Nikko DRL Race Vision 220 FPV Pro, le test

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Points de détail

Il n’y a pas de touches de trims sur la radiocommande, mais la fonction est tout de même accessible. Il faut appuyer sur la touche A pour basculer dans un mode qui transforme les joysticks en trims temporaires. Il est possible de réaliser des tonneaux et des loopings en mode Acro, en sachant qu’il est préférable de prendre de la hauteur à cause de reprises un peu faibles. Mais Nikko propose d’autres outils pour passer des figures de voltige, quel que soit le mode de pilotage. Elles sont déclenchées avec les 4 boutons à l’avant de la radiocommande, associés à des mouvements des joysticks. Amusant, mais simple dans la mesure où il n’y a rien à faire de spécial, tout est automatisé.

En immersion ?

Le Race Vision 220 FPV Pro est équipé d’une caméra d’un angle de 130°, couplée à un émetteur 5,8 GHz. L’émetteur à bord est calé sur la plage de fréquences Raceband d’ImmersionRC, limitée aux fréquences autorisées en France (et en Europe). A savoir le RB3 (5732 MHz), RB4 (5769 MHz), RB5 (5806 MHz) et RB6 (5843 MHz). Ce qui signifie que 4 pilotes de Race Vision 220 FPV Pro peuvent voler simultanément avec chacun leur retour vidéo. Pour passer d’une fréquence à l’autre, il suffit d’une pression sur la touche B de la radiocommande. La LED à l’arrière de l’appareil change de couleur pour en témoigner. La puissance d’émission est probablement fixée à 25 mW.

Et en pratique ?

L’écran livré dans la boite intègre un récepteur 5,8 GHz capable de recevoir les 4 fréquences Raceband. Pour passer de l’une à l’autre, il suffit d’une pression sur le bouton de gauche. Notez qu’une pression longue permet d’avoir accès à la réception de l’intégralité des 8 fréquences Raceband. Pratique si vous voulez suivre les vols d’un autre appareil que le votre. Un bouton à l’arrière accompagné par des touches + et – permet de régler la luminosité, le contraste, la couleur et de vérifier l’état des piles. Un dernier bouton permet de lancement l’enregistrement de la vidéo… Voilà une bonne nouvelle : l’écran est en mesure de stocker la vidéo filmée à bord et l’appareil, telle que reçue au sol.

Que vaut le retour vidéo ?

L’écran est plutôt agréable, lumineux, suffisamment en tous cas pour être visible même avec du soleil. On voit encore mieux lorsque l’écran est clipsé dans le masque, malgré les parties en plastique rouge qui laissent passer la lumière. A notez que ce masque ne permet pas de porter des lunettes correctrices de la vue, mais qu’il dispose d’un outil pour régler la distance de l’œil par rapport à l’écran. L’image est classique du 5,8 GHz : la définition est médiocre, il y a des parasites, mais la latence est très faible. Cela permet de piloter de manière nerveuse en espérant réussir à éviter les obstacles !

Déception

Pourtant on note d’autres soucis avec le Race Vision 220 FPV Pro piloté en immersion. L’image est agitée par un Jello assez fort, même en l’absence de vent. Il est sans doute du aux bras moteurs flexibles. Qui plus est, la portée est limitée à une cinquantaine de mètres à peine. Au-delà, les parasites sont trop nombreux pour continuer à piloter. On doit sans doute ce souci à l’usage d’antennes inadaptées et confinées sous le plastique, celui du carénage pour le multirotor, celui de l’écran pour le récepteur.

D’autres défauts

Avec son demi kilo, le masque est vraiment lourd. Malgré les sangles larges, on ressent assez vite de la fatigue. Pas question de voler pendant plusieurs heures. A cela s’ajoute une consommation assez élevée : les piles AA livrées dans la boite seront vides en quelques vols à peine. Evitez les piles classiques, vous risquez d’y passer vos économies. Préférez un jeu de piles rechargeables. L’enregistrement des vidéos, sur une carte microSD de 4 Go (fournie) est bien pratique… en théorie. Car le résultat est très décevant, pour ne pas dire inutilisable. Non seulement les fichiers peinent à être lus avec des logiciels classiques parce que « non finalisés », mais ils sont stockés dans une définition de 720 x 240 pixels !

Pourquoi ?

Format des vidéos enregistrées par le masque.

Sans doute parce que l’électronique du récepteur vidéo et du DVR ne permet pas de gérer plus de points. Le résultat, c’est une image écrasée, dont il faut modifier le ratio pour être visualisée correctement. Le nombre d’images par seconde est de 60, du moins dans le format des fichiers. Mais à l’œil, ce n’est pas flagrant. Pourtant il y a pire encore ! L’enregistreur ne stocke que les images correctes, et « oublie » celles pour lesquelles la réception n’est pas optimale. Le résultat, ce sont des vidéos sans les parasites habituels, mais accélérées à la Benny Hill puisque expurgées de toutes les images incorrectes. C’est tout simplement impossible à visualiser ! L’écran et sa fonction DVR étaient prometteurs, mais le résultat est très décevant.

Solidité, autonomie ?

