Lishitoys L6082 Air Genius, le test

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Ce multirotor qui s’apparente à un jouet cache bien son jeu : c’est un transformiste ! C’est un quadricoptère de type Tinywhoop, avec des protections d’hélices. Mais il peut aussi devenir une sorte d’aéroglisseur pour glisser au sol. Enfin il peut aussi devenir une aile volante ! Quand on en fait trop, on le fait souvent mal. Est-vrai pour ce L6082 Air Genius, livré prêt à voler avec une batterie, son chargeur et une radiocommande ? Réponse dans cette chronique…

La vidéo

Tour du propriétaire

Le L6082 s’appuie sur une frame en plastique souple de 8,9 x 8,9 x 3 cm, avec une diagonale de moteur à moteur de 7,5 cm. Une taille très classique pour un appareil au format Tinywhoop, équipé de moteurs brushed 0615 pour des hélices quadripales de 3,1 cm de diamètre. Le contrôleur de vol est protégé par un carénage plastique. Les moteurs y sont branchés sans connecteurs, avec des soudures – il sera donc un peu pénible de les changer. Pas de connecteur microUSB : le contrôleur de vol est un modèle propriétaire, sans réglages possibles. Sous l’appareil se trouve un panier pour placer la batterie, à connecter via une prise PST PH2.0. La batterie fournie dans la boite est une Lipo 1S 3,7V de 300 mAh. Un chargeur USB est également fourni. Le poids ? 16 grammes sans la batterie, laquelle ajoute 8,4 grammes.

Transformation n°1

Dans la boite, on trouve une jupe en plastique de 15,7 grammes pour transformer le L6082 en aéroglisseur. Le principe est simple : l’appareil est à installer sur cette jupe. Des trous permettent de laisser passer le flux d’air sous les hélices avant. Les hélices arrière sont à positionner à la verticale. Comment ? Sous le L6082 se trouve un bouton poussoir. Lorsqu’il est activé, il est possible d’incliner les moteurs arrière à la verticale. Pour que l’appareil tienne bien en place, les protections d’hélices à l’avant sont équipées de petits ergots.

Transformation n°2

Dans la boite est fournie une aile en EPP, une sorte de polystyrène. Elle mesure 32,5 cm d’envergure pour une épaisseur de 1 mm à peine, avec un peu de relief pour la rendre plus solide. Son poids est de 2,2 grammes, une plume ! Pour installer le L6082, il faut d’abord faire passer le panier de la batterie, puis clipser les protections avant avec les deux ergots, et sécuriser le tout en installant la batterie, sous l’aile. Pour que l’aile fonctionne, il faut aussi incliner les moteurs arrière à 45°, avec l’aide du bouton poussoir sous l’appareil. A vrai dire, il n’y a pas une aile dans la boite, mais deux. Une bonne idée, puisque la durée de vie de l’EPP est étroitement liée à votre taux de crash…

La radiocommande ?

C’est un modèle type manette de jeux, assez imposante, mais très plastique. Il faut 4 piles AA pour l’alimenter. C’est un modèle 2,4 GHz, malgré la protubérance à l’avant qui fait penser à une technologie infrarouge. Elle est en mode 2, c’est-à-dire que les gaz sont à gauche, sans possibilité de modification pour le mode 1. Outre les 2 joysticks, elle offre un interrupteur on/off, 4 boutons pour le trims, une touche pour allumer et éteindre la LED à bord de l’appareil, 3 boutons pour choisir les modes de fonctionnement, un bouton pour les débattements, et 2 touches à l’arrière pour le mode headless et les pirouettes automatisées.

Premier décollage

Le premier vol est en mode « drone », c’est le terme employé par la documentation. Hélices à plat, LED verte, le L6082 se comporte comme un Tinywhoop classique d’entrée de gamme. Son contrôleur de vol est efficace, il stabilise parfaitement, permet de piloter l’appareil avec précision – et c’est à vrai dire exactement ce qu’on lui demande. C’est au pilote de maitriser la gestion de la hauteur, il n’y a pas de baromètre sur le contrôleur de vol. Il est possible d’augmenter les débattements pour rendre le L6082 plus nerveux. En revanche, pas de mode Acro sans stabilisation, ni bien sûr de modification des courbes de réaction aux commandes, et pas réglages tout court. A noter le mode Headless, qui permet de piloter sans se préoccuper de la direction dans laquelle l’appareil est tourné, et le mode 360° Stunt, qui déclenche une pirouette automatique.

Passage en aéroglisseur !

Voilà qui est plus intéressant, dans la veine des Tiny Whoov qui étaient apparus fin 2018 (voir ici) – une mode qui n’a pas fait long feu. Il ne faut pas oublier de placer les hélices à la verticale et d’appuyer sur la bonne touche de la radiocommande – la LED s’allume en bleu pour indiquer le mode « airship ». C’est à l’évidence une erreur du manuel, il devrait s’appeler le mode « gliding ». Le L6082 sur sa jupe coussin d’air est nerveux et même rapide, à tel point que sur certaines accélérations, l’appareil se cabre et se renverse. Il est impératif de l’utiliser sur une surface bien plane, sans graviers ni trous. On peut en fait rester en mode « drone », ça fonctionne parfaitement. On se prend, avec un peu d’entrainement, à tenter et réussir des virages en dérapage, ce qui peut aboutir à de belles séances de drift en gymnase, avec un peu de place pour évoluer. L’inconvénient de ce mode ? On s’en lasse assez vite, les 2 dimensions des manœuvres au sol présentent un challenge beaucoup plus léger que les évolutions aériennes. Voilà sans doute pourquoi les Tiny Whoov n’ont pas connu beaucoup de succès.

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5 COMMENTAIRES

  1. Peut on utiliser une autre radio pour bind ce drone ? Par exemple le multi-protocol de la Jumper t12 serait il compatible ?

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