KingKong Tiny 7, le test

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Avec son look de Tiny Whoop, avec son nom bien sûr, il affiche clairement la couleur : le Tiny 7 de KingKong entend concurrencer le nano multirotor star du moment. Il est un peu plus volumineux et repose sur des moteurs plus puissants. Est-il capable de se distinguer de la concurrence ? Notez que cet appareil nous a été donné par la boutique GeekBuying. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Le Tiny 7 est livré dans une pochette rigide et transparente, qui a été pensée pour être accrochée en rayonnages de boutiques. Il mesure 7,3 cm en diagonale de moteur à moteur. Ses dimensions sont de 9,8 x 9,8 x 4,9. La structure principale est faite de plastique, comme le Tiny Whoop. Mais les renforts sont beaucoup plus épais, avec un peu d’élasticité. Elle dégage une impression de solidité : sous la pression de doigts, elle plie sans casser. Le contrôleur de vol est un modèle F3, caché sous un carénage ajouré, prévu pour laisser circuler l’air et pour offrir une ouverture à l’objectif de la caméra. Laquelle est 800TVL selon la fiche technique. Elle est reliée directement au contrôleur de vol, qui contient l’émetteur vidéo 5,8 GHz, une version de 25 mW à 16 canaux. Un connecteur microUSB est également présent sous le contrôleur, facilement accessible.

La propulsion ?

Les moteurs sont des modèles 720, dont la valeur KV n’est pas indiquée, branchés sur le contrôleur de vol avec l’aide de mini prises – donc faciles à remplacer – et dont la base est protégée par la structure en plastique. Ils entraînent des hélices tripales de 4 cm de diamètre. La prise d’alimentation est au format JST PH 2 pins (le même que celui utilisé ici). La batterie fournie est une 1S 3,7V PeakPower de 500 mAh 30C (et 5C en charge). Elle vient se loger sous le Tiny 7, maintenue par une barre de la structure en plastique. Le tout pèse 32,4 grammes sans la batterie, 44,5 grammes en ordre de vol.

Liaison radio

Il existe plusieurs modèles de Tiny 7, celui que j’ai essayé est la version fournie avec un récepteur radio AC800, compatible FrSky D8. L’association est simple : il suffit de brancher la batterie (ou un cordon microUSB) puis de passer en mode Bind sur la radiocommande. Pour vérifier que la liaison est correcte, il faut se connecter sur un ordinateur de bureau via Betaflight Configurator, avec un câble USB. La version de Betaflight est la 3.0.1. Les onglets permettent de vérifier que toutes les voies sont reconnues, de préciser la méthode d’armement et le choix des modes habituels de vol : Angle stabilisé, Horizon avec pirouettes possibles et Acro sans stabilisation, avec ou sans Airmode pour garder les moteurs toujours en rotation. Je n’ai pas trouvé comment paramétrer le failsafe avec le récepteur AC800. En l’absence de cette fonction indispensable pour les vols extérieurs, le Tiny 7 sera cantonné à des vols indoor.

Avant de décoller

L’antenne du récepteur radio est un brin non protégé, celle de l’émetteur vidéo est un autre brin, protégé par une gaine. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont à l’intérieur du carénage, donc à l’abri des chocs. Mais il est recommandé de les faire sortir un peu par les encoches du carénage pour optimiser la portée. Pour recharger la batterie, Kingkong fournit une clé USB avec un connecteur JST PH 2 pins (celui de la batterie fournie) et un connecteur Micro JST 1,25 (celui du Tiny Whoop). Un petit interrupteur permet de choisir un courant de charge de 500 mA ou de 200 mA. Parfait, donc, pour recharger une grosse batterie comme celle du Tiny 7 ou une petite comme celles prévues pour le Tiny Whoop. Une diode verte s’allume pendant la durée de la charge, puis s’éteint. Ce chargeur est-il efficace ? Difficile à dire, mais la charge obtenue semble correcte, effectuée en 1h15. Il sera plus efficace d’utiliser un chargeur comme le Q6 Plus d’ISDT, notamment pour charger en 2C ou 3C et accélérer le processus.

