Helsel Gladius Mini, le test

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Liaisons sans fil

La dernière LED du relais wifi indique l’état de la connexion filaire avec le Gladius. Vous pouvez choisir le 2,4 GHz ou le 5,8 GHz en appuyant sur le bouton Reset du relais wifi. Préférez le 2,4 GHz pour un retour plus fluide, avec une meilleure portée entre le relais wifi et le smartphone, mais avec une moins bonne définition d’image. Préférez le 5,8 GHz pour une meilleure définition à l’écran, au prix d’une moins bonne fluidité et d’une portée plus réduite. Une fois les connexions établies, l’application IF.Dive affiche le retour vidéo et l’interface de pilotage. Il est temps de placer le Gladius Mini à l’eau !

Démarrage

Vous pouvez utiliser le câble pour descendre le Gladius Mini dans l’eau, il est prévu pour une traction de plusieurs dizaines de kilos. L’appareil flotte quelques secondes, puis de l’eau pénètre à l’intérieur par les « branchies », des ouvertures pratiquées dans la coque. La méthode permet sans doute d’amortir les mouvements et de stabiliser naturellement la machine. Elle reste à flotter juste sous la surface de l’eau. Il est recommandé d’attendre un peu avant d’armer (« unlock ») les moteurs. Pour cela, il faut appuyer sur le bouton droit de la radiocommande ou sur l’icône de IF.Dive. Les hélices se mettent à tourner. Initiez tout de suite une plongée pour éviter de faire du bruit : il projette l’eau dans un gargouillis un peu désagréable.

Sensations de pilotage

Le Gladius Mini répond bien aux commandes, avec une vivacité étonnante. Par défaut, il est en vitesse M (Medium). Vous pouvez passer en L (Low) pour naviguer avec précision, sans à-coups et de manière stable. Mais s’il y a un peu de courant, il faudra repasser en M. La vitesse H (High) permet d’accélérer beaucoup plus. Attention, les virages en H peuvent conduire à déséquilibrer l’appareil. Rien de grave, sa centrale inertielle le remet d’aplomb, mais il est incontrôlable pendant quelques secondes. Le Gladius Mini dispose de deux fonctions fort pratiques. La première, appelée Stabilize, permet de conserver l’appareil d’aplomb automatiquement, autant que possible. La seconde est Depth-Lock : elle fige le sous-marin à la profondeur à laquelle il évolue…

Le résultat ?

Une fois sous les 50 cm d’eau, l’appareil ne bouge presque plus, conservant son assiette. Il reste aussi entre 2 eaux, sans monter ni descendre. Attendez-vous tout de même à quelques oscillations, la profondeur ne semble pas toujours mesurée de manière exacte. Mais les outils de stabilisation du Gladius Mini sont efficaces. Ils permettent des « vols » propres au-dessus des fonds, suffisamment stables pour que les vidéos soient agréables à regarder. A noter que le câble n’influence que très peu la navigation – sauf si bien sûr il se prend dans des obstacles

Plongée et inclinaison

L’un des points forts de l’appareil, c’est sa faculté à descendre à la verticale et de remonter – ce que ne pouvait pas faire son grand-frère le Gladius Advanced – lui devait avancer ou reculer avec de l’inclinaison pour plonger ou remonter. Un autre point fort de l’appareil, c’est sa gestion de l’inclinaison. Vous pouvez soulever l’avant ou l’arrière avec une molette. L’outil est efficace, parfait pour aller explorer le dessous d’une coque. Vous approchez du bateau, vous plongez à la verticale jusqu’à arriver sous la coque. Ensuite vous relevez l’avant du Gladius Mini pour que la caméra puisse inspecter le dessous de la coque.

Naviguer avec une inclinaison !

On peut même avancer et reculer avec une inclinaison, de 45° en positif ou négatif. On prend plaisir à parcourir un fond sous-marin avec la caméra pointée vers le bas. Ou à la relever pour capter les pattes d’une oie en course de décollage sur la surface de l’eau. L’appareil se débrouille pour maintenir sa profondeur quand on se déplace avec une inclinaison – et c’est bien pratique pour contrer les effets de la physique des fluides : il plonge naturellement quand on avance avec le caméra vers le bas. A noter que cela fonctionne parfaitement en vitesse L. En vitesse M, l’appareil a tendance à se remettre d’aplomb tout seul. Le maintien de la profondeur avec une inclinaison fonctionne mal en revanche en vitesse H.

