JJRC H66 Christmas Egg, le test

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Le H66 de JJRC est un œuf. Pas n’importe lequel ! Un œuf de Noël. Après tout, pourquoi pas. Vivement le sapin (volant) de Pâques ! Plus sérieusement, peu importe la symbolique vue depuis la Chine, le principal est de savoir si cette « chose » vole correctement et vaut son prix. Notez que ce H66 nous a été donné par la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Une vidéo

Tour du propriétaire

Pourquoi un œuf ? Sans doute parce que JJRC essaie de surfer sur l’œuf volant de PowerVision, le PowerEgg (voir ici). Le principe est le même pour les deux appareils : ce sont des quadricoptères avec des hélices inversées montées sur des bras repliables, et une caméra à bord. Les similitudes s’arrêtent là ! Car le PowerEgg est un engin de grande taille, celle d’un œuf d’autruche, alors que le H66 est à peine plus gros qu’un œuf de poule. Ses dimensions sont de 5,5 cm de diamètre pour 7,9 cm de hauteur lorsque ses bras sont repliés. Un bouton à la base de H66 permet de déplier les 4 bras d’un coup. Ils se relèvent automatiquement pour dévoiler 4 hélices inversées. L’appareil mesure alors 10,5 cm de diamètre. Il suffit de pousser les bras et d’aligner les hélices pour les replier. Mais ils ne tiennent pas très bien en place : ils ont tendance à se relever tout seuls.

Suite du tour

L’œuf dispose d’un support à 4 pieds à sa base, indispensable pour qu’il ne tombe pas. On note l’objectif d’une caméra à mi-hauteur, et un bouton on/off sur le dessus. On y trouve aussi un connecteur pour la recharge de la batterie. JJRC fournit pour cela un câble USB. La batterie est une Lipo 1S 3,7V de 300 mAh placée à l’intérieur de l’œuf, non amovible. Pour piloter le H66, vous pouvez utiliser votre smartphone en wifi. Mais JJRC fournit aussi une radiocommande sous la forme d’une sorte de Nunchuk de Nintendo. Le même, exactement, que celui fourni avec le E56 de Eachine (voir le test ici). Elle requiert 2 piles AAA.

Premier décollage

Une fois le H66 allumé, il crée un point d’accès wifi auquel il faut connecter son smartphone. Puis il faut lancer l’application dédiée, disponible pour iOS et Android. Pour ma part, celle d’Eachine pour le E56 a fonctionné parfaitement ! Il est possible de piloter l’appareil avec le smartphone, mais je ne suis pas à l’aise avec ce mode de fonctionnement. Je me suis donc cantonné à afficher le retour vidéo en temps (presque) réel sur le smartphone. Mais pour le pilotage, je me suis tourné avec la radiocommande. Poussez le joystick vers le haut, vers le bas, faites une pression dessus : les hélices se mettent à tourner. Poussez le joystick vers le haut : il décolle !

La stabilité ?

Il monte assez vite, sans effort et s’arrête lorsque vous relâchez le joystick. Il arrive qu’il redescende d’une vingtaine de centimètres avant de stabiliser sa hauteur. Parfois, mais pas toujours. Ce n’est pas très rassurant, pourtant le baromètre altimétrique du H66 est plutôt efficace. A part ces soucis parfois observés au décollage, il maintient l’appareil à une hauteur constante de manière satisfaisante. Il tient plutôt bien le vol stationnaire, d’ailleurs, avec peu de dérive. Le pilotage avec la radiocommande est assez intuitif. Il permet à ceux qui n’ont jamais piloté de se débrouiller rapidement. Comment ? Il suffit d’incliner la radiocommande pour que le H66 suivre ses mouvements. Simplet et efficace. Les commandes sont plutôt souples, et l’œuf répond bien aux sollicitations.

Aller plus loin ?

On prend vite confiance dans le mode de pilotage. Pour aller plus vite, il suffit d’une pression sur la gâchette de la radiocommande pour augmenter les débattements. Et une seconde pour les débattements au maximum. Le H66 ne devient pas un missile, mais il permet de bien s’amuser en intérieur ou dans un jardin. S’il n’y a pas de vent, bien sûr. Car le poids de l’engin, 45,9 grammes, ne lui permet pas d’affronter des bourrasques, même petites. La radiocommande permet aussi de recalibrer le H66 (pression longue sur le bouton de droite), d’allumer ou éteindre les diodes à bord (bouton de gauche), d’activer le mode Headless (bouton du haut) et de couper instantanément les moteurs (bouton du bas).

Photos et vidéos ?

La caméra capture ses images en 1280 x 720 pixels. Une définition correcte, mais la qualité des images est très moyenne. En photo, il faut une lumière assez forte pour éviter un effet de flou. En vidéo, l’enregistrement h.264 à 25 images par seconde en 16:9 est passable. Les couleurs sont assez bien respectées, mais les vidéos sont très agitées en l’absence de stabilisation, mécanique comme numérique. Les 25 images par seconde ne sont pas toujours là ! Dans la mesure où la vidéo est enregistrée au sol, sur le smartphone, les interférences et l’augmentation de la distance font perdre des images. On a parfois l’impression d’assister à un slideshow. Dommage !

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1 commentaire

  1. JJRC aurait pu prévoir un anneau sur le dessus pour le pendre au sapin 😉
    Un chouette petit cadeau pour un gamin… et comme d’hab, bon test 🙂

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