DJI Mavic 2 Enterprise Dual, la preview

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Destiné à des usages professionnels, le Mavic 2 Enterprise Dual reprend les principales caractéristiques des Mavic 2 (Pro et Zoom), en lui ajoutant la possibilité d’installer des accessoires (comme la version Mavic 2 Enterprise) et une caméra hybride qui filme dans le domaine du visible, mais aussi en infrarouge. Un engin destiné à répondre à des missions de recherche de personnes, de détection d’incidents, de signalisation de lieux, d’aide aux personnes en danger, etc. Une sorte de couteau suisse volant ! J’ai eu l’opportunité d’essayer pendant quelques jours un appareil que m’a prêté DJI. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement. J’ai eu trop peu de temps (et une météo difficile) pour le mettre réellement à l’épreuve, malheureusement, d’autant que la multiplicité de ses fonctions rend son évaluation complexe. Il ne s’agit par conséquent que d’une preview…

Une vidéo

Si vous éprouvez des difficultés à la lire en 4K sur Youube, vous pouvez la télécharger ici (5 Go).

Tour du propriétaire

Les dimensions du Mavic 2 Enterprise Dual sont les mêmes que celles du Mavic 2 Enterprise, qui sont les mêmes que celles des Mavic 2 : 21,4 x 9,1 x 8,4 cm bras repliés, et 32,2 x 24,2 x 8,4 cm bras dépliés, prêt à voler (hors hélices). Son poids est de 899 grammes, soit un tout petit peu plus léger que les autres Mavic 2. Mais il dépasse les 800 grammes sur la balance, ce qui nécessite de passer par son enregistrement en ligne avant de décoller – c’est ce que j’ai fait pour ce test. Le reste des caractéristiques est semblable à celui des Mavic 2 (voir le test du Mavic 2 Pro ici), y compris la partie détection d’obstacles, la portée radio et vidéo, la stabilité en vol, le positionnement GPS (et Glonass), la détection des obstacles multidirectionelle, les hélices faciles à installer et retirer, la radiocommande petit format, etc.

Ce qui change ?

La caméra du Mavic 2 Enterprise Dual est dotée de 2 objectifs, qui trahissent la présence de 2 caméras différentes, montées dans le même bloc stabilisé avec l’aide d’une nacelle mécanique à 3 axes. La première caméra filme dans le spectre du visible avec un capteur CMOS 1/2.3’’ de 12 mégapixels, dans une définition maximale de 4K, soit 3840 x 2160 pixels à 30 images par seconde. Mais aussi en 2,7K 2688 x 1512 pixels et en FullHD 1920 x 1080 pixels. Le nombre d’images par seconde est le même qu’en 4K. On pouvait s’attendre à du 60 fps, mais il plafonne à 30 images par seconde. Le débit est de 100 Mbps. Elle permet aussi de prendre des clichés en 4056 x 3030 pixels en 4:3 ou 4056 x 2280 pixels en 16:9.

Et en infrarouge ?

La seconde caméra est un modèle thermique, basé sur un capteur à microbolomètre non refroidi de 160 x 120 pixels qui officie dans une bande spectrale entre 8 et 14 μm. L’image résultante est diffusée en 640 x 480 pixels en 4:3 ou 640 x 380 pixels en 16:9, à 8,7 images par seconde. Pour gérer cette caméra, DJI s’appuie sur le logiciel DJI Pilot plutôt que sur DJI GO 4. Il est destiné aux appareils professionnels, agrémenté d’un module de programmation des vols par waypoints, et allégé de certaines fonctions de pilotage comme les modes de suivi par GPS et reconnaissance des formes, les séquences vidéo automatisées, etc. Notez que la caméra hybride du Mavic 2 Enterprise Dual ne permet pas de zoomer.

A l’allumage ?

A vous de choisir le type de retour vidéo que vous désirez obtenir à l’écran de votre smartphone. Il y a l’image thermique (IR), mais il est possible de passer au mode spectre visible (VI) à tout moment. Ou d’adopter la vue hybride (MSX). Pour faire simple, elle isole les contours de l’image en spectre visible pour les appliquer sur l’image thermique. Ca sert à quoi ? La définition des images thermiques n’est pas formidable, à tel point que le décor est parfois difficile à reconnaître. Avec la vue MSX, on parvient assez facilement à distinguer l’environnement de vol. Ce que DJI Pilot ne permet pas, c’est dommage, c’est le Picture In Picture (PIP), autrement dit l’incrustation de l’image de spectre visible en petit format sur l’image thermique (et vice versa).

