Nikko DRL Race Vision 220 FPV Pro, le test

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Le FPV racing est-il prêt à séduire le grand public ? Ce Race Vision 220 FPV Pro est distribué dans les boutiques en ligne grand public, dans les hypermarchés aussi, bien en vue parmi les innombrables jouets de Noël. « FPV Pro » ? Sticker « Jouet de l’année 2017 » sur la boite ? La barre est haute. D’autant que la vidéo promotionnelle qui tourne sur les réseaux sociaux montre des courses à grande vitesse et à renforts de LED, celles de la ligue DRL américaine. Ce « drone de course », c’est marqué sur la boite, serait-il le premier racer très grand public, à placer entre toutes les mains ? Réponse dans cette chronique.

Une vidéo

Tour du propriétaire

La boite de ce multirotor du constructeur Nikko est imposante. Il faut dire qu’elle contient tout ce qu’il faut pour voler en immersion : l’appareil, sa radiocommande et un masque d’immersion pour profiter du retour vidéo. Intéressant… Les dimensions du Race Vision 220 FPV Pro sont assez imposantes : sa diagonale de moteur à moteur est de 22 cm, mais il mesure 31,5 x 31,5 x 5,5 cm – en partie en raison de la présence de protections d’hélices. C’est un engin équipé de moteurs brushed. Déception, donc, puisque les racers de la DRL ont en commun de puissants moteurs brushless. Ces moteurs et leurs engrenages sont enfermés dans des cages, bien protégés. Ils entrainent des hélices de 5 pouces fixées avec une vis. La structure de l’appareil est en nylon avec des bras moteurs un peu flexibles. De quoi leur assurer, probablement, une résistance aux chocs.

Suite du tour

A l’avant se trouve une caméra orientable à la main entre 0° (à l’horizontale) et 45°. A l’arrière se trouve une diode. Le carénage est habillé aux couleurs de la DRL, la marque Nikko s’effaçant même pour n’être représentée que par la lettre N. Sous l’appareil se trouve la batterie, un modèle propriétaire avec un connecteur inhabituel. C’est une Lipo 2S 7,4V de 500 mAh. Pas de chargeur dans la boite, Nikko fournit un simple câble microUSB vers USB. Il faut le brancher sur la prise qui se trouve juste à côté de la batterie. Un interrupteur permet d’allumer ou éteindre le multirotor sans retirer la batterie.

Et puis…

Le tout pèse 167,5 grammes, dont 33,7 grammes de batterie. Il n’y a aucune antenne visible, ni pour les commandes en 2,4 GHz ni pour le retour vidéo en 5,8 GHz : tout est à l’intérieur. Sans surprise, la radiocommande ressemble à une manette de console de jeux. Les joysticks, en mode 2 (gaz à gauche) et les boutons ont un aspect très plastique, pas très engageant. Elle nécessite 4 piles AA, qui sont fournies dans la boite. Le dispositif livré dans la boite pour visionner le retour vidéo en temps réel est un masque doublé d’un récepteur 5,8 GHz. Un bon point : on aurait pu craindre l’usage d’une technologie wifi, comme sur de nombreux jouets. Le 5,8 GHz assure une latence réduite compatible avec des vols nerveux et en présence d’obstacles.

Fin du tour

Ce masque est assez imposant : il mesure 22 x 16 x 10 cm. Il est composé d’une partie support en plastique qui pèse 295 grammes et d’un écran de 246 grammes, pour un total de 541 grammes. C’est lourd ! L’écran peut être utilisé clipsé sur la radiocommande avec l’aide d’une pince, ou être fixé sur le masque pour de meilleures sensations d’immersion. Il mesure 4,2 pouces de diagonale. Il faut 4 piles AA pour l’alimenter, elles sont fournies dans la boite. L’écran se règle avec plusieurs boutons, mais on note la présence d’un connecteur microSD à sa base. Bonne nouvelle : il est doté d’un enregistreur de vidéos (DVR). A la base, on trouve aussi un pas de vis pour monter l’écran sur un support de type trépied.

Avant de décoller

Comme d’habitude, je décolle en vol à vue pour vérifier le comportement de l’appareil. La radiocommande permet deux réglages. Le premier se configure avec l’ergot accolé au joystick de droite, noté « 1 », « 2 » et « 3 ». Il correspond aux débattements : les commandes sont douces en « 1 », nerveuses en « 3 ». Le second est noté « N », « A » et « P », sur le joystick de gauche. Puisque le Race Vision 220 FPV Pro est un racer, on en déduit logiquement qu’il s’agit des classiques modes « Angle » (stabilisé), « Horizon » (stabilisé avec possibilité de pirouettes) et « Acro » (non stabilisé). Je choisis le mode « 1 » et « N ». Pour armer l’appareil, il faut procéder comme avec les multirotors jouets : pousser le joystick des gaz à fond et le ramener, puis ensuite pousser les gaz doucement pour lancer les moteurs.

