Hawkeye Firefly 2, le test

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Et la télécommande ?

Cet accessoire nécessite un retour vidéo en temps réel pour être utilisé. Ce qui signifie que vous devrez impérativement brancher le câble USB Mini-B et sa prise Composite vers un écran, un masque ou des lunettes d’immersion. Il vous faudra donc un adaptateur Composite vers Jack 3,5 mm (ou 2,5 mm pour certains écrans). C’est un peu casse-pieds, et il n’y a aucun autre outil de réglage, ni sur ordinateur de bureau en USB, ni sur smartphone (en l’absence de wifi et Bluetooth), ni avec un fichier sur la carte microSD.

Les réglages

Ils donnent accès à la définition de l’image, à choisir entre 2.5K à 30 images par seconde, 1080p à 60 et 30 fps, 720p à 60 fps. La caméra sectionne automatiquement les vidéos en séquences de séquences de 3 minutes, une durée réglable entre 1 et 10 minutes. Ca sert à quoi ? En cas de choc dur qui interrompt la vidéo, vous ne perdez que la dernière séquence. Il est possible aussi de demander un Timelapse, d’automatiser l’enregistrement à l’allumage de la caméra (c’est pratique), d’enregistrer ou pas le son et de régler le volume. Plus de nombreux réglages concernant l’exposition, la balance des blancs, la couleur, des effets, le contraste, la saturation, la netteté.

Les réglages, suite

On peut aussi activer ou désactiver la LED, le beep et choisir la durée avant extinction quand la caméra est inactive, PAL ou NTSC, le formatage de la carte mémoire, etc. Bref, beaucoup de réglages intéressants… qui ne sont pourtant pas facilement accessibles, puisqu’il faut un écran de contrôle et les connecteurs nécessaires et la télécommande. Il est donc recommandé de procéder à des réglages une fois pour toutes. Mais c’est dommage : la saturation et la balance des blancs ne devraient pas être les mêmes par grand soleil et par temps couvert…

Le retour vidéo

Après les réglages, j’ai mesuré la latence du retour vidéo en temps réel de la Firefly 2. La méthode est simple : j’ai filmé un chronomètre et un écran avec le retour vidéo. Il s’agit d’une latence qui est liée à cet écran, donc, et à laquelle il faudrait rajouter celle de l’électronique d’un émetteur vidéo. En 2,5K à 30 images par seconde, elle varie entre 50 et 70 millisecondes. En 1080p à 60 images par seconde, elle oscille entre 40 et 100 millisecondes. Ce n’est pas formidable, et cela ne permet pas d’envisager des vols de type FPV racing, d’autant qu’il faut bricoler un câble avec les branchements sur le connecteur USB Mini-B. Le retour vidéo incruste, si vous le désirez, l’état de la batterie de la caméra, le callsign (nom du pilote), la durée d’enregistrement…

Charge et autonomie

En 1080p/60, l’autonomie de la Firefly 2 est de 1 heure et 19 minutes. Ce n’est pas mal. Mais il faut environ 2h30 pour obtenir une pleine charge de la caméra. C’est long, surtout que la batterie intégrée, une 1S de 600 mAh, n’est pas amovible. Si vous chargez la caméra avec l’enregistrement automatique et une carte mémoire à l’intérieur, elle ne chargera pas et vous allez vous retrouver avec des vidéos statiques et sans intérêt… à moins de penser à l’éteindre avec une pression longue sur le bouton on/off. La LED est verte pendant la charge, éteinte quand elle est achevée.

La qualité des vidéos

J’ai effectué la plupart de mes tests en 1080p à 60 fps : c’est le mode qui permet de restituer au mieux les détails quand le décor défile rapidement. Le début constaté est de 40 Mbps, aussi bien en 1080p/60 qu’en 2,5K/30 – c’est un peu juste. Les séquences enregistrées sur la carte mémoire, sans modifier les réglages, sont plutôt réussies au premier regard, bien meilleures qu’avec la Firefly premier modèle. Pourtant cette bonne impression est handicapée par des couleurs très flashy, un peu trop, façon petit pois anglais. La saturation est à l’évidence un peu trop poussée pour être honnête. La netteté est également un peu trop présente, avec pour résultat un grain à l’image.

Face à la GoPro Session ?

L’angle de vision est plus faible qu’avec une GoPro Session. C’est un peu gênant pour des vols rapides en racer. Bon point en revanche pour la correction automatique du fisheye : l’horizon est droit. Ou presque, puisque les coins de l’image sont tout de même déformés. La comparaison avec une GoPro Hero Session 5 est inévitable, puisque la forme est semblable. L’image de la GoPro est beaucoup moins sujette aux vibrations, le fameux Jello, même sans activer la stabilisation ni utiliser un filtre à densité neutre. Les couleurs sont plus douces, plus fidèles à la réalité aussi, notamment les nuances dans les nuages. On est donc loin de ce que propose GoPro, ou même les constructeurs de caméras keychain comme RunCam.

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3 COMMENTAIRES

  1. Pour info les debits annoncés par la chaine TestUHD sur satellite sont: 6 mbits en 1080 et 24 mbits en 2160.

  2. @ CHD : Ca doit être en partie à cause de ces débits que les vidéos 4K (et même 1080p/60) sur YouTube sont difficile à regarder par rapport à du Vimeo ou le fichier original…

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