Eachine LAL3, le test

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Réglages ?

Le connecteur microUSB pour accéder au firmware Betaflight est facile d’accès. Betaflight est présent en version 3.5.5, un peu âgée, donc. Pour mes premiers vols, j’ai choisi de rester dans cette version. Il n’y a que 2 UART sur le contrôleur de vol, l’un pour le récepteur radio, l’autre pour piloter le VTX via SmartAudio. Les réglages de Betaflight ne comportent pas de surprise ni de complexité particulière. Mais, et je ne sais pas pourquoi, SmartAudio a refusé de fonctionner, tout comme le RSSI. Pourtant les réglages étaient corrects, tout comme les branchements. Il faut terminer la configuration avec le choix des interrupteurs pour l’armement, les modes et les réglages de l’OSD.

Premier décollage

Je ne suis pas passé par la case 3S,  j’ai directement équipé le LAL3 d’une batterie 4S. J’ai essayé 3 modèles : du 450, du 550 et du 650 mAh. C’est avec les 450 mAh que le LAL3 est le plus nerveux. Il répond bien sur les gaz, avec des montées très rapides, très excitantes pour un appareil aussi petit. Le problème, avec les 450 mAh, c’est qu’une montée pleins gaz réduit singulièrement l’autonomie de l’appareil. C’est finalement avec les 650 mAh que j’ai pu expérimenter le meilleur compromis entre la puissance et l’autonomie. Avec une 450 mAh, le vol dure entre 2 et 3 minutes selon le type de pilotage. Avec un 650 mAh, l’autonomie dépasse atteint 3 minutes 30 secondes en vol agressif, et dépasse les 4 minutes avec des évolutions douces.

Les sensations en vol

Le LAL3 est assez réglé de manière nerveuse, avec des réponses vives aux ordres radio. Voilà qui le destine aux évolutions de type freestyle ! Son poids plume permet à l’appareil de rester en l’air longtemps quand on pousse les gaz. De quoi éviter de retomber trop vite trop lourdement : c’est parfait pour les amateurs de voltige. Le vent ne fait pas peur au LAL3 : il n’est pas vraiment sensible aux bourrasques. Je n’ai pas noté de latence avec la caméra Caddx, et l’image est plutôt belle avec des couleurs un peu criardes mais qui permettent de bien distinguer l’environnement. Le FOV est plutôt élevé : 170° selon la fiche technique de la Baby Turtle Whoop.

Réglages de la caméra ?

La Baby Turtle Whoop de Caddx est réglable… mais pas sur le LAL3 ! Du moins pas sans un peu de soudure. Pour effectuer les réglages de la caméra, il faut en effet utiliser une petite télécommande filaire que l’on branche sur une prise à 2 pins… qui n’existe pas sur la version installée dans le LAL3. Vous n’avez pas conséquent pas accès aux réglages de la définition (1080p ou 720p), du ratio (16:9 ou 4:3), ni à l’activation du mode D-WDR. Par défaut, la caméra est en 1080p/60, 16:9, D-WDR activé. Pour changer cela, vous devrez souder un connecteur à 2 pins et vous procurer la petite télécommande filaire. Dommage… Le bouton unique de la caméra, sur le composant à l’arrière, sert à l’allumer et à l’éteindre – l’intérêt est assez limité.

Les vidéos HD ?

Elles sont stockées sur une carte microSD, en MP4, dans une définition de 1920 x 1080 pixels donc en 16:9, à 60 images par seconde, avec un débit de 30 Mbps. Le résultat est convaincant : les images sont plutôt belles, fluides avec l’aide des 60 fps et avec une compression limitée – mais présente, tout de même, lorsque les mouvements sont rapides. Ne vous y trompez pas, la Baby Turtle Whoop est loin d’une GoPro, aussi bien en termes de piqué que de compression et de stabilité. Car les images ne sont pas du tout stabilisées : elles sont livrées brutes. Tant que vous ne poussez pas les gaz trop fort, les séquences sont exemptes de vibrations. Mais si vous montez en puissance, du Jello apparaît…

Filmer avec le LAL3 ?

La caméra Baby Turtle Whoop n’est pas destinée à produire de belles images, mais à conserver un souvenir HD et fluides de vos évolutions en freestyle. Cela dit… Si vous volez doucement et qu’il n’y pas de vent (car s’il ne pertube pas le vol, il ajoute des vibrations parasites), vous pouvez revenir avec des images très sympas ! Notez que les hélices se trouvent dans le champ et qu’elles sont à hauteur de la caméra. Traduction ? Bien qu’elles soient transparentes, les hélices sont présentes à l’image. S’il y a de l’humidité dans l’air, du brouillard par exemple, les gouttelettes d’eau seront une gêne. Idem si vous volez trop bas et que vous coupez de l’herbe, l’objectif va se couvrir de chlorophylle. La solution ? Inverser le sens de rotation dans Betaflight pour du « props-out » et changer les hélices de place.

Quelques défauts ?

Outre l’absence de réglages de la Baby Turtle Whoop, j’ai regretté que la fonction SmartAudio ne fonctionne pas. Je ne sais pas si c’est lié à l’exemplaire que j’ai testé. Les réglages de l’émetteur avec le bouton unique sont un peu pénibles. Sur un choc un peu dur, le lecteur de cartes microSD s’est en partie décroché. Il m’a fallu démonter le composant pour remédier au problème avec un peu de colle. Dommage aussi qu’il n’y ait, pour le moment, que certaines pièces disponibles en spare – et la plaque carbone inférieure n’en fait pas partie.

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