Premier décollage

Le Race Vision 220 FPV Pro répond bien à la poussée de gaz, mais on est loin d’un appareil de type brushless. Pas de souci pour les gaz ni la profondeur, mais en revanche le yaw est à droite et le roll à gauche ! Ce n’est donc pas un mode 2, comme on pourrait s’y attendre, mais un mode 4. C’est très surprenant… et tout bonnement inutilisable quand on a ses habitudes en mode 2. Mais alors, le Race Vision 220 FPV Pro serait-il uniquement en mode 4 ? Non ! car en choisissant le mode « A », les commandes sont bel et bien en mode 2. Ce n’est donc pas un pilotage « Horizon » comme on pourrait s’y attendre, mais un mode « Angle » totalement stabilisé. Passez l’ergot sur « P » désactive en revanche la stabilisation, on passe en mode Acro.

Pour résumer

Vous êtes perdu ? Récapitulons : « N » est un mode 4 stabilisé, « A » est un mode 2 stabilisé, « P » est un mode 2 non stabilisé. Les réglages des débattements « 1 », « 2 » et « 3 » permettent de passer d’un appareil très doux à une machine qui prend beaucoup d’inclinaison. Que ce soit en modes stabilisés ou Acro, le Race Vision 220 FPV Pro a tendance à déraper dans les virages, même en s’efforçant de bien mixer et doser yaw et roll. Le comportement est très semblable à celui de l’Alias de Traxxas, si vous avez connu cet appareil, mais avec moins de puissance moteur.

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15 COMMENTAIRES

  1. Nikko c’est les voitures 🙂 mais tout ce qui vol c’est pas leur truc. 🙁 .. Je parle d’expérience vécue sur un hélico, pourtant prometteur qu’ils avaient en vente et que ne volait pas malgré une pub alléchante…

  2. Ce n’est pas étonnant, Nikko a toujours fait de la publicité “mensongère” (super bien réalisé) sur ces produits, ventant des capacités ne pouvant être atteinte par leurs produits qui des fois ne vol même pas (expérience vécue avec un avion et un hélicoptère de chez eux).

  3. Nikko est une marque de Jouet rappelons-le,
    pour une fois qu’il ont fait quelque chose qui vol plus de 5 min.

  4. “Si le pilote n’accroche pas à la discipline, la dépense était contenue. S’il devient passionné d’immersion, il suffit investir dans un matériel plus évolué.”

    Bien dit 😉

  5. ++lego37
    Niklo = jouet!! J’ai eu qques voitures étant gosse, j’ai eu un choque a ma première thermique!

    Vous avez déjà vu des Playmobil qui parlent ou de transformer qui qui se transforment…..? Toutes les pub de jouet sont mensongères a nos yeux d’adulte, en plus de discourir a l’impératif.

  6. Je réagi un peu tardivement mais il y’a quand même de trés bonne idées sur ce jouet! A quand un drone RTF de meilleure qualité avec un masque qui se transforme en écran, plug and play sur la telecommande et fourni avec un cable + simulateur ?

    Pour moi le combo parfait pour débuter, on y est presque avec eachine mais je trouve regretable de ne pas pas pouvoir séparer l’écran du masque, pour pouvoir faire profiter toute la famille de ces premiers vols 🙂

  7. Dommage qu’il ne soit pas proposé dans un combo avec un drone, mais peut être que le prix est un peu elevé pour faire un pack debutant pas cher 🙂

  8. Bonjour,
    Nous avons acheté un drone DRL 115, nikko a notre fils pour Noel. Une fois déballé, nous avons suivi les conseils de la notice, mais impossible de réaliser la liaison entre l’appareil et la télécommande … Grosse déception…Impossible de faire marcher l’appareil. Pouvez-vous nous aider. Merci.

  9. @ Flore : En procédure normale, il faut placer le drone à plat et l’allumer. Ensuite allumer la radiocommande. La diode flashe lentement pour indiquer que l’appairage est fait. Pousser la manette des gaz (gauche) vers le haut puis vers le bas pour armer, et décoller dans les 5 secondes.
    Si l’appairage ne se fait pas, allumer le drone et le laisser un peu plus d’une minute avant d’allumer la radiocommande.
    J’espère que ça donnera un résultat !

  10. Merci beaucoup Fred pour votre réponse si rapide.
    Nous avons essayer, votre deuxième solution (en allumant le drone et en le laissant plus d’une minute avant d’allumer la télécommande) mais rien n’y fait. Le drone reste désespéramment immobile.
    Concrètement, lorsqu’on allume le drone, télécommande éteinte, ce dernier clignote rapidement. Lorsqu’on allume la télécommande, il se met a clignoter lentement. Ensuite, l’activation de la manette (de gauche) vers le haut, puis vers le bas, ne produit absolument aucune réaction de l’appareil. De même que n’importe quelle autre action de la télécommande.
    Merci à vous, je pense que nous allons aller le changer demain……En espérant qu’un autre appareil ne nous fasse pas la même chose 🙁 …

  11. Pour 50€ de plus on a un FatShark 101.
    C’ Pas la même bête. On a pas l’enregistrement mais on a le simulateur DRL qui est vraiment gratuit. Une télécommande très agréable, un masque fpv avec une belle image et surtout un drone puissant avec trois mode pour l’apprentissage.

  12. Il est bien mais il ne va pas très loin(50m) et il n’a pas beaucoup d’autonomie(10min). Mais j’en suis très content!!!!!!!!!!

  13. Bonjour,
    J’ai achetè 2 drones or la synchronisation ne se fait pas.
    Les drones restent immobiles. Y a t il un hotline? Que faire? Je l ai acheté au mois de juin donc plus de garante. Merci de votre aide

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