchi ou d’autres applis tierces si pratiques… Argh, vraiment vraiment dommage notamment pour tous les vols préparés sur carte… Pas le moyen dans une prochaine update ?

    4) Avec la télécommande avec écran, plus aucun moyen d’utiliser un MovieMask ou DroneMask avec un écran type téléphone déporté ? Comment simuler le même ? Par câble ou par écho d’écran ? C’était vraiment fantastique de voir ainsi la vue drone sans éclat de soleil de l’extérieur ou pour un accompagnateur.

    5) Pour l’adaptateur secteur charge rapide de DJI, il s’agit de celui ci (chez Studiosport, “adaptateur-secteur-usb-c-mah-hama-a23108”) ou c’est un autre pur DJI ?

    6) Essayé le “objectif-grand-angle-pour-dji-mini-3-pro-a23950” chez Studiosport ? Intérêt réel ?

    7) Essayé les “set-de-3-filtres-nd16-64-256-pour-dji-mini-3-pro-a23953” chez studiosport ?

  13. @ riton : Merci 🙂
    Pour le labo photo, je pense que ça dépasse mes compétences et mon matériel. Je préfère me tourner vers les recommandations des spécialistes de Numériques ou du boulot de folie sur le sujet que va probablement faire Paladrone…
    Et le prix… Oui, ça pique 🙂 Attends la prochaine fête des célibataires ! :-p :-p

  14. @ Gilbert :
    1. Pour le moment, DJI Fly ne fait pas les photos orientées vers le haut. Deux solutions : faire tout à la main, ou le laisser faire automatiquement, et compléter avec 9 photos à 60° vers le haut, et utiliser un logiciel de stitching. J’espère vraiment que DJI va corriger ça
    2. Pas d’AEB sur les panos. Mais les faire en RAW permet d’avoir un peu de marge de post-traitement.
    3. Je n’ai pas d’infos de DJI sur l’ouverture de la radiocommande à l’installation d’apps.
    4. Pas de réglage de miroir d’écran avec la DJI RC, non.
    5. Pour avoir la charge rapide (1h), il faut un chargeur 30W avec USB-C (donc un câble USB-C USB-C). Un chargeur 30W avec prise USB ne permet pas la charge rapide… Celui de StudioSPORT est un 18W, je ne crois pas qu’ils aient un 30W au catalogue. Le INIU Chargeur USB C 30W dispo chez Amazon fonctionne bien. EDIT : StudioSPORT propose des chargeurs PD à 30W ou plus, comme celui-ci.
    6. et 7. Je n’ai pas eu les accessoires en main, sorry.

  15. Pour pouvoir comparer avec précision, à quand un test de l’autel evo nano+, qui se situe à peu près dans la même gamme tarifaire et semble posséder des caractéristiques proches ? Merci et bien cordialement.

  16. 😁 😄
    Fred, j’ai précommandé le pack de filtre ND DJI .
    Mais les 16, 64 et 256 sont ils adaptés au f/1;7 ?? Merci 🙂

  17. Belle revue. Pourriez-vous donner une idée de la taille des fichiers en 4K (30s, 60s) ? Quelle capacité de carte SD recommanderiez-vous alors d’acheter ?
    Y a t’il des besoins spécifiques en termes de carte ?

  18. @ Ellie : Pour la taille des fichiers en 4K/60/H265, c’est environ 500 Mo pour 30s. Il y a les exemples de fichiers à télécharger pour avoir des chiffres plus précis selon les définitions et fps…
    Pour les cartes, j’utilise des SanDisk Extreme 64Go pour tous mes usages, elles tiennent le choc , y compris sur du Mavic 3 au-delà de 4K.

  19. @Fred
    Ok, merci. Donc en gros une heure de film par SD 64 (soit 2 à 3 batteries).
    Pour quoi ne pas prendre plus gros, genre 128 / 256 ?. Tu utilises alors en // plusieurs SD Card plutôt qu’une seule plus grosse ?
    Pour du H265, il y a une grosse différence de taille avec le h264 ? Faut il vraiment un ordi / matos beaucoup plus puissant pour lire et traiter en suite ?

  20. @ Ellie : La réponse que je fais toujours, c’est de dire qu’il est préférable de perdre quelques Go de vidéo du dernier vol sur une 32 ou 64 Go, plutôt que 128 Go avec les 10 derniers vols. Et que, quand on se lance dans des vols engagés, il est plus que recommandé de changer de carte à chaque vol.

