GoolRC G90 Pro, le test

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Le G90 Pro fait partie de ces nano racers brushless, des machines suffisamment petites pour voler en intérieur, et suffisamment rapides pour évoluer en extérieur. Le GoolRC G90 Pro est-il en mesure de se distinguer de ses concurrents ? Réponse dans cette chronique. Notez que l’appareil nous a été donné par la boutique Tomtop. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Une vidéo

Tour du propriétaire

Le G90 Pro s’appuie sur une plaque principale carbone unibody de 1,5 mm d’épaisseur en X resserré et une plaque supérieure de même épaisseur, les deux étant solidarisées par 3 entretoises de 2,2 cm. Les hélices sont des 5 pales 1935 placées sur des moteurs brushless 1104 à 8000KV. Le tout est alimenté par un ESC 4 en 1 de 12A piloté par un contrôleur de vol Flycolor F3 SPRacingF3 sous Betaflight 3.1.5. Au-dessus des deux étages correspondants à l’ESC et au contrôleur de vol se trouve le récepteur radio 2,4 GHz. Dans la version que j’ai testée, il s’agit d’un FrSky Pro, autrement dit un module compatible FrSky D8, mais pas de marque FrSky contrairement à ce que son nom laisse supposer.

Suite du tour

La partie FPV est assurée par un combo VM2751 composé d’une caméra 600TVL de 120° et d’un émetteur vidéo 5,8 GHz de 48 canaux et 25 mW de puissance. C’est un monobloc placé dans une pièce imprimée en 3Davec une très légère inclinaison, malheureusement non modifiable, et retenu par un élastique. L’antenne est de type dipôle, placée à l’extérieur. A l’arrière de l’appareil se trouve une plaque avec 2 LEDs et un buzzer. La batterie avec connecteur XT30 est à placer sous la frame inférieure : elle sert de train d’atterrissage. GoolRC en fournit une, c’est une Lipo 2S 7,4V de 450 mAh et 30C. C’est tout ? Non : le G90 Pro est livré avec des protections d’hélices en plastique pré montées. Il est possible de les ôter, mais il faut retirer les 4 vis qui maintiennent les moteurs. Le poids ? 96,4 grammes en ordre de vol, avec batterie et protections d’hélices. Ou 72 grammes sans la batterie.

Configuration ?

Il a fallu que je m’y reprenne à plusieurs fois pour réaliser l’appairage avec une radiocommande Taranis. La faute, je suppose, au bouton d’appairage difficile d’accès et dont on perçoit mal le clic indiquant qu’il est enfoncé. Pour accéder aux réglages du contrôleur de vol, il suffit de le brancher à un ordinateur de bureau avec un câble microUSB. La prise est le côté, assez accessible. Il faut tout de même courber le câble USB – mais rien de dérangeant. Tout est déjà pré réglé, il faut simplement vérifier l’ordre des voies (TAER ou EATR), le fonctionnement des interrupteurs, le choix de la méthode d’armement et des modes de vol, ainsi que le déclenchement manuel du buzzer. L’onglet OSD n’est pas actif, il n’est pas accessible depuis Betaflight Configurator.

Ce n’est pas bien grave !

Car une fois l’appareil sous tension, il est possible d’accéder aux réglages via un OSD incrusté sur le retour vidéo, et pilotable depuis la radiocommande. Là, vous pouvez choisir ce que vous voulez voir apparaître sur l’écran. Le RSSI s’affiche, mais parfois avec quelques caprices, notamment des valeurs bizarres. On ne peut pas afficher le nom, et on reste cantonné à un « Flycolor » en guise de « callsign ». Il est possible en revanche de modifier les PID, les rates, les expos directement depuis la radiocommande. Rien de tout cela n’est nécessaire puisque les réglages d’origine sont très bien ! Mais il est possible d’affiner les réglages sur le terrain. Sympa.

Premier décollage

Comme d’habitude, je le fais à vue et en stabilisé pour vérifier que tout fonctionne. Le G90 Pro décolle sans lourdeur, en répondant aux commandes avec précision et nervosité. Son comportement est assez proche de celui du Lizard95 de Eachine (voir ici). Je continue en vol stabilisé, mais cette fois-ci en immersion. Si vous volez en intérieur, le mode stabilisé Horizon permet d’aller chercher des obstacles et de voler vite sans craindre la perte de contrôle. Pas de dérive ni de défaut de stabilisation même après plusieurs minutes de vol. C’est agréable quand on débute. Evidemment, il est préférable de passer en mode Acro, sans stabilisation, avec l’assistance de l’Airmode histoire de toujours conserver au moins un filet de gaz en toutes circonstances pour conserver le contrôle de l’appareil.

>>>> La suite de cette chronique se trouve ici <<<<

13 COMMENTAIRES

  1. “Retirer les hélices permet de gagner une dizaine de grammes”
    C’est vrai, mais plutôt embêtant pour voler ^^

    Le test est sympa sinon ?

  2. Bonjour,

    j’utilise cette flytower de chez Flycolor sur un Atom 3″ en 3S. Une tuerie dans mon jardin ^^

    Je confirme que l’OSD n’est pas configurable via Betaflight mais c’est “normal” dans le sens où c’est un OSD MWOSD. Il reste toutefois configurable via PC et USB avec le bon soft. http://www.mwosd.com/

    Pour ce qui est du nom affiché dans l’OSD (FLYCOLOR) il n’est effectivement pas possible de le changer à moins de flasher via FTDI le Firmware de l’OSD :(. (même pas envie d’essayer ^^)

    J’utilise Betaflight 3.2RC5 sur le contrôleur de vol … un régal :
    – Dshot 600
    – FFT dynamic
    – 4/4 (sans ACC)

    Rien a reprocher concernant cette Flytower … j’alimente la camera, le VTX et le RX via les connexions de la FC … un bonheur de câblage et d’intégration.

  3. Pour l’inclinaison de la caméra il suffirait de retirer le support et coller avec de la colle à chaud la caméra sur les 2 barres de devant. Ça marche bien et on y met l’angle qu’on veut.

  4. @fred… tu n’as pas tenté le fiable en 3S?
    C’est pas toi qui me disait il y a quelques jours à peine un truc du genre, no risk no fun? ???

  5. @Mike, comme Laloke je me demande quels moteurs tu utilises sur un atom 3″ avec des ESC de 12V? Des 11xx? Mais il est lourd… ou des 13xx maus là c’est les ESC qui sont légers???

  6. @indy et laloke : sur mon Atom j utilise des tmotor f20/4100kv. La machine en ordre de vol pèse 145 grammes. J utilise des 3s 850 mha pour une autonomie de 5 minutes en mode énervé ?.
    Les hélices que j utilise en ce moment sont des dys 3045.
    Pour la partie fpv j utilise une runcam micro et un vtx eachine vtx03. Tout rentre nickel sous la canopie ?

  7. J’ai acheté ce modèle après avoir lu tous les tests sur les micro racers. Bravo pour votre travail! Je débute dans les quads et l’aéromodélisme et j’avoue que la prise en main de ce modèle en vol à vue n’est pas tellement aisée au départ mais je préférais investir dans un modèle qui laissait une bonne marge de manœuvre. Je voulais vous demander jusqu’à combien de milliampères on peut aller pour l’achat d’une nouvelle lipo et gagner un peu d’autonomie ? 600 ou 800 voire plus?

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