Helsel Gladius Mini, le test

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Le Gladius Advanced était à peine sec de sa dernière plongée (voir le test ici) que Chasing Innovations propose son petit frère, le Gladius Mini. Je n’ai pas la chance de vivre à proximité de lagons à l’eau transparente avec plein de petits Nemo qui se cachent dans les récifs. Non, mon terrain de jeu, ce sont les étangs d’Ile de France. Autant dire que leurs eaux troubles constituent un environnement particulièrement éprouvant pour un drone sous-marin et sa caméra. L’avantage du Gladius Mini ? On ne met pas un orteil dans l’eau saumâtre pour aller filmer sous la surface. L’appareil nous a été prêté par la boutique Studiosport. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

La vidéo

Tour du propriétaire

Le Gladius Mini est un appareil qui mesure 39 x 23 x 14 cm pour un poids 2,394 kilos. Il est donc suffisamment compact pour être transporté dans un gros sac à dos. On note la présence de 5 hélices – et donc 5 moteurs – sur l’appareil. 3 horizontaux et 2 verticaux. Vous ne risquez pas de mettre les doigts dans les hélices, elles sont difficilement accessibles. A l’avant se trouve l’objectif de la caméra, un peu en retrait pour éviter le contact avec des obstacles, entouré par 2 LED pour 2x 1200 Lumens. Sous l’appareil est fixé, avec 2 vis, un poids. Il y en a deux modèles, l’un pour l’eau douce, l’autre pour l’eau salée. Le connecteur pour la liaison filaire se trouve au-dessus, protégé avec un petit cache. A l’intérieur de l’appareil se trouve une batterie de 5000 mAh.

Liaison filaire ?

Malheureusement la technologie sans fil n’est toujours pas opérationnelle sous l’eau, les ondes s’y propagent très mal. Le Gladius Mini a donc besoin d’un fil. Celui fourni avec l’exemplaire que j’ai testé mesure 100 mètres. C’est une belle distance, qui correspond par ailleurs à la profondeur maximale de plongée. Je n’ai pas eu l’occasion, dans les étangs de région parisienne, de dépasser les 6 mètres de profondeur. Ce câble, d’un diamètre de 5 mm, mesure 37 x 19 x 7 cm… environ, selon que vous prenez la peine de le rembobiner soigneusement, ou rapidement sur le terrain. Le câble est enroulé sur une base en plastique, dépourvue de manivelle. Il faut donc de l’huile de coude pour le dérouler et l’enrouler ! Quand on le sort de l’eau à température hivernale, on rechigne à prendre du temps pour bien l’enrouler. Le manuel indique que la Gladius Mini fonctionne avec des températures de -10° à 60°.

Basique

Le câble et son enrouleur pèsent 1,803 kilo, un poids à rajouter à celui du sous-marin en lui-même. Le tout tient dans le même sac à dos grand format. D’un côté de ce câble, il y a le Gladius Mini. De l’autre, c’est le relais wifi. Il s’agit d’un petit boitier de 15 x 10,7 x 4,2 cm, qui pèse 319 grammes. Il dispose de sa propre batterie, une Lipo 3S de 2500 mAh non amovible. Sur le dessus sont affichées 4 LED. A l’avant, c’est la prise pour le câble, la même que sur le Gladius Mini, ainsi qu’un bouton indiqué Reset. Sur le côté, protégés par une languette en caoutchouc, se cachent un emplacement pour une carte mémoire et une prise HDMI. Sous le relais wifi, on trouve un interrupteur on/off. C’est lui qui allume et éteint le sous-marin.

La radiocommande ?

Oubliée, la manette de jeu du Gladius Advanced, celle du Gladius Mini est beaucoup plus sympa, jaune comme le sous-marin et son câble. Elle est sobre, avec 2 joysticks, 2 boutons et un interrupteur sur le dessus. A l’arrière, sous les index (si vous pilotez avec les pouces) ou les majeurs (si vous pilotez en pinçant les joysticks), on trouve un bouton pour démarrer un enregistrement d’image, un autre pour passer de photo à vidéo et vice-versa, et deux molettes. L’une pour régler l’intensité des LED-phares, et l’autre pour piloter l’inclinaison du Gladius Mini. Un support amovible permet de placer un smartphone ou une tablette. Petite, puisque la pince s’écarte de 18,5 cm. Cette radiocommande fonctionne en Bluetooth.

