Team BlackSheep Tiny Whoop Nano, le test

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Toujours plus petit ! La folie des Tiny Whoop ne faiblit pas, malgré le retour des beaux jours et des vols en extérieur. Il faut dire qu’un tout petit appareil pour pratiquer des vols en immersion partout (ou presque), c’est très agréable. Le Tiny Whoop Nano, fruit d’une collaboration entre la Team BlackSheep et Tiny Whoop, est un engin minuscule puisqu’il ne mesure que 5,5 cm de diagonale de moteur à moteur. Soit 7,4 x 7,4 cm, des dimensions qui comprennent les protections d’hélices non amovibles. Le poids ? 17,9 grammes sur la balance, sans la batterie. Laquelle ajoute 6,5 grammes pour un total de 26,4 grammes au décollage.

La vidéo

Tour du propriétaire

Taille nano et poids plume, associés à des protections d’hélices, font de cet engin un multirotor quasiment inoffensif. Même lancé à pleine vitesse, il ne risque pas de blesser. Cela permet d’envisager de le laisser entre toutes les mains – même si le pilotage par un enfant doit être effectué sous la surveillance d’un adulte. La structure est très classique, faite de plastique résistant mais avec suffisamment de flexibilité pour plier un peu et absorber les chocs. Les moteurs sont des brushed 615 à 17000KV pour des hélices quadripales de 3,1 cm de diamètre. Ces moteurs sont reliés au contrôleur de vol avec des connecteurs, donc faciles à changer.

A l’intérieur

On aperçoit le contrôleur de vol sous le Tiny Whoop Nano, ainsi que le connecteur microUSB qui permet de gérer les réglages de l’appareil. On y voit aussi les deux fils d’alimentation qui aboutissent à un connecteur PST PH2.0. La batterie est prévue pour être fixée en longueur, sur la tranche. Il faut un peu forcer pour l’insérer ses supports et faire passer la prise. Au bout de quelques vols, on finit par ne glisser la batterie que d’un côté. Elle tient très bien ainsi, un peu de travers… Le souci, ce sont les batteries qui ont un peu gonflé : elles ne rentrent dans les supports. Le carénage central, en plastique très fin, est fixé avec des ergots sur les côtés.

Sous le capot

Ce carénage est très fragile, surtout à ses extrémités qui viennent se loger sur les ergots ! L’avantage, c’est qu’il est facile de le retirer. L’inconvénient, c’est que sa durée de vie est très limitée. Un fois retiré, il laisse apparaître la caméra, une 700TVL associée à un émetteur vidéo 5,8 GHz de 25 mW avec une antenne dipole fixée via un connecteur u.FL. Dommage, elle est fixée, sans possibilité de l’incliner au-delà du petit angle choisi par le constructeur. Le récepteur radio, compatible FrSky D16 Non EU, fait partie du contrôleur de vol. Il est trahi par une antenne brin qui dépasse du carénage via un petit trou.

Mise en route

Le bouton d’appairage est un peu difficile d’accès, à l’arrière droit sous l’émetteur vidéo et le fil blanc. Il faut une pointe fine et dure pour réussir à appuyer dessus, en maintenant la pression tout en branchant la batterie. Une fois l’appairage terminé, l’appareil est supposé être opérationnel. Pourtant, ce n’est pas vraiment le cas, il reste à déterminer les associations entre interrupteurs et fonctions. Pas de Betaflight sur le Tiny Whoop Nano, le firmware est un développement de la Team BlackSheep appelé TBS Harold. La procédure habituelle d’association des boutons et interrupteurs à des fonctions est absente. J’ai utilisé le Tiny Whoop Nano avec une radiocommande Jumper T12 Plus (voir le test ici).

Monsieur l’Agent X

Pour les réglages, il faut télécharger l’outil Agent X de TBS, disponible pour PC Windows et Mac OS X (ici). C’est un outil très différent de Betaflight Configurator, c’est le moins que je puisse dire. Il permet d’affiner de nombreux réglages, notamment les PID, l’expo, les rates pour les valeurs classiques. Mais aussi de régler plus finement le gyroscope, l’accéléromètre, les moteurs. Il est par exemple possible de choisir la fréquence en KHz, si on veut activer le mode Flip Over, le Pre Arming. L’onglet VTX permet de choisir la fréquence vidéo. Le choix de la puissance d’émission est possible, mais inopérant : l’émetteur est bloqué à 25 mW (le maximum autorisé en France).

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6 COMMENTAIRES

  1. Est il facile a piloter pour un débutant ? Genre chti nenfant fougueux ?
    Est ce qu il facile a stabilisé ?

  2. @ Yuri : Par défaut, il est stabilisé, sauf sur le contrôle de la hauteur. Donc oui, il est facile à piloter.
    Après, un p’tit nenfant fougueux risque de le fatiguer prématurément, ce n’est pas un appareil prévu pour résister à du crash-test continuel 🙂

  3. C’est quand même pas mal du tout pour un 55mm …. Mes tentatives de FPVifier un Eachine E012 se sont résumées à un fiasco en terme d’autonomie. Ici 4min30, un FrSky D8, possibilité de tuner un peu les paramètres. Pour des petits vols d’intérieurs…. pour les débutants, c’est 0 risque de casser quelque chose autour de soit. Vivement, les clones chinois à bas prix 🙂

  4. Autant je “kiffe” grave les produits TBS :-)) Mais là… Non… 🙁
    Merci pour ce test Fred !
    Bon vol.

  5. “se marcher sur les (plates-bandes) de fréquences”. C’est ce que j’aime dans les articles d’Helicomicro : de la pertinence, du sérieux et de l’humour. Merci Fred ! 😀

  6. Salut Fred, as tu essayé de changer d’hélices ? Mettre des tripales comme celle des BetaFPV pourrait donner un vol plus nerveux. J’ai fait ce constat avec les 65 mm (brushed et brushless) de BetaFPV, entre les hélices à 4 palles larges de TBS et les tripales de BetaFPV ont vole pas de la même manière.

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