Freefly Astro

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Le constructeur Freefly a finalement dévoilé son nouveau gros porteur, dont on connaissait l’existence après un petit teasing (voir ici). Les caractéristiques ? C’est un multirotor grand format qui dispose d’un positionnement GPS RTK, d’une nacelle mécanique stabilisée sur 3 axes capable de porter un Sony Alpha 7R, une sélection d’autres caméras comme la Flir Duo Pro ou de s’adapter à d’autres modèles. Il est connecté à un Cloud avec une liaison LTE, propose des programmations de missions. Freefly insiste sur sa rapidité de mise en œuvre : « 1 minute 27 secondes de la valise de transport à son décollage ».

Made in the USA

Pour correspondre aux requis du moment, l’Astro est « conçu, fabriqué, essayé, crashé, réparé, testé, assemblé et suivi à Woodinville, dans l’état de Washington » au nord-ouest des Etats-Unis. Il est transporté plié, pour des dimensions de 50,8 cm de diamètre et 17,8 cm de hauteur. Une fois déplié et ses hélices installées, ses dimensions passent à 140,7 x 35,9 cm. Il est animé par 4 moteurs brushless pour des hélices pliables de 21 pouces. Il pèse 3,2 kilos à vide sans charge et sans batterie). Sa charge max est de 1,5 kilo et son poids max au décollage est de 8,4 kilos.

L’électronique ?

A l’intérieur, c’est un contrôleur de vol Skynode avec PX4 d’Auterion. A bord se trouvent des modules de connexion BLE, wifi, LTE, des outils de positionnement GNSS reposant sur le module F9Pde u-Blox, avec le support de GPS L1/L2, Glonass, Beidou et Galileo, et le RTK pour augmenter la précision. Les deux batteries 6S qui alimentent l’Astro sont équipées d’un écran OLED de contrôle, pour une autonomie qui peut atteindre 38 minutes sans charge à bord. La page officielle de l’Astro de Freefly se trouve ici. Combien ça coûte ? Comme dans la vitrine d’une boutique de produits haut de gamme, on ne parle pas de prix…

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9 COMMENTAIRES

  1. Fred,
    Peux-tu préciser ta phrase “Il est connecté à un Cloud avec une liaison LTE, propose des programmations de missions. Freefly ” ? Si je comprend bien, on pourrait lui envoyer ses missions par LTE et donc le semi-piloter par ce biais?
    Merci

  2. @ Kriss : Le piloter, oui, en tous cas c’est la promesse. Pour l’envoi en LTE, je ne sais pas. Le mieux est de télécharger la version d’évaluation pour le savoir. Moi je n’ai plus d’appareil compatible, malheureusement 🙁

  3. Moi ce qui me sidère toujours c’est c’est ces bestioles en quadri uniquement. Pas top pour la redondance en cas de pépin 💣

  4. @kriss, comme tous les appareils en MAVLink tu peux piloter à distance en LTE … même en liaison satellitaire si tu veux plus hardcore

    @FPV_67, si c’est juste pour passer sur de l’hexa ou octo pour avoir un moteur de redondance ça ne vaut pas le coup vis à vis de la perte de performance, du coup et de l’entretien supplémentaire … De plus, en configuration quadri, l’ensemble est plus simple et plus simple à entretenir ce qui augmente le taux de fiabilité par rapport aux configurations avec plus de moteurs … Mais encore une fois, ce n’est pas des généralités et il faut choisir ce qu’on veux en fonction de sa mission.

  5. Si un moteur lâche, c’est le crash assuré sur quad.
    Je connais pas ce contrôleur de vol mais je doute qu’il puisse atterrir en douceur en toupie avec 3 moteurs

  6. Il y à d’autres “single point of failure” sur ce type d’appareil.
    J’ignore comment est gérée l’alimentation avec les deux batteries, si cela passe par un seul circuit à un moment ou pas.
    L’autopilote Skynode étant basé sur PX4 / FMUv5 cela signifie qu’il n’y à un seul microcontrôleur qui gère le vol, et un autre qui gère les moteurs. Si l’un ou l’autre plante ou tombe en panne le drone se transforme en brique. Et tant pis si c’était en vol
    Mais ! La fiabilité des composants électronique utilisés sur ces architectures est normalement pas dégeu, les composants “sensibles” (imu, baro) sont effectivement redondés bref le risque de panne n’est peut-être pas supérieur avec un quadri, ou en tout cas pas suffisante pour justifier la complexité et consommation accrue d’un hexa / octo.
    Pour ce qui est du logiciel la fiabilité est obtenue par le grand nombre d’utilisateurs (et les retours obtenus en cas de crash), ce qui est une approche, pas la plus sûre certes mais visiblement suffisante pour les applications visées.
    Donc oui dans l’absolu un quadri est sensible à la panne d’un moteur, mais ce risque est peut-être moindre que celui d’une panne logicielle ou HW du contrôleur de vol ou de la gestion batterie, et ces équipements sont probablement “au mieux” de ce qu’il est possible de faire actuellement pour ces marchés dans ces gammes de prix

  7. Bonjour Fred , le freefly Astra est il homologable en France S2 S3 et notamment les nouveaux scénarios pour 2022 ….Si oui quelle société pourrait le faire ? cordialement .Pierrick

  8. @ Pierrick Contin : Pour les nouveaux scénarios, c’st un peu tôt.
    Je ne sais pas si Freefly aura des revendeurs en France pour l’Astro. Pour te faire aider pour du S-3 ou du S-2, je suppose qu’il faut faite le tourdes sociétés qui proposent des prestations pros, comme Abot, DroneVolt, Azur Drones…

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