DJI FPV, le (grand) test

92
33022

Les NoFly Zones

Le DJI FPV est soumis au respect des NoFly Zones (NFZ) de DJI (appelée GEO Zones). Le constructeur a initié, il y a plusieurs années déjà, le concept de géobarrière. Avec l’aide du GPS et des cartes GEO (de DJI), il est en mesure d’interdire les vols de ses drones au-dessus de zones sensibles comme des aéroports, des prisons, des centrales nucléaires, etc. Ce n’est pas un requis réglementaire, même avec les lois européennes, lesquelles vont imposer une géovigilance. La différence entre géovigilance et géobarrière ? La première prévient, la seconde interdit. Les géobarrières de DJI sont de différents types : il y a les plus contraignantes, qui ne se débloquent qu’en fournissant à DJI des autorisations administratives. Il y a celles qui peuvent être débloquées temporairement. Les autres sont de simples indications.

Les NFZ sont-elles contraignantes ?

Ce qui est important à savoir, c’est qu’elles ne sont pas conformes aux zones de vol interdites ou restreintes de la réglementation française. C’est une interprétation propre à DJI de la protection de zones sensibles. C’est la raison pour laquelle les cartes d’interdictions et de restrictions de vol de Geoportail ne correspondent pas à celles de DJI. Ca, c’est le point négatif. Le point positif, c’est qu’elles sont bien moins contraignantes que ce qu’impose la réglementation. Un exemple ? Voler à Paris est interdit en catégorie Ouverte, pour plusieurs raisons : c’est une agglomération, elle est coiffée par la P 23 interdite de vol, etc. Pourtant, GEO Zones n’interdit pas le décollage du DJI FPV dans Paris ! En règle générale, si vous ne pouvez pas décoller en raison d’une NFZ imposée par DJI, c’est sans doute pénible, mais il y a de bonnes raisons pour vous empêcher de le faire. Pour en savoir plus sur la réglementation et les cartes aéronautiques, cliquez ici. Pour consulter les cartes GEO de DJI, cliquez là.

Les limitations de distance et hauteur ?

Le DJI FPV ne vous limite pas en distance horizontale, mais vous pouvez, dans les réglages, indiquer volontairement une distance à ne pas dépasser. La hauteur de vol par défaut est bloquée à 120 mètres, ce qui correspond à la plupart de réglementations. Vous pouvez augmenter cette valeur jusqu’à 500 mètres – à vous de veiller à respecter la réglementation. Il n’est pas possible de dépasser les 500 mètres de hauteur par rapport au point de décollage. Que se passe-t-il lorsque vous tentez de dépasser la distance ou la hauteur maximale ? Le DJI FPV ne vous autorise plus à avancer ou grimper. Si vous êtes en mode Manuel, il passe en mode Normal – ce qui est un peu surprenant, le petit décrochage ressemble fort à un failsafe. Pourtant, pas du tout : l’appareil se fige sagement en vol stationnaire et attend vos ordres.

AirSense, pour détecter les avions à proximité

Dans les réglages, on trouve une mention à la fonction AirSense. DJI avait indiqué qu’elle figurerait à bord de tous ses drones de plus de 250 grammes (voir ici). Pour mémoire, AirSense permet de détecter la proximité d’un appareil équipé d’un module transpondeur ADS-B. L’ADS-B est très répandu dans l’aéronautique, notamment dans les avions de ligne. Le but est d’anticiper une potentielle collision avec un autre appareil et de procéder (manuellement) à une manœuvre d’évitement. A noter qu’AirSense est simplement un récepteur qui capte les informations en provenance d’autres appareils, il n’émet rien – en d’autres mots, ce n’est pas un mouchard qui indiquera la présence de votre drone. Lors de mes vols, j’ai eu droit plusieurs fois à un message d’alerte « Avion avec pilote proche ». Effectivement, à plusieurs reprises j’ai vu des avions de tourisme passer, environ une minute plus tard. Le message m’avait laissé le temps de descendre au ras du sol pour sécuriser le vol. Voilà une excellente initiative que l’inclusion de AirSense !

Où est mon DJI FPV ?

Si vous avez atterri un peu loin en fin de batterie, ou si vous vous êtes crashé, DJI a prévu des outils pour faciliter la recherche de l’appareil. Le premier est « l’alerte sonore de l’ESC ». Il permet de faire sonner les ESC à la demande – il faut pour cela avoir configuré l’alerte sur un bouton de la radiocommande. Le volume sonore des ESC n’est pas très puissant, il ne vous permettra pas de retrouver le drone dans un champ de maïs. Le second outil est « Localiser mon drone » : il montre les dernières secondes vidéo du vol avant que la liaison ne se coupe, et ce même si vous n’avez pas inséré de carte mémoire dans le casque V2.

L’autonomie ?

