DJI Goggles RE (Race Edition), OcuSync Air, troisième prise en main

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Voici le troisième volet de la prise en main de l’écosystème du masque Goggles Race Edition de DJI. Après une évaluation des caractéristiques (voir ici), puis un test avec des pilotes de freestyle (voir là) en analogique, nous l’avons essayé avec le kit OcuSync Air. Il s’agit d’un ensemble comprenant le masque, accompagné par une caméra, un émetteur vidéo numérique et des antennes. Nous l’avons installé à bord d’une Porket NG. Notez que le kit nous a été prêté par DJI. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Vous connaissez déjà les caractéristiques du masque Goggles Race Edition. Intéressons-nous au module OcuSync Air. Il est composé d’une caméra aux dimensions de 3 x 2,8 x 2,25 cm, sur laquelle se trouve un câble non amovible se terminant par un connecteur de type USB-C. Son poids est de 17,7 grammes. A cela s’ajoute l’émetteur vidéo, de dimensions 7,2 x 3,4 x 1,5 cm, qui pèse 44 grammes. Le boitier est doté d’un connecteur USB-C pour brancher la caméra, d’un autre connecteur qui permet l’alimentation, la connexion avec un OSD, et le SBUS pour « discuter » avec le contrôleur de vol. On trouve aussi une trappe pour une carte microSD.

Suite du tour

Sur le côté opposé, un connecteur microUSB permet d’accéder aux mises à jour via le logiciel DJI Assistant sur PC Windows ou Mac OS X. Un connecteur PPM est aussi présent. A quoi sert-il ? A rien pour l’instant, mais DJI promet qu’il pourra être utilisé pour le pilotage avec des mouvements de la tête ! Il y a aussi un trou qui cache le bouton pour effectuer la liaison avec le masque, et une diode témoin. A l’arrière figurent 2 connecteurs de type MMCX. Ils sont destinés à accueillir les 2 antennes nécessaires au fonctionnement de l’émetteur.

Les antennes !

Antennes OcuSync Air Cylindriques

Il y a en 3 modèles dans la boite, et 2 exemplaires par modèle ! Les Dipoles pèsent 4,2 grammes l’unité. Elles sont les plus légères, destinées aux vols à courte distance en liaison 2,4 ou 5,8 GHz. Les Pagoda pèsent 9,1 grammes, elles sont prévues pour les vols à distance un peu plus longue, en 5,8 GHz. Enfin, les Cylindiriques pèsent 10,3 grammes, elles sont indiquées pour les vols à plus longue distance, en 2,4 et 5,8 GHz. C’est ainsi, en tous cas, que DJI les présente.

Montage de OcuSync Air

Pressés par le temps, il nous a fallu monter la caméra et le boitier OcuSync Air rapidement, en allant à l’essentiel. Le branchement était donc minimal : la caméra reliée au boitier par la prise USB-C, les deux prises d’alimentation reliées à la PDB. La FAQ de DJI indique qu’il faut une alimentation 3S ou 4S. Sachez que cela fonctionne aussi avec du 2S… La caméra n’est pas compliquée à installer, elle ne prend pas beaucoup plus de place que les modèles FPV grand format. Pour le boitier, c’est une autre histoire : il faut trouver de la place pour le loger, et ce n’est pas facile. Son encombrement et son poids rendent compliquée l’installation sur une frame petit format, en-dessous des classes 220. Mieux vaut l’installer à l’intérieur de la frame, pour le protéger des inévitables chocs. Idem pour la caméra et son objectif. Nous n’avons pas eu le temps d’essayer la connexion à un OSD et au contrôleur de vol… La carte mémoire microSD est à insérer avant d’allumer le système, elle n’est pas reconnue si elle est ajoutée « à chaud ».

Appairage et image ?