    Pour le H.265, oui, il faut du matos plus puissant. Tout dépend de ton équipement. Avec un Macbook Pro 2015, dans Premiere, je preview les vidéos H.264. Mais ça me fait un slideshow inutilisable avec le H.265. Donc autant je reste en H.264 autant de possible, sachant que certains modes imposent le H.265…

  21. Très bon article, bravo ! Vous serait-il possible de mettre dans le dossier Mega les sources des photos qui vous ont servi à assembler un panorama 360 ? De préférence en RAW si vous avez…
    Merci à vous et bonne soirée!

  22. Fred,
    Je ne sais pas si c’est le nouveau Firmware, mais sur mes Vidéos j’observe des petites variation (petit saut) de luminance …? , très embêtant .
    As-tu constaté ça ?
    Merci

  23. @ Stéphane : Non, je n’ai pas vu ça. Je ferai quelques vols demain et je regarderai attentivement. Tu l’as constaté dans tous les modes ?

  24. J’ai filmé uniquement en 4K 25 fps – Cinelike. C’est comme ci la correction de luminosité se faisait par palier, mais bizarrement sur des scenes qui ne nécessitent pas d’adaptation (ligne droite sur la meme prise de vue, avec un tiers de ciel ) .. Je vais retenter aujourd’hui , voir si je refais les mêmes constats. je vais essayer de t’envoyer un lien vidéo.

  25. au sujet du rth quand tu es un peu loin c’est interessant question autonomie ça consomme nettement moins que le pilotage manuel ( valable pour tous les drones ) c’est comme pour les voitures quand tu mets le regulateur ça fait baisser la conso , l’ajustement fait par l’electronique est bien plus pointu que celle de l’humain

  26. Salut et merci pour ce test professionnel.
    Je doute que le tilt à +60° couvre le zénith. Est-ce que l’orientation photo-portrait permet aussi 60° de tilt car dans ce cas ça couvre le zénith pour sûr.
    En remarque, les modes panos auto de rares drone que j’ai utilisés étaient tous aussi nuls les uns que les autres, à partir du moment où vous maîtrisez l’assemblage autant faire les prises de vues à la main, le tableau de bord donne plein d’informations utiles pour la régularité.

  27. Bonjour et un immense merci pour ces descriptions, ces tests très complets et de qualité. Je suis novice et regarde depuis un moment le DJI mini 3 pro. J’ai quelques questions qui me restent sans réponse. J’espère que les poser en commentaire ne pose pas de problème. Tout d’abord, j’aimerais l’utiliser pendant des voyages à l’étranger.

    Donc ma première question est :

    • Est-il possible d’utiliser le drone sans connexions 3G, 4G, dans le cas ou notre forfait téléphone ne prenne pas en charge le pays ?

    Questions suivantes :

    J’ai cru comprendre que l’utilisation était possible grâce aux satellites.
    • Comment savoir si notre destination aura accès à des satellites pour permettre le vol (ex. Madagascar) ?

    J’ai pu voir dans votre vidéo que vous utilisez avec D-Cinelike l’option LUT.
    • Qu’est-ce donc ceci ?

    J’ai entendu parler de problème de buée, condensation sur l’objectif lors de la prise de vidéo.
    • Avez-vous été confronté à ce problème ? Si oui, avez-vous trouvé une solution ?

    J’espère avoir une réponse de votre part, en tout cas merci pour ces magnifiques photos et vidéo. Toujours sublimes ces ponts de la Caille, toujours agréable de voir des vidéo tournées vers chez nous.

    À bientôt

  28. @ Roux :
    1) Oui. La toute première activation doit se faire avec une liaison Internet, ensuite plus besoin de connexion à Internet.
    2) Les satellites couvrent l’intégralité de la planète, pas de souci pour le positionnement.
    3) D-Cinelike est un mode vidéo qui stocke plus d’informations que la vidéo normale, mais qu’il est impératif travailler dans un logiciel de montage vidéo. Les LUT sont des réglages logiciels pour appliquer des retouches colorimétriques.
    4) La condensation peut se former, généralement quand il y a un écart de température entre l’air ambiant et l’air à l’intérieur de la caméra. Le plus souvent, il faut attendre un peu que le matériel se place à bonne température.

  29. Bonjour FRED. Est ce que ca vaut le coup de changer son Mini 2 pour un Mini 3 pro ?
    C’est un cadeau que l’on ma fait et cela me permettrai d’avoir un apport pour le 3. Peux tu me conseiller sachant que j’ai déjà un ANAFI.
    Merci de tes conseils

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