Les Etats-Unis vs DJI, épisode 5

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Les drones sont au centre d’une guerre commerciale et idéologique entre les Etats-Unis et la Chine. Dans l’épisode 1, l’armée américaine avait décidé d’interdire l’usage d’appareils de DJI (voir ici). La marque chinoise avait réagi avec l’annonce du « Local Data Mode ». L’épisode 2 était donc centré sur une fonction de DJI Pilot destinée à bloquer les données de vol sur le terminal de telle manière à ce qu’elles n’aboutissent sur aucun serveur distant (voir ici). Dans l’épisode 3, en juin 2019, DJI avait annoncé la « Government Edition » de ses appareils, développée pour satisfaire aux requis du Departement of the Interior (DOI) américain (voir ici). L’épisode 4 met en scène le Department of Interior américain qui avait annoncé en octobre 2019 avoir cloué au sol plus de 800 drones en raison d’une suspicion d’espionnage (voir ici). Les efforts de DJI semblent ne pas avoir porté leurs fruits.

Nouvel épisode

Dans l’épisode 5, le DOI lance une seconde attaque. Son responsable David Bernhardt a décidé d’interdire temporairement les vols des drones de son administration. Temporairement… mais sans indiquer de date de retour à la normale. Le temps, indique le communiqué de presse (voir ici), « d’examiner la possibilité de menaces et d’assurer une politique de drones sûre, fiable et cohérente qui fait avancer notre mission tout en assurant la sécurité de l’Amérique ». En ajoutant que « les opérations de drones continueront d’être autorisées dans des situations approuvées à des fins d’urgence, telles que la lutte contre les incendies de forêt, les opérations de recherche et de sauvetage et la gestion des catastrophes naturelles qui peuvent menacer la vie ou les biens ». La Chine n’est pas mentionnée dans le document publié par le DOI (voir ici), mais ce sont évidemment les drones de DJI qui sont dans la mire des Etats-Unis.

Qu’en dit DJI ?

Le constructeur a réagi rapidement avec un communique de presse (voir ici). Extrait : « La sécurité de nos produits conçus spécifiquement pour le DOI et d’autres agences du gouvernement américain a été testée et validée de manière indépendante par des consultants américains en cybersécurité, des agences fédérales américaines, notamment le Department of Interior et le Department of Homeland Security, ce qui prouve que la décision d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la sécurité. Nous sommes opposés aux restrictions motivées par des considérations politiques visant les pays d’origine, déguisées en préoccupations de cybersécurité. Nous appelons les décideurs politiques et les parties prenantes de l’industrie à créer des normes claires qui donneront aux opérateurs commerciaux et gouvernementaux de drones l’assurance dont ils ont besoin pour évaluer en toute confiance la technologie des appareils en fonction des performances, la sécurité et la fiabilité, peu importe où ils sont fabriqués ». Un vœu pieux, qui ne cadre pas tout-à-fait avec le slogan America First martelé par le président Trump.

4 COMMENTAIRES

  1. Ces ricains commencent à me sortir par tous les trous avec leur état d’esprit de première puissance,à vouloir imposer leur lois chez eux et chez les autres.

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