ISDT Q6 Plus, le test

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Vous aviez peut-être découvert en vidéo le chargeur ISDT SC-608 (voir ici, à 15’10). Voici désormais le Q6 Plus ! Le principe est le même, il s’agit d’un chargeur petit format, mono batterie, qui repose sur un écran très lumineux, et une molette pour piloter son interface. Notez que cet appareil nous a été donné par la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Le chargeur mesure 8,1 x 8,1 x 3,6 cm pour un poids de 125,21 grammes. Sur la façade avant, inclinée, figurent l’écran de 6 cm de diagonale (2,3 pouces), et la molette de sélection. Elle roule vers le haut, vers le bas et peut être enfoncée. Elle est placée au milieu. C’est un peu moins pratique que la roue crantée du SC-608 située sur le côté du boîtier, mais elle a le mérite de ne pas privilégier les droitiers ! Derrière, protégé par une grille, on aperçoit le ventilateur. C’est lui qui occupe l’essentiel de la partie rebondie du chargeur. Sur le flanc gauche se trouve une prise XT60 femelle pour l’alimentation, et une prise jack 3,5 mm pour la mise à jour du logiciel interne. Sur le flanc droit sont placées la prise XT60 femelle de charge et une prise d’équilibrage à 7 broches. Dans la boite sont fournis un manuel en anglais et chinois, deux prises mâles XT60 avec leurs deux capots plastiques. Et c’est tout. Pas d’alimentation ? Non, le principe de ce chargeur : c’est à vous de fournir l’alimentation.

Les caractéristiques

Le chargeur charge jusqu’à 14A, avec une puissance de 300W max, pour des batteries de 1S à 6S. Le type de batteries supportées ? Les LiFe, LiIon, Lipo, LiHv, NiMH et Cd. De quoi couvrir la plupart des besoins. Les Lipo sont sans doute les plus répandues, mais on apprécie le support des LiHv et leur tension supérieure. Ce boîtier propose la charge, mais aussi la décharge si vous voulez procéder à un rodage de vos batteries et au stockage si vous comptez laisser vos batteries au repos. Si le Q6 Plus est tout petit, c’est parce qu’il est fourni sans alimentation. A la place, il y a une prise XT60. Le plus simple, c’est de brancher une grosse batterie sur ce connecteu, qui servira à recharger de plus petites batteries. Une méthode extrêmement pratique pour charger sur le terrain, loin d’une prise secteur. Si en revanche vous comptez l’utiliser à la maison, il faudra investir dans une alimentation secteur et l’équiper d’une prise XT60 mâle.

Le fonctionnement

Une fois alimentée, avec une batterie qui délivre entre 7 et 32V, donc entre 2S et 8S, le chargeur s’allume automatiquement. Il bippe et son ventilateur se met en marche un très court instant. Ensuite, il attend. Pour brancher la batterie à charger, il faut utiliser le connecteur XT60 sur la droite du boîtier. Cette prise suffit à lancer la recharge, mais elle ne prend pas en compte l’équilibrage des cellules. D’ailleurs, le Q6 Plus vous le dit, avec un message d’avertissement. Le principe de la charge d’une batterie multi cellules est bien entendu de connecter la prise d’équilibrage pour que le chargeur puisse gérer la charge de chaque élément individuellement. Il y a pour cela un connecteur à 7 pins (pour 6 cellules maximum). Dès que vous branchez une batterie par sa prise d’équilibrage, la tension de chaque cellule d’affiche à l’écran. Les détrompeurs de la prise évitent un branchement à l’envers. En revanche, il faut veiller soi-même à ce que la prise soit connectée sur la gauche du connecteur. Cela dit, si la prise d’équilibrage est mal branchée, le boitier vous prévient au début de la charge.

