BetaFPV Meteor65, le test

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Comportement en vol

Le Meteor65 est vif, c’est le moins que l’on puisse dire ! Ses mouvements sont rapides, presque trop. Et la puissance quand on met les gaz ? Elle est correcte pour un appareil alimenté par une batterie 1S. C’est-à-dire qu’il est capable de monter assez vite, mais ce n’est pas non plus un monstre de puissance. L’appareil prend très rapidement de la vitesse, avec un effet boosté par la lentille grand angle de la caméra FPV. Le Meteor65 est à l’évidence destiné à des vols en intérieur, avec ou sans stabilisation. C’est là qu’il est le plus agréable à piloter, dans un espace réduit et en présence d’obstacles ! Il est également parfait pour les vols en gymnase, permettant un peu plus de folies que dans un appartement.

Et en extérieur ?

J’ai pu voler un jour avec très peu de vent… et c’est indispensable, car le Meteor65 lutte au moindre souffle. Les 31 grammes, malgré les moteurs brushless, ne peuvent pas contrer facilement des bourrasques. L’appareil est capable de prendre de la hauteur, mais il n’est pas très rapide à grimper et l’opération consomme une bonne partie de la batterie. En revanche, et c’est très agréable, le rétablissement en fin de (mini) dive est correct sans yaw washout. Pas d’embardée, donc, et pourtant les hélices tournent dans le sens habituel de Betaflight (props in).

Sensations en vol

Le vol du Meteor65 est très verrouillé, avec un mode Acro qui s’apparente presque à un mode stabilisé quand l’appareil se rétablit d’une petite figure. Il s’apparente beaucoup à celui du Tinyhawk de Emax (voir le test ici). C’est agréable ? Oui ! Mais la nervosité de l’appareil, même en la tempérant via les réglages de Betaflight ou de la radiocommande, est déroutante pour les débutants en immersion. Cet appareil est plutôt destiné à des pilotes confirmés qui piaffent d’impatience quand la météo leur interdit de dégainer leur racer en extérieur. Le Meteor65 est parfait pour des chevauchées sauvages dans un appartement, une maison, un parking, un gymnase…

Inclinaison de la caméra

Le support en TPU qui maintient la caméra, vissé sur la structure, génère une inclinaison de 35°. C’est beaucoup, avec un effet accélérateur sur les vols ! Il faut en effet incliner l’appareil vers l’avant pour voir correctement, donc accélérer. Si vous préférez des vols lents entre les barreaux de chaises et dans les arbres aux poursuites sauvages, cette inclinaison n’est pas adaptée. La bonne nouvelle, c’est que BetaFPV offre un autre support en TPU, avec un angle de 25° « seulement », qui permet de ralentir les vols.

Le connecteur BT2.0 ?

Les batteries 1S 300 mAh BT2.0 du Meteor65 assurent des vols d’un peu plus de 2 minutes. Ce n’est pas beaucoup ! Il vaut mieux acheter plusieurs batteries pour profiter de séances sympas sans attendre trop longtemps entre deux vols. A noter que la tension de la batterie est affichée dans l’OSD, c’est pratique. L’alarme de basse tension était mal configurée, j’ai fini par la retirer de l’OSD plutôt que de chercher à la modifier. Mais alors, ce connecteur BT2.0, est-il plus intéressant que les autres ? Pour le vérifier, j’ai coupé le câble d’alimentation pour y souder une prise PST PH2.0 et donc profiter des deux prises pour effectuer des essais. J’ai ajouté 0,6 gramme avec ce connecteur supplémentaire, un peu de fil électrique, d’étain et de gaine thermique. 

Le résultat ?

J’ai essayé tour à tour les deux batteries BT2.0 et des batteries BetaFPV LiHV 1S 300 mAh 60C avec connecteur PST PH2.0. Ce sont exactement les mêmes, seul le connecteur change. Le résultat est sans appel : avec les PST PH2.0, le Meteor65 peine quand on pousse les gaz, et se comporte bien mieux avec les BT2.0. Les moteurs 802 à 22000KV sont sans doute un peu trop gourmands en énergie. Ce que je n’ai pas vérifié, c’est le vieillissement des batteries dans le temps et surtout selon le nombre de cycles. Rares sont les Lipos 1S qui passent le cap des 50 cycles complets, il faudra vérifier comment se comportent ces modèles BT2.0 au fil des charges et décharges.

Edit : malgré une indication correcte de la tension pendant le vol, l’OSD m’a indiqué des Land Now à répétition que l’on voit dans la vidéo. Corriger le souci était pourtant tout simple : il suffit de passer la valeur du Maximum Cell Voltage de 4,4 à 4,5 dans l’onglet Power & Battery. 

Brancher, c’est détromper ?

La prise BT2.0, comme une XT30 ou XT60, adopte un design qui s’apparente à un détrompeur pour éviter une inversion de polarité au branchement. Seulement voilà, en essayant de connecter la batterie sur le Meteor, j’ai inversé le sens. Les deux fiches ne se sont pas emboitées, mais les pins du Meteor ont tout de même brièvement touché les connecteurs de la batterie. Pas de dommage, ni pour la batterie ni pour le contrôleur de vol, mