Blade Mach25, le test

DSC_0247-600Le constructeur Horizon Hobby n’avait pas encore réagi à la nouvelle tendance, le FPV racing, qui prend de l’ampleur depuis un peu plus d’un an. C’est chose faite avec le Blade Mach25, un quadricoptère prévu pour les vols rapides en immersion. Notez que cet appareil nous a été prêté par la boutique Net-Loisirs. Comme d’habitude, n’hésitez pas à nous dire si vous pensez que notre jugement a été influencé par cette pratique.

Tour du propriétaire

Nous avons évalué la version BnF du Blade Mach25, vendue entièrement montée avec une batterie, mais sans chargeur ni radiocommande. Celle que nous avons utilisé était la DX6i, un modèle d’entrée de gamme qui, nous allons le voir, était un facteur handicapant. DSC_0172-600L’appareil est bien de classe 250, il mesure 25,2 cm de diagonale entre les moteurs. Hors hélices, mais avec le canopy, il mesure 25 cm de longueur. En largeur, il atteint 20,7 cm. En hauteur, avec le canopy, il mesure 7,5 cm. La canopy, justement, est plutôt réussi. En plastique très mou (et fragile), il assure un look de Formule 1. Les bras moteurs sont des tubes courts, d’un diamètre de 1,4 cm. Ils sont serrés par des plaques métalliques qui semblent très solides. Au bout des bras se trouvent des cages qui accueillent les moteurs, des brushless de 2300 KV. Les cages sont inclinées vers l’avant, de 15 degrés environ. Des diodes sont placées sur les bras, deux vertes à l’avant, deux rouges à l’arrière.

Suite du tour

Les hélices sont des 5 pouces, probablement des 5045, dessinées comme des Bullnose. Elles sont de type autobloquantes… mais pas faites d’une seule pièce. Ce sont en fait les cônes qui sont autobloquants, ils viennent s’insérer dans les hélices, avec une empreinte presque carrée. DSC_0189-600Autant le dire, ce sont des hélices (et des cônes) de type « propriétaire », que vous ne pourrez acheter qu’auprès de Horizon Hobby. Sous l’appareil se trouve un train d’atterrissage, sous la forme de deux patins, et une ouverture dans la plaque de carbone du bas pour y placer la batterie, à brancher avec un connecteur de type EC3. Il est prévu qu’un élastique (fourni) la maintienne en place. Cette plaque de carbone inférieure mesure 2 mm d’épaisseur. Le canopy se retire facilement, il est fixé avec 4 piques et 4 rondelles de caoutchouc. L’ôter permet d’accéder à la plaque de carbone supérieure, qui mesure aussi 2 mm d’épaisseur. Le Mach25 pèse 360,5 grammes sans batterie et sans canopy, 383,3 grammes en rajoutant le canopy, et 498,1 grammes en ajoutant encore la batterie – c’est-à-dire en ordre de vol.

ESC 4-en-1

DSC_0220-600A l’avant se trouve une petite plaque montée sur 3 amortisseurs en caoutchouc. Elle héberge la micro caméra-émetteur qui permet le retour vidéo en temps réel, simplement collée dessus avec de l’adhésif double-face. Au milieu, collé sous la frame supérieure, se trouve l’ESC 4-en-1, d’où partent les câbles des moteurs. Un ESC 4-en-1, c’est pratique parce que tout est regroupé en un seul endroit, sans fils qui trainent. Mais si l’un des 4 ESC vient à lâcher, c’est la pièce entière qu’il faut changer – son prix est aux alentours des 50 €. Tout de même. Bon point : les câbles vers les moteurs sont branchés à l’ESC avec des prises Bullet, ce qui permet de les changer sans devoir se lancer dans une séance de soudures.

