Emax Tinyhawk 2, le test

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A savoir…

L’émetteur vidéo du Tinyhawk II est verrouillé par défaut, ce qui signifie que toutes les fréquences ne sont pas disponibles. Si vous changez de fréquence via l’OSD, il y a de fortes chances que vous obteniez de la neige à l’écran ! La raison, c’est que vous avez choisi une fréquence qui n’est pas autorisée. Pour avoir accès à (presque) toutes les fréquences, il faut une petite manipulation. Elle est décrite dans le manuel, en anglais et imprimé tout petit ! Il faut tout simplement appuyer sur le bouton de l’émetteur, à l’intérieur du carénage (mais facilement accessible) et allumer l’appareil en même temps.

A savoir aussi…

Emax fournit un carton imprimé avec un message de warning qui n’est pas très clair, surtout quand on ne connaît pas bien les réglages de Betaflight. Ce qui en ressort ? Avec une batterie 1S, il faut utiliser le PID Profile 1 et le Rate Profile 1. Avec une batterie 2S, il faut utiliser le PID Profile 2 et le Rate Profile 2, sous peine d’instabilité de l’appareil. En pratique, les Rate Profile 1 et 2 étaient semblables sur l’appareil que j’ai testé. Tant mieux, parce que changer de Rate Profile requiert une gestuelle sur la radiocommande. Le PID Profile 1 assure un comportement très doux, le PID Profile 2 est un peu plus nerveux. Le PID Profile 3 est à oublier, il déclenche de fortes vibrations. Pour changer de PID Profile, il faut passer par l’OSD actif.

Premier décollage

Avec l’expérience des précédents Tinyhawk, j’ai décollé directement en immersion, sans prendre le temps de vérifier le comportement de l’appareil. En vol, le Tinyhawk II est effectivement semblable à ses prédécesseurs, avec un vol très bloqué y compris en mode Acro (sans stabilisation). A tel point que le mode Acro s’apparente presque à un mode stabilisé ! Le pilotage est très rassurant pour les pilotes débutants. Avec la batterie 1S, les vols sont doux, pousser les gaz permet de prendre de la vitesse, et même pas mal de vitesse, mais avec un peu d’inertie et sans nervosité. Parfait pour des balades tranquilles à la maison, ou bien pour des vols rapides au ras du sol. Le retour vidéo est correct – pour de l’analogique – et, surtout, dépourvu de vibrations.

Passage en 2S ?

La batterie 2S permet un gain sérieux en puissance, que l’on ressent tout de suite quand on pousse les gaz. Le 2S lui permet d’être utilisé en extérieur, même avec un peu de vent (mais un peu seulement). L’appareil vibre très peu lors d’une montée pleins gaz, et tient correctement lors d’une remise des gaz forte en fin de plongeon. Voilà qui est très satisfaisant. Pourtant, après avoir utilisé le TinyhawkS, le Tinyhawk II semble un peu plus lourd, avec moins de patate – alors que ses moteurs sont un peu plus puissants. Il y a sans doute deux raisons à cela : ses quelques grammes supplémentaires d’une part, et le connecteur PST PH2.0 moins costaud que le JST rouge d’autre part…

Balades plutôt que voltige

En raison de cette puissance un peu moindre et des réglages ultra soft, le Tinyhawk II n’est pas un appareil destiné à la voltige. Il donne bien meilleure satisfaction en vol simple, d’ailleurs l’émetteur réglé sur 200 mW permet d’aller assez loin. C’est la réception radio qui lâche la première, à une distance d’environ 300 mètres en extérieur. Les 200 mW, à utiliser hors de France, évidemment, sous peine d’une pendaison par les orteils, permettent une bien meilleure pénétration en indoor. Le réglage de l’inclinaison de la caméra est un bonus bien agréable par rapport aux précédents modèles. Les 4 bandeaux de LED éclairent le Tinyhawk II pour un effet assez sympa de nuit (indoor, bien sûr), d’autant qu’ils ne s’allument qu’une fois l’appareil armé. Dommage, en revanche, que le pilotage des LED ne soit pas possible depuis Betaflight – et pas possible du tout d’ailleurs.