DJI indique 20 minutes de vol. Comme d’habitude, c’est une valeur très optimiste. En volant en Manuel de manière très agressive, en freestyle ou en poussant la vitesse au maximum, ne comptez pas sur plus de 8 minutes d’autonomie. Avec des vols plus doux, le DJI FPV vous laisse voler pendant 13 minutes, puis vous indique qu’il est temps de vous poser en lançant un retour automatique au point de départ. Il reste à ce moment environ 20 % de batterie. Vous pouvez l’interrompre avec la touche de frein ou en changeant de mode, ce qui vous permet de voler 3 minutes supplémentaires. Lorsque la batterie atteint environ 7 %, il lance la procédure d’atterrissage automatique. Vous pouvez vous battre et l’empêcher de se poser en poussant continuellement les gaz, vous gagnez 2 minutes supplémentaires. Au final, comptez 16 minutes de vol réel, et 2 minutes pendant lesquelles le DJI FPV ne cessera de vous demander de vous poser – mais cela peut aider pour revenir ou se rapprocher.

Autonomie, les bonnes surprises ?

Le bon point ? Si vous partez un peu loin, l’appareil calcule le bon moment pour vous indiquer qu’il est temps de revenir, et il semble tenir compte du vent s’il y en a. C’est assez rassurant ! A noter que les batteries tiennent un compte des cycles de décharge, que l’on peut consulter à tout moment. C’est intéressant pour bien gérer son parc de batteries. C’est pratique, aussi, lorsqu’on désire connaître l’état d’une batterie achetée d’occasion.

Le Motion Controller

Cet accessoire vendu séparément est sans doute la surprise la plus étonnante qui accompagne le DJI FPV. Vous avez déjà vu passer ou pris en main des prototypes de radiocommande à une main ? Les expériences n’étaient pas vraiment concluantes, sauf peut-être celle de Motion Pilot. J’étais donc très circonspect en essayant le Motion Controller. C’est une sorte de gun sans canon, avec une gâchette et des boutons de contrôle. Pas de joystick, pas d’écran, juste les 4 LED qui indiquent l’état de la batterie. Pour décoller, il faut deux pressions rapides sur le bouton lock, les moteurs sont lancés. Puis une pression longue sur ce même bouton fait décoller le DJI FPV et le place en vol stationnaire à 1,20 mètre du sol. Ensuite, c’est à vous de jouer.

Le principe du Motion Controller ?

Il sert à indiquer la direction dans laquelle on veut faire aller le DJI FPV. Dans le retour vidéo, on voit une cible ronde qui montre où on pointe (la fonction n’est opérationnelle qu’en vol). L’appareil incline automatiquement la caméra vers le haut ou le bas, et le drone lui-même vers la gauche ou la droite pour suivre la cible. Pour avancer, il suffit d’appuyer la gâchette du gun, un peu pour aller doucement, fort pour aller plus vite. Vite comment ? La vitesse maximale est de 50 km/h – c’est très correct ! Et pour reculer ? On ne peut pas reculer. Il faut faire pivoter l’appareil en inclinant le gun à droite ou à gauche, puis avancer. Pour se poser, il suffit d’une double pression sur le bouton Lock : l’atterrissage est automatique. On peut demander un retour automatique RTH avec une pression longue sur le bouton frein. Vous l’aurez compris, il n’est pas question de piloter en mode Manuel avec le Motion Controller, mais dans un unique mode Normal limité – c’est volontaire et de la part de DJI et c’est une excellente idée qui garantit le bon fonctionnement de cet accessoire ! Mais peut-être que d’autres modes seront possibles plus tard, puisque l’un des boutons du Motion Controller est libellé « M », sans effet quand on appuie dessus. Edit : une mise à jour a ajouté le mode Sport, accessible avec le bouton M ! La vitesse maximale est portée 100 km/h…

Le Motion Controller, en pratique ?

Les explications peuvent sembler complexes, mais en pratique, la prise en main est immédiate. Le tour de force du Motion Controller, c’est de permettre de voler à quelqu’un qui n’a jamais pris une radiocommande en main ! Tous ceux à qui j’ai confié les commandes m’ont dit avoir ressenti une vraie liberté de voler. Imaginez : vous voulez passer au-dessus d’un arbre ? Vous pointez son sommet et vous appuyez sur la gâchette. Une fois en haut, vous la relâchez, l’appareil reste en stationnaire. Avec une rotation du poignet, vous regardez autour de vous, vers le haut, vers le bas.

Pour redescendre avec le Motion Controller ?

Vous pointez vers le bas et vous appuyez sur la gâchette. En très peu de temps, on se prend à entrer dans un sous-bois, à chercher les ouvertures vers le haut et à survoler la canopée, puis à redescendre au milieu des arbres. Lors de mes essais, la portée du Motion Controller a atteint 1 kilomètre environ 2 kilomètres (au moins). C’est très correct… et bien au-delà de ce que la réglementation permet. Peut-on voler en extérieur ? Oui, le DJI FPV reste en stationnaire même lorsqu’il y a du vent avec l’aide du GPS et de ses capteurs quand il est proche du sol. Peut-on voler en intérieur ? Oui, l’appareil reste aussi en stationnaire parfait, je suis parti explorer mon parking souterrain avec le DJI FPV, sans aucun stress…
Edit : un cadre témoin du pointage du Motion Controller a été ajouté par une mise à jour (voir la capture d’écran).