Fin du tour

DSC_0213-600A l’arrière, se trouve le boîtier qui cumule les fonctions de contrôleur de vol et de récepteur radio. Le A3174 s’occupe de la stabilisation de la machine, mais aussi de la réception des ordres d’une radiocommande en 2,4 GHz, au format DSM2 ou DSMX. Une méthode semblable à celle de Graupner avec son GR18 qui équipe l’Alpha 250Q. L’avantage ? Tout est intégré, prêt à l’emploi. L’inconvénient ? Il faut impérativement une radiocommande DSM2 / DSMX pour piloter le Mach25. La documentation mentionne une compatibilité avec les DX6i, DX7S, DX8, DX6, DX7, DX9 et DX18. On peut ajouter à cela les radiocommandes Devo de Walkera compatibles avec le firmware DeviationTX et les modules DSM pour radios (comme la Taranis de FrSky).

Du côté de la radiocommande

DSC_0202-600La DX6i que nous avons utilisée est un modèle assez basique, avec un écran LCD, mais sans retour de télémétrie. Les réglages pour profiter du Mach25 sont rapides, ils consistent à indiquer les interrupteurs à associer aux ordres de vol, et de quoi couper les moteurs. Il faut ensuite d’appairer la radio et le récepteur. Un cavalier est fourni, à placer sur les pins libres (notées Bind/Prg). L’association ne prend que quelques secondes, elle est effective dès que la diode du récepteur passe à l’orange. Il faut ensuite éteindre la radiocommande, débrancher la batterie, retirer le cavalier, et rebrancher le tout à nouveau. Les diodes du Mach25 clignotent puis passent au fixe, et la LED du récepteur est au vert fixe. Tout est ok pour décoller !

Premier décollage

DSC_0124-600Croisez les manettes vers le bas et le centre et relâchez : les hélices démarrent avec un petit temps de latence. Suffisamment pour qu’on se demande toujours si l’armement est opérationnel. Pour décoller, il suffit de pousser les gaz. Attention, le tilt (l’inclinaison) des moteurs peut se révéler déroutant. Si vous mettez la gomme au décollage, le Mach25 part vers l’avant. C’est l’un des buts de recherchés de l’inclinaison des moteurs, évidemment. Mais autant le savoir, sous peine d’être très surpris. Pour décoller à la verticale, il faut donner un peu de gaz et tirer la manette de profondeur vers soi jusqu’à ce que l’appareil soulève l’avant et que les hélices sont bien à l’horizontale. Ensuite, pousser les gaz fait grimper à la verticale, si bien sûr on maintient la profondeur. C’est le principe des moteurs tiltés : ils font en sorte que le Mach25 avance tout seul si la manette de profondeur est au neutre.

>>>> La suite du test se trouve ici <<<<

22 commentaires sur “Blade Mach25, le test

  1. Je ne suis pas medium mais…. je vous invite a lire mon com concernant le blade mach25, posté par fred le 9 avril au sujet du FPV….

  2. C’est bien ce que je m’était dis quand il était sorti, bien mais cher … Super test encore une fois 😉

    Et je réitère ma question: ou est que tu vole ? par exemple le lieu 2:38 de la première vidéo ? J’ai cru comprendre que tu était en Ile de France Fred et je cherche des endroits ou voler habitant a Paris 😉

  3. Merci pour ce bon test !
    Dommages pour la canopy et la caméra, ont dirait qu’il ont négligé cet aspect sinon il a l’air bien rapide…..plus qu’un 200 QX ?

    Maintenant comparer a ce qui se fait en BNF voir RTF même en france, ça n’as pas l’air très compétitif ……dommage !

  4. @Lundev : Si tu veux trouver des spots de vol, je te propose de te rapprocher de l’Association Mini Racers en région parisienne : http://amr-asso.fr/forum/index.php
    (je ne dirai rien sur le spot dont tu parles, même sous la torture, j’y étais à l’invitation de personnes qui n’ont pas envie d’y voir du monde)

  5. @greg : Oui, il est beaucoup plus rapide qu’un 200QX. Vraiment beaucoup !
    Pour le canopy, il suffit de le découper à l’avant. La caméra reste un peu bizarre, mais je suis certain qu’on peut se faire au grand angle. Quand je faisais mes premiers pas en FPV, avec un Hoten-X, c’était la Gopro en wide qui me donnait l’image, du grand angle, et ça ne me gênait pas à l’époque…

  6. @Fred: Merci 😉 j’y vais de ce pas et j’espère pouvoir faire enfin voler ma porkette qui est clouée au sol depuis bien longtemps maintenant !

