Parrot Bluegrass

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La famille des drones professionnels de Parrot accueille un nouveau membre : voici le Bluegrass. Comme à son habitude, le constructeur français utilise le nom d’un genre musical pour nommer ses appareils. Le bluegrass est une variante de la musique country… Ce n’est pas un hasard, ce nouveau drone est destiné à un usage en milieu agricole. Il s’agit d’un quadricoptère de 1,9 kilo équipé de 2 caméras, une frontale en Full HD pour les prises de vues et, surtout, le retour vidéo en temps réel pour la surveillance, et un capteur multispectral Parrot Sequoia pour analyser les terrains et les cultures.

L’équipement à bord

Le Bluegrass est capable de cartographier jusqu’à 30 hectares à une hauteur de 70 mètres, avec une seule batterie, soit environ 25 minutes de vol. Il est capable de voler à plus basse altitude pour les travaux qui requirent une meilleure définition des images. Le Sequoia photographie la végétation dans 4 bandes spectrales : le vert (500 nm), le rouge (660 nm), l’infrarouge « red edge » (735 nm) et le proche infrarouge (790 nm). A cela s’ajoutent un capteur d’ensoleillement qui permet d’établir un historique des conditions d’exposition, une mémoire de 64 Go pour stocker les données et un enregistreur de cartes microSD.

Côté logiciel

L’appareil s’appuie sur la solution Pix4Dcapture qui planifie automatiquement les vols et sur le traitement des données Airinov First+. Les vols sont automatisés, mais le contrôle est tout de même assuré par la radiocommande Skycontroller 2 (qui accompagne déjà le Bebop 2, le Bebop 2 Power et la Disco). Le Bluegrass sera disponible en novembre 2017 chez les revendeurs de drones professionnels, chez les distributeurs de matériel agricole et sur le site de Parrot pour environ 5000 € (hors taxes). Il est fourni avec un sac de transport, le Skycontroller 2, 3 batteries, 2 chargeurs, 1 an de licence Airinov First+ et 1 mois d’accès à Pix4D.

Réglementation ?

Le monde de l’agriculture attend toujours avec impatience un scénario “S-0”, en complément des S-1 à S-4, qui pourrait faciliter la pratique de vols professionnels manuels ou automatiques, sur des domaines privés, sans devoir attendre des autorisations ou le déplacement de prestataires pilotes. Car lorsqu’il faut décoller pour un diagnostic, m’ont rapporté des agriculteurs, c’est souvent dans l’urgence dictée par les conditions météo. C’est-à-dire dans l’heure…

Une vidéo promotionnelle

 

16 COMMENTAIRES

  1. Et qu’est ce que ça Apporte comme information la capture dans ces différentes bandes a l’agriculteur ?

  2. Pour info la DGAC vient d’enterrer le scénario S-0, il n’en sera pas question. Mais l’EASA devrait changer la donne quoi qu’il arrive avec la nouvelle réglementation. Mais le S-0 c’est niet.

  3. Donc comme il n’y a pas de “S-0” possible, les agriculteurs ne peuvent pas voler en mode automatique? Ou ne peuvent pas faire de vols “professionnels”? Ou les deux?
    Sinon si ils le font en mode manuel c’est autorisé sans devoir attendre une autorisation 3 semaines? (ou est-ce que le délai de réponse est plus rapide que la CAF pour dire “Nous accusons réception de votre email”?)

  4. @ John : Ils ne peuvent le faire qu’en ayant passé le théorique ULM, et satisfait à toutes les démarches administratives, qui peuvent devenir très pénibles si les parcelles à survoler sont dans une zone qui requiert une attention particulière… et c’est souvent le cas.
    Le manuel et l’automatique n’ont pas d’incidence par rapport à la réglementation (l’automatisé restant interdit).

  5. @ Jack : Il faut espérer que l’Europe apporte une solution. Pour l’heure, les agriculteurs “geeks” que j’ai rencontrés volent illégalement, en connaissance de cause. Idem pour des agents immobiliers et dans le bâtiment en général. Mais Parrot ne vise probablement pas le marché français avec ce type de solution…

  6. @Fred, s’ils sont propriétaires du terrain ils ont le droits de voler chez eux… mais à 50m sol ou en dessous si zone spéciale. Après il faut que ce soit hors zone d’agglomération on est bien d’accord.

  7. @ vladfr : Non, justement, c’est un usage commercial, donc une Activité Particulière, autrement dit forcément un vol “professionnel” avec tous les requis nécessaires…

  8. @vladfr, @fred, je suis d’accord avec Fred, même s’il ne s’agit pas d’argent dans ce cas précis (l’agriculteur le fait pour son propre compte) il y a bien une exploitation des données recueillies par le drone dans un cadre professionnel, d’où l’aspect de l’activité particulière et non de loisir.

  9. Ça ne colle pas à la définition d’activité particulière, car elle implique une contre partie financière. Hors là c’est pas le cas.
    C’est un vide, comme le faite de faire des vols d’expérimentations.

  10. @ vlad : Je te renvoie à l’arrêté Conception, article 3.3 : “Activité particulière : utilisation autre que celles visées aux paragraphes 1 et 2 ci-dessus, que cette utilisation ait lieu dans le cadre d’une transaction commerciale ou non.
    La caractérisation Activité Particulière n’est pas liée à une contrepartie financière…

  11. @Fred, ah bah toute mes excuses je pensais que c’était hors cadre… Et pour les vols d’expérimentations ca rentre dans quel cadre ?

  12. @ vladfr : 🙂
    Le texte dit “à des fins d’essais ou de contrôle“, le guide précise “Pour les vols de développement ou de mise au point de l’aéronef télépiloté ou de son système de commande, on parle d’expérimentation“. Comme la mise au point n’est pas réalisée par l’exploitant mais par le constructeur dans le cas d’un appareil clés en mains, je suppose qu’il est difficile d’invoquer l’expérimentation.

  13. @vladfr : comme le dit Fred, l’expérimentation est réservée aux constructeurs comme Parrot ou alors si tu conçois / améliore ta propre machine que tu feras certifié pour effectuer des activités particulières ou la vendre auprès d’opérateurs de ces mêmes activités particulières. (Information prise auprès de la DGAC directement par téléphone afin de lever toute ambiguïté) 🙂

  14. donc en fait, le chuck connecté au sequoia….auquel on ajoute 4 moteurs et une batterie…tant qu’il y a des clients…c’est vrai que c’est pas drôle à intégrer le séquoia dans un phantom ou ailleurs, avec son cable usb rigide qui finit par prendre du jeu au bout de 1500ha survolés (et faire rebooter la caméra pour le coup…)…néanmoins une bonne idée pour ceux qui veulent s’équiper clef en mains.

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