DJI Inspire 2 et X5S, la preview

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Ce multirotor n’est pas vraiment destiné au grand public, son prix le place hors de portée de la plupart d’entre nous. Pourtant certains passionnés de belles images, comme dans le domaine de la photographie, sont prêts à investir plusieurs milliers d’euros dans une caméra volante haut de gamme. Que vaut l’Inspire 2 ? Est-ce un engin destiné exclusivement aux professionnels ? Réponse dans cette chronique. Notez que cet appareil nous a été prêté par DJI. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement. Ceci est une prise en main de l’appareil, pas un test : il nous aurait fallu passer beaucoup plus de temps avec l’Inspire 2 pour évaluer ses fonctions et ses limites.

La « philosophie » Inspire 2

Le maitre mot de l’Inspire 2, c’est la redondance des composants : doubler les pièces critiques de l’appareil permet de réduire le risque qu’une panne ait une issue fatale. Je n’ai pas tenté d’ouvrir la machine pour compter les composants. D’ailleurs, l’électronique de l’Inspire 2 est, comme celle du Mavic Pro, très compacte et enfermée dans une carapace. On est très loin des multirotors DIY où le principe est de faire évoluer les composants. L’Inspire 2 est un appareil figé, à l’exception de sa caméra-nacelle, amovible. Malgré l’aspect « ouvert » de l’engin, les composants et les fils sont tous cachés ou protégés. C’est propre, lisse, et plutôt rassurant.

La valise de transport

L’Inspire 2 est livré dans une mallette plutôt solide, qui conviendra pour les déplacements légers, en voiture par exemple. Elle est bien plus costaude que celle d’un Phantom 4, par exemple. Mais pour balader l’appareil de manière un peu plus baroudeuse, en avion par exemple, il faudra investir dans une valise de transport adaptée. La version de l’appareil que j’ai prise en main est l’Inspire 2 équipé de la caméra X5S et de deux radiocommandes. L’intégralité du matériel entre dans la valise, y compris le chargeur et deux batteries – il restait encore de la place pour une batterie supplémentaire. L’Inspire 2 est rangé en position « travel » : ses bras sont à plat. Les hélices sont des 1550 qui pèsent 24,7 grammes chacune. Une fois le principe du mécanisme de fixation compris (il est différent de celui des Phantom), placer les hélices ou les retirer ne prend que quelques secondes. Elles sont solidement fixées, sans risque de bouger.

Alimentation

Les batteries, des blocs Lipo 6S 22,8V de 4280 mAh, adoptent un format propriétaire. Le chargeur fourni dans la valise est un modèle qui se branche sur une prise secteur et propose 4 slots de charge. Il est compact, et chaque slot se déplie pour accueillir une batterie qui se clipse solidement. Pour retirer une batterie, il suffit d’appuyer sur la touche d’ouverture du chargeur. Chaque batterie pèse 522 grammes. Comme les autres modèles de DJI, elles sont dotées d’un indicateur de charge à base de 4 diodes. Les deux batteries s’insèrent à l’arrière de l’appareil. Il est possible de n’en installer qu’une seule, mais il vaut mieux adhérer au principe de redondance des composants de l’Inspire 2. Si une batterie lâche, l’autre est prévue pour prendre la relève. Pour retirer les batteries, il suffit d’appuyer sur un bouton. Lequel est en fait constitué de deux boutons imbriqués, chacun contrôlant sa batterie. Le poids de L’Inspire 2 nu est de 2313 grammes. Il faut ajouter 4x 24,7 grammes pour les hélices, 461 grammes pour la caméra X5S. Avec une batterie, ce sont 522 grammes qui s’ajoutent, et donc 1044 grammes avec les deux batteries. Soit 3,9 kilos en ordre de vol. L’optionnel SSD de 480 Go ne pèse presque rien : 42 grammes de plus.

La radiocommande

Elle est très semblable à celle de l’Inspire 1, adoptant le look aux formes rondes et plutôt épuré des radiocommandes de DJI. Elle est dotée d’un support pour une tablette ou un smartphone, de deux antennes orientables, et seulement deux boutons en façade (allumage et retour au point de décollage). On trouve aussi deux molettes et 4 boutons à l’avant de la radio, facilement accessibles, plus deux boutons sous la radio. Sur le côté, une prise pour la recharge est cachée derrière un bout de caoutchouc. A l’arrière figurent des connecteurs dont un USB pour connecter un smartphone ou une tablette et une sortie vidéo HDMI. L’Inspire 2 que j’ai testé était livré avec deux radiocommandes – ce sont les deux mêmes, leur usage est déterminé de manière logicielle. Notez que le chargeur des batteries dispose d’une prise (une seule) pour recharger une radiocommande.

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7 COMMENTAIRES

  1. Belle machine en effet, mais prévoir la redondance de toute l’électronique et ne voler que sur 4 moteurs c’est un peu un contre sens vu sous l’aspect sécurité. Maintenant le prix n’est pas supérieur à ce que certains ont mis quelques années auparavant dans une machine bien moins performante.
    A quand un Inspire_III sur base d’hexa ?

  2. Perso avec l’expérience voler sur 4 moteurs ne me dérange plus, j’ai monté un X8 il y a quelques temps “pour la redondance” et finalement il est tombé sur une panne moteur (le A2 est pourtant censé gérer) alors que je n’ai encore jamais eu de chute de X4…
    Le parachute est plus indispensable que la redondance moteur de mon point de vue, puisque dans tous les cas ça finit tôt ou tard par redescendre quelque soit la manière 🙂

  3. ”Si une batterie lâche, l’autre est prévue pour prendre la relève.”

    -Qui a déjà eut une lipo qui ”lâche” d’un coup en plein vol ? ^^

    -Après, pour l’histoire des 4 moteurs, si ils sont de bonne qualité…Pourquoi pas.
    Ça peut tenir très longtemps. Assez au moins pour que l’inspire 3 sorte lol.

    En tout cas, très belle machine 🙂 .

  4. @terry, j’ai eu une lipo qui à lâché en plein vol sur mon Q500, une cellule HS, crash sans conséquences dans
    des arbustes mais je te garantis que sa par très, très vite en vrac.

    @Fred, possible d’avoir une photo comparative entre hélices standard et “les montagnes” ?

    L’inspire fait rêver, d’ici quelques années on pourra s’en payer un d’occasion.

  5. Je rejoins certains avis ci-dessus car de mémoire, dans une analyse de risque, il avait clairement été identifié que deux moteurs supplémentaires était une solution bien plus robustes qu’un parachute avec autonomie- payload quasi identiques…

  6. belle machine tu dit qu’il coûte cher pour des priver mais pas plus cher que d’acheter une moto ou une voiture, partir en vacances, si on ne fait rien de se que j’ai mentionné ci dessus se n’est pas cher.j’ai calculer qu’il me faudrait 15 mois en économisant 760fr Suisse par mois =11400frs facile et can on n’aime il ni a aucun problème évidement les acheteurs potentiels veulent tout tout suite, il nom pas la patience d’économiser alors can on voie nos économie augmenter avec une application pour le budget mensuel exemple daily budget rien n’est plus facile
    François Bonnet fleurier Suisse canton de Neuchâtel

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