  7. @Flushdream : Note que ce n’est pas mon avis, je me suis beaucoup amusé à voler avec cette machine. Les sensations sont bonnes, elles permettent de se faire plaisir en freeriding. En face, on a le Vortex positionné à un prix semblable, plus configurable et plus intégré mais plus fragile. Je ne parle pas des DIY, la cible n’est pas la même…

  8. oui c’est vrai Mais aujourd’hui tu as des DIY vendue RTF Jpay ou QA ANGUSFLY pour ma part ( 😉 ) et la comparaison en souffre forcément

  9. @Fred : sans vouloir lancer de débat je ne vois pas en quoi le Vortex serait plus fragile notamment la caméra, l’émetteur et l’antenne. Peut-être la plaque à l’avant qui se remplace dans un kit a 15€ et qui au final n’est pas nécessaire contre le jello. Et je sais de quoi je parle car j’en possède un, qui a carrément fait un plongeon dans de l’eau et a refonctionné parfaitement après 2j dans du riz. 5 mois après j ai changé que aujourd’hui un moteur cassé.
    Malin de la part de HH de vendre la carte 4en1 à 50€ pour s aligner sur les prix d’ImmersionRC quand on sait que les deux cartes du 200QX sont vendus 90euros chacune. Déçu des prix de HH et durée de vie des produits FPV , je n y reviendrai pas et ne conseille pas même si comme tu le dis leur contrôleur de vol est très sympa, pour preuve le plaisir que j ai pu avoir avec un 200qx en FPV mais au prix fort de constantes réparations, soudures, upgrades et dépenses au sol, et pour un temps de vol finalement beaucoup trop faible.

  10. @Flushdream : Ben si, tu lances un débat 🙂 🙂
    Le Mach25 est clairement plus costaud que le Vortex. Pas de panneau de LED à l’arrière qui lâche, par exemple, ou le connecteur USB. Les gadins que j’ai pris avec le Mach25 auraient fatigué la plupart des autres machines que j’ai eues en main. Lui n’avait rien.
    Après, les prix des pièces des machines RTF où il n’y a pas besoin de soudure sont plus élevés que pour les autres. Mais c’est un choix à l’achat, on paie parce qu’on n’a pas envie de faire de la bidouille ensuite. C’est une question d’usage, de pratique…
    Mon 200QX, par exemple, a fait pas mal de guerres, y compris en 3D, dans sa frame d’origine puis sur d’autres, j’ai planté des moteurs, mais je n’ai jamais rien dû souder ! Réparer et acheter, oui, mais pas souder.

  11. @greg : Oui, of course. Mais pour qui est déjà équipé d’une radio DSM, le Mach25 est en fait une machine RTF. Plus qu’un Angus, lequel est moins cher, mais livré avec une radio d’entrée de gamme et sur lequel il faut ajouter caméra + émetteur. Et manier le fer à souder pour réparer. Je ne dis pas que ce n’est pas bien, Angus ou Jpay, évidemment, juste que c’est une cible différente.

  12. Ce n’est pas du tout le principe des moteurs tiltés, avancer sans toucher au manche d’inclinaison est inutile. Le vrai intérêt des moteurs tiltes est de réduire la prise au vent de la structure car elle sera moins inclinée quand le quad avance,de plus les drones tiltés sont d’habitude immobiles au décollage et quand la commande d’inclinaison est au neutre ( en plus le train est souvent plus long a l’avant pour éviter un décollage accrobatique).
    Avoir un drone qui avance « tout seul » est risqué…

