La FFAM a choisi Naveol pour ses balises de signalement électronique à distance

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Le signalement électronique à distance est l’un des requis introduits par la loi dite « drones » de 2016 pour les aéronefs radiocommandés de plus de 800 grammes. Il est en vigueur depuis le 29 juin 2020, avec une dispense jusqu’au 29 décembre 2020 pour les appareils enregistrés sur AlphaTango avant le 29 juin 2020. Notez, à toutes fins utiles, que la verbalisation pour défaut de cette balise ne débutera qu’à partir du 1er novembre 2020 (décret du 30 octobre 2019, Art. R. 4.2°). Mais attention, la confiscation est, elle, possible depuis le 29 juin 2020 (voir ici).

Les terrains FFAM et UFOLEP exemptés

C’était l’une des dispositions de la loi de 2016 : les terrains à localisation d’activité de la Fédération Française d’Aéromodélisme (FFAM) et de l’UFOLEP sont exemptés de l’obligation de signalement électronique à distance. Attention, la formation sur FoxAlphaTango ou à la FFAM et l’enregistrement des appareils sur AlphaTango restent obligatoire, même sur ces terrains.

Mais pas tous !

36 terrains, sur un vivier qui en compte plus de 800 à la FFAM, n’ont pas bénéficié de cette dispense, généralement parce qu’ils se trouvent à proximité de zones sensibles (voir ici). Notez que la FFAM a publié une carte répertoriant les clubs exemptés et ceux qui ne le sont pas (voir ici). Puisque les appareils de plus de 800 grammes qui évoluent sur ces terrains doivent être équipés de balises, la FFAM a publié un appel d’offres en mai 2020 pour équiper ses adhérents de 1000 balises, avec un cahier des charges assez costaud (voir ici). Il fallait, par exemple, que les équipements soient certifiés CE, qu’ils soient certifiés conformes à la réglementation par un organisme indépendant, qu’il pèsent moins de 10 grammes, qu’ils mesurent moins de 4 x 2 x 1 cm, qu’ils puissent être interrogeables par les utilisateurs avec un téléphone portable…

Le résultat de l’appel d’offres ?

Le fabricant retenu est la société française Naveol, comme l’indique un communiqué publié par la FFAM (voir ici). Cette société spécialisée dans les solutions électroniques et logicielles est basée près de Salon de Provence. Le communiqué de la FFAM précise que les balises pèsent 9 grammes (à alimentation externe) pour un coût de 40 €. Il indique aussi que la fédération n’a pas réussi à satisfaire l’objectif du 10 / 10, soit 10 € et 10 grammes, proposé par son président de l’époque en 2016 (voir ici). Ce sera finalement 40 / 9. 1000 balises qui seront disponibles d’ici à la fin de l’année pour la FFAM, qui ajoute qu’elles seront certifiées conformes aux arrêtés de 2019. Le communiqué, enfin, assure que des balises seront proposées dans les mêmes conditions (y compris le prix) à tous les aéromodélistes.

Source : la FFAM

Edit : voici quelques précisions suite à un entretien avec Antoine Carayon, responsable de la société Naveol. La balise va entrer en phase de prototypage courant septembre 2020, pour une disponibilité prévue pour la fin de l’année 2020 ou le début 2021. Les modalités de la mise à disposition d’exemplaires pour les aéromodélistes, au-delà de ceux destinés à la FFAM, restent à déterminer. Enfin la fonction d’interrogation avec le téléphone portable ne constitue pas un outil de lecture des trames diffusées par la balise telles que précisées dans les textes réglementaires, mais un moyen pour l’utilisateur de régler sa propre balise et vérifier qu’elle est opérationnelle.

8 COMMENTAIRES

  1. merci Fred pour l’article.
    Je m’attendais à pire niveau tarification.

    Est-ce qu’un TTGO T-Beam ESP32 de 60g à 25€non certifié CE permet de réaliser un montage en règle ?

  2. enfin une solution avec un tarif raisonnable!
    il faudra obligatoirement passer par la FFAM pour en avoir un ou contacter NAVEOL ?
    merci Fred.

  3. Petite précision, il y a pas de “terrains ffam et ufolep” mais des clubs affiliés ou pas a ces 2 fédérations.
    Ceci n’empêche pas une ou aurte federation d’être propriétaire foncière de terrains, mais c’est tres rare. Le club affilié ou pas peut être ou pas propriétaire, locataire ou simple utilisateur d’un terrain.
    Comme un club peut changer de federation ou s’en passer…

  4. toujours la même question : le gabelou reçoit 2 signalements sur sa tablette mais aperçoit 3 engins volants. Comment les distingue t’il pour neutraliser le méchant ?

    Il était bien plus simple, compréhensible, pratique, et j’oserais dire intelligent, d’interdire des zones “sensibles” a tout objet volant telepiloté.
    Et si la zone sensible se déplace ? (si si c’est possible… un convoi de déchets nucléaires (!)..) ? on publie en ligne sur le web la zone interdite de vol..
    Trop compliqué mr le député, notre solution c’est d’équiper les engins volants telepilotés, tous potentiellement des armes de destruction massive, d’une balise qui signalera l’identité du propriétaire…

    ben voyons….
    loi mal foutue, inapplicable, incomprise, rejetée, inefficace et inutile, bravo les gars, la bureaucratie Française dans toute sa splendeur.

  5. Michel : Tout ce que tu cites comme “précautions” concernant la gestion de la circulation aérienne existent déjà …….
    Les zones “sensibles” sont interdites, au pire réglementées (zones à statut particulier dites R, D ou P), les informations concernant ces zones se trouvent sur le site du SIA (division AIP France et ENR 5).
    Lorsque ces zones sont temporaires (donc potentiellement mouvantes) comme par exemple certains tronçons de routes occupées en ce moment par une course cycliste célèbre ….. elles sont signalées sous forme de NOTAM (et éventuellement de SUP AIP, précisant le NOTAM) ……. donc le droniste ou le navigateur aérien ne peuvent prétendre se trouver dans l’ignorance concernant ces zones ……..
    Après, je suis bien de ton avis concernant le comportement de l’Etat ….. inefficace, incompétent et générant des textes inapplicables ou, au pire ridicules !

  6. @laurent, oui cela existe déjà mais n’est pas forcement accessible aisément au consommateur telepilote lambda.. Geoportail pourrait être suffisant pour l’information du vulgerus pecus si il reprenait les notam en temps réels les zones R etc
    mais c’est surement trop simple..

  7. Aujourd’hui c’est une balise, demain tu seras taxé pour voler, un droit de vol ou macaron valable un an sur chaque modèle, anti pollution etc…Sans oublier la désinfection hydroalcoolique de ton engin, imagine il se crash chez quelqu’un…

    A quoi sert la ffam, à part caresser ceux qui pondent des lois liberticides et laisser la part belle aux multinationales qui font tout pour abaisser le seuil de vol max pour leurs vols commerciaux en drones.

    J’envie ceux qui n’y connaisse rien dans cette loi et qui apprécie sur le bord d’un champ, le vol de leur engin..avec leurs copains ou en famille, des moments inoubliables sans la plume dans le derrière.

    Ils devraient plutôt faire de la pédagogie, mais cela ne fait pas vendre…ah le business, celui qui nourrit ceux qui nous gouvernent et ceux qui les dirigent. Tout est fait pour coller les modèles aux sols, sauf si tu veux payer.

    Merci pour l’article, qui confirme la tendance.
    Bon vol à tous

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