On récapitule ?

Le Gladius Mini est relié par un long câble à la station relais wifi. Laquelle communique avec votre smartphone sans fil, en wifi. Votre smartphone est connecté à la radiocommande, sans fil, en Bluetooth. Ce qu’il faut savoir ? La station relais wifi n’émet pas très loin, 10 mètres selon le manuel, il est recommandé de rester juste à côté d’elle sous peine de perdre la liaison. Elle n’est par ailleurs pas waterproof, il faut donc veiller à ce qu’elle ne soit pas attirée dans l’eau lorsque le Gladius tire sur son câble. La méthode la plus simple consiste à placer le pied sur le câble ou l’enrouleur.

Avant le premier démarrage

Il faut télécharger l’application IF.Dive sur l’AppStore pour iOS et sur Google Play pour Android. Pour charger le Gladius et le relais wifi, il faut utiliser le chargeur secteur dans la boite. Il est donc nécessaire de les charger l’un après l’autre. La prise de charge est la même que celle du câble de liaison. Comptez 2 heures pour une pleine charge du Gladius Mini, et 1 heure pour le relais wifi. Quand tout est prêt, il suffit de connecter le câble au Gladius Mini et au relais wifi. Une fois l’interrupteur du relais allumé, le Gladius produit un son caractéristique de l’initialisation des ESC. La première LED du relais correspond à l’état de la batterie du relais : bleu tout va bien, jaune quand elle faiblit, rouge quand la charge est critique. La LED suivante indique une connexion wifi en 2,4 GHz, celle d’après le 5,8 GHz.

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9 COMMENTAIRES

  1. L’avantage aussi c’est que la DGAC ne vous tombera pas sur le dos ..
    Pour les étangs privés n’oubliez pas de demander l’autorisations des propriétaires …
    Quant aux gilets ils apprécieront la couleur de l’engin …
    Je sors 🙂

  2. Fracnk bah tu t’es trompé mon ami….
    Franck c’est mieux, mais pas grave, ce fut un honneur de participer.

  3. Merci Fred pour cet essai. Superbe vidéo, qui fait rêver en nous plongeant (!) immédiatement dans un univers phantasmagorique. Elle induit le calme, au contraire de l’excitation du Fpv Racing. Petit changement qui fait du bien de temps en temps. J’ai tout autant apprécié l’adéquation avec ton choix de musique. Tes rencontres semi-fortuites avec les habitants de l’étang, quel plaisir.

  4. idéalement faudrait une station relais flotante qui transmettrai avec la techno OcuSync

    Pour partir en plongée ce serai génial de repérer des site et faire un parcours pour préparer des plongée sans la contrainte d’eloignement.
    En plus en mer ou sur un lac, 0 obstacle, ideal

    Y a pas un constructeur qui l’a fait ou voudrait le faire

  5. @ FPV_67 : Vu que l’état a mis en place une gouvernance sur un schéma national “eau” par arrêté du 19 octobre 2018, avec le site https://www.eaufrance.fr en support, on peut s’attendre à des rapports circonstanciés de groupes d’influence et à une p’tite vague de restrictions réglementaires à venir…

  6. @Fred : Lol et bientôt des brochets dressés à couler les Gladius trop téméraires, entraînés par les plongeurs d’élite de la marine nationale 👇

  7. Hélas … je confirme une peu ce que tu entrevois Fred, à savoir une réglementation qui va pas tarder à pointer le bout de son nez …

    Etant particulièrement intéressé par ce genre de “drones” sous-marins depuis près d’un an, j’ai eu l’occasion de partager une discussion avec une très haute autorité de la Marine (Préfecture Maritime) sur ce sujet et il m’a expliqué qu’une réglementation allait se mettre en place (pour l’instant, ils ont réglementé l’usage des sous-marins habités civils car il en existe déjà quelques uns qui proposent ce genre de service).

    Je suis le sujet de très très prés et si je vois sortir un truc je ne manquerai pas de vous en informer….

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