Premier décollage

En vol à vue et stabilisé (Angle), le Tiny 7 décolle facilement : il est plutôt puissant pour un appareil qui repose sur des moteurs brushed. Il répond bien aux ordres, se révèle très nerveux et prend rapidement de la vitesse. Les commandes sont saines, avec une stabilité très convaincante en vol stationnaire. Les PID sont réglés de manière efficace. Un bon point ! Pour changer le canal d’émission vidéo 5,8 GHz, il faut appuyer sur un bouton situé sur le contrôleur de vol. Il n’est pas facile d’accès du tout, même avec l’aide d’un petit tournevis. Chaque pression sur ce bouton permet de passer à la fréquence suivante. Il n’y en a que 16 sur les 40 habituelles du 5,8 GHz. Fort heureusement, les 8 fréquences Raceband d’ImmersionRC répondent à l’appel. Pour les autres, en revanche, les choix sont un peu bizarres : elles sont piochées dans plusieurs plages de fréquence, sans logique apparente.

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21 COMMENTAIRES

  1. Pff j’attends tjrs les miens 🙂 T6 & T7 en Deluxe 🙂 …. sinon ils ont l’air d’être la nouvelle référence.
    Attention Polka est sur ton lit Fred 🙂

  2. @ SeByDocKy : La résistance de cette machine est impressionnante. C’est la première que je me suis amusé à lancer délibérément contre des murs sans crainte…
    Polka l’apprécie modérément 😉 😉

  3. @ tourbilone : Oui, je l’ai utilisé avec une Q7 d’ailleurs ! Au premier allumage, l’AC800 attend un bind. Comme d’hab’, il faut lancer le bind depuis les menu d’OpenTX. Attention comme d’habitude à la compatibilité EU / non-EU.

  4. Bonjours,

    par rapport au flyingfrog, c’est quoi la différence ?

    Car les 2 machines ont le même gabarit, mais le flyingfrog tourne en 2s. Mais celui-là, à l’air plus adapter pour de l’indoor.

    Le choix est difficile ^^.

    cordialement

  5. @ terry : Le gros point fort du tiny 7, c’est sa résistance aux chocs. En extérieur, sa structure le freine, il n’est pas vraiment adopté. Le Flyingfrog est plus fragile, moins adapté pour faire le zouave en intérieur avec les objets du quotidien ou en gymnase avec des parcours d’obstacles. J’ai préféré le Tiny 7, justement parce que tu peux passer les obstacles en force. Bon, il y a quand même des limites, il finit par lâcher 🙂

  6. Le flyingfrog est si fragile que ça ?
    Pourtant, il a un châssis en carbone. Alors que celui-là, c’est 100% plastique.

    Après peut-être que le flyingfrog est tout simplement trop puissant pour l’indoor, même avec un bonne maîtrise ?

    cordialement

  7. @ terry : Ce n’est pas pour le même type de vol. Oui, le Flyingfrog est plus fragile, le carbone ne tient pas aussi bien que le plastique mou. Je parle évidemment de nanos. Ca s’inverse avec des machines plus grosses.
    Les protections d’hélices du Flying Frog ne sont pas très efficaces non plus.
    Evidemment, si tu maitrises et que tu ne cognes jamais, tout va bien 😉

  8. Impossible !? de trouver des batteries d’origine séparément des offres plus complètes mais sans récepteur frsky.

  9. Le réglage du failsafe n’apparaît pas, même en cochant en haut à droite “mode expert” sur betaflight ?

  10. Perso pour avoir essayé le flying Frog, tous ces joujou à deux sous, je préfère passer mon chemin, ce ne sont pas des machines qui en valent la peine, du genre jetable après essai, batteries foutues après une dizaine de vol, pas facile à mettre en oeuvre dehors etc .. mais bon si certains y trouvent leur pied, il en faut pour tous les goûts 🙂

  11. @ FPV_67 : Ah non, les batteries 1S tiennent 25 à 35 cycles (j’ai ma feuille Excel de vols tous notés pour preuve), un peu plus pour les 2S. Si c’est 10, ce n’est pas normal…

  12. Bonjour
    parmis tous ces récents nano multirotor, (eachine 10 , KingKong Tiny 7 ou 6 , Furibee F36 , Eachine E011,Eachine QX90c … ou autre ) et sans vraiment tenir compte du prix , lequel vous semble t-il le plus adapté pour un débutant ?
    merci pour vos tests .

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