JJRC H22, le test

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Dsc_0152-600Ce mini quadricoptère est de ceux qui sont capables de voler sur le dos, c’est là son principal intérêt. A quoi ça sert ? A exercer ses talents de pilote ! Vaut-il le coup ? Notez que l’appareil nous a été donné par TinyDeal. Comme à l’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Le look du H22 est assez réussi : il repose sur une coque en plastique qui englobe la totalité de l’appareil, avec des évents percés pour laisser la chaleur se diffuser. Aucun fil n’est visible, y compris à hauteur des moteurs (des 7 mm de diamètre, 17,3 de hauteur). Sous chaque moteur se trouve une petite protection en mousse, collée. Les protections d’hélices font partie de la partie supérieure du canopy. Il n’est pas possible de les retirer, elles sont solidaires de la coque, ni pour gagner un peu de poids ni pour les remplacer. Dsc_0161-600Elles sont suffisamment hautes pour servir de train d’atterrissage une fois le H22 sur le dos. Les hélices mesurent 5 cm de diamètre. Ce sont des modèles aux pales symétriques : le bord d’attaque est le même que le bord de fuite. C’est ce qui leur permet de tourner indifféremment dans un sens ou dans l’autre, et donc de pratiquer des vols sur le dos. Sous l’appareil se trouve une trappe qui permet de placer la batterie. Le connecteur est une prise Molex. Les dimensions ? 12,9 cm de longueur, 13,2 cm de largeur, 3,5 cm de hauteur. Le H22 pèse 29,6 grammes avec sa batterie.

Avant de décoller

Dsc_0167-600La batterie, munie d’une bande antidérapante, est une petite Lipo 1S 3,7V de 220 mAh, qui se charge avec un câble USB fourni dans la boite. Comptez moins de 25 minutes pour obtenir une pleine charge. La radiocommande est de type jouet, 2,4 GHz en mode 2. Elle n’est pas vraiment agréable en main, ni prévue pour des vols de précision. Allumez la radiocommande (elle bippe), branchez la batterie, placez le H22 sur une surface plane et attendez quelques secondes que la liaison s’établisse. La radio cesse de bipper quand c’est ok. Poussez la manette des gaz à fond et abaissez-la. L’appareil est prêt à décoller.

Premier décollage

Dsc_0145-600Le H22 monte vite et de manière stable. Il dérive un peu, nécessitant quelques retouches avec les boutons de trim de la radiocommande. Les commandes réagissent bien, le vol s’avère sain et agréable. Il est possible de le rendre un peu plus nerveux encore en appuyant sur la touche gauche de la radiocommande. Et si cela ne vous suffit pas, un troisième mode le rend extrêmement vif, capable de prendre beaucoup de vitesse en un rien de temps, sans pour autant se retourner. La stabilisation est, à l’évidence, très réussie. En intérieur, le dernier mode est un peu trop rapide, mais il permet de se battre contre le vent en extérieur. Un vent modéré tout de même, les 30 grammes du H22 ne tiennent pas bien face à des bourrasques. Un bon point : la rotation (le yaw) augmente avec les modes, jusqu’à devenir hyper rapide…

Les vols dos

Dsc_0157-600Pour retourner le H22, il suffit d’appuyer sur le joystick de droite et de donner une direction. L’appareil fait un demi-tonneau pour se retrouver à l’envers, en une fraction de seconde. Le sens des hélices s’inverse, ce qui permet au H22 de ne pas perdre de hauteur pendant la manœuvre. Ce n’est pas la commande de retournement qui modifie le sens de rotation des hélices, mais le fait que l’appareil s’aperçoive s’il se trouve à l’envers. Si vous décollez directement sur le dos, il s’en aperçoit et inverse automatiquement le sens de rotation. On pourrait s’attendre à ce que toutes les commandes soient alors inversées, comme c’est le cas avec les appareils destinés à la voltige. Pourtant non, le pilotage reste le même que si l’appareil était dans le bon sens. Cela rend le vol dos extrêmement facile à prend en main… Mais cela ôte par la même occasion toute la difficulté liée à l’inversion de commandes, que l’on peut justement rechercher avec ce type d’appareil. Si vous comptez sur le H22 pour vous entrainer avant de passer à un engin de voltige de plus grand format, ce n’est pas une bonne idée. Un mode headless permet de piloter sans se soucier de l’orientation de l’appareil. Il fonctionne bien, mais se dérègle pendant le vol.