En remplacement de la radiocommande ?

Est-ce que le Motion Controller peut remplacer la radiocommande ? La réponse est oui, sans aucun doute ! Car en moins d’une minute, les non-pilotes se prennent au jeu : ils grimpent, négocient des virages souples, passent sous les arbres et entre des obstacles. C’est facile : les outils de détection des obstacles ralentissent l’appareil au besoin. En cas de panique ? Il suffit de tout relâcher, le DJI FPV reste sagement en vol stationnaire. Au pire, si vous bougez le Motion Controller, l’image gigote à l’écran. Mais tant que vous n’appuyez pas sur la gâchette, il reste figé en l’air. La précision des mouvements est redoutable, à tel point qu’il est possible de réaliser des images en pilotant avec le Motion Controller. On se prend vite au jeu : on part se balader en exploration avec une très agréable sensation de sécurité du vol, y compris en sous-bois. Attention à l’éventuelle perte de liaison radio sous les arbres : si le failsafe est configuré sur un RTH, le DJI FPV monte… et se prend les branches.

Peut-on tout faire avec le Motion Controller ?

Non. Sa facilité d’emploi a pour conséquence l’impossibilité de réaliser certains mouvements, notamment ceux qui nécessitent de reculer, de glisser à droite et à gauche, monter et descendre à la verticale. La réactivité et la nervosité du Motion Controller sont des points forts du dispositif, mais aussi des défauts : puisqu’il suit les mouvements de la main, le moindre tressaillement se traduit par une secousse à l’image qui n’est pas forcément gommée par la stabilisation RockSteady sur l’enregistrement à bord. Edit : en mode Sport, le DJI FPV monte à 100 km/h. Avec la manette qui s’apparente un peu à celle d’un jet, les sensations sont grisantes quand on pousse la machine et qu’on lui impose un virage simultané aux ras du sol ou de la canopée. Mais attention, à cette vitesse, une erreur d’appréciation dans la trajectoire risque de ne pas bien se terminer pour le DJI FPV ! Il peine, par exemple, à monter à pleine vitesse. Le bon point, c’est l’appareil ralentit en descente, pour ne pas se trouver en survitesse et incontrôlable. Les capteurs de proximité sont activés en mode Sport, ils indiquent la présence d’obstacles, mais l’appareil n’est pas ralenti automatiquement. Au final, le mode Sport avec le Motion Controller ? Whoooooooaaaaaaaaaahhhhhhhh !

Radiocommande ou Motion Controller ?

Vous ne pouvez utiliser qu’un seul contrôleur à la fois, soit la radiocommande, soit le Motion Controller. Dommage, c’est fromage ou dessert. Mais vous pouvez changer, au sol, à la volée sans éteindre le DJI FPV : éteignez la radiocommande, allumez le Motion Controller, il est prêt à fonctionner. L’inverse fonctionne aussi. Ne tentez pas cela en vol, l’appareil s’aperçoit que la liaison radio est perdue et se lance dans un RTH…

DJI FPV et la réglementation européenne ?

Le DJI FPV ne présente pas de marquage CE avec indication de classe. Pour un usage en catégorie Ouverte, que l’on assimile au loisir, il se pratique en sous-catégories limitées équivalentes A2 ou A3 jusqu’au 31 décembre 2022 et en A3 uniquement à partir du 1er janvier 2023. Pour pratiquer en A2 et donc avoir la possibilité de voler jusqu’à 50 mètres de personnes, il faut détenir un certificat CATT (l’outil pour pratiquer les « Activités Particulières », autrement dit à finalité professionnelle), passé en centre d’examens DSAC. En l’absence de ce certificat, il faut piloter en sous-catégorie A3, c’est-à-dire à bonne distance des personnes et être à au moins 150 mètres de bâtiments. Il faut aussi être inscrit sur AlphaTango pour obtenir un numéro d’exploitant UAS européen et apposer ce numéro avec une étiquette sur le DJI FPV. Il faut suivre la formation en ligne sur Fox AlphaTango, passer l’examen QCM et le réussir. Puisqu’il pèse moins de 800 grammes, il n’y a en revanche pas besoin d’enregistrer le DJI FPV sur AlphaTango, ni d’apposer une étiquette d’enregistrement, ni de diffuser un signalement électronique à distance. Ouf. Le reste des requis français est classique, à consulter ici : il y a, entre autres, le respect d’un plafond de 120 mètres de hauteur, d’un observateur en vue directe pour les vols en immersion, des vols de jour uniquement, hors espace public en agglomération, etc. Note: l’espace privé en agglomération est théoriquement possible… mais uniquement s’il n’y a pas de bâtiments à moins de 150 mètres du drone pendant son vol en sous-catégorie A3 – autant dire qu’il faut un joli petit domaiiiiiine avec un vaaaste terrain pour pratiquer.

