Eachine DustX58, le test

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Les nano multirotors gagnent en puissance ! Le DustX58 est à peine plus imposant qu’un Tiny Whoop, mais il est doté de moteurs brushless qui lui assurent en théorie beaucoup plus de pêche ! Est-il à la hauteur de nos attentes ? Réponse dans cette chronique. Notez que DustX58 de Eachine nous a été donné par la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

La structure principale du DustX58 est minimaliste : il s’agit d’un X en carbone d’une épaisseur de 1 mm (et non pas 2 mm comme il est indiqué sur la fiche technique). Les bras des moteurs sont larges de 3,5 mm. Elle est renforcée par 4 entretoises qui maintiennent la protection d’hélices, une autre plaque de carbone découpée et tout aussi fine. Au centre, étage du bas, on trouve un ESC 4 en 1 de 4A. Au-dessus se trouve le contrôleur de vol, un F3 flashé avec Betaflight 3.1.5. Il est couplé à un émetteur radio 2,4 GHz compatible FrSky dont l’antenne est à peine visible, courte et cachée dans le pod central. Le contrôleur de vol offre un connecteur microUSB et un bouton pour l’appairage avec la radiocommande.

Suite du tour

La partie centrale est surmontée d’une pièce imprimée en PLA qui contient le combo caméra FPV avec un grand angle de 120° et émetteur vidéo 5,8 GHz de 48 canaux (dont le Raceband d’ImmersionRC) d’une puissance de 25 mW. Son antenne est de type dipôle, légèrement courbée, non protégée. On note que la pièce imprimée en 3D est d’une finition médiocre. Pour porter le tout, Eachine a choisi des moteurs brushless minuscules, des 0703 à 20000KV qui entrainent des hélices tripales de 4 cm de diamètre. Sous l’appareil, un élastique permet de maintenir la batterie, une Lipo 1S 3,7V de 450 mAh avec un connecteur Micro Losi. Les dimensions ? 8,7 x 8,7 x 4,7 cm (sans la batterie). Le poids ? 25,9 grammes sans la batterie, laquelle ajoute 10,9 grammes pour un poids en ordre de vol de 36,8 grammes. A titre de comparaison, le E010S surboosté et équipé d’une batterie LiHV pèse 27,3 grammes.

Avant de décoller

L’alimentation étant en 1S, le câble USB doit théoriquement suffire à alimenter le DustX58 pour réaliser l’appairage avec la radiocommande. Notez que le connecteur microUSB du contrôleur de vol est situé juste devant l’hélice avant-gauche. A moins de disposer d’un connecteur coudé, il faut retirer l’hélice pour brancher le câble. Surprise : le contrôleur de vol ne s’allume pas, l’émetteur radio non plus. Sont-ils défectueux ? Non, il faut simplement brancher la batterie. Le connecteur USB ne suffit donc pas à l’alimentation. Le bouton d’appairage se trouve sous le contrôleur de vol, bien caché mais facilement accessible. Rapide vérification des paramètres de Betaflight, notamment pour gérer l’armement des moteurs et les différents modes de vol. Pas d’OSD, pas de buzzer, pas de LED arrière : le DustX58 joue la carte du minimalisme, ce qui lui permet d’afficher un poids plume.

Premier décollage

Comme d’habitude, j’effectue le premier vol à vue et en mode Angle stabilisé pour prendre la mesure de l’appareil. Première constatation : il est assez nerveux ! Le sensation est plutôt agréable, d’autant que la machine est stable quand on maintient le vol stationnaire. Il est peu bruyant. Mais il accélère bien quand on pousse les gaz. Toutes proportions gardées, bien sûr : on est plus proche d’un Tiny Whoop que d’un racer 250. Passage en immersion pour prendre vraiment l’appareil en main, et en mode Acro. Petite déception : l’image bouge beaucoup, l’appareil oscille pendant le vol même en stationnaire. En revanche, il répond au quart de tour et permet de se lancer dans de belles accélérations. Retour dans Betaflight pour augmenter un peu le D des PID : passage de 20 et 22 à 50. Cela suffit à rendre l’appareil parfaitement stable, sans oscillation !

Quelles sensations en vol ?

Si vous avez l’habitude d’un Tiny Whoop brushed classique, vous allez adorer le DustX58 : il donne l’impression d’avoir avalé un sachet d’amphétamines ! Il tient la dragée haute à un Tiny Whoop customisé pour la performance : les moteurs 0703 donnent satisfaction face à des brushed Insane. Son petit gabarit lui permet de voler en intérieur pour des parcours de précision. Les protections d’hélices sont permissives, puisqu’elles autorisent les chocs contre des obstacles sans que l’appareil ne chute ! Le DustX58 est suffisamment puissant pour s’exprimer en gymnase et même en extérieur, s’il n’y a pas de trop de vent. Il passe les petites figures de voltige !

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8 COMMENTAIRES

  1. Donc on est en presence d’un brushless sur du 1s capable de faire quelque chose?
    Ca cest une bonne nouvelle
    Merci pour le test

  2. “DUST” c’est encore un truc pour soulever la poussière 🙂
    Merci pour l’essai … 🙂
    On attends une synthèse de toutes ces machines car 100 balles à chaque essai, pour nous qui payons tous ce que nous faisons voler , faut pas trop se tromper 🙁

  3. @Franck BERNIERE : toutes proportion gardées et pour un poids à vide équivalent à une bonne caméra Foxeer ou Runcam tu ne peux pas tout avoir 🙁 c’est ce qui me détournes de ce genre de joujou pour l’instant, mais dans un à deux ans, on y sera : 3D et Full HD 🙂 pour moins de 100€ et moins de 20gr … Vous croyez pas ? Non ? regardez dans vos rétro 🙂

  4. Ca avance, il ne leur manque plus qu’une caméra avec un enregistreur local sur carte pour avoir des vraies vidéos.
    Et un émetteur de plus de 25mW.
    Pour voler à l’étranger.

  5. Je pense qu’il faut plutôt privilégier des frame plastiques .. encore plus légers. On doit pouvoir arriver à 20-21g (sans protection d’hélices.) Je sais que la boite allemande qui a fait le design original va sortie une version avec betaflight OSD integré !!!!

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