LDARC Tiny 6X Advanced, le test

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Avant de décoller

L’appairage du récepteur XM avec une radiocommande est facile… en théorie. Il suffit de placer la radio en mode Bind, d’appuyer sur le bouton Bind du Tiny 6X et de brancher la batterie. En pratique, le bouton Bind du XM est caché derrière le panier de la batterie. Minuscule, il est difficilement accessible : il vous faudra pousser ou tirer le module XM pour réussir à maintenir la pression. Le contrôleur de vol repose sur une base SP Racing F3, flashée avec Betaflight en version 3.2.2. Un connecteur microUSB, facile d’accès, permet de régler le Tiny 6X avec Betaflight Configurator. Comme d’habitude, les réglages ne prennent pas plus de quelques minutes si vous maitrisez le logiciel.

Premier décollage

A vue et en mode Angle stabilisé, le Tiny 6X montre vite de quoi il est capable. Il grimpe vite, réagit de manière nerveuse. A l’évidence, les moteurs sont puissants, et c’est une bonne nouvelle. Mais c’est évidemment en immersion que l’appareil est le plus intéressant. Le retour vidéo est de qualité correcte, mais on note, comme sur le Tiny 8X, des bandes parasites qui changent de forme lorsqu’on pousse les gaz. Elles ne constituent pas un handicap pour piloter, mais elles ne sont tout de même pas très agréables. La portée est correcte, sans plus. Les 25 mW, autorisés par la réglementation en France, sont suffisants pour voler en intérieur.

Question de retour vidéo

On note que l’émetteur vidéo est limité à 16 fréquences, piochées parmi les 48 habituellement disponibles en 5,8 GHz. C’est peu, et cela oblige à une petite gymnastique de vérification si vous désirez voler à plusieurs. Le choix de la fréquence n’est pas facile ! Le bouton se trouve sur le contrôleur de vol. Il y en a deux, que l’on aperçoit au travers d’une ouverture dans le carénage – c’est celui le plus à l’avant. Une diode clignotante permet de vérifier sur quelle fréquence on émet. La méthode repose sur un code à 2 couleurs. Ce n’est pas très pratique, puisqu’il faut avoir la notice avec soi d’une part, parce que l’écriture est minuscule d’autre part.

Sensations en vol

Le Tiny 6X est parfait pour les vols en intérieur ! Avec ses protections d’hélices, il ne craint pas d’aller au contact avec un mur. En mode stabilisé, il permet de réussir des vols sans stress, avec de modestes talents de pilote. Le monde Angle, stabilisé, ne signifie pas pour autant « mou et lent ». Pas du tout : le Tiny 6X est capable de belles accélérations, de virages serrés. Bref, de quoi se faire un plaisir fou en utilisant le mobilier comme terrain de jeu. Il s’agit sans doute de l’un des meilleurs clones de Tiny Whoop prêts à voler du marché !

Sans stabilisation ?

Evidemment, le mode Acro permet de pousser l’appareil dans ses retranchements. Il est précis, vif au point de pouvoir passer des mini-acrobaties en intérieur, et permet de s’entrainer sérieusement au pilotage sans stabilisation. On note tout de même qu’il peine sur des reprises de gaz un peu trop ambitieuses, avec de temps en temps une rotation parasite sur lui-même. Il peut voler en extérieur, mais uniquement en l’absence totale de vent.

Autonomie, solidité ?

Le temps de vol est d’environ 4 minutes et 30 secondes. Ce n’est pas mal du tout pour un Tiny Whoop ! Ce qui fait 3 x 4m30, soit près d’un quart d’heure de vol avec les batteries fournies dans la boite de transport. J’ai soumis le Tiny 6X à des crashs plus ou moins volontaires, nombreux et assez costauds. Tout comme le Tiny 8X, ce modèle se relève indemne des pires traitements. Il semble que sa structure plastique soit particulièrement crash-proof, associant une matière semi-rigide et des arceaux incurvés en plastique qui semblent bien absorber les contraintes mécaniques à répétition. A ce jour, la structure, le carénage, l’électronique et les moteurs sont indemnes. J’ai simplement dû remplacer les hélices. Ca tombe bien, il y en a 12 dans la boite de transport !

Les défauts ?

Dommage que le Tiny 6X ne soit pas doté d’un OSD actif, ni d’un OSD tout court. Ni d’ailleurs de la télémétrie, même si on s’en passe très bien pour des vols en intérieur. Dommage aussi que le retour vidéo souffre de parasites, d’un nombre de canaux réduit et que les fréquences ne soient pas faciles à régler. Dommage enfin qu’il n’y ait pas de mini buzzer à bord. Il ne manque plus, sur ce type d’appareil, qu’un équivalent du Turtle Mode pour qu’il puisse se retourner d’un coup de gaz quand il tombe sur le dos…

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9 COMMENTAIRES

  1. C’est un clone du Beta65S, (comme le Tiny X8 qui est un clone du Beta85, j’ai ce dernier et j’en suis hyper ravis)
    En sachant que les drones de BetaFPV n’ont pas les défauts des versions clones que tu tests : ils ont un OSD paramétrable avec betaflight et n’ont pas les soucis de retour vidéo.

    Je m’amuse comme un fou avec le Beta85 en betaflight 3.3, surement un des meilleurs Tiny jamais fait (je suppose que le Beta65S doit être très sympa aussi mais plus spécialisé pour l’intérieur comme noté par ce test du Tiny 6X).

  2. @ Pelliculart : Oui, il y a eu du BetaFPV testé ici aussi. C’est mieux, mais c’est aussi plus cher, forcément…
    Bon, ce sont tous des clones de Tiny Whoop, chez BetaFPV comme LDARC, mais aussi Eachine et les autres…

  3. Bonjour,
    Vous me faites hesiter. Le 8x a quoi de plus, il est plus rapide, plus d’autonomie, meilleur qualité video?
    A+

  4. @ Didou1982 : Le 8X est plus rapide, il a aussi plus de puissance notamment sur les reprises de gaz. La qualité vidéo est semblable.
    Le 6X est plutôt pour l’intérieur (maison), le 8X plutôt pour le gymnase… (ce qui n’empêche pas le 6X de voler en extérieur ou le 8X de voler en intérieur, si les conditions s’y prêtent).

  5. C’est malin @Fred, J’voulais pas, mais… Je viens de craquer !
    Reste plus qu’à attendre le facteur tinois, bientôt… Un jour… 🙂

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