Des drones automatisés pour compter les manchots en Antarctique

9
409

Dans une étude publiée dans la revue Science Robotics, l’université de Standford a dévoilé une expérience qui s’est déroulée en Antarctique. Le but était d’établir un comptage de la population de pingouins manchots. Les hélicoptères sont peu adaptés : ils sont trop bruyants et brassent trop d’air pour descendre suffisamment bas. Les opérations avec un drone de prises de vues sont longues, il faut jusqu’à 3 jours pour compter une colonie, avec un risque d’erreur important en raison des déplacements rapides des animaux.

Plusieurs drones automatisés !

Le projet de l’Université de Stanford, piloté par Kunal Shah, ingénieur en mécanique sous la supervision de Mac Schwager, professeur en aéronautique et astronautique, consiste à utiliser plusieurs drones simultanément pour réduire le temps de capture des clichés. Le coeur de l’expérience, ce sont des vols entièrement automatisés avec l’aide d’une solution logicielle appelée Path Optimization for Population Counting with Overhead Robotics Networks (POPCORN). Elle prend en compte une carte sur laquelle l’opérateur indique les zones à étudier, avec la possibilité de déterminer des zones à ne pas survoler. Les algorithmes se débrouillent pour créer des parcours optimisés à base de waypoints pour chaque drone. La méthode permet d’accélérer la capture des clichés : plus il y a de drones, plus c’est rapide, et moins il y a de risque d’erreurs.

Les bénéfices ?

Selon Mac Schwager, les opérations de comptage qui prenaient 3 jours ont pu être réduite à 2h30 avec plusieurs drones et le système POPCORN. Le gain de temps a de multiples intérêts : il réduit la gêne occasionnée aux animaux, il limite le risque d’erreur de comptage, il permet de s’accommoder des batteries qui souffrent du froid, il permet de réussir un comptage lors d’une courte fenêtre de météo favorable, et il permet de réduire la durée de présence humaine dans des lieux protégés. L’expérience en Antarctique de l’équipe de Stanford a permis de compter une colonie de 300 000 couples nicheurs établie cap Crozier, à environ 70 km de la base américaine de McMurdo.

Source : Science Robotics

9 COMMENTAIRES

  1. Il n’y a pas de pingouin en antarctique, seulement des manchots (plusieurs espèces).
    Les pingouins vivent dans l’hémisphère nord. Le grand pingouin a disparu, victime de la chasse. Il reste le petit pingouin (Alca torda) qui, en France, peut s’observer assez facilement en Bretagne.

  2. @ D. Guillaumet : J’ai atteint un bon niveau au babyfoot pendant mes études, ceci explique cela 😎 Je corrige, c’est nul 🙁 Merci !

  3. A la décharge de Fred, l’anglais ne fait pas de différence entre manchot et pingouin, les deux sont traduits pas penguin, ce qui explique la confusion 🙂

  4. “Dis donc, il y a un pingouin là-bas qui n’arrête pas de me fixer du regard depuis un sacré moment…Je vais aller lui montrer que je ne suis pas manchot !”

  5. Cette étude pourrait être déclinée à l’envie dans tout les pays du monde : Gros mammifères, Big Five africains ….

    Merci Fred pour ce contenu rédactionnel qui, en période de confinement, nous interpelles sur d’autres problématiques.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.