A l’intérieur du DJI Mavic Mini

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La société norvégienne DroneVerkstedet est spécialisée dans les réparations de drones. Elle a pour habitude de décortiquer les appareils qui passent entre les mains de ses techniciens. Le Mavic Mini n’a pas échappé à une autopsie sauvage. Ses batteries sont, comme on s’en doutait, basées sur des piles rechargeables Li-Ion 18650, des modèles à 2400 mAh 20C de Samsung. Sera-t-il possible de bidouiller pour les remplacer par des piles de capacité supérieure, comme des 3000 mAh. Probablement, mais il n’est certain que cela puisse améliorer l’autonomie d’une part, que le logiciel du Mavic Mini prenne en charge ces piles d’autres part.

A l’intérieur ?

Les techniciens de DroneVerkstedet ont noté que le processeur en charge des images était un Ambarella H22. On vous en avait parlé ici. Il est capable de produire des images en 4K à 60 images par seconde. Est-ce que cela signifie que DJI a bridé volontairement le Mavic Mini pour qu’il ne dépasse pas 2,7K à 30 images par seconde ? Peut-être, mais ce n’est pas sûr du tout. Il n’est pas certain que le capteur puisse suivre. Le débit de 40 Mbps auquel plafonne le Mavic Mini ne suffit pas pour stocker de la 4K/60 – à moins bien sûr que ce débit soit lui aussi bridé. Il est possible aussi que le dégagement de chaleur soit trop important, en l’absence de ventilateur. Si c’est possible, un hacker se lancera probablement dans l’aventure d’un firmware modifié.

Aérations ?

Derrière les prises d’air à l’avant du Mavic Mini, il n’y a… rien. Plutôt que de resserrer l’avant de la machine, il y a ce vide qui ne sert pas à grand chose, sachant que la circulation de l’air pour la caméra et sa nacelle s’effectue principalement à l’avant extérieur de l’appareil. De là à imaginer que se trouvaient à cet endroit des capteurs de proximité, comme sur les autres engins de DJI, qui ont été retirés pour parvenir à ce poids de 249 grammes, il n’y a qu’un pas… L’ouveture de l’appareil permet de voir où se trouve son GPS. Si vous ajoutez des accessoires sur le Mavic Mini, vous savez désormais où il ne faut pas les placer !

Les autres photos sont à découvrir sur la page Facebook de DroneVerkstedet – souvenez-vous de cette société si un jour vous devez faire appel à un réparateur proche des fjords norvégiens…

10 COMMENTAIRES

  1. Le processeur ambarella a aussi un autre default. Quand on utilise la pipeline video il chauffe à mort ! C’est d’ailleurs le soucis de l’Anafi qui aussi un processeur ambarella et qui a besoin d’un refroidissement active puissant pour extraire la chaleur de la coque.

  2. C’est le même processeur que l’Osmo Pocket qui n’utilise pas non plus de ventilateur, sauf erreur de ma part et si c’est bien le cas c’est volontairement bridé.

  3. Et étrange, la nappe dénudée (gaine principale) juste au dessus d’une vis (gimbal ?) dans l’axe du multi…

  4. Des précisions sur le hardware émetteur récepteur version CE Europe qui serait différent de la version FCC? ( fort bridage en Europe…)

  5. Autre question le mouchard transpondeur enfin le truc qui est censé balancé l’Indentication et/ou la position du drone est il y composant séparé d’après vous ?
    Si il y a moyen de le dégager il pourrait revenir dans ma wishlist

  6. @ Yuri : Ce n’est que du logiciel puisqu’il utilise les outils de liaison sans fil, donc rien à ôter côté composants. Je ne doute pas que des hackers s’amuseront à faire sauter l’ID. Mais ils ne s’y intéresseront probablement pas avant que la fonction soit intégrée dans la réglementation à grande échelle, c’est-à-dire à partir de juillet 2020.

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