Autonomie et solidité ?

Avec la batterie 1S, le Tinyhawk II vole pendant 2 minutes et 40 secondes, un peu moins en étant très agressif. Avec la batterie 2S, l’autonomie passe à 3 minutes et 30 secondes. C’est mieux, mais ce n’est pas formidable. En appliquant la méthode des 48 khz (voir ici) à l’ESC 4 en 1 (firmware S-H-90), l’autonomie en 1S est boostée à plus de 4 minutes. Pas mal ! Côté solidité, le Tinyhawk II encaisse bien les chocs, sa structure plastique joue le rôle d’un bumper amortisseur. Les hélices sont bien protégées. Attention toutefois sur un sol comme de l’herbe, les hélices risquent de s’accrocher aux obstacles au décollage. Et il est recommandé de ne pas décoller depuis la main… A noter que le Flip Over After Crash (turtle mode) fonctionne parfaitement, ce qui permet de retourner l’appareil quand il finit sur le dos. Ou, j’ai expérimenté avec succès cette méthode, de le dégager lorsqu’il est coincé très haut dans un arbre !

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9 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Fred,
    Suite a ton test (et confinement oblige), je me suis acheté un Tinyhawk 2 (mon deuxième tinywhoop après un UR65).
    J’ai passé les ESCs en 48 khz et, effectivement, j’ai gagné en autonomie (+40s en 1S et +30s en 2S).

    PS: j’ai remarqué que pour le passage de 1S en 2S, je n’avais pas besoin d’aller dans le menu de l’OSD pour changer le PID profile, il change tout seul (je l’ai mis en incrustation dans l’OSD de vol).

    Bon vol

  2. Salut Fred, oui tout à fait.
    Mais il change uniquement le PID_Profile, mas pas le Rate_profile.
    j’ai coché “Profil : PID et Rate” dans le menu OSD de Bétaflight:
    – en 1S, PID sur 1 et Rate sur 1
    – En 2S, PID sur 2 et Rate toujours sur 1

    Par contre, j’ai qu’une trentaine de mètre en distance de réception, récepteur FrSky en D16 (RXLOSS). (l’antenne est plié juste après la gaine grise, donc… ceci explique cela…) –> message envoyé à Banggood.

  3. @Fred,
    sur mon Tinyhawk 2, les moteurs sont soudés à la FC mais, il y à quand même des connecteurs (lesquels ?) pour les moteurs, je pense….
    As-tu une version différente du mien…
    @+

  4. @ Lionel Stella : Je ne suis sûr d’avoir compris ta question. Sur le mien, les fils moteurs sont directement soudés sur le FC. Pour changer un moteur, il faut dégainer le fer. S’il y avait des connecteurs, il suffirait de débrancher ces connecteurs et de les rebrancher pour changer de moteur. Est-ce que le tien a des connecteurs au bout des fils qui vont aux moteurs ?

  5. non, mes fils sont bien soudés à la FC, mais bizarrement, ils ont mis des connecteurs blancs juste après les soudures que j’ai entouré en rouge: https://www.casimages.com/i/200419083927717302.jpg.html

    Reconnais-tu d’ailleurs le modèle

    Car, suite è un problème avec le RX de la RC, je voudrais souder un R9MM via l’entrée SBUS, du coup, cela serai plus facile si je pouvais brancher et débrancher les moteurs….

  6. @ Lionel Stella : Ok, ça y est, j’ai compris. Désolé 🙂 Alors oui, il y a aussi les connecteurs vides. Donc théoriquement on peut y brancher des moteurs facilement. Mais comme les moteurs du TH2 ne sont pas équipés, point de salut sans déssouder 🙁

  7. @ Fred : il suffit que trouve je trouve les bons connecteurs (peut être les meme que pour les FC).
    Je testerai au prochain démontage…..

    Wait & see

    @+

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