JJRC H51 Rocket 360, le test

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Cet appareil ne suit pas la tendance des clones de Phantom et des clones de Mavic. Il se présente sous la forme d’une sorte de fusée, qui n’est pas sans rappeler le Roam-e de IoT Group (voir ici) ou le Sprite (voir là). Son principe ? Ses bras moteurs se soulèvent pour former un quadricopère. Sa caméra se trouve à sa base. Ca fonctionne ? Réponse dans ce test. Notez que le Rocket 360 de JJRC nous a été donné par la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Une vidéo

Tour du propriétaire

Bras pliés, le H51 Rocket 360 mesure 9,7 x 9,7 x 17,5 cm. Il suffit de relever les bras pour qu’ils soient fixés à l’horizontale. Un ergot permet de les débloquer pour les remettre en position de transport. L’ensemble est plutôt léger, avec 152,8 grammes sur la balance, batterie comprise, laquelle se trouve derrière un cache amovible. Il s’agit d’une Lipo 1S 3,7V de 1000 mAh et 30C, avec une prise JST rouge. Un bouton permet d’allumer et d’éteindre l’appareil, sans débrancher la batterie. L’appareil est doté de 4 pieds fixes. A la base du H51 Rocket 360 se trouve une caméra montée sur une charnière. Elle peut passer de 0° (à l’horizontale) à 90° vers le bas (verticale). Mais il faut choisir cet angle à la main avant de décoller, il n’y a pas de motorisation.

Les accessoires

Le H51 Rocket 360 est livré avec un chargeur pour la batterie, une version en câble USB. L’appareil se pilote avec une application sur smartphones iOS et Android, via le wifi. Il faut donc la télécharger avant de décoller. Vous n’aimez pas piloter avec un smartphone ? JJRC fournit aussi une radiocommande, plutôt grand format. Ses deux joysticks sont au neutre, ce qui signifie que l’appareil est doté d’une gestion automatique de la hauteur. Elle nécessite 4 piles AA pour fonctionner. JJRC fournit aussi des protections d’hélices amovibles, à fixer avec une vis. Elles ajoutent 10,4 grammes à l’ensemble.

Premier décollage

Il faut pousser le joystick des gaz vers le haut, puis vers le bas pour armer l’appareil. Ensuite pousser les gaz démarre les moteurs, et les pousser encore fait décoller le H51 Rocket 360. La touche en haut à droite de la radiocommande automatise la procédure : une pression démarre les moteurs, une seconde fait monter l’appareil, une troisième le fait se poser. Une fois en l’air, il se positionne à environ 1 mètre 50 du sol… s’il en a envie. Car il a tendance à monter tout seul, jusqu’à atteindre le plafond en intérieur. Il suffit de le « calmer » en baissant la manette des gaz, mais c’est un peu gênant. Parfois il conserve bien sa hauteur, allez savoir pourquoi. Mais il reste rarement à la bonne hauteur pendant l’intégralité d’un vol. Le pilotage est assez simple, l’appareil répond bien et les mouvements sont doux.

Aller plus loin

Le bouton en haut à gauche permet d’augmenter les débattements une première fois, et donc de rendre l’appareil plus nerveux, puis une seconde. Il ne devient pas pour autant une bête de course… sauf pour la rotation sur lui-même (yaw). L’appareil tourne à grande vitesse… Pas facile d’en récupérer le contrôle si vous le laissez dériver ! Après un ou plusieurs crashs, le H51 Rocket 360 a tendance à dériver un peu trop. Dans ce cas, il faut un recalibrage. Il suffit de le poser à plat et de pousser le joystick de gauche en bas à gauche, le joytick de droite en bas à droite. La diode clignote : c’est fait !

Encore plus loin ?

Pour couper les moteurs en urgence, il faut appuyer sur la touche bas du pavé de gauche. Ou tout simplement retourner l’appareil à la main. Le mode Headless, qui permet de piloter le H51 Rocket 360 sans se préoccuper de son orientation, est à éviter. Il fonctionne mal… comme sur tous les appareils de ce type. Qui plus est cela donne de mauvaises habitudes de pilotage. Idem pour le Return to Home, bien trop capricieux pour qu’il soit possible de lui faire confiance. Une fonction amusante ? La touche gauche du pavé de gauche lance l’appareil dans une rotation très rapide. Avec une pression longue, il vole en cercle.

Les photos et les vidéos

Le logiciel sur smartphone affiche l’image de la caméra en temps réel. Enfin, pas tout à fait : la latence est très forte. Beaucoup trop, par exemple, pour envisager de piloter en immersion. L’enregistrement de vidéos est possible, elles sont stockées sur votre smartphone. Le résultat, ce sont des vidéos en 1280 x 720 pixels à 25 images par seconde. En pratique, le nombre d’images par seconde est bien inférieur, probablement à peine 20 fps. Le résultat est donc très saccadé. Qui plus est, l’image vibre beaucoup, en intérieur comme en extérieur. Vous l’aurez compris, les vidéos sont de qualité médiocre.

 

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6 COMMENTAIRES

  1. il devait faire vachement froid durant les essais car l’image tremble bcp 😀
    Le produit a Une Forme originale (et plus complexe qu’un quad traditionnel) et elle n’est même pas répercutée dans le prix, chapeau!

  2. Encore une fois la qualité de la vidéo est totalement rédhibitoire.
    Dommage, une machine bon marché avec une vidéo potable (inutile d’aller jusqu’à de la 4K 120fps…) pourrait faire un carton.

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