Yuneec Breeze, le test

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dsc_0062-1200Alors que le constructeur Yuneec nous avait habitués à des multirotors de grand format, voici un modèle tout petit : 20 x 19,5 x 6,5 cm (8,2 cm une fois les pieds dépliés). Son principe est celui du Bebop de Parrot : c’est un appareil ultra-stabilisé qui se pilote avec un smartphone. Que vaut-il vraiment ? Je l’ai pris en mains pendant plusieurs semaines pour vous répondre. Notez que l’appareil m’a été prêté par Yuneec. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la méthode a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

dsc_0053-1200Le Breeze est un appareil aux formes assez massives, arrondies, pas agressif du tout. Il est entièrement blanc, avec des hélices à deux pales pliables, d’une longueur de 13 cm. L’intégralité de l’appareil est habillée d’une coque, on ne voit aucune partie électronique. A l’avant se trouve une caméra, à l’arrière une trappe pour accueillir la batterie. Sur le flanc gauche figure une languette de caoutchouc derrière laquelle se trouve un connecteur microUSB. Sous la machine, on aperçoit une caméra et un sonar. Le tout est très sobre, sans fioritures. Dans la boite sont fournies des protections d’hélices qui se clipsent sur les moteurs. La batterie est un bloc propriétaire contenant une Lipo 3S 11,1V de 1150 mAh. Le poids ? 285,8 grammes sans la batterie, 385,7 avec. Et la radiocommande ? Vous le savez déjà, il n’y en a pas. C’est votre smartphone qui sert à piloter l’appareil.

Le logiciel pour smartphone

Il faut télécharger l’application Breeze Cam. Passez dans les paramètres wifi de votre smartphone, allumez le Breeze et attendez que la machine apparaisse dans la liste des hot-spots. Une fois connectée, lancez l’application. Vous serez sans doute accueilli par une demande de mise à jour. Mieux vaut la faire. L’icône en haut à gauche est celle qui permet les réglages principaux de la machine, y compris ceux de la caméra. Pour passer tout de suite aux choses sérieuses, cliquez sur l’icône de gauche, bizarrement appelée « Tâch! », puis « Pilote ». img_4828La vue filmée par la caméra apparait en fond d’écran, entourée par des icônes en incrustation. Sur le tour de l’écran, ce sont les indicateurs de télémétrie, accompagnés par l’outil d’inclinaison de la caméra, et une simulation de joysticks. Car c’est ainsi que se pilote le Breeze : le smartphone simule une radiocommande. Il est conseillé de lui indiquer si vous volez en intérieur ou en extérieur – une icône est dédiée à cela. L’application est traduite, mais pas entièrement, il reste des conseils en anglais. Rien de grave.

Premier décollage

img_4791Il n’y a rien de plus simple que de faire décoller le Breeze : il suffit de toucher l’icône « Décollage ». Les hélices se mettent en route, et l’appareil monte pour se placer à 1 mètre de hauteur environ (réglable entre 70 cm et 2 mètres). Ensuite, il attend vos ordres. Même comportement en intérieur, la caméra verticale fonctionne très correctement pour fixer le Breeze là où il se trouve. L’appareil réagit bien aux commandes, mais on perd facilement le placement des doigts à l’écran. Résultat ? Le pilotage n’est pas très fluide ni très agréable. Plus que piloter, on fait en sorte de placer l’appareil au bon endroit pour diriger la caméra. On peut prendre un peu plus de plaisir avec le mode Gyro : le Breeze suit l’inclinaison du smartphone. Mais c’est très imprécis.

Et puis…

img_4829La barre de défilement pour gérer l’inclinaison de la caméra est opérationnelle, mais un peu compliquée à gérer pour assurer des mouvements fluides. L’atterrissage est tout aussi simple : il suffit de toucher l’icône qui montre le symbole atterrissage. Vous pouvez aussi demander un retour automatique au point de décollage, mais sachez que l’appareil commence par monter haut (entre 3 et 30 mètres selon les réglages, 10 par défaut), avant de se positionner et de redescendre. Le mode « Pilote » est accompagné par d’autres modes de vol, comme « Selfie », « Orbite », etc. L’interface est globalement similaire pour tous les modes, mais pas tout à fait. Or les petits détails peuvent être agaçants, comme l’absence d’icône pour la prise de vues si on n’est pas sur l’écran « Caméra ». Il y a de quoi se perdre quand on se frotte à cette interface…

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7 COMMENTAIRES

  1. Toutes ces machines qui fleurissent un peu vite actuellement sur le marché sont-elles vraiment abouties comme leurs publicités le laisseraient entendre ? j’en doute et reste prudent, je pense que beaucoup de choses restent à mûrir, la preuve ici 🙂
    Donc merci Fred pour tes essais et ce qu’on peut en déduire, à chacun de se faire son opinion et de voir s’il désire franchir le pas et mettre la main au porte-monnaie !
    Le progrès est là, la technologie est de plus en plus mûr, reste aux fabricants d’écouter nos avis et de parfaire leurs engins, par contre il semble encore difficile de réaliser la machine de nos rêves à moins de 500€ (et bientôt à moins de 800gr … 🙁 )

  2. Tout dépend de ce que l’on attend d’une machine parfaite. Ce genre de multi ne s’adresse pas à mon avis à des modélistes. Elle doit être facile d’utilisation, sans avoir besoin des qualités de prises de vues dignes d’une gopro dernière génération.

  3. Je trouve se genre de multi inutiles.
    Surtout par rapport à la concurrence chinoise.
    Je préfère encore acheter un jyu hornet s 2x moins chère.

  4. Typiquement le genre de machine qui finit dans un placard 2 heures plus tard 🙂
    En tout cas bravo pour le test très complet

  5. @bleep, je suis de ton avis, surtout que les mode “follow me” sont bien a la ramasse, idéal pour lasser
    le narcissique type!! 😉

  6. Merci pour le test. Effectivement trop cher sans télécommande !
    Petite coquille dans le paragraphe : Fait-il l’acheter ?
    -> Pourtant il déçoit par sa stabilisation vidéo très perfectible (prfectible)

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