DJI Inspire 2 et X5S, la preview

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Mise en route

A sa sortie de la boite, l’Inspire 2 est en position « travel », bras à l’horizontale. Pour le faire passer en position « décollage », bras en V inversé, il faut installer les batteries, et faire plusieurs pressions rapides sur le bouton d’allumage sur le dos de la machine. Une amélioration par rapport à l’Inspire 1, sur lequel il fallait utiliser la radiocommande pour sortir du mode Travel (ou y retourner). Il faut ensuite vérifier que l’appareil est bien éteint pour installer la caméra X5S. Rien de plus simple : la fixation repose sur une bague plutôt pratique. La retirer est tout aussi facile, il suffit d’une pression sur un bouton et de faire tourner la bague. Pour allumer la radiocommande et l’Inspire 2, il faut une pression courte suivie d’une pression longue sur leurs boutons d’allumage – une méthode désormais classique chez DJI.

DJI GO 4

Pour profiter des fonctions de l’Inspire 2, il est indispensable de disposer d’un smartphone ou d’une tablette et de télécharger l’application DJI GO 4 pour iOS et Android. Elle est partiellement en français pour iOS et en anglais pour Android. L’Inspire 2 est opérationnel en très peu de temps : les capteurs s’initialisent vite et la paire GPS et Glonass se débrouille pour fixer une position précise très rapidement. Lorsque la position Home est trouvée, DJI GO 4 l’indique avec un message popup et parlé. La nacelle de la caméra X5S s’initialise en tournant sur elle-même. Attention, elle descend assez bas et risque de ne pas pouvoir tourner correctement si vous avez posé l’Inspire 2 dans l’herbe. Mais il suffit de le soulever pendant l’initialisation et de le reposer ensuite. Le retour vidéo s’affiche en fond d’écran, avec en surimpression toutes les informations de télémétrie. Il y en a tellement qu’il est préférable d’utiliser une tablette à grand écran plutôt qu’un smartphone.

Premier décollage

Pour armer les moteurs, la méthode classique des « joysticks qui louchent » fonctionne comme sur les autres appareils de DJI. Mais tant qu’à faire, autant laisser l’Inspire 2 se débrouiller tout seul. A l’écran, touchez l’icône de décollage et faites glisser la barre. Il décolle et vient se placer en vol stationnaire à 1m du sol environ, en relevant automatiquement son train d’atterrissage pour passer en position V. Comme pour l’Inspire 1, le look en vol est assez impressionnant, une sorte d’oiseau de proie. Le train descend tout seul lorsque vous descendez pour vous poser.

Sécurité ?

La prise en mains peut se révéler impressionnante quand on a piloté des appareils de taille plus modeste, mais le comportement est très sain, très agréable. Il est doux quand on manie les joysticks lentement, mais l’engin est capable de prendre de la vitesse quand on les pousse à fond. L’Inspire 2 est limité à une hauteur maximale de vol de 500 mètres par rapport au point de décollage. Les limitations « no-fly zones » sont actives sur l’Inspire 2. Certaines n’affichent qu’un message d’avertissement, d’autres demandent à cocher une case pour indiquer qu’on a compris que le vol pouvait poser problèmes, d’autres encore sont à déverrouiller à la demande via le web (avec une carte de crédit ou un numéro de mobile, pour identification). Enfin, certaines ne peuvent pas être débloquées du tout – il faut entrer en contact avec DJI si cela pose problème. L’autonomie ? Avec les deux batteries et la caméra X5S, par une température d’environ 10°, l’Inspire vole pendant 20 minutes, avec une petite réserve salutaire pour gérer un éventuel atterrissage complexe à négocier. 

Aller plus loin

Le mode P (GPS) permet de tout lâcher quand on ne maîtrise plus la situation. Voilà qui peut rassurer les pilotes débutants. Cela dit, l’Inspire 2 est plutôt destiné à des utilisateurs avancés qui ont déjà une expérience du pilotage. Eux peuvent passer en mode A (Attitude) pour aller un peu plus vite et ne plus être dépendant du GPS, ou au mode S (Sport), qui permet à l’Inspire 2 d’aller vraiment très vite en profitant tout de même du GPS. On dépasse très facilement les 80 km/h, une vitesse qui ne permet pas de piloter à vue : l’appareil se transforme en un petit point en quelques secondes. La documentation assure qu’il est possible d’atteindre 94 km/h. Je n’y suis pas parvenu, mais clairement l’Inspire 2 est tout de même très rapide. Quel intérêt ? Celui d’aller très rapidement sur la scène à tourner, filmer en mode GPS, et revenir aussi vite en mode Sport. De quoi satisfaire les passionnés de surf qui attendent la bonne vague au large… Un autre avantage ? L’Inspire 2 tient bien dans le vent, c’est très rassurant quand la météo n’est pas coopérative.

En immersion ?