Depuis l’écran principal du masque, il faut faire glisser deux doigts sur le pavé tactile pour faire apparaître les fonctions disponibles. La dernière, en bas à droite, est « Racing Drone (Digital) ». Elle fait apparaître une liste de réglages. Le menu « Wireless Settings » permet de choisir des connexions en 2,4 ou en 5,8 GHz. Le deuxième, « Linking Settings », est celui qui permet d’initier l’appairage entre le masque et l’émetteur vidéo. Il faut une pression avec une pointe fine dans le trou sur le côté du boitier, puis attendre quelques secondes. L’image apparaît, vous êtes prêt à voler !

Les autres réglages

Le menu « Camera View Settings » permet de choisir la définition du retour vidéo. Il y a le 1280 x 720p, en 16:9, qui prend tout l’écran. Il y a le 1280 x 960 pixels au format 4:3, qui laisse 2 bandes noires sur les côtés de l’écran. Il y a enfin le mode 640 x 480 pixels, également en 4:3, dans une définition bien moins élevée. Le réglage s’effectue en temps réel (dans la seconde). « Zoom Scale Settings » permet de choisir la taille de l’image à l’écran. Ca sert à quoi ? Une image très grande, c’est superbe… mais cela peut aussi devenir fatigant quand on vole longtemps. La possibilité de réduire la taille de l’image est un bon point. « Brightness » permet de régler l’intensité lumineuse de l’écran. « On-screen Display » permet de choisir les informations OcuSync affichées à l’écran. « Camera Rotation » inverse l’image. Enfin « Video Storage Settings » permet de choisir l’enregistrement sur la microSD à bord du drone, ou sur la microSD dans le masque (en réception), ou les deux à la fois.

Alors, l’image, elle est comment ?

Avec les réglages en 1280 x 720 et 960 pixels, ce qu’on voit dans le masque est superbe ! Oubliée la définition pitoyable du retour vidéo analogique, les détails apparaissent à l’écran, notamment les branches d’arbres ! Et la qualité du retour ? Finis les parasites qui viennent perturber l’image, avec des bandes colorées ou neigeuses dignes de l’avance rapide des magnétoscopes des années 80. Le flux vidéo est constant, sans aucune perturbation. Il faut tout de même noter un léger flou probablement dû à une forte compression. Comment évolue la liaison avec la distance et des obstacles ?

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21 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Est-ce que l’émetteur est compatible avec les DJI goggle 1ère version ?
    Peut-on l’utiliser sans l’enregistrer auprès de DJI (comprendre de façon anonyme…) ?

  2. @ Bernard : Je n’avais pas de G1 pour faire l’essai. Il faudrait vérifier si une mise à jour ajoute le menu de connexion à OcuSync Air.
    Le boitier demande à faire une mise à jour dès le premier branchement, il faut donc être connecté à un compte DJI pour la faire. Ce n’est par conséquent pas anonyme, non. En revanche, l’usage ne transmet pas de données.

  3. Merci pour la réponse !
    Mais malheureusement pour l’anonymat, oui je crois qu’il y a forcément la transmission du numéro de série ou équivalent entre les goggle et le Tx, et vu que c’est détectable par Aerospace…
    Est-ce que je me trompe ?
    Bon d’autre part sans OSD adaptable avec horizon artificiel, home point and co, pour un avion en FPV c’est pas forcément l’idéal.
    En tout cas je suis toujours bluffé par les performances de l’Occusync au vu de sa puissance d’emmission.

  4. @ Bernard : Pour AeroScope, oui, c’est très probablement détectable (je n’ai pas la valise magique pour essayer). Chacun son avis sur le sujet. Pour ma part, si ça permet de détecter un appareil qui va traverser un site sensible, ça me va. AeroScope ne trouvera pas le quidam qui fait son vol un peu loin en montagne ou en rase campagne, ce n’est pas le principe. Mais ça se discute, évidemment.
    Pour l’OSD, il y a de quoi faire entrer des données sur le connecteur…

  5. Salut,
    Est ce que le module OcuSync Air peut être utilisé avec la première version des dji goggles ?
    Merci.
    Oursinou.