Note : plusieurs articles ont été publiés sur la toile, rappelant la réglementation. Attention aux erreurs qui s’y trouvent.

  • La hauteur de vol max en FPV/immersion est de 120 mètres (sauf autres restrictions). Il y a parfois confusion avec l’ancienne réglementation française (d’avant le 1er janvier 2021) qui limitait les vols en FPV à 50 mètres de hauteur et 200 mètres de distance.
  • Il n’y a pas besoin d’un second pilote, mais d’un simple observateur qui doit conserver l’appareil en vue directe à tout moment et donner ses instructions au pilote en conséquence.
  • Il n’y a pas besoin d’enregistrer le drone sur AlphaTango puisqu’il pèse moins de 800 grammes, mais il faut y apposer le numéro d’exploitant UAS sur une étiquette.
  • Les requis concernant le DJI FPV pour les pilotes ayant simplement passé la formation en ligne sur Fox AlphaTango ne changeront pas au 1er janvier 2023, l’appareil restera en sous-catégorie A3. La subtilité étant que les pilotes ayant un CATT (certificat “professionnel” obtenu par un examen passé en centre) peuvent évoluer en sous-catégorie A2 jusqu’au 31 décembre 2022, mais ne le pourront plus ensuite, ils passeront en A3.
  • Il n’y a pas besoin de signalement électronique à distance puisque l’appareil pèse moins de 800 grammes, et pas besoin d’identification directe à distance puisqu’il est dépourvu de marquage CE avec indication de classe.
  • Dernier point important : la possibilité de voler sur une propriété privée en agglomération est limitée par les requis de la sous-catégorie A3, qui impose d’être à plus de 150 mètres de bâtiments.

>>> LA SUITE DE CETTE CHRONIQUE SE TROUVE ICI <<<<

1
2
3
4
5
6
7
8
9
Article précédentDJI FPV, le FPV pour tous ?
Article suivantSurvoler les Vieilles Charrues, se faire pincer et puis s’envoler !

92 COMMENTAIRES

  1. test ultra complet. un travail titanesque ! Est ce que le motion controller sera éventuellement compatible avec des futur fpv air unit comme la radio DJI actuelle ? @Fred

  2. J’ai peut-être mal lu mais est-ce qu’il gère le follow me ? Ou est-ce que je devrai garder mon Mavic air ? 😉

  3. Concernant le “Motion Controller”, en fait DJI a racheté la start-up Suisse “Motion Pilot” en 2020, voilà pourquoi les 2 produits sont similaires :).

  4. @ Jean : Je doute que ce soit possible avec des FPV Air Unit à venir, le Motion Controller orienté vers un usage avec un appareil ultra-stabilisé.

  5. Super test !!! Petite info concernant le “Motion Controller” : en fait DJI a racheté la start-up Suisse “Motion Pilot” en 2020 (et donc leur brevet), voilà pourquoi les 2 produits sont similaires :).

  6. Bonjour Fred, merci pour ce test très complet.
    Je suis professionel et je voulais utiliser ce drone pour des vols en S1 ou S3. Or j’ai l’imression que ce n’est pas possible pourtant ce drone réunit sur le papier tout ce qui permet à un drone d’être homologué (GPS, RTH, plafond de vol, enveloppe de vol, failsafe etc …) Du coup je ne comprends pas pourquoi l’appareil serait utilisable qu’en A3. Peut être ai-je mal compris ?

  7. Bonjour Fred,

    La nouvelle radio commande me fait de l’oeil ! est elle compatible avec d’autres quad / fpv air unit / caddx ?

  8. @ Flow : Non, DJI ne communique pas sur le sujet… A la louche et doigt mouillé, c’est autour de 2307, aucune idée pour le KV.

  9. @ Ben : A3, c’est en catégorie Ouverte avec les requis de la catégorie Ouverte. S-3 c’est un scénario national avec d’autres requis (plus quelques amendements européens). Le choix, c’est selon le type d’environnement. En agglomération sur un domaine privé, il sera intéressant de choisir du A3, avec un CATT et en respectant les 50m de distance aux bâtiments (sans CATT c’est plus compliqué, il faut 150m de distance). Sur le domaine public en zone peuplée, ce sera du S-3. Mais le DJI FPV n’est pas S-3 d’usine… Il faut une coupure moteur indépendante du système. La coupure intégrée ne correspond pas, il faut donc installer un dispositif externe. Il y a déjà du monde au boulot pour ça, ils communiqueront quand ils seront prêts 😉 Attention aussi à l’enveloppe verticale, il faut pouvoir faire la démonstration à l’administration que la machine ne dépasse pas. Sur mes premiers essais, monter plein gaz en Manuel permet de dépasser largement le plafond avec l’inertie. Ca ne passera pas, ou alors il faudra pouvoir ruser sur le fait de réduire le plafond dans les réglages à 20m pour 50 autorisés (par exemple). Si les examinateurs sont tatillons, ce sera compliqué à faire accepter.

