DJI Osmo Action, la preview (en vol)

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J’ai eu la chance d’essayer l’Osmo Action de DJI. Je ne pratique pas le Vlogging, je n’ai donc pas cherché à voir ce que la caméra pouvait proposer pour les créateurs de vidéos selfies Youtube. J’ai préféré placer la caméra à bord de deux appareils de type racer, un Bando Killer de Tomz réalisé par Drone-FPV-Racer, et un Oblivion de TBS. J’ai effectué quelques vols avec la caméra seule, et avec deux caméras à bord (en plus du modèle FPV) pour réaliser un petit comparatif avec la GoPro Hero 7 Black, puisque l’Osmo Action est sa concurrente directe. Les caractéristiques sont récapitulées ici.

La vidéo

La vidéo 4K est disponible ici en téléchargement direct pour s’affranchir de la compression de YouTube.
Des exemples bruts de vidéos 4K/60/Rocksteady, 4K/30/HDR et 1080p/Slowmo/8X sont à télécharger ici.
Des exemples de photos Jpeg, Raw et AEB (bracketing) sont à télécharger ici.

Le poids ?

Sur ma balance, la GoPro Hero 7 s’affiche à 116,6 grammes. La Osmo Action est un peu plus lourde, avec 124,7 grammes. Un surpoids sans doute du à la présence de deux écrans.

Les dimensions ?

Les boitiers des deux caméras semblent similaires à première vue, pourtant ils sont légèrement différents. Cela signifie que les supports pour GoPro Hero 7 Black accueilleront l’Osmo Action s’ils sont suffisamment souples, réalisés en TPU par exemple. Dans le cas contraire, ils ne seront pas compatibles.

Les boutons de contrôle ?

Pour piloter la caméra de DJI, vous pouvez utiliser les boutons, il y en a 3 : le on/off et le bouton d’enregistrement sur le dessus et le bouton Quick Switch sur la façade gauche.

L’écran principal ?

Il mesure 5,7 cm de diagonale, avec une luminosité suffisamment forte pour bien le voir même en plein soleil. Il est tactile et permet d’accéder à la plupart des réglages de l’appareil.

L’écran secondaire

C’est celui qui est placé à l’avant de la caméra. Il est de forme carré, de 3,5 cm de diagonale. Pour afficher l’image 16:9, il ne ressert pas l’image. La méthode adoptée par DJI consiste à couper les bords pour obtenir une image carrée. Cet écran n’est pas tactile. Pour activer cet écran, il faut taper à 2 reprises avec 2 doigts sur l’écran principal.

Il sert vraiment, cet écran ?

Oui. Les amateurs de vlogs ou de selfies vidéo vont adorer puisqu’on peut surveiller le cadrage en temps réel, et s’assurer plus facilement de ce qu’on voit à l’image. Avec un bémol toutefois : vous ne voyez pas les bords de l’image, coupés. Si par exemple vous mettez les doigts sur le côté de l’objectif,  il est probable que vous ne vous en aperceviez pas, ils ne seront pas affichés sur l’écran carré. Pour repasser à l’écran principal, il faut à nouveau taper à 2 doigts sur l’écran principal.

D’autres réglages ?

L’Osmo Action est compatible avec l’application DJI Mimo sur smartphone, qui avait été dévoilée par DJI à la sortie de l’Osmo Pocket. La liaison est effectuée en Wifi. A noter que la caméra comprend quelques ordres simples, à énoncer pour le moment en anglais. Ou en mandarin, si vous le maîtrisez bien. Le français devrait arriver plus tard, m’a indiqué un porte-parole de DJI.

A bord du Bando Killer et de l’Oblivion

Le support pour GoPro Hero en TPU permet d’installer l’Osmo Action à bord du Bando Killer sans aucun souci, et sans besoin de forcer. Le support enfle un peu, mais pas de manière inquiétante. Sur l’Oblivion de TBS, il faut choisir entre le support pour GoPro Session trop large et pour GoPro Hero trop étroit. C’est ce dernier que j’ai utilisé, en serrant un peu plus fort le velcro qui maintient la caméra. Bon point : l’objectif de la caméra est protégé par une lentille  vissée – elle peut être retirée pour laisser la place à des filtres.