  6. Moi ce qui m’étonne particulièrement c’est le fait que les antennes soient les mêmes en 5.8 ou 2.4 … Parce que ça me semble techniquement impossible alors que tests ne semblent pas montrer de soucis particulier. Là franchement ça pique ma curiosité ^^

    Sinon le Sbus du Vrx sert à récupérer les info d’un contrôleur de vol ? Connais-tu les compatibilité éventuelles et l’utilité exact (affichage de la télémétrie etc.) de ce connecteur ?

  7. Merci pour ce retour !
    Visiblement pour un racer, ça va être très compliqué à cause de la latence. La solution de chez connex semble être celle qui reste la plus facilement utilisable, au détriment sans doute d’une dégradation de l’image en mode HX.

  8. @ Barry : Il semble que les antennes soient également les mêmes dans un P4 (les 2 dans l’avant du train), qui fonctionnent en 2,4 et 5,8 GHz. Mais je ne sais pas comment expliquer que cela ne pose pas de problème.
    Pour le connecteur, je te renvoie vers le manuel qui répondra mieux que moi 🙂

  9. @Fred merci pour les précisions, je ne savais pas pour le P4 (après je ne connais pas du tout la gamme DJI). Mais quand même des antennes compatibles 2.4 et 5.8 ça m’interpelle ^^
    Enfin pour le port sbus il ne précise pas avec quoi c’est compatible, mais il y a très peu d’info qui sont récupéré dans l’OSD du coup. Bref pas convaincu même pour un usage en voilure fixe (pour lequel je m’orienterai plus vers le fpv blue).

  10. Est-ce qu’il serait possible (ou peut être existe t-il déjà) d’avoir un article sur les effets des ondes sur le corps, surtout au niveau de la tête avec ces engins.

    Merci

  11. @ Lbenoits : Aie, je ne connais déjà pas d’étude satisfaisante pour la téléphonie mobile et le wifi, il se dit tout et son contraire… Alors sur de multiples fréquences, puissances, distances, etc., c’est encore plus complexe.
    Je serais bien incapable de m’attaquer au sujet, d’autant que je n’ai pas le début d’une méthodologie valable…

  12. On peut constater un bel engouement pour le fpv en HD 😀

    Il y a le ez wifibroadcast qui fonctionne bien en DIY/Open source aussi qui est sympa, un article/review dessus un de ces quatre ? 😉

  13. Il serait intéressant de faire un comparatif avec les autres solution HD comme le Prosight de chez Connexe.

  14. Hello sympa de voir que les tests se font en partie au pont de la Caille, je n ai jamais pris le temps d’y faire voler mon Mavic un peut la honte habitant à 5kms, bref on peu y installer sur une moto ?( pour la piste par exemple)
    Bonne journée

  15. Bonjour, mercii pour ces 3 essais, par cotre je n’ai pas vu de liens direct entre eux !

    J’ai une question car pour ce n’est pas térs clair !

    si j’opte pour un mavic pro et un googles RE, j’ai tout ce qu’il faut pour faire du FPV numérique légerment latenceu ^^ ou j’ai encore besoin d’acheter le pack caméra en plus ?

    MErci pour votre réponse !

  16. @ vlx360 : Le masque RE te permet de piloter la gamme Mavic en immersion, avec un retour vidéo numérique, sans autre achat nécessaire : les Mavic sont équipés du système OcuSync. Le pack caméra est requis si tu veux équiper un appareil non-DJI du système OcuSync, par exemple un racer.

  17. Bonjour Fred
    Question: Il me semble que l’Ocusync Air Module n’est pas équipé de GPS. Est-il possible d’adjoindre un GPS embraqué et d’avoir le retour en OSD sur les Goggles RE?
    Merci d’avance

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