iFlight TurboBee 120RS V2 4S, le test

2
1348

Le TurboBee 120RS, avec son équipement spartiate et sa frame aux bras fins, s’apparente aux Toothpicks. Mais la version que j’ai testée est celle prévue pour des batteries 4S, elle s’éloigne donc un peu des Toothpicks alimentés en 2S ou 3S. Peu importe, à vrai dire, l’important n’est pas de le classer dans une catégorie, mais de savoir ce qu’il a dans le ventre ! Notez que ce TurboBee 120RS V2 4S nous a été donné par la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

La vidéo

Tour du propriétaire

Sans sa batterie, le TurboBee 120RS V2 pèse 60,7 grammes. Ce n’est pas le plus léger de sa catégorie. Pourtant le poids ne vient pas de son châssis, un modèle unibody minimaliste : les bras sont fins avec 5 mm de largeur et 2 mm d’épaisseur, et une plaque centrale réduite à son plus strict minimum. L’électronique de bord est partiellement protégée par un carénage en TPU, dépouillé mais équipé d’un aileron central. C’est à lui qu’on doit le petit surpoids. Les moteurs sont des brushless 1104 à 4200KV pour des hélices bipales HQPro de 6,5 cm de diamètre – l’attribut classique des Toothpicks. Les moteurs sont reliés à un ESC 4 en 1 de 12A équipé de connecteurs. Pratique puisque cela facilitera le remplacement des moteurs.

L’électronique de bord

L’ESC, un SucceX Micro, est le premier élément d’une mini tour. Au 1er étage, on trouve le contrôleur de vol, un SucceX F4 de iFlight flashé avec Betaflight. Il présente un connecteur microUSB facile d’accès sur le flanc gauche de l’appareil. Le dernier étage est celui de l’émetteur vidéo, là encore un modèle SucceX de iFlight. Il fonctionne en 5,8 GHz sur 48 canaux avec une puissance réglable à 0 mW, 25 mW, 100 mW et 200 mW. Il est compatible IRC Tramp pour les réglages depuis la radiocommande. Son antenne est une dipôle branchée avec un connecteur u.FL. La caméra est une Caddx EOS2 1200TVL avec une lentille de 2,1 mm. Elle est maintenue par le carénage en TPU, ce qui devrait permettre d’amortir les vibrations. C’est nécessaire puisque la EOS2 est réputée sensible à l’effet Jello.

Fin du tour

Dans la version que j’ai testée, le récepteur radio est un XM+ de FrSky, collé sous le carénage. Ses deux antennes sont placées dans des tubes en V sur les côtés. C’est pratique, il n’y a aucun risque de voir les antennes se prendre dans les hélices. L’alimentation est fournie par une prise XT30. La batterie est à placer sous l’appareil, maintenue par un strap en Velcro et une plaque antidérapante en TPU. Il convient de noter le montage net et efficace : rien ne traine, tout est bien maintenu malgré la petite taille de l’appareil et le châssis minimaliste.

Appairage

L’appairage de récepteur XM+ ne pose pas de problème – attention, il s’agit d’une version Non-EU à reflasher si vous voulez l’utiliser avec une radiocommande EU. Betaflight est proposé en version 4.0.2, malheureusement sans la commande CLI miracle « bind » ou « bind_rx_spi » qui permet de s’affranchir de la pression sur le bouton du XM+ à l’allumage pour activer l’appairage. Cela dit, le bouton en question est facile d’accès. Les réglages des PID sont faits en usine, il ne reste plus qu’à finaliser la méthode d’armement, de changement de mode de vol, et l’éventuel « Flip Over After Crash ». A noter que les hélices sont à placer en “props out”, c’est-à-dire dans le sens inverse de celui utilisé par défaut par Betaflight.

Premier décollage

J’ai utilisé des batteries 4S 450 mAh de BetaFPV et Tattu, qui pèsent un peu moins de 52 grammes. Le petit surpoids est oublié une fois en vol, le TurboBee RS120 V2 grimpe vite. Mais en revanche il vibre beaucoup quand on pousse les gaz. Etonnant pour un châssis aussi basique. J’ai donc diminué les P sur le Roll et le Pitch. Un peu, de moins de 10 unités, mais suffisamment pour que les vibrations disparaissent. Ouf. Le reste des réglages m’a semblé correct. Dommage tout de même, l’ensemble n’est pas très « locké », l’appareil a tendance à gigoter en vol. Les PID auraient mérité un peu plus de travail de la part de iFlight. Un bon point pour les hélices qui restent bien fixées malgré l’absence de vis pour les maintenir.

Sensations en vol

Malgré sa petite taille, le TurboBee 120RS V2 tient bien dans le vent ! C’est assez étonnant, même. Ce comportement est sans doute dû au petit surpoids. Il est capable de voler vite, pas autant qu’un 5 pouces ou même un 3 pouces, mais c’est suffisant pour assurer de belles sensations. L’appareil met moins de temps à redescendre que des Toothpicks plus classiques, les passages en apesanteur sont moins longs. Il est en revanche nerveux, docile, plutôt précis. Pas de souci pour redresser pleins gaz en sortie de plongeon de type dive. La portée radio est satisfaisante : contrairement à d’autres appareil de même catégorie, il ne se plaint pas d’une perte de liaison 2,4 GHz à 200 mètres. En 25 mW, en revanche, la portée vidéo est médiocre, vous n’irez pas au delà de 100 mètres. Pour aller plus loin, il faut passer en 200 mW – mais c’est illégal en France, vous le savez.

>>>> La suite de cette chronique se trouve ici <<<<

2 COMMENTAIRES

  1. @Fred: pas besoin de pièces de rechange , ce sont des drones Klennex à jeter après usage et surtout après un crash sévère … Dommage ce n’est pas très Green tout cela.
    A la vitesse où ils pondent de nouveaux modèles ce n’est même plus de l’obsolescence programmée, elle est immédiate, ils ne vont donc pas s’embêter à générer du ”repair” 🙁
    Pour ceux qui veulent espérer réparer leur machines il y a un certains nombre de boutiques en France qui assurent la descendance de leurs machines et offrent pièces de rechanges et autre support 🙂 bien plus sérieuses que BG .

  2. perso, j’imprime mes frames. Ca fait d’ailleurs un bail que je répars toujours le mçeme modèle que je connais par coeur 🙂 C’est encore plus “durable”!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.