Les images sans stabilisation

Les séquences non stabilisées ont tendance à être légèrement plus sujettes aux vibrations de type Jello que celles filmées par la GoPro (en mode non stabilisé elle-aussi). Je n’avais pas de filtre à densité neutre sous la main pour essayer, mais le peu de vibrations peut probablement être effacé avec l’usage d’un filtre ND8 ou ND16.

Les images avec stabilisation

En activant la stabilisation, appelée RockSteady par DJI, le résultat est plutôt convaincant, les images sont coulées, sans saccades… sauf par moments. On note de petites secousses latérales, sans doute des erreurs de stabilisation de l’image lorsque le multirotor part sur de petites embardées. On peut voir le même défaut sur les séquences de GoPro Hero 7 Black.

C’est une vraie stabilisation ?

Pas vraiment. Une stabilisation permet de conserver une image parfaitement fixe même quand la caméra est ballotée. C’est ce que proposent les Osmo, notamment l’Osmo Pocket, ou les nacelles des drones de DJI. La « stabilisation » telle que pratiquée par l’Osmo Action – et les dernières GoPro – devrait plutôt être qualifiée de « lissage des mouvements ».

La qualité de l’image ?

Les couleurs sont assez agréables, en évitant une dynamique trop prononcée, avec une netteté assez agréable. Mais ces critères sont très subjectifs : mieux vaut regarder la vidéo en début de ce post pour vous faire une idée… Pensez à télécharger cette vidéo dans le lien indiqué, ainsi que  les séquences brutes pour vous affranchir de la compression destructrice de YouTube.

Compression ?

Le débit en 4K/60 est de 100 Mbps : c’est beaucoup, plus que la plupart des caméras concurrentes. C’est une bonne nouvelle puisque les images sont plus riches avec moins de compression. Mais cela signifie aussi qu’il faut une carte mémoire très rapide ! A noter que l’Osmo Action encode en h.264. Pas de h.265 sur cette caméra.

>>>> La suite de cette chronique se trouve ici <<<<

14 COMMENTAIRES

  1. Peux t’on déjà s’autoriser à rêver d’une petite soeur au format… Cube ? 😉
    Et un prix public un peu plus alléchant… ?
    Merci bcp pour Fred pour ce preview d’un produit évidement, encore prometteur !

  2. Hello ! Qu’en est-il du FOV dans tout ça? Dans la vidéo il paraît très réduit, rien à voir avec le Superview que tout le monde apprécie dans le FPV. Aucun réglagle permettant de profiter de plus de FOV ?

  3. Hello !! Merci pour la review Fred ! Tu ne parle pas des réglages possibles au niveau des profils d’images. Retrouve t-on le cinelike D, D-log etc déjà présent dans la gamme de drone ?

  4. Ce qui m’inquiète c’est que pour une caméra typée sport, si elle chauffe quand on va skier ou plonger bonjour l’humidité et condensation ! Comme sur les première gopro.
    Le fov me fait penser à celui de l’osmo mobile pocket.

  5. C’est un peu dommage que la caméra ne gère pas l’HEVC. A voir si son prix légèrement inférieur par rapport à la GoPro compense cela.

  6. @ vladfr : DJI m’a assuré que des tests avaient été pratiqués dans différents environnements aquatiques, chauds et froids. On verra s’ils avaient suffisamment de beta-testers 😉

  7. Ouch 379€… Je trouve toujours ouf de mettre une caméra à ce prix sur une machine qui vole à plus de 100km/h et qui fatalement un jour ce prendra un arbre ou un mur en pleine face

  8. @bleep, +1 ou alors juste pour l’article, l’autre aberration c’est le poids et le volume d’une telle caméra sur un racer… autant se contenter d’une 1080 en combi et profiter au maximum des ressources de la bécane, en revanche pour faire renaître un vieux Phantom pourquoi pas 🙂

  9. Un peu hors sujet , mais les plans faits avec l’oblivion ont été faits avec une machine complètement d’origine ?

  10. Bonjour, merci pour le test.
    Je vois pas mal de variation de colorimétrie, on peut bloquer une valeur de blanc ou elle reste en auto en permanence?

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