Eachine Cinefun 1080p, le test

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Charger les batteries ?

Eachine fournit un petit chargeur USB avec deux prise, un PST PH2.0 et une JST 1.25. Ni l’une ni l’autre ne sont compatibles avec un connecteur XT30. Pour remédier au problème, le constructeur fournit un adaptateur PST PH2.0 vers XT30. La charge complète prend environ 45 minutes. C’est assez long. Pour ne pas attendre, j’ai bricolé (soudé) 3 autres adaptateurs et utilisé une plaque de charge USB à 6 emplacements. Cela m’a permis de lancer des charges pour les 4 batteries qui se trouvent dans la boite, simultanément.

 L’appairage ?

La première étape consiste à appairer le récepteur radio. Le contrôleur de vol AIO est flashé avec une version assez ancienne de Betaflight, la 3.5.7. Mais elle comprend l’ordre CLI pour déclencher l’appairage du module radio, ce qui permet d’éviter de devoir jongler avec le bouton physique d’appairage sur le contrôleur de vol (lequel est tout de même assez facilement accessible). La première étape consiste à vérifier le protocole dans l’onglet Configuration. Le récepteur est préréglé sur SPI RX Support et FRSKY_D. Du côté de la radiocommande, une TX12 de RadioMaster, j’ai choisi le protocole D8. Il est également possible de choisir FRSKY_X pour le protocole D16 – mais uniquement la version FCC / Non-EU. Pour lancer l’appairage côté drone, il suffit de taper frsky_bind. Lancer l’appairage côté radio termine la procédure.

Les réglages ?

Ils sont déjà presque tous opérationnels : UART pour le contrôle de l’émetteur vidéo via SmartAudio sur l’UART 2, moteurs en « props_out », armement à 180°, Airmode, PID, Rates, filtres, OSD. Il ne reste plus qu’à préciser les méthodes d’armement, de choix des modes (il n’y a que Angle et Acro qui soient paramétrés), Flip Over After Crash, etc. Puisqu’il s’agit d’une ancienne version de Betaflight, il n’y a pas de table VTX. A noter que les réglages peuvent entièrement être réalisés via l’USB, sans brancher une batterie, il suffit pour tout alimenter (y compris récepteur radio et l’émetteur vidéo), sauf la caméra (l’image est grise) et les moteurs.

Premier décollage

Le Cinefun réagit fort sur les gaz, un comportement que l’on connaît habituellement avec des Tinywhoop 2S plutôt que 1S. C’est une bonne surprise, qui permet d’envisager de voler vite et avec de belles reprises. L’appareil répond bien aux commandes, de manière assez précise, et les vols sont très stables. Les PID, par conséquent, conviennent bien. Après quelques vols, j’ai simplement ajouté un peu d’expo pour « calmer » l’appareil lors de petits mouvements de joysticks. Il est plutôt silencieux, de quoi voler de manière discrète.

Les sensations en vol ?

Le Cinefun est suffisamment nerveux pour voler de manière agressive en intérieur si vous le sollicitez. Mais il sait aussi rester bien à plat et stable si vous êtes doux sur les joysticks. C’est en intérieur qui se comporte le mieux. En extérieur, il vole parfaitement en l’absence de vent. Plus il y a de bourrasques, plus il faut les contrer activement. Il prend beaucoup d’inclinaison si le vent est soutenu, jusqu’à finir par ne plus avancer. Il est parfait, avec sa petite taille et l’absence d’antenne proéminente, pour se glisser au travers des branches des arbres. Les sous-bois sont de formidables terrains de jeu pour le Cinefun… L’appareil montre ses limites au moment de remettre les gaz après un dive : il manque de ressources et part en embardée, parfois un peu difficile à récupérer.

Le retour vidéo ?

Il s’agit d’un retour en analogique, l’image est donc correcte… sans plus. S’il y a de petites branches, vous ne les verrez probablement qu’au dernier moment. Il y a aussi des glitches, des parasites, des sautes de couleurs. La portée en 25 mW est un peu juste, on dépasse difficilement les 100 mètres. Mais en poussant l’émetteur à 200 mW (rappel, ce n’est pas autorisé en France, vous risquez d’être pendu haut et court si vous le faites), la portée dépasse les 250 mètres. En intérieur, cela permet de passer au travers de plusieurs murs en conservant un retour exploitable – sympa pour les vols en « bandos ». Ce n’est pas si mal avec une antenne si petite. La portée radio est satisfaisante : je n’ai jamais perdu la liaison, la vidéo a toujours lâché en premier.

Les réglages de la RunCam Split 3 Lite?

Il faut passer par la petite télécommande filaire pour accéder aux réglages de la caméra. Par défaut, elle enregistre en 1920 x 1080 pixels à 60 images par seconde, avec un angle Wide (165°), la caméra s’allume et l’enregistrement démarre automatiquement à la mise sous tension. Vous pouvez passer en 1080p/30 ou en 720p/60. Attention, ce dernier mode est un simple recadrage de l’image 1080p, avec par conséquent une perte de FOV. Vous pouvez aussi demander à ce que l’enregistrement ne débute pas automatiquement. Une LED bleue fixe indique que la caméra Split3 est allumée, elle clignote en bleu pendant l’enregistrement. Le mode WDR pour des couleurs plus dynamiques des autres caméras RunCam Split n’est pas proposé sur la Split 3 Lite (v1.0.8 F), mais il est possible de régler le contraste, la saturation, la luminosité et la netteté. A noter que la Split 3 Lite n’est pas connectée au contrôleur de vol via un UART, la télécommande filaire est donc le seul moyen de la régler.

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