Elistair Safe-T 2

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Le constructeur français Elistair est l’un des rares spécialistes mondiaux des solutions industrielles pour les vols de drones captifs. Il vient d’annoncer une nouvelle station filaire, la Safe-T 2. Il s’agit d’un boitier comprenant le système de micro-fil pouvant atteindre 125 mètres de longueur, capable de fournir une puissance continue de 2,2 kW. De quoi permettre le vol de gros porteurs spécialisés dans la surveillance de chantiers et de sites sensibles, la prévention des incendies, la prise de vues en direct sur les événements sportifs.

Fixe ou en mouvement

Un système de freinage permet d’adapter la longueur du fil aux contraintes de l’environnement de vol, avec l’assistance d’un système de gestion du boitier via une application sur un terminal mobile. Il est possible, en option, de faire transiter des données de manière sécurisée et redondante par une fibre optique et par le courant porteur (CPL). Le Safe-T 2 est IP54, protégé contre les poussières et les projections d’eau, et peut être monté sur un véhicule. Il est prévu pour fonctionner avec une cinquantaine de types de drones. Un SDK permet l’intégration du Safe-T 2 dans l’infrastructure de systèmes de gestion de drones. Enfin il permet de changer les micro-fils pour optimiser la liaison filaire selon le type d’appareil. Le site officiel d’Elistair se trouve ici.

Crédits photos : Elistair

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6 COMMENTAIRES

  1. Redondance de la fibre optique par du CPL ? Si le cable casse, tout casse… Peut on vraiment parler de redondance ? C’edt vraiment pour faire mousser les grand groupe. Ils auraient aussi due continuer avec liaison sécurisé et crypté au cas ou un indien avec un mirroir et un laser arriverait à récupérer les données de la fibre optique a distance ….

  2. Bonjour khancyr,

    Sans avis sur la solution Elistair en particulier, la fibre optique est un média très fragile.
    Elle peut casser à l’intérieur du câble bien avant que l’intégrité mécanique du câble soit remise en question.
    Côtés connecteurs la moindre poussière est capable d’obstruer complètement les quelques µm de diamètre de la fibre.
    De plus la liaison passe par un collecteur tournant dont les fournisseurs sont rares et ceu(x) en Europe présentent généralement des tarifs prohibitifs. Le(s) alternatives asiatiques sont à prendre avec le niveau de qualité et fiabilité qu’ils offrent …

    La question que je me pose (je n’ai pas trouvé facilement la réponse sur le site) est de savoir si le système ainsi équipé dépends toujours des règles de la DGAC.
    Car les ballons captifs sont parfois assimilés comme de simples obstacles, tel une grue par exemple, et ne dépendent pas dans ces cas des autorisations de “vol”.

    En tout cas ravi de me rappeler qu’une société française fait partie des rares à défricher depuis quelques années une solution qui à mon avis doit séduire pas mal d’opérateurs

    JP

  3. Bonjour à tous, je commence à regarder du côté d’un système s’alimentation électrique qui pourrait équiper mon drone ATILLA. J’avoue que j’ai rien suivi de cette technologie et du coup j’y connais rien. Est ce qu’il y’a d’or et déjà des systèmes accessibles pour des drones “maison” à des tarifs qui seraient “acceptables” ?

  4. @jph effectivement, votre remarque sur la fragilité de la fibre optique est intéressante mais bien à contre-sens de leur discours securitaire sur la robustesse de la liaison…. après dans ce sens la redondance ne fait pas de mal sauf surement au portefeuille !

    Niveau DGAC, quand ils démarraient juste leur activité, je construisais déjà un système captif. La réglementation parle d’aerostat captif mais pas de drone. Les règles restent donc les mêmes. Après, je ne suis pas spécialiste en règlementation, si quelqu’un a lu les textes récents et peut éclairer mieux, je suis a l’écoute.

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