Hubsan H216A X4 Desire Pro, le test

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Ce multirotor de Hubsan est présenté comme une caméra volante low cost, mais tout de même équipée d’un module GPS, d’un retour vidéo et de fonctions de vol automatisées. Pourquoi faudrait-il dépenser plusieurs centaines d’euros si un appareil de moins de 100 € est capable de faire aussi bien ? Ce Hubsan tient-il ses promesses ? Réponse dans cette chronique. Notez que l’appareil nous a été donné la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Une vidéo

Tour du propriétaire

Le H216A X4 Desire Pro ressemble beaucoup à tous les X4 grand format de Hubsan, à tel point qu’il est difficile de les identifier quand on ne connaît pas la gamme sur le bout des doigts. L’appareil est entièrement caréné, avec une finition plutôt correcte : pas de fils qui dépassent, pas de circuit apparent. Sa diagonale, de moteur à moteur, est de 22,5 cm. L’engin est propulsé par des moteurs brushed, des modèles que l’on voit dépasser au bout des bras, avec un mécanisme d’engrenage caché dans les cages rondes. Le contrôleur de vol est de type propriétaire. Une caméra est placée à l’avant, c’est un modèle Full HD (1920 x 1080 pixels) qui enregistre sur une carte mémoire microSD. Une trappe sous l’appareil permet de loger cette carte, non fournie dans la boite. A la caméra est associé un module wifi pour assurer le retour vidéo sur un smartphone.

Suite du tour

La batterie est une Lipo 2S, ou plutôt une LiHV puisque sa tension est de 7,6V, pour 750 mAh en 25C. Elle est équipée d’une prise d’équilibrage et d’une JST rouge. Pour la charger, Hubsan fournit un câble USB. Avec le H216A, Hubsan livre une radiocommande. C’est un modèle assez imposant, type manette de jeu, qui tient plutôt bien en mains. Les deux joysticks sont au neutre, ce qui permet d’espérer un pilotage aussi bien en mode 2 qu’en mode 1. Un bras central se déplie pour accueillir un smartphone. Il faut 4 piles AAA pour alimenter la radiocommande.

L’application pour smartphone

Le H216A est connecté à sa radiocommande en wifi, avec une portée de 50 mètres selon Hubsan. La radiocommande est quant à elle connectée à votre smartphone en Bluetooth. L’appairage est simple, rapide. Une fois le H216A, sa radiocommande, et le logiciel pour smartphone connectés, vous êtes prêt à décoller. Ou presque. Car le logiciel procède d’abord à un test de précision du GPS. Il consiste à comparer la position détectée par le drone avec celle de votre smartphone – il faut donc vous positionner juste à côté de la machine. Si la distance est trop importante, le logiciel considère que la précision est insuffisante, et il vous interdit certaines fonctions automatisées.

Les réglages

Le nombre de réglages est impressionnant pour un appareil d’entrée de gamme. On peut, on s’en doutait mais c’est une bonne nouvelle, piloter en mode 2 (gaz à gauche) ou en mode 1 (gaz à droite). Pas de modes 3 ni 4, en revanche. L’interface du logiciel (sur la version iOS que j’ai testée) est en français. Une traduction un peu bizarre, parfois, avec des expressions qui semblent directement issues de Google Translation : « point de cheminement », « temps de séjour »… Mais les outils permettent de préciser une hauteur maximale, une hauteur de retour automatique, une barrière virtuelle en cercle, et même 3 réglages d’expos pour choisir la réactivité de l’appareil.

L’interface à l’écran

Le logiciel montre le retour de la caméra en fond d’écran, et y incruste de nombreuses données, principalement celles de télémétrie. On y trouve par exemple la hauteur, la distance, la vitesse, la qualité de la liaison drone-radio et radio-smartphone, le nombre de satellites pris en compte, l’état de la batterie du drone, les coordonnées GPS, une mini carte, les valeurs d’inclinaison. Plus les outils pour photographier, lancer l’enregistrement de vidéos, initier un retour automatisé, se poser automatiquement, lancer des séquences de vols automatisées et les arrêter. Bref, il n’a rien à envier aux logiciels d’appareils bien plus évolués !

Premier décollage

L’interface de l’application m’a imposé le « calibrage géomagnétique », cette danse des Sioux que les possesseurs d’anciens modèles de DJI connaissent bien. Le souci ? Il m’a fallu réaliser cette manipulation à chaque vol ! Certes elle ne prend pas beaucoup de temps, mais elle finit par être un peu pénible. Le décollage n’est pas possible sans positionnement GPS avec les réglages par défaut. Si vous voulez voler en intérieur, il faut désactiver le blocage dans les paramètres. Pour décoller, il suffit de toucher l’icône de décollage. Les hélices tournent, doucement, puis les moteurs accélèrent et l’appareil décolle pour se positionner automatiquement à 1m50 de hauteur environ. Il maintient tout seul son vol stationnaire, et tient assez bien en place, même s’il y a du vent.

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4 COMMENTAIRES

  1. Ayant commencé avec les Hubsan et ayant eu un 107D ou un 501S, je regrette le manque de véritable évolution de la marque, qui se cantonne au niveau des jouets de bonne facture. Je trouvais qu’ils avaient le potentiel pour “viser plus haut”. Le problème récurrent de la stabilisation les places en position d’infériorité chronique. Peut-être le 109 répond-il à ce problème? Mais, quitte à franchir le pas, du 501, je suis allé vers le Yuneek Q500, puis le Mavic Pro alors que je serais volontiers resté fidèle à la marque. Je n’ai pas l’impression que 216A amorce un évolution profonde des Hubsan; du reste, je ne crois pas qu’il en ait l’ambition.

  2. MERci Fred pour ce test. Ce n’est pas le premier mais je n’em Peut plus des vidéos reviews de gars sponsorisé qui cherche juste à vendre leur truc en touchant leur comm. il n’y rien de test, contrairement à toi et ca fait du bien. Dire qu’ils y en as qui dise que celui-là fais de belle vidéo !

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