Le faible poids du Race Vision 220 FPV Pro lui permet d’éviter la casse en cas de crash, mais les bras flexibles ont leurs limites. Les réparer est assez difficile dans la mesure où la colle tient mal, même en bricolant une attelle. Les hélices, en revanche, n’ont pas bronché malgré plusieurs crashs. Les protections d’hélices ont fait leur boulot ! L’autonomie est de 7 minutes environ. En fin de batterie, le Race Vision 220 FPV Pro peut toujours être armé et décoller, mais les autres commandes ne réagissent plus. Il faut être vigilant à ce moment-là, l’absence de contrôle se termine généralement par un crash.

Notice

La notice indique que le Race Vision 220 FPV Pro est prévu pour voler en extérieur, exclusivement. Mon expérience montre ce n’est possible qu’en l’absence de vent. Il n’est pas non plus prévu pour voler en appartement ou en maison, mais il est clairement adapté à des vols en gymnase, en intérieur donc. La notice, puisque j’en parle, ne fait pas la moindre mention à la réglementation française. Dommage, cet appareil y est soumis comme les autres, un rappel même succinct des 10 points de la notice de loisir aurait été bienvenu.

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15 COMMENTAIRES

  1. Nikko c’est les voitures 🙂 mais tout ce qui vol c’est pas leur truc. 🙁 .. Je parle d’expérience vécue sur un hélico, pourtant prometteur qu’ils avaient en vente et que ne volait pas malgré une pub alléchante…

  2. Ce n’est pas étonnant, Nikko a toujours fait de la publicité “mensongère” (super bien réalisé) sur ces produits, ventant des capacités ne pouvant être atteinte par leurs produits qui des fois ne vol même pas (expérience vécue avec un avion et un hélicoptère de chez eux).

  3. Nikko est une marque de Jouet rappelons-le,
    pour une fois qu’il ont fait quelque chose qui vol plus de 5 min.

  4. “Si le pilote n’accroche pas à la discipline, la dépense était contenue. S’il devient passionné d’immersion, il suffit investir dans un matériel plus évolué.”

    Bien dit 😉

  5. ++lego37
    Niklo = jouet!! J’ai eu qques voitures étant gosse, j’ai eu un choque a ma première thermique!

    Vous avez déjà vu des Playmobil qui parlent ou de transformer qui qui se transforment…..? Toutes les pub de jouet sont mensongères a nos yeux d’adulte, en plus de discourir a l’impératif.

  6. Je réagi un peu tardivement mais il y’a quand même de trés bonne idées sur ce jouet! A quand un drone RTF de meilleure qualité avec un masque qui se transforme en écran, plug and play sur la telecommande et fourni avec un cable + simulateur ?

    Pour moi le combo parfait pour débuter, on y est presque avec eachine mais je trouve regretable de ne pas pas pouvoir séparer l’écran du masque, pour pouvoir faire profiter toute la famille de ces premiers vols 🙂

  7. Dommage qu’il ne soit pas proposé dans un combo avec un drone, mais peut être que le prix est un peu elevé pour faire un pack debutant pas cher 🙂

  8. Bonjour,
    Nous avons acheté un drone DRL 115, nikko a notre fils pour Noel. Une fois déballé, nous avons suivi les conseils de la notice, mais impossible de réaliser la liaison entre l’appareil et la télécommande … Grosse déception…Impossible de faire marcher l’appareil. Pouvez-vous nous aider. Merci.

  9. @ Flore : En procédure normale, il faut placer le drone à plat et l’allumer. Ensuite allumer la radiocommande. La diode flashe lentement pour indiquer que l’appairage est fait. Pousser la manette des gaz (gauche) vers le haut puis vers le bas pour armer, et décoller dans les 5 secondes.
    Si l’appairage ne se fait pas, allumer le drone et le laisser un peu plus d’une minute avant d’allumer la radiocommande.
    J’espère que ça donnera un résultat !

  10. Merci beaucoup Fred pour votre réponse si rapide.
    Nous avons essayer, votre deuxième solution (en allumant le drone et en le laissant plus d’une minute avant d’allumer la télécommande) mais rien n’y fait. Le drone reste désespéramment immobile.
    Concrètement, lorsqu’on allume le drone, télécommande éteinte, ce dernier clignote rapidement. Lorsqu’on allume la télécommande, il se met a clignoter lentement. Ensuite, l’activation de la manette (de gauche) vers le haut, puis vers le bas, ne produit absolument aucune réaction de l’appareil. De même que n’importe quelle autre action de la télécommande.
    Merci à vous, je pense que nous allons aller le changer demain……En espérant qu’un autre appareil ne nous fasse pas la même chose 🙁 …

  11. Pour 50€ de plus on a un FatShark 101.
    C’ Pas la même bête. On a pas l’enregistrement mais on a le simulateur DRL qui est vraiment gratuit. Une télécommande très agréable, un masque fpv avec une belle image et surtout un drone puissant avec trois mode pour l’apprentissage.

  12. Il est bien mais il ne va pas très loin(50m) et il n’a pas beaucoup d’autonomie(10min). Mais j’en suis très content!!!!!!!!!!

  13. Bonjour,
    J’ai achetè 2 drones or la synchronisation ne se fait pas.
    Les drones restent immobiles. Y a t il un hotline? Que faire? Je l ai acheté au mois de juin donc plus de garante. Merci de votre aide

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