FUS X111 Pro, le test

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Réglages avec Betaflight, suite

Betaflight est présent en version 4.1.1, ce qui signifie qu’il s’appuie sur une VTX Table pour gérer l’émetteur vidéo. Mais l’onglet Video Transmitter, en revanche, montre que cette table est vide. Il faut donc la remplir pour que les réglages de l’émetteur vidéo soient accessibles depuis l’OSD de Betaflight pour offrir le choix de la fréquence vidéo et de la puissance d’émission. Pour vous simplifier la tâche, vous pouvez injecter ce fichier (une fois dézippé) avec l’option Load from file de l’onglet Transmitter. Les réglages de l’OSD sont minimalistes mais suffisants avec le nom du pilote, la tension de la batterie et le temps de vol cumulé. Les LED sont prises en charge par l’onglet LED Strip. Par défaut, elles sont figées en bleu. A vous de les modifier à votre guise, de manière fixe ou dynamique. Pour ma part, j’ai ajouté l’effet Larson scanner pour un petit revival K2000, version bleue pour être assorti aux ducts…

Premier décollage

La batterie est prévue pour être placée sur le dessus de la structure. FUS fournit pour cela un velcro – peu pratique, que vous remplacerez par un modèle à boucle plus facile à serrer. Mais pas d’antidérapant : dommage, la batterie a tendance à glisser. J’ai utilisé les batteries 4S 650 mAh qui prennent d’habitude place sur le DC2 de iFlight. Le décollage montre une bonne réserve de puissance, plutôt encourageante pour la suite. L’appareil est stable, réagit bien aux commandes. Le bruit est assez fort, moins qu’un Cinewhoop de 3 ou 4 pouces, mais suffisamment pour être certain de ne pas passer inaperçu. Les moteurs sont raisonnablement chauds à l’atterrissage.

En immersion ?

La caméra Nano2 diffuse une image correcte (pour de l’analogique) qui permet de piloter de manière efficace. Le retour montre peu de vibrations en intérieur, un peu plus en extérieur (mais pour cause de confinement parisien, je n’ai pas pu mener correctement mes essais en extérieur). Le X111 Pro se débrouille très bien pour voler en intérieur, avec une belle précision dans les commandes. Il est possible de se faufiler au travers d’obstacles. Mieux vaut s’entrainer pour bien prendre la mesure de ses dimensions en immersion. Si l’appareil touche doucement un obstacle, la mousse le fait rebondir et il poursuit son vol. Mais si le choc est tel qu’il se cabre trop, l’appel d’air sous les ducts le plaque contre l’obstacle et c’est la chute avec les moteurs qui hurlent – il faut désarmer rapidement.

Question de vitesse

On peut accélérer et voler vite, le X111 Pro tient bien les pointes. Mais à l’évidence, il n’est pas fait pour ça. Il a été prévu pour des vols doux, souples. De quoi, tout simplement, permettre de capturer des images. Mais il n’est pas équipé en conséquence : il faut lui ajouter une caméra HD. J’ai tenté de placer une GoPro Hero6 à bord : c’est peine perdue. Certes l’appareil décolle, mais il peine à monter et on perçoit bruyamment la détresse des moteurs. J’ai ensuite utilisé une Insta360 GO montée dans un support en TPU fixé avec des Rilsan puis du scratch 3M. Aucun souci pour décoller ni pour voler, et le résultat est plutôt sympa avec l’aide de la stabilisation en post-production par le logiciel d’Insta360. Attention, les vibrations trop fortes se traduisent en Jello très désagréable. Les petites vibrations introduisent un flou à l’image : plus elles sont prononcées, plus c’est flou.

Une meilleure caméra ?

GoPro Hero5 Session sur le FUS X111 Pro

Je n’ai malheureusement pas de GoPro naked pour tenter l’expérience. Le X111 Pro vole de manière correcte, mais en perdant de la vivacité, avec une caméra GoPro Hero5 Session. Mais s’il est possible de placer une petite Insta360 GO à l’avant, ça ne fonctionne pas avec une Session. Elle est trop lourde et modifie le centre gravité jusqu’à déséquilibrer l’appareil. Il faut donc la placer au centre de la frame, au-dessus de la batterie, avec un peu de mousse pour amortir les vibrations. Le résultat est plutôt sympa à l’image et le contrôle de l’appareil reste satisfaisant – mais il faut se cantonner à des évolutions douces.

L’autonomie ?

C’est la bonne surprise que réserve le X111 Pro. Avec une Lipo 4S 650 mAh 70C de CNHL, l’appareil vole pendant plus de 6 minutes, voire 7 en poussant un peu la batterie. Ajouter une caméra Insta360 GO réduit très peu cette autonomie. C’est assez correct, généralement suffisant pour réaliser une belle séquence. Je n’ai pas pu essayer l’appareil en extérieur et en poussant les moteurs plus fort – l’autonomie s’en trouvera forcément réduite. Avec une 4S 850 mAh, il n’y a pas de gain en autonomie, mais le poids augmente et les moteurs chauffent un peu plus.

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