Expérimentations sur l’identification à distance

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Parmi les requis imposés par la loi « drones » promulguée en octobre 2016 (un rappel se trouve ici), il y a l’obligation de doter d’un dispositif de signalement électronique les appareils dépassant le seuil de masse de 800 grammes. Sauf s’ils évoluent sur un terrain agréé par la DGAC. Ce requis est aussi bien valable pour les drones à usage de loisir (et compétition) que ceux utilisés à but professionnel. Quand ? La loi prévoit sa mise en œuvre au 1er juillet 2018 (ou 1er janvier 2019, selon les cas), ce qui ne laisse plus qu’un an pour que des solutions soient opérationnelles. Ca fonctionne comment, une identification à distance ? C’est un dispositif qui prend la forme d’un circuit électronique, alimenté ou pas, placé à bord des drones de plus de 800 grammes, et d’une solution de détection à distance, au sol.

Ca sert à quoi ?

S’il y a approche d’une zone sensible par un drone identifiable, les gestionnaires de la sécurité peuvent prendre des mesures, soit pour laisser se dérouler le vol si l’appareil est autorisé, soit intervenir s’il ne l’est pas, par exemple en déclenchant une procédure de protection de la zone ou de neutralisation du drone. En supposant que ce soit possible. Que se passe-t-il en cas d’approche d’un drone qui n’est pas doté du système d’identification ? Rien… puisqu’il n’est pas détecté. A moins d’adjoindre au système d’identification un outil efficace de détection à distance.

Expérimentations

Demain 6 juillet 2017 seront organisées des démonstrations d’outils d’identification de drones, qui vont permettre d’opérer des choix parmi les sociétés qui proposent leurs services. Seront présentes pour ce grand oral Airborne Concept, Air Space Drone, Atechsys, Gemalto, Hionos et Optimal Tracking. Pour juger de la prestation de leur système, le Secrétariat Général de Défense et de Sécurité Nationale (SGDSN) sera présent, ainsi que la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Y assisteront aussi l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) et de représentants de plusieurs pays.

Pas droit à l’erreur !

Il est probable que plusieurs solutions soient retenues, puisque les cas de figures sont nombreux, différents, ce qui nécessitera probablement l’adoption de plusieurs systèmes. Les expérimentations auront lieu au CEEMA, à Pourrières dans le Var, un endroit que connaissent bien les radiomodélistes et les participants du FPV Air Show. N’allez pas tenter une intrusion avec votre propre machine, l’endroit est strictement interdit de vol… Non, pas même pour « aider » les expérimentations, vraiment !

9 COMMENTAIRES

  1. Mince, je suis pas loin, j’aurais pu leur donner un coup de main. J’ai pris mon P 4 pour mes vacances dans le Var.

  2. @ franck93420 : Héhéhé 🙂 Pour les visites, tu es ok pour les oranges, ou tu préfères les mandarines, clémentines ? 😉 Livraison en drone ?

  3. @ Fred: Juste les fruits de saison dans la région s’il te plaît !!!!Livraison par drone évidemment!!!!
    Bah en fait je vais seulement poursuivre les essais en “gestuel” avec le SPARK, c’est plus prudent!!!!
    Les tests de portée avec la radio aussi en OTG, mais pour tes “900 mètres “, j’ai pas osé encore aller aussi loin.
    À suivre…

  4. franck93420 : Fait gaffe au var : tout est rouge = zone aérienne d’exercice militaire.

    Ça rigole pas :x.

    -Sinon c’est cool, on dirait qu’ils se sont finalement fixé au 800g.
    Donc, faut juste vendre le phantom et c’est bon… lol

  5. @ Terry: Bah non, j’y tiens à mon P4!!!!!!
    Mais si tu me l’achètes au prix du neuf!!!!! Ha ha!!!!!
    Allez, avec 3 batteries en plus!!!!! LOL!!!!!

  6. J’ai beaucoup de mal à comprendre ce genre d’initiatives. Par exemple, pour les armes à feu, l’enregistrement et l’identification me paraissent tout à fait appropriés. Pour des drones par contre, c’est beaucoup plus discutable pour une raison simple : ces machines peuvent être construites à partir de 4 bouts d’alu et 3 ficelles…
    Bref, ce qui voudront faire un usage illégal de leur machine pourront très facilement contourner les mesures, quand bien même la vente de multi serait interdite.

    Si les pouvoirs publics estiment que les drones posent un problème de sécurité autour des sites sensibles, il n’y a pas 36 solutions : il faut travailler sur la détection et la neutralisation.

  7. Oui, ou alors on va arriver au stade ou tout ce qui ne pourra pas être identifié sera considéré comme illégal voire dangereux, et sera “neutralisé par tous les moyens nécessaires”…..

  8. Mais c’est déjà illégal sur les 3 quarts du territoire avec une zone aérienne par ci un couloir par là, un aéroport à côté de là , faut allé dans le désert californien pour pas être emmerdé avec nos drones 🙁
    Franchement y’en à ras le bol , moi je suis en île de France et j’en fait même plus car tout est saturé d’interférences , des aéroports aux 4 coins , des aérodromes dans le 77 , vraiment ras le Q avec leurs interdictions , dans ce cas fallait pas les mettrent en vente sur le marché.
    C’est comme l’histoire des bagnoles et motos qui montent à 300klm et on est limité à 130, 110 , 90 cet…. j’ai dû payer au moins 300 euros de pv ( dont 3 flashs) avec des dépassements ridicule , la france nous fait ….. avec leurs lois tout azimuts, car comme dit plus haut si quelqu’un veux faire le cons avec un drone , il se le fabrique et il fait ce qu’il a à faire .
    Franchement ça me gave moi , ont peux même pas sortir nos drones sans stress d’un débarquement de police ou gendarme .
    🙁

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