Le retour vidéo permet de profiter de la vue depuis la caméra X5S. Parfait pour savoir ce que l’on filme ou ce que l’on prend en photo. Mais dans la mesure où la caméra est capable de pivoter à 320°, elle ne pointe pas forcément dans la direction de la marche. Sur l’Inspire 2, DJI a pensé aux pilotes qui se fient à la caméra à bord pour contrôler leur appareil en ajoutant une autre caméra spécialement prévue pour les vols en immersion. Elle est placée à l’avant et stabilisée, de qualité médiocre (mais cela n’a pas d’importance, elle ne sert qu’à piloter). L’image est en PIP (Picture In Picture), toute petite en bas à droite de l’écran (vous pouvez choisir un autre endroit dans les réglages), ou plus grande et centrée sur l’écran, mais sans en prendre toute la surface. Je n’ai pas procédé à des tests de portée vidéo. Pendant tous mes vols, je suis resté en vue directe de l’appareil… même s’il n’était plus qu’un minuscule point, jusqu’à une distance de 500 mètres environ. Le retour vidéo n’a pas lâché malgré de petites saccades. La vidéo perd en revanche très rapidement en qualité lorsque l’Inspire 2 passe derrière un obstacle. Lorsque la connexion vidéo est rompue, l’image passe au noir et blanc. Elle repasse en couleur quand la liaison vidéo est rétablie. La latence varie entre 22 et 40 millisecondes, des valeurs très correctes.

Contrôle à deux

Il est possible de jongler entre la caméra de pilotage et la caméra de prise de vues sur un seul écran, mais l’Inspire 2 prend tout son intérêt lorsqu’il est utilisé avec deux radiocommandes et donc deux écrans. L’une est déclarée comme « maitre » pour piloter l’appareil, l’autre comme « esclave » pour contrôler la caméra. Il faut évidemment un peu d’entrainement, mais la manipulation à deux permet des prises de vues faciles puisque chaque pilote reste concentré sur sa propre tâche. La différence avec l’Inspire 1 ? En l’absence de caméra de retour, le pilote devait se contenter de voler à vue. Il dispose désormais d’un outil pour piloter en FPV ! Avec une radiocommande, l’inclinaison (tilt) de la caméra est contrôlée par la molette à l’avant. Sur la seconde radiocommande, l’inclinaison, l’orientation (yaw) et même l’inclinaison de côté (roll) sont pilotées avec les joysticks. Notez que vous pouvez modifier la vitesse d’orientation de la nacelle, ajouter de l’inertie pour des mouvements moins brusques.

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7 COMMENTAIRES

  1. Belle machine en effet, mais prévoir la redondance de toute l’électronique et ne voler que sur 4 moteurs c’est un peu un contre sens vu sous l’aspect sécurité. Maintenant le prix n’est pas supérieur à ce que certains ont mis quelques années auparavant dans une machine bien moins performante.
    A quand un Inspire_III sur base d’hexa ?

  2. Perso avec l’expérience voler sur 4 moteurs ne me dérange plus, j’ai monté un X8 il y a quelques temps “pour la redondance” et finalement il est tombé sur une panne moteur (le A2 est pourtant censé gérer) alors que je n’ai encore jamais eu de chute de X4…
    Le parachute est plus indispensable que la redondance moteur de mon point de vue, puisque dans tous les cas ça finit tôt ou tard par redescendre quelque soit la manière 🙂

  3. ”Si une batterie lâche, l’autre est prévue pour prendre la relève.”

    -Qui a déjà eut une lipo qui ”lâche” d’un coup en plein vol ? ^^

    -Après, pour l’histoire des 4 moteurs, si ils sont de bonne qualité…Pourquoi pas.
    Ça peut tenir très longtemps. Assez au moins pour que l’inspire 3 sorte lol.

    En tout cas, très belle machine 🙂 .

  4. @terry, j’ai eu une lipo qui à lâché en plein vol sur mon Q500, une cellule HS, crash sans conséquences dans
    des arbustes mais je te garantis que sa par très, très vite en vrac.

    @Fred, possible d’avoir une photo comparative entre hélices standard et “les montagnes” ?

    L’inspire fait rêver, d’ici quelques années on pourra s’en payer un d’occasion.

  5. Je rejoins certains avis ci-dessus car de mémoire, dans une analyse de risque, il avait clairement été identifié que deux moteurs supplémentaires était une solution bien plus robustes qu’un parachute avec autonomie- payload quasi identiques…

  6. belle machine tu dit qu’il coûte cher pour des priver mais pas plus cher que d’acheter une moto ou une voiture, partir en vacances, si on ne fait rien de se que j’ai mentionné ci dessus se n’est pas cher.j’ai calculer qu’il me faudrait 15 mois en économisant 760fr Suisse par mois =11400frs facile et can on n’aime il ni a aucun problème évidement les acheteurs potentiels veulent tout tout suite, il nom pas la patience d’économiser alors can on voie nos économie augmenter avec une application pour le budget mensuel exemple daily budget rien n’est plus facile
    François Bonnet fleurier Suisse canton de Neuchâtel

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