Les modes thermiques

Par défaut, c’est le mode Rainbow qui opère, en affichant une image colorisée selon la température de l’environnement. Toucher l’écran permet d’obtenir une indication de la température, avec plus ou moins de réussite. DJI Pilot offre aussi les modes HotSpot, Gray, HotMetal et ColdSpot pour des variantes de colorisation qui mettent plus ou moins en évidence les températures. A cela s’ajoute une fonction Isotherm qui permet d’isoler les plages de températures qui correspondent aux personnes (27-41°C) et aux feux (66-400°C). De quoi détecter avec plus d’efficacité une personne ou un incendie dans un environnement complexe. La fonction FFC (Flat Field Correction) permet de calibrer les couleurs lorsque la caméra bouge. Elle peut être déclenchée manuellement ou de manière automatique.

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12 COMMENTAIRES

  1. aucun professionnel du thermique ou des secours n’aura l utilité d une camera si peut performante , que c est il passé chez DJI ? ils se sont fait avoir par flir qui ecoule ses stock obsolète ?

  2. Mon entreprise interdit l’usage de produits DJI sur ses sites, qui poseraient des problèmes de confidentialité. Or très peu de prestataires peuvent se plier à cette contrainte. Ce n’est pas plus mal ceci dit. Les professionnels qui utilisent du matériel sur-mesure sont aussi les plus sérieux (en photogrammétrie du moins).

  3. @bob tu ne dois pas utiliser souvent des caméras de flir pour dire un truc comme ça. Retourne voir leur catalogue, regarde la taille des caméras de meilleure définition et compare avec un Mavic

  4. @ Geoffroy : Il serait intéressant de connaitre les grandes lignes de résultats d’audit de ta société pour mettre en évidence les problèmes de confidentialité avec des produits DJI par rapport à des produits de prestataires.

  5. darky
    heuuuu comment dire …. le catalogue de flir je le connait que trop bien , il est remplis de camera qui sont 3 a 4 fois au dessus de leurs valeurs réelles pour compensé avec les camera offertes à des assassins , mais surtout un microbolometre c’est maximum 10 ans et tu le change car il est périmé, combien de chose à 3000, 4000, 5000 balle périmé d’ici peut au catalogue flir ? et chez les revedeurs ?
    flir à violé DJI comme ils violent tout le monde …. c est le jeu
    il est préférable de bossé avec les microbolometre grenoblois, ceux que tu ne connais pas 😉

  6. Darky ….. PS , le jour où tu vois un vrais pro du thermique qui vend des images de 160 pix à ces clients tu fait des photos et tu reviens nous voir ?

  7. @ Bob tu me parles de vendre des images, moi mon but est de retrouver des personnes ou des animaux, et en temps réel. Je me contrefous d’avoir une Def de 480p réels ou plus, ça ne sert à rien ! Changer tous les 10 ans ? La blague quand on parle d’un appareil dont la durée de vie ne dépasse pas 2 ans sur le terrain, au grand maximum. Je vole qu’il fasse beau ou moche, avec de la pluie ou pas, chaud ou froid.

  8. LOL ! a bein bravo, tu va leur faire peur avant de les trouver tes animaux, il va faloir etre très proche si tu cherche des bete plus petite que des vaches , car à 30 metre tu ne vois meme pas un homme avec cette camera de 160 pixel monté avec une lentille de quelques millimètres , mais va z’y achete 🙂
    et si ta camera thermique ne dure pas plus que 2 ans , c’est qu il y a un proleme dans le soins que tu apporte au matos, mais ca c ‘est une autre histoire

  9. @bob les acquisitions sont régulières, je suis en intervention avec ce type de caméra tous les jours travailles, à plus de 30 mètres, principalement en montagne, de jour comme de nuit. On voit parfaitement un homme où des animaux, sauf s’ils se sont refroidis après le décès. Après il faut attendre quelques jours que la température remonte, quand le processus de décomposition débute. Tu peux avoir une super définition, ça n’améliore pas le process de recherche.
    Ce n’est pas la caméra thermique qui ne dure pas 2 ans, c’est le drone, ils volent comme je te l’ai dit par tous les temps, et sauf entraînement exclusivement sur des missions d’urgence.

  10. @ Phil 17

    Quel que soit l’appareil que vous utilisez, il est impératif de prendre des points de contrôle au sol dans les applications professionnelles pour avoir une échelle correcte (d’où l’intérêt de faire appel à des cabinets de géomètres).

    Vous pouvez aussi oublier Photoscan ou Pix4D mapper dès que vous travaillez dans une zone encombrée. Mais ça c’est une autre histoire.

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