Yuneec Mantis G, le test

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Après le Mantis Q (voir le test ici) qui ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable, voici son successeur le Mantis G. Au premier regard, il est difficile de distinguer l’ancien du nouveau. L’indice ? C’est la nacelle de stabilisation de la caméra qui permet de faire la différence. En effet, on oublie la nacelle 2 axes du premier modèle, le Mantis G s’offre une nacelle stabilisée sur 3 axes. Une bonne nouvelle ! Notez que le Mantis G nous a été prêté par Yuneec. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

La vidéo

Elle est disponible en téléchargement ici pour éviter la compression de YouTube.

Tour du propriétaire

Le Mantis G se présente sous la forme d’un bloc compact de 17,2 x 9,6 x 6 cm, qui pèse 516 grammes sur la balance, en ordre de vol. On sous la barre des 800 grammes, ce seuil au-dessus duquel la réglementation française impose des requis supplémentaires. Pour décoller, il faut retirer la protection de la nacelle, à l’avant, puis déplier les bras. Il y a un ordre : il faut d’abord déplier les bras arrière, puis les bras avant. Des ressorts permettent de maintenir et bloquer automatiquement les bras en place. La diagonale de moteur à moteur, une fois l’appareil déplié, atteint 27 cm. Les moteurs sont des modèles brushless, dont la référence n’est pas indiquée par Yuneec. Ils entrainent des hélices bipales de 15,6 cm de diamètre (6,1 pouces), dont chaque pale est indépendante. Pas de mécanisme d’insertion et d’extraction simplifiées avec ces hélices : elles sont fixées avec l’aide de deux vis. Un ergot détrompeur permet d’éviter les erreurs à la fixation.

Alimentation ?

Le carénage central est en partie occupé par la batterie, un modèle propriétaire Lipo 3S 11,4V de 2800 mAh, qui pèse 191,3 grammes. Propriétaire puisqu’elle utilise un brochage que l’on ne trouve chez aucun autre constructeur. Mais elle a l’avantage d’être la même que celle du Mantis Q ! Pour charger cette batterie, Yuneec fournit un chargeur à 3 emplacements alimenté par un transformateur branché sur le secteur. Le chargeur sonne quand la batterie est prête. Pour placer à la batterie sur le Mantis G, il faut la faire glisser jusqu’à entendre un clic de blocage. Elle semble maintenue solidement, pour éviter d’être éjectée en cas de crash.

Le bloc central ?

A l’avant se trouve la caméra, basée sur un capteur CMOS 1/3.06 (probablement un Sony IMX213) offrant 13 mégapixels. Elle est montée dans une nacelle stabilisée mécaniquement sur 3 axes. Voilà qui promet des images très stables, pour faire oublier les secousses en vol filmées avec le Mantis Q. Sur le flanc gauche de l’appareil est apposé un QR Code qui permet la liaison avec l’application Yuneec Pilot. Pensez à faire une copie de ce QR Code au cas où il soit sali ou arraché. Sur le flanc droit se trouvent la trappe pour insérer une carte mémoire microSD et un connecteur microUSB. Enfin sous le Mantis G ont été placées deux LED capteurs de distance et une caméra verticale. Les sonars à grille du Mantis Q ont disparu. Sur le dessus se trouve le bouton d’allumage qui se double d’une LED. Enfin 4 petites LED sont fixées sous les bras moteurs. D’autres capteurs ? Non, le Mantis G est dépourvu de détection d’obstacles. En revanche, l’appareil est équipé du positionnement satellite GPS et Glonass. 

La radiocommande ?

C’est la même que celle du Mantis Q, et elle ressemble beaucoup à celle de l’Anafi de Parrot, avec un look un peu ventripotent. Outre les 2 joysticks, elle offre un bouton d’allumage (il faut relever le support du smartphone pour y accéder), un bouton de RTH, un interrupteur pour le mode Sport. A l’arrière figurent 2 molettes et deux boutons. Les deux mini antennes se relèvent et pivotent – elles sont destinées à être orientées vers le bas, à moins de voler très haut auquel cas elles sont à placer à l’horizontale. Derrière les antennes se trouvent un connecteur USB pour la liaison avec le smartphone et un connecteur USB-C pour la recharge. Car la radiocommande est équipée d’une batterie intégrée et non amovible 1S 3,7V de 300 mAh. A noter que vous pouvez piloter le Mantis G sans radiocommande, depuis votre smartphone. Même s’il permet des commandes simplifiées en inclinant le mobile avec l’option Gyro, cette méthode de pilotage n’est pas recommandée, notamment parce que la portée dépasse difficilement les 70 mètres.

Liaison radio et vidéo

Il faut tout d’abord installer sur un smartphone l’application Yuneec Pilot, disponible pour iOS sur l’AppStore et Android sur Google Play. C’est la même que celle qui anime le Mantis Q. Ensuite il faut placer le smartphone sur le support de la radiocommande, puis brancher le connecteur USB de la radio sur la prise du smartphone. La radiocommande s’allume avec une pression longue sur son bouton on/off. Il faut aussi une pression longue sur le bouton principal situé sur le dos du Mantis G. Il s’allume avec un son de jeu vidéo des années 90, puis procède au calibrage de la nacelle. A la première utilisation, il faut passer par la lecture du QR Code. C’est pratique et efficace. Ensuite il faut patienter. Parfois la liaison s’établit très rapidement, mais il arrive qu’elle peine à se mettre en place. Dans ce cas ? Il faut attendre…

Réglages radio ?

Dans l’onglet radio des réglages, la fréquence radio est choisie automatiquement. Mais il est possible de choisir manuellement le 2,4 GHz avec les fréquences 1 à 11, ou le 5,8 GHz avec les fréquences 112, 116, 136 et 140. Le scanner indique avec une couleur si la bande est libre ou encombrée. L’onglet Radiocommande permet de choisir le mode de la radio : 1 (gaz à droite), 2 (gaz à gauche), 3, et même 4. On peut aussi personnaliser les attributions de la molette droite et ce que fait une pression sur le joystick gauche. Mais on ne peut pas choisir les attributs du joystick de droite et de la molette de gauche. Dans cet onglet, on peut aussi activer les commandes vocales.

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4 COMMENTAIRES

  1. Merci pour cet excellent test Fred, çà devient une habitude de le répéter mais tu excelles dans l’art de la rédaction.
    En plus d’être intéressant, tes tests profitent pleinement de tout ton savoir, à chaque fois tu maîtrises le sujet, c’est d’autant plus agréable pour le lecteur.

  2. Merci encore Fred pour cet excellent test !
    Je constate: Autonomie pas en rapport avec la fiche technique (batterie peut être pas encore bien rodée ?)
    Un soupçon d’aprioris sur son manque de protection, niveau caméra…
    Et d’une 4K non stabilisée… Avec ce que propose la concurrence.

    Sans me laisser nullement porter par ton jugement, je veux une fois de plus constater, que l’Anafi est un super produit !
    Seul reproche que l’on pourrait lui faire, c’est cet aspect “fragile” (je précise entre guillemet)…

    Ma seul hesitation reste toujours et encore…, pour l’extraordinaire Mavic Air (capteurs d’obstacles).
    Mais son NFZ reste pour ce dernier, ma seule reticence… Malgré mon comportement revendiqué de “bon père de famille ” 🙂
    Bon vol !

  3. Critof les NFZ peuvent sauté si tu le souhaites, toutefois il faut rester “un bon père de famille” et pas voler n’importe où n’importe quand
    😉

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