  10. @Fre : Merci Fred, merci de ta réponse. Cependant pour moi la coupure des moteurs indépendante du système c’est uniquement pour le S2. Pour le S3 c’est uniquement le plafond de vol qui est demandé dans cette catégorie de poids. Me trompe je ?

  11. Merci Fred pour ce test qui une fois de plus tient toutes ses promesses. Mon rêve: un dji mini 2 fpv avec le motion controller…

  12. @ Ben : Pour moi, c’est bien requis en S-3 <2kg, arrêté conception du 10 décembre 2.5.1d. Il n'est pas spécifié de coupure indépendante du système, mais c'est ce qui était demandé avec l'arrêté de 2015 (formulé de la même manière). Peut-être que la coupure moteurs par croisement des joysticks (à activer dans les réglages) peut être prise en compte, je ne sais pas. Il faudrait l'avis d'un pro sur le sujet...

  13. @ Slywall : Je suppose que l’adoption du Motion Controller sur d’autres appareils de DJI sera liée à l’usage d’un retour vidéo temps réel sans latence. Si OcuSync 3 est déployé sur de nouveaux appareils, tous les espoirs sont permis…

  14. Respect pour ce test de fou, mon cher FRED !! Respect !
    Vraiment top et impressionnant ce produit. Mais comme tu le dis toi même :
    “Si vous détestez DJI, cet appareil ne va pas vous réconcilier avec la marque : pas d’open source, peu de réglages du comportement en vol, un écosystème très fermé que ce soit pour les batteries, les hélices, les accessoires…”
    C’est mon cas :-))
    Bon vol en DJI FPV !

  15. Si le prix baisse, why not. Mais le prix est quand même super haut 🙁 Je m’attendais à un prix beaucoup plus raisonnable…

  16. @fred : une idée sur comment l’ADSB est utilisé ? C’est le drone qui a un récepteur ADSB ou le casque ? ou ça vient d’un service en ligne ?

  17. Détenteur d’un Mavic Air 2 et intéressé pour commencer à toucher au FPV, j’ai du mal à savoir si ce DJI FPV doit se rajouter à ma collection ou remplacer mon Mavic Air 2…

  18. @ TERRIEN François : Pour pratiquer le FPV, c’est le DJI FPV, sans hésitation. Pour faire de belles images, c’est plutôt le Mavic Air 2. Pour profiter de fonctions automatisées, c’est le Mavic Air 2. Pour un pilotage ultra simplifié, c’est le DJI FPV (avec le Motion Controller).
    Je dirais que les 2 sont de trop.

  19. @ Stevee77 : Très juste, la mélodie symbolise les victoires de Napoléon en Russie avant que sa campagne ne finisse par s’achever en défaite, par Tchaïkovski dans l’Ouverture solennelle 1812.

  20. Bonjour Fred,
    je reconnais et suis admiratif du travail réalisé BRAVO. Je suis peut être passé au travers mais dans les rumeurs il était question de compatibilité avec la première Rc (celle du DJI FPV air unit) et les Google V1, si c’est le cas ! est ce que le drone seul sera dispo à la vente
    Merci

  21. Bonjour à tous.
    Super test et super produit.
    J`aurait une question pour ceux qui possèdent le masque
    Fpv dji V1, serait il compatible avec. Sachant que dji propose également le drone seul.

  22. @ Enri Benoit : Je ne sais pas si la compatibilité sera ajoutée par la suite, à vrai dire j’en doute. Mais sait-on jamais…

  23. Bonjour Fred;

    Merci pour ce test qui comme les, reste très factuel et précis et complet, sans être superlatif et plein de blabla.
    En tout cas il me fait rêver ce drone. Pour moi qui vole en Tiny, avoir un grand drone pour faire un peu de vidéo tout en ayant le plaisir du pilotage FPV.
    Va falloir en discuter avec madame 😉

  24. Merci à tous vos commentaires qui me boostent 🙂 🙂

    Notez que la dernière mise à jour a apporté des changements :
    – un mode Sport avec le Motion Controller.
    – un témoin de position du Motion Controller à l’écran.
    – Le retour vidéo dans DJI Fly affiche désormais uniquement l’image, sans incrustation de la télémétrie, sans réglages possibles.

    J’ai aussi ajouté un paragraphe au sujet de DJI Virtual Flight.

  25. Des tests qui devraient servir de référence à tous les testeurs de la terre : précis, pas de blabla inutile, fluide, agréable et esthétique. Un pur bonheur.
    Immenses bravo et respect Fred!

  26. Pas mal de nouveaux réglages dans le firmware sorti hier en plus de ce qui est mentionné ci-dessus (j’avais parcouru tous les réglages juste avant que la mise à jour me soit proposée).
    Le drone est CE évidemment, peut-être que l’exemplaire de test ne l’avait pas mais le final oui. Normal, il ne pourrait pas être vendu sinon.