L’interface de IF.Dive

Elle reprend plus ou moins celle de DJI GO 4, avec la même philosophie de placement des informations. Une réglette rappelle les réglages photo et vidéo, des icônes en haut à droite indiquent l’état des connexions et de la batterie. Le bas de l’écran est réservé aux informations de télémétrie : profondeur, température de l’eau, puissance des LED, angle par rapport au démarrage. On voit aussi une représentation 3D de l‘appareil qui permet de savoir, d’un coup d’œil, s’il pique du nez, ou s’il est orienté vers le haut. En haut de l’écran, on peut voir le cap en degrés. A gauche de l’écran, une icône donne accès à des fonctions supplémentaires comme la séparation de l’écran en 2 parties pour utiliser un masque FPV.

Les réglages photo

Les plus important sont sans doute ceux qui concernent les images. Il est possible de laisser le logiciel gérer les ISO, la balance des blancs, la tonalité, le contraste et la netteté, et c’est le plus simple. Mais à tout moment vous pouvez modifier ces réglages. De quoi changer une eau vert marais en bleu lagon ! En photo, la définition est unique : 4000 x 3000 pixels. Mais les images peuvent être stockées en Jpeg ou en DNG (RAW), ou les deux à la fois. On peut laisser la vitesse d’obturation en mode Auto, ou la modifier manuellement entre 0 et 50 millisecondes.

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9 COMMENTAIRES

  1. L’avantage aussi c’est que la DGAC ne vous tombera pas sur le dos ..
    Pour les étangs privés n’oubliez pas de demander l’autorisations des propriétaires …
    Quant aux gilets ils apprécieront la couleur de l’engin …
    Je sors 🙂

  2. Fracnk bah tu t’es trompé mon ami….
    Franck c’est mieux, mais pas grave, ce fut un honneur de participer.

  3. Merci Fred pour cet essai. Superbe vidéo, qui fait rêver en nous plongeant (!) immédiatement dans un univers phantasmagorique. Elle induit le calme, au contraire de l’excitation du Fpv Racing. Petit changement qui fait du bien de temps en temps. J’ai tout autant apprécié l’adéquation avec ton choix de musique. Tes rencontres semi-fortuites avec les habitants de l’étang, quel plaisir.

  4. idéalement faudrait une station relais flotante qui transmettrai avec la techno OcuSync

    Pour partir en plongée ce serai génial de repérer des site et faire un parcours pour préparer des plongée sans la contrainte d’eloignement.
    En plus en mer ou sur un lac, 0 obstacle, ideal

    Y a pas un constructeur qui l’a fait ou voudrait le faire

  5. @ FPV_67 : Vu que l’état a mis en place une gouvernance sur un schéma national “eau” par arrêté du 19 octobre 2018, avec le site https://www.eaufrance.fr en support, on peut s’attendre à des rapports circonstanciés de groupes d’influence et à une p’tite vague de restrictions réglementaires à venir…

  6. @Fred : Lol et bientôt des brochets dressés à couler les Gladius trop téméraires, entraînés par les plongeurs d’élite de la marine nationale 👇

  7. Hélas … je confirme une peu ce que tu entrevois Fred, à savoir une réglementation qui va pas tarder à pointer le bout de son nez …

    Etant particulièrement intéressé par ce genre de “drones” sous-marins depuis près d’un an, j’ai eu l’occasion de partager une discussion avec une très haute autorité de la Marine (Préfecture Maritime) sur ce sujet et il m’a expliqué qu’une réglementation allait se mettre en place (pour l’instant, ils ont réglementé l’usage des sous-marins habités civils car il en existe déjà quelques uns qui proposent ce genre de service).

    Je suis le sujet de très très prés et si je vois sortir un truc je ne manquerai pas de vous en informer….

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