Prise en mains : le drone-ballon FB156 de LDARC est chez StudioSPORT

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Je suis passé au siège de StudioSPORT, près de Rouen, pour essayer les nouveaux FB156 de LDARC. Je vous avais parlé ici de ces nouveaux modèles de drones-ballons, avec leurs caractéristiques techniques. Pour faire simple : ce sont des racers brushless enfermés dans une boule protectrice. Ils sont prévus pour des matchs… mais à vrai dire on en fait ce qu’on veut ! Une différence est à noter par rapport aux caractéristiques que j’avais énoncées : le contrôleur de vol fonctionne avec le firmware Inav, et non pas Betaflight. Le but de cet essai ? C’était de jauger le potentiel « fun » des FB156 et de noter leur résistance aux mauvais traitements.

La vidéo

Toujours dans le bon sens…

La boule de protection est faite d’un plastique assez souple pour se déformer en cas de choc, mais suffisamment rigide pour que les hélices ne sortent jamais de la sphère. Pendant les premiers vols, les réflexes « drones » prennent le dessus : on vole doucement, on évite les crashs, on saisit l’appareil délicatement. Mais il faut peu de temps pour s’apercevoir que la boule joue vraiment son rôle protecteur ! On finit par ne plus poser le FB156 au sol, mais on le laisse tomber. Ou on le fait rouler ! Car la bonne idée de LDARC, c’est d’avoir placé la batterie dans la partie inférieure de la boule. Le centre de gravité est très bas, ce qui permet à l’appareil de toujours se replacer automatiquement dans le bon sens, prêt à décoller.

Avec ou sans baromètre ?

Le contrôleur de vol du FB156 est équipé d’un baromètre altimétrique qui permet d’assurer le maintien automatique de la hauteur de vol. C’est une fonction que j’ai désactivée assez rapidement : elle fonctionne, mais elle réduit considérablement la réactivité du drone. Et après un crash un peu dur, la gestion de la hauteur ne fonctionne plus correctement. Une fois désactivée, l’appareil est beaucoup plus réactif sur les gaz, et montre son potentiel !

Les sensations en vol ?

C’est un appareil brushless plutôt puissant, capable d’accélérer et de monter vite. En environnement confiné, j’ai préféré piloter en mode stabilisé. Mais avec un peu plus de place, on tire le meilleur de l’appareil en mode Acro. Il est suffisamment puissant et réactif pour vous suivre en voltige. Il faut une attention de tous les instants : la boule de protection fait perdre les repères. Comment différencier l’avant de l’arrière ? On se fie à la LED rouge ou bleue qui se trouve à l’arrière…

Marquer des buts ?

La finalité du drone soccer, c’est d’aller marquer des buts matérialisés par des arceaux. C’est amusant, c’est un challenge, et ce doit être encore plus intéressant avec des équipes de plusieurs FB156. Pour cette prise en mains, c’est un one to one. J’ai pris énormément de plaisir à jouer le rôle du défenseur, c’est-à-dire à m’efforcer d’empêcher l’adversaire de passer dans mon arceau, par tous les moyens possibles. J’en suis vite venu à transformer ma partie de drone soccer en « destruction derby ». Le but ? Toucher l’adversaire suffisamment fort pour le faire chuter. J’ai adoré ça, au point d’enchainer les batteries ! Le Sénard Multirotor Club (SMR), pionnier en France du Drone Soccer, rappelle que le diamètre de 20 cm du FB156 lui permet d’être conforme au règlement F9B pour prendre part à des compétitions FAI.

L’autonomie et la solidité ?

Avec des batteries 3S 650 mAh avec prise XT30, l’autonomie est d’un peu plus de 6 minutes en volant comme un sauvageon. C’est très correct. Je n’ai pas ménagé le FB156 que m’avait confié Studiosport. Ce que j’en retiens, c’est qu’il n’a pas bronché et qu’il est reparti après chaque crash. Certaines des pièces de la boule de protection ont blanchi, montrant les points de fortes contraintes. Pourtant sans rompre, et ce malgré des séances de mauvais traitements manifestes et assumés ! La boule de protection finira évidemment par lâcher, mais elle semble très efficace.

La sécurité ?

J’ai joué à la cible vivante avec le FB156. Même en volant rapidement, se faire toucher est pour ainsi dire sans risque ! Il faut simplement éviter de mettre les doigts à l’intérieur de la sphère : les hélices animées par des moteurs brushless risquent de piquer fort. Pour le reste, la boule de protection joue parfaitement son rôle. On se prend à voler de manière très agressive en essayant tout, il est donc recommandé de pratiquer cette discipline en intérieur. Ou en extérieur en prenant des précautions. StudioSPORT avait mis en place une cage Aircaptif pour nos essais, un modèle à structure gonflable qui s’équilibre automatiquement en cas de fuite d’air. Et qui permet de voler même là où la réglementation ne le permet pas, puisqu’elle crée un espace clos.

Au final ?

J’avais de sérieux a priori sur le drone soccer, et je n’avais pas été séduit par mes précédentes expériences. Mais j’ai pris énormément de plaisir avec cet appareil… et pourtant nous n’étions que 2 dans l’arène ! Le potentiel « fun » des FB156 est donc bien au rendez-vous. L’appareil adopte une taille réduite, à peu près celle d’un ballon de handball. Sa sphère en plastique absorbe les chocs avec le sol, les parois d’un mur, les collisions avec d’autres FB156, ou même avec des humains. Il est réactif, suffisamment puissant pour de belles accélérations. La précision dépend principalement des talents du pilote… Il n’y a plus qu’à attendre qu’il soit disponible chez StudioSPORT, c’est l’affaire de quelques semaines ! Le FB156 de HGLRC est disponible en précommande chez StudioSPORT à 210 € (taxes comprises) en version RTG prête à voler, pour une livraison mi-juillet 2021 !

Merci à Teddy Gréaume, chef de produit Drones FPV et DIY chez StudioSPORT, pour l’organisation de cette prise en mains, et à Franck Colombat pour avoir subi mes vols agressifs…

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