  27. Salut à toutes et tous,

    Bravo pour ce (grand) test aussi poussé que d’habitude (que je n’ai eu pour l’instant que le temps de lire en diagonale).
    Pour ma part je ne suis pas tout à fait convaincu, parce que j’ai déjà du mal à me lâcher avec une machine à “juste” 300€ réparable, alors avec ce lingot volant … Et sur ce point la vidéo de J. Bardwell (https://www.youtube.com/watch?v=ffpMWX4yyyc) a fini de me convaincre que ce n’était pas pour moi puisqu’une petite touchette finissant au sol suffit à dégommer un bras.

    Et puis je suis déçu par la non compatibilité du Motion Controller avec autre chose que le DJI FPV, je n’ai pas l’impression que ce soit en projet non plus n’est-ce pas ?
    Tant mieux pour mon épargne…

    Allez, maintenant j’attends la nouvelle caméra d’insta360 !

  28. Salut Fred, j’ai pas encore tout lu mais a voir le nombres de pages ça sent le test hyper complet!
    Bravo encore une fois de plus, tu va au fond des choses!!

    Sur les vidéos j’ai été bluffé par ce freinage d’urgence et le Motion Controller qui a l’air hyper précis, le bruit des hélices ne semblait pas si fort mais tu dis le contraire, c’est pire qu’un Mavic ?
    Le bruit est quand même un souci que DJI a du mal a intégrer dans la conception, c’est dommage car
    maintenant c’est important…d’être discret!

  29. Le bruit est clairement celui d’un racer, pas d’un Mavic. Pas de miracle quand on veut passer la même puissance sur des hélices ed 13cm que sur celles d’un Inspire…
    Le freinage d’urgence est incroyable. Ce qui n’et pas noté est qu’il se déclenche automatiquement et rapidement en cas de perte vidéo, ce qui est encore mieux.

  30. @ Kilrah : Il est CE comme tous les appareils de DJI, il n’est pas doté d’un marquage CE avec une indication de classe comme tous les drones de DJI et tous les drones tout court.

  31. Super test, le meilleur de toute la toile, fait pas un passionné pour des passionnés.
    Le prix est trop élevé pour un racer qui va m’inciter a prendre des risques et qui va finir en quelques jours au tapis, je préfère garder mon 5 pouces. Par contre DJI innove toujours et étale encore une fois la concurrence (enfin s’il en reste une…)
    Par contre, je sens que leboncoin va faire le plein de lunettes et radios d’occasion!!! 😉

  32. @Fred : quand tu dis “Il y a des choses que je ne peux pas dire (c) S. Couchoud
    🙂”, tu parles du Motion Controller, hein ?

    Pas de la résistance de la machine au crash ?

  33. C’est pas pour moi mais vraiment quel bel engin. Vraiment génial le mode frein pour les débutants.
    A part ça, y’a-t’il un espoir un jour d’avoir un récepteur avec sortie HDMI compatible avec le air unit ?

  34. Et j’oublai, un grand merci Fred pour ce test de référence, il est long c’est vrai mais le DJI FPV est tellement complet que n’a pourrait être autrement.

  35. @ xxrexxmyxx : Oui, la résistance aux crash est l’un des points que je n’ai pas testés. Il a survécu à un crash semblable à celui de Bardwell, j’ai du avoir un peu plus de chance que lui. Il a aussi survécu à des “roues de la mort” sur des désarmements loupés. Mais je n’ai pas crashé durement. Donc je ne sais pas. La promesse de DJI, c’est de pouvoir réparer. Ca, on ne saura si elle est respectée qu’avec le temps…

  36. @ Jakovasor : Je n’ai pas connaissance de produits de ce type à venir (mais ça ne signifie pas qu’il n’y en aura pas).

  37. Bonjour, juste une petite question pour le visuel dans le casque, je suis aveugle d’un œil (le droit), la question est, toutes les informations de vol sont affiché sur un seul œil si l’on ferme l’œil droit par exemple ?

  38. @ Cédric : Oui, elles sont toutes affichées simultanément sur les deux écrans, y compris dans les menus, on voit avec un seul oeil. D’ailleurs les photos d’écrans du casque en fin de galerie sont faites avec une Osmo Action qui shoote sur un seul écran.

  39. Test ultra complet, merci Fred.

    Sait-on si DJI prévois une boutique spécialisé en pièce détaché ? Pour un racer, c’est primordial.

    Je suis aussi étonné de voir le ventilateur intégré à ce drone. Il refroidi quelle partie du drone ? Les ESC ?

  40. @ Onya : Pas de boutique spécialisée, non. Il y a des pièces en vente sur le store de DJI et chez les revendeurs, mais clairement, ce n’est pas comme sur un racer avec toutes les pièces disponibles en spare. Les réparations, ce sera du SAV, beaucoup plus que du DIY…
    Pour le ventilo, je ne sais pas s’il cible un composant en particulier. Mon impression, c’est que la circulation de l’air est très réfléchie sous le carénage.