Les réglages

L’écran principal montre la tension de chaque cellule. L’indication est-elle précise ? Sur une 4S, un testeur précis m’a donné 3,711V, 3,732V, 3,718V et 3,721V. Le Q6 Plus m’a indiqué 3,71V, 3,73V, 3,74V et 3,72V. Plutôt correct, donc, sauf pour la 3e cellule. Avec la molette, il est possible d’accéder à un second écran, qui indique la tension en entrée, la tension en sortie la température et la résistance interne. Un petit tour dans les réglages s’impose. Pour y accéder, faites une pression longue sur la molette. Passez en revue les différentes options pour les mémoriser. Les points importants ? Passez en français ! La traduction est plutôt réussie, malgré quelques accords manquants. L’autre réglage important est la tension d’entrée minimale. Imaginons que vous chargiez une batterie depuis une grosse Lipo 3S de 5200 mAh. Si vous laissez le chargeur faire son job, il risque de vider la batterie d’origine et de la rendre inutilisable. Le réglage de la tension d’entrée minimale permet de fixer une valeur sous laquelle le chargeur ne doit pas descendre. Par exemple avec la batterie 3S, réglez sur 11,5V pour être tranquille. C’est à vous de le préciser, puisque le chargeur ne sait pas combien de cellules il y a dans votre batterie en entrée, et d’ailleurs s’il y a des cellules puisque vous pouvez utiliser une alimentation.

Première charge

Choisissez le type de batterie, vérifiez que la tension par défaut est correcte, et indiquez le nombre de cellules, puis le courant en ampères. Si vous choisissez un type de batterie radicalement différent de celle que vous avez branchée, le chargeur va vous l’indiquer. Mais attention, si vous chargez une LiHv en indiquant LiPo, ou une Lipo en LIHv, il ne vous le dira pas forcément. En revanche, toujours dans les cas des Lipo et LiHv, il corrige automatiquement le nombre de cellules si vous vous êtes trompé. Sympa. Le réglage du courant de charge est important. C’est à vous de le choisir, en fonction de la capacité de la batterie et de la vitesse de charge. Imaginons que votre batterie soit une 1000 mAh. Il est conseillé de la charger en une heure, à 1.0A. Si vous voulez accélérer les choses, passez à 2A pour une demi-heure de charge. A vous de vérifier au préalable dans la documentation de votre batterie ce qu’elle peut encaisser : 2C pour 2x, 3C pour 3x, etc. Avec une 550 mAh, choisissez 0,5A pour charger en 1C. Avec une 1200 mAh, choisissez 2,4A pour charge en 2C. La valeur maximale permise par le chargeur est 14A. Choisissez « Commencer la tache »…

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5 COMMENTAIRES

  1. J’ai acheté ce chargeur chez BG, il est vraiment pas mal.
    Beaucoup plus petit que les autres chargeurs surtout pour 300W!
    À noter qu’en 12/13V (j’utilise une alimentation de PC modifiée qui peut débiter plus de 25A sur le 12V) on ne peut monter qu’à 180W maxi car le courant de sortie mais aussi d’entrée semble limité à 14A.
    Si on veut profiter des 300W il faut avoir une alim 24V mini en comptant les pertes.

  2. Génial, dommage que tous les nouveaux drone RTF n’utilise plus de xt60…
    Ah le phantom 1 avec sont mode manual et ça prise xt60… je suis nostalgique lol

  3. Bonjour,

    Le côté tuto sur comment marche un chargeur sera surement utile à certains, mais on trouve déjà l’information ailleurs sur internet et je trouve que ça dilue le propos.
    Au sujet du courant de décharge, si on peut le régler à 3A c’est que cette valeur doit être atteignable… en 1S. Il est vraisemblable que le 0,8A soit juste la limite en 3 ou 4S.
    Enfin, ce que j’aurais souhaité voir dans ce test, c’est surtout un test à 300W.

    ++

  4. @ manuel : Okay ! En fait, je m’adresse… à moi-même, pour le niveau de compréhension. Si je ne m’auto-comprends pas, je revois ma copie. Si je m’auto-ressens trop light, je la revois aussi. Ok, c’est égocentrique, mais ça m’évite de me poser des questions existentielles 🙂
    Note que j’ai donné le lien vers le test de Low Riding qui est plus technique que le mien…

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