MJX X906T, le test

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DSC_0020-1200Ce petit quadricoptère affiche un air de déjà-vu. Son look est un plagiat de celui du Lily, ce multirotor Follow Me qui tarde à être commercialisé. Les deux appareils n’affichent pas du tout les mêmes prétentions, ni le même usage. Avec un net avantage pour le X906T : il est disponible, lui ! Notez qu’il nous a été donné par la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Le X906T de MJX est un engin à classer dans les mini-multirotors, avec une diagonale de moteur à moteur de 10 cm. Avec ses hélices, il tient dans un carré de 11 cm de côté, et 3,5 cm de haut. DSC_0001-1200Il peut être équipé de protections d’hélices, auquel cas il passe à 13,4 cm de côté. Son poids ? 38,5 grammes sans les protections d’hélices, 41,8 avec. Il faut ajouter 10,9 grammes pour la batterie. Soit un poids en ordre de vol de 49,4 grammes (ou 52,7 avec les protections d’hélices). Le look diffère de celui des appareils concurrents, avec un carénage central rond et imposant, des bras moteurs courts, des supports moteurs grand format qui laissent sans doute bien circuler l’air. Les moteurs en question dont des modèles brushed de 7 mm pour des hélices de 5,5 cm. La finition est sympa, aucun fil ni circuit n’est apparent. A l’avant de l’appareil on trouve l’objectif d’une caméra entouré par deux encoches qui symbolisent des yeux rieurs. Pas de doute, la copie du look du Lily est efficace ! A l’arrière figure une trappe destinée à accueillir la batterie. Sous l’appareil, enfin, est caché un bloc de 3 dips destinés à choisir la fréquence vidéo. La batterie est une Lipo 1S de 3,7V 380 mAh d’un format assez inhabituel. Elle est fournie avec un chargeur USB.

La radiocommande

DSC_0024-1200Envie de jouer à la dinette ? Cette radiocommande (mode 2 uniquement, gaz à gauche) ressemble vraiment à un jouet : elle est toute petite, blanche avec des touches orange flashy, et surmontée d’un écran minuscule. Il mesure à peine 5,5 cm de diagonale, soit 2,1 pouce. Quelles piles faut-il mettre dans la radiocommande ? Réponse : aucune ! Bien qu’elle soit très jouet, elle est dotée d’une batterie interne. Pratique pour ne pas dépenser des sommes folles en piles, sachant que les écrans sont gourmands en énergie. Elle se recharge avec câble microUSB (fourni). Juste à côté du connecteur, à l’avant, se trouve une trappe pour accueillir une carte mémoire microSD. MJX en fournit une, d’une capacité de 4 Go, accompagnée par un lecteur de carte USB. Sympa. Sur les côtés de l’écran se trouvent 6 boutons… Petite radiocommande, donc, mais richement dotée !

Premier décollage

DSC_0042-1200Le premier vol est pratiqué à vue, comme toujours. Le X906T se révèle très stable, presque même… un peu trop, en tous cas pour les vols à vue. Ses réactions sont immédiates, mais très douces. Les débutants peuvent être rassurés, l’appareil ne va pas filer à toute vitesse une fois en l’air. Il est possible de le rendre un peu plus nerveux en appuyant sur le bouton juste en dessous du on/off de la radiocommande. Le roll (inclinaison sur le côté) et le pitch (inclinaison vers l’avant et l’arrière) deviennent effectivement plus punchy, mais ni les gaz ni le yaw (rotation) ne suivent. Dommage. Mais tout ceci correspond plutôt bien à un usage en immersion pour les débutants. Notez que les protections d’hélices sont très faciles à mettre et à ôter, et qu’elles protègent bien les hélices.

Vol en FPV

Le tout petit écran affiche instantanément le retour vidéo 5,8 GHz en temps réel, avec une latence entre 80 et 140 millisecondes. Parfait, en théorie, pour voler en immersion ! Dans la pratique, piloter en ne se servant que de l’écran est un peu difficile. DSC_0058-1200La latence n’est pas en cause, nous l’avons vu, elle est même vraiment réduite. Mais la taille de l’écran ne permet pas de percevoir correctement l’environnement de vol, ni les obstacles. A cela s’ajoute un angle de caméra trop faible, qui n’est pas adapté à des vols indoor – ce à quoi ce X906T est pourtant destiné. Pour corriger le premier problème, il « suffit » de s’armer d’une paire de lunettes ou d’une masque d’immersion. Le budget explose, évidemment, si vous n’êtes pas déjà équipé. Pour corriger le second souci, il faut réussir à ajouter une lentille grand angle : la bidouille n’est pas facile, ce n’est pas à la portée du tout-venant. L’autonomie est de 5 minutes de vol environ. Ce n’est pas formidable, mais pas catastrophique non plus.

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