Petit pépin

Dsc_0155-600Rares sont les mini quadricoptères qui ne passent pas l’épreuve des deux premiers vols chez Helicomicro. Mais voilà, le H22 en fait partie. Après une chute, alors que le reste de l’appareil était intact, pas même une hélice tordue, l’un des moteurs a été abimé. C’est ce qui explique l’absence de photos en vol pour le H22 : je n’ai pas eu le temps de les faire ! Doit-on en déduire que le H22 est plus fragile que les autres modèles ? Probablement pas, c’est plutôt une question de malchance. Car les protections d’hélices, elles, font un bon boulot. Même si, c’est dommage, on ne peut pas les remplacer si elles viennent à lâcher. En revanche, il fat manier le fer à souder pour remplacer un moteur. L’autonomie ? Les diodes de l’appareil clignotent après 4 minutes de vol, et les hélices s’arrêtent définitivement de tourner après 4 minutes et 30 secondes. Ce n’est pas beaucoup.

Faut-il l’acheter ?

Dsc_0132-600Le H22 est un appareil très nerveux, trop pour un débutant. Il est donc parfait pour les pilotes confirmés qui veulent s’entrainer lorsque la météo est mauvaise. Dommage que le vol dos, qui fonctionne très bien, ne constitue pas un challenge de pilotage en raison d’une assistance trop prononcée. Ce petit quadricoptère est donc fun, mais pas au point de détrôner le H8 Mini de Eachine, tout aussi nerveux. L’acheter ? Pourquoi pas, le vol dos est amusant… mais ce n’est clairement pas un appareil que nous recommandons. Il est vendu moins de 20 € chez TinyDeal (avec le port mais hors taxes). Il est livré avec la batterie, son chargeur, la radiocommande, un jeu d’hélices de rechange, 4 protections en mousse autocollante, et un manuel en chinois et anglais (approximatif).

Une vidéo

D’autres photos

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11 COMMENTAIRES

  1. @christophe : Nope, c’est Cyberlink PowerDirector. Bon, c’est pas vraiment volontaire, c’est juste que sans zoomer, on ne voit pas grand chose à l’image 🙁

  2. @Fred: ils n’ont pas qu’à n’être (naitre 🙂 ) si petit, avec un qrx350, pas de soucis de zoom 😀
    Pour en revenir à la vidéo, les mouvements sont fluides et agréables à regarder, beau travail comme tous le reste.

  3. JJRC, JXD = pas bonne qualité. Un constat personnel : les cartes-mères de cette marque sont très sensibles à la chaleur du fer à souder. J’ai déjà soudé plusieurs dizaine de moteurs sur des cartes HUBSAN et jamais aucun problème, j’ai par contre bousillé plusieurs cartes JXD et JJRC (mini hélicoptères et quadricoptères). Alors, quand un moteur doit être remplacé, l’idéal c’est de couper le câble au plus près du moteur à remplacer et de les dénuder (environ un demi cm) à l’aide d’un cutter (entraînez-vous auparavant sur un morceau de câble et n’utilisez pas un cutter trop tranchant sinon usez la lame en coupant du carton assez épais), placez ensuite un petit morceau de gaine thermorétractable sur un des 2 câbles (1,5 mm suffit http://www.banggood.com/Wholesale-Heat-Shrink-Tubing-1_6-mm-Black-Tube-Sleeving-Kit-Pack-p-40556.html), puis nouez de part et d’autre les fils en les “torsadant”/entrelaçant et recouvrir les parties dénudées avec la gaine thermorétractable préalablement installée sur l’un des câbles en la faisant chauffer instantanément à l’aide d’une flamme (briquet ou autre).

  4. Effectivement je ne trouve pas ce test très objectif, cependant malgré ça la présentation du produit est bien réalisé, je pense que l’idéal serait de seulement dire les points positifs et négatifs sans le comparer à un autre surtout si les produits ne sont pas neuf et teste en même temps, et comme on le sait tous lorsque l’on débute avec une marque c’est souvent celle que l’on continue d’acheter et dont on vante le plus les mérites.
    Je viens de voir que Eachine sort egalement un petit H8S 3D, je pense qu’à l’avenir il va sûrement y avoir plusieurs modèles similaires au H22 provenant de d’autres fabricants.

  5. @Typhon92 : Je n’ai pas compris pourquoi tu trouves que le test n’est pas objectif, ni pourquoi tu dis que je le compare à un autre (c’est une seule ligne à la fin du test), et enfin pourquoi tu parles d’une marque avec laquelle on débute (j’ai débuté les multirotors avec du Walkera, en 2011 🙂 )…

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