  13. @geff : Je doute que la prise au vent soit sensible sur ce type d’appareil. En tous cas, les essais que j’ai faits avec des moteurs tiltés et non tiltés sur un même racer avec des cales (un QAV) n’ont pas montré de différence de comportement de ce côté. En tous cas je n’ai rien ressenti.
    Avec le Mach25, sur un départ patins à plat, le fait d’avoir les moteurs inclinés permet clairement de prendre de la vitesse tout en conservant une vue à peu près correcte. Si on ne veut pas faire de départ sauvage, il suffit de contrer à la profondeur au décollage. Une fois en l’air, lorsque les moteurs sont sur un plan horizontal (sur deux plans horizontaux à vrai dire), l’appareil n’avance plus quand on est au neutre.
    Mon expérience est donc différente : je ne vois pas d’amélioration de la prise au vent avec des moteurs tiltés, mais plus de facilité à éviter de « brouter de l’herbe » pendant les phases d’accélérations fortes. Je ne suis pas convaincu par le tilt, je suis revenu à des moteurs à plat, compensés par une caméra plus inclinée… Avec le Mach25, dommage, il n’est pas prévu de pouvoir « détilter » les moteurs.

  14. Salut Fred,
    Merci pour le test que j’attendais depuis longtemps…
    Super look pour ce racer… mais que de défauts…
    Ils ont quoi comme ingénieurs chez Horizon Hobby?
    Quoiqu’il en soit, ils ont minablement manqué leur entrée dans le monde racer FPV,
    Triste…

  15. Test super complet :). Sans la canopy, il me fait penser aussi au Jumper 160… (avec une nacelle 1-axe). Ce blade est un poil cher mais semble costaud….

    @Fred, j’imagine même pas le temps que tu passes à l’édition video … a moins que ton soft soit super intuitif….

  16. Ton test est bien (comme toujours), mais je trouve ta conclusion assez déroutante Fred (surement une histoire de non compréhension entre mode 2 et mode 1 ^^).

    Quand je vois tous les défauts que tu cites dans ton test je me dis que cette machine n’est clairement pas faite pour le public visé (RTF sans soudure).
    Rien que le fais de devoir procéder à des modifications de PID avec la configue stock est rédhibitoire je pense.

    Bon après il est vrai que n’ayant pas peur du fer à souder mon avis n’est peut être pas vraiment objectif …

  17. @Barry : Hmm, j’ai du mal m’exprimer. Il n’y a justement aucun PID à modifier avec la version stock, ça vole tranquillou rapide mais pas nerveux (en mode stabilisé light), plus nerveux en mode stabilisé pas light, et agressif en mode acro. Les PID, c’est pour aller plus loin, et les débutants ne sont même pas au courant de la chose à moins d’aller télécharger le manuel avancé. C’est aussi un peu hors de leur portée puisque pas aussi visuel qu’avec les outils de Base/Clean/Betaflight… D’ailleurs je n’y ai pas eu accès puisque j’avais une DX6i, la Spektrum du pauvre, celle qui n’offre pas de télémétrie.
    C’est vraiment une machine qui décolle et se vole à la sortie de la boite, une fois la radio configurée (ça prend 2 minutes).
    Après, c’est sûr qu’elle joue sur l’aspect Racer, ne serait-ce que par le look, alors que je la vois plutôt destinée à du freeride pour se faire de beaux vols avec des chouettes trajectoires, pas du racing à antennes rabattues au ras du sol… Mais bon, tous les appareils du moment entre 150 et 320 jouent la carte « racer », c’est sans doute très vendeur 😎

  18. @SeByDocKy : Non, je n’y passe pas trop de temps, sur l’édition vidéo, d’ailleurs je sais que ça se voit 😎 Le logiciel que j’utilise est PowerDirector. Un jour je passerai sous FCPX… mais il faudra que je me forme avant 🙁

  19. Je partage plutôt le pessimisme sur cette machine… Les quad ARF se multiplient et sont souvent comparativement bien plus performants (anakin, kylin, vortex, et les autres qui arrivent) pour un budget inférieur ou égal.

    J’ai du mal à comprendre le positionnement également. Le Mach25 semble davantage se destiner aux débutants de la discipline : pas de réglage, solidité et config en 3S pépère. Mais de l’autre coté, des bras tiltés qui risquent de prendre au dépourvu les novices…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

×