  41. Waouh quel boulot !!! BRAVO @Fred !!!

    Le test est ultra complet (comme tjrs) je n’ai rien trouvé d’autre qui arrive à la cheville de ce test, respect !

    je suis super emballé par ce produit j’ai actuellement un phantom 4 et je pense que je vais le remplacer

  42. Bonjour Fred
    Belle présentation du produit comme d’habitude.
    J’ai acheté le masque seul DJI FPV V2 et je ne peux pas l’activer.
    Je m’explique:
    J’ai téléchargé et installé la dernière version du logiciel DJI assistant 2 (série DJI FPV) version: v2.1.0
    J’alimente le masque puis je connecte l’USB, Windows reconnait le matériel mais pas d’option pour activer le produit.
    J’ai déjà activé de nombreux produits de la gamme sans problème.
    La version du Firmware du V2 est: 00.04.10.09
    Une icône DJI FPV Goggles V2 est présente dans les appareils connectés de l’assistant 2.
    Lorsque je clique dessus l’onglet de Mise à jour Firmware s’ouvre et une ligne écrite en rouge dit:
    “! Cannot Load Firmware List (2.0.2) Please Retry”
    Aucun firmware n’est affiché pour une mise à jour et aucune activation possible.
    Dans le masque il est noté de le connecté à DJIFly pour l’activer.
    J’ai récupéré un câble OTG de mon Mini2 et branché le masque au smartphone l’application se lance une petite icone en bas à droite apparait je clic sur connecter mais rien ne se passe.
    Tu as peut être un conseil à me donner ?
    Cordialement
    Raoul

  43. @ RaoulR : Je suis désolé, comme le casque V2 était préactivé, je ne suis pas passé par cette étape.
    Essaie tout de même de changer, sait-on jamais, le sens de branchement du câble OTG/USB, c’est ce que j’ai du faire pour que la mise à jour via DJI Fly veuille bien se lancer.

  44. sympa ta revue! C est marrant, j habite au US, et les retours globale ici c est que c est pas un bon investisement. interressant de voir la difference entre ta revu et celle de bpc de personnes ici 🙂

  45. @ Pierre : Ce n’est pas du tout un bon investissement. Mais alors pas du tout, du tout.
    Mais pour prendre du plaisir, c’est top. Enfin, c’est comme ça que je le vois.

  46. Bonjour Fred
    Le problème d’activation des V2 est résolu un grand merci à Joshua BARDWELL.
    Le lien : https://www.youtube.com/watch?v=7LB4ZaWfiU8&t=2s
    Si comme moi vous pensiez que les V2 apporterai des nouveautés BEN NON !!!
    Une fois dans le menu passé en mode V1 pour la compatibilité de l’Air unit ou Vista on se retrouve avec un masque V1 et puis c’est tout pas de 810p pas de retour vidéo sur l’application DJI Fly pas de double bande RIEN DE RIEN.
    Ne Vendez pas vos V1 en tout cas pas de suite sauf si le Air unit ou Vista sortirons en V2 pour bénéficier des nouveautés.
    Le Hack fonctionne toujours sur les V2 en Mode V1 je confirme.
    Je me console en me disant que si je rencontre quelqu’un qui possède un drone DJI FPV je pourrai voir le vol en mode Audience.
    Pas bien compris la manœuvre de DJI en retirant les V1 du marché et forçant la vente des V2 + 80€ pour rien du tout, en tout cas pour le moment.
    L’avenir nous le dira.

  47. @ Clovis :
    Les V1 ne peuvent pas être utilisées en Audience des V2 en mode V2 (avec le DJI FPV).
    Les V1 peuvent être utilisées en Audience des V2 passées en V1 (pour un FPV Air Unit ou un Vista), en 25 Mbps.
    J’espère que je suis suffisamment clair 🙂

  48. @ RaoulR : Les V2 n’ont pas d’intérêt, hormis des points de détail, par rapport aux V1. Sauf avec un DJI FPV. Et sauf… bon, pas besoin d’une boule cristal pour se douter de la suite des événements… 😉

  49. @Fred: pourrais-tu rajouter un paragraphe comparatif entre lunettes v2+drone (et v2+AirUnit v1), par rapport au v1+AirUnit. Personnes ne parles du fameux gain en qualité vidéo lunettes des 810p. Existe-t-il ??

    Puis y’a d’autres questions dessus comme: portée, audience (répondu au dessus), enregistrement?, sortie vidéo, upgrade possible…ect.
    Merci pour ton travail.

  50. @ Alex : En fait, je me suis contenté du paragraphe en début de page 4 pour la définition : “Je n’ai pas perçu de différence dans la définition des images entre le casque V1 et le V2 livré avec le DJI FPV.
    Les 810p vs 720p, quelle que soit la configuration, je ne les ai pas perçus, que ce soit avec le DJI FPV ou un FPV Air Unit ou un Vista.

    Je n’ai pas vraiment fait de tests de portée pure, parce que les décrochages à longue distance me semblent se produire à des moments souvent différents pour des vols qui sont quasiment les mêmes, dans des configurations pile poil les mêmes et à quelques minutes d’intervalle. Mais j’ai fait des essais de tenue de liaison derrière des obstacles. Sur mon terrain, il y a un petit bois que je peine à contourner avec le casque V1 + FAU/Vista. Ca passe beaucoup mieux avec le casque V2 en V1 + FAU/Vista, assez pour que la différence soit nette. Avec le casque V2 en V2 + DJI FPV, c’est encore amélioré. L’image tient sans faire de freeze, ni de slideshow, et peu de macroblocks…
    Du coup l’enregistrement sur le casque V2 est meilleur puisque la liaison est meilleure.

  51. 1380 $ pour un GEPRC Crocodile Baby 4 HD Micro Long Range équipé de la même façon … non en fin de compte le prix de ce dji fpv est dans les normes

  52. @ fanedi001 : C’est une question de besoins, il n’y a aucun appareil sous Betaflight ou Inav qui soit en mesure d’offrir ce que propose le DJI FPV. Evidemment, on peut se contenter de, voire préférer, ce que propose un racer “classique”. Pour ma part, un racer 4 pouces GPS reste le top pour sa discrétion, son autonomie, et tant pis pour la réalité augmentée, le freinage, le retour, la portée.

  53. Excellent test ! Multitude de détail non vu ailleurs… bravo

    Une ultime question :
    – le retour vidéo du casque ou du drone, est-il accessible via l’application dji pour monter directement du rush (comme on peut le faire avec le retour vidéo enregistrée du mavic pro dans l’appli sur IOS)

    Merci pour cette réponse (si vous l’avez :))

  54. @ Gus : Non. En l’état de l’application, elle fournit simplement le retour vidéo, sans aucune autre fonction. Pas de télémétrie, pas de réglages, pas de partage de l’image, pas d’enregistrement…
    Ca me semble un peu trop “aride”, j’ose espérer que DJI va ajouter quelques fonctions – le partage en live sur les réseaux par exemple, l’ajout des données de télémétrie aussi (d’autant qu’elles étaient partiellement présentes sur des versions beta de DJI Fly). Mais je n’ai pas d’informations à ce sujet.

  55. Un grand merci pour ce Grand test et les vidéos.
    Etant propriétaire d’un Mavic Air 2 et d’autres drones plus basic tel que l’Alias de chez Latrax, je me demande quel est la particularité d’un vol en manuel sur ce drone.
    Est il similaire au mode expert du Latrax ? Si oui, je ne suis pas encore prêt pour le piloter 🙂

  56. @ LeSqual63 : Oui, le mode Manuel est proche de celui du Latrax, il n’y a pas de stabilisation, quand il prend de l’angle, il le conserve à moins que tu ne redresses. Mais il faut te dire que ce mode est beaucoup facile à pratiquer en immersion qu’en vol à vue.
    (l’Alias, ça ne nous rajeunit pas 🙂 🙂 )

  57. Merci de ta réponse.
    Contrairement au drone de DJI, l’Alias résiste mieux au crash 😀
    Il est toujours d’attaque

  58. Salut Fred
    Super article, merci pour le taf!
    Je regarde comment intégrer un DJI FPV sur mon MAP et je n’arrive pas a trouver les infos de la DGAC sur les pré-requis de l’observateur pour un vol en immersion, tu indique que :

    “Il n’y a pas besoin d’un second pilote, mais d’un simple observateur qui doit conserver l’appareil en vue directe à tout moment et donner ses instructions au pilote en conséquence.”

    Pourtant en cas de problème c’est l’observateur qui prend le contrôle du vol, du coup doit t’il être breveté télé-pilote?

    je n’ai trouvé que ça sur le site de la DSAC (GUIDE DSAC CATÉGORIE SPÉCIFIQUE) :

    Cas particulier : vol en immersion
    Un UAS utilisé dans le cadre d’un scénario « en vue » (S-1 ou S-3) peut être piloté par une personne n’ayant pas la vue directe sur l’aéronef (vol dit en « immersion » ou en « First Person Vision – FPV ») sous réserve qu’une autre personne conserve à tout instant l’aéronef en vue directe.
    C’est alors cette seconde personne qui est réglementairement considérée comme le télépilote et qui est, à ce titre, chargée d’assurer la sécurité du vol.
    Elle doit disposer de sa propre commande ou, à défaut, doit être en mesure à tout instant d’accéder au système de commande, dans des conditions permettant de maintenir la sécurité du vol.
    La consultation par le télépilote d’un retour vidéo sur écran (ou de tout autre écran de contrôle) n’est pas considérée comme du vol en immersion nécessitant une deuxième personne si le télépilote, par un circuit visuel approprié, conserve une perception suffisante de l’aéronef et de tout son environnement.

    Tu aurais d’autres éléments??

  59. @ Lo214 : Je ne suis pas spécialiste des scénarios français. Autant que j’ai pu comprendre, dans ce cas et à la différence des vols en catégorie Ouverte, l’observateur est déclaré responsable du vol. Il doit donc être titulaire du CATT… Mais c’est une question à poser en DSAC pour en être certain (en espérant que toutes les DSAC s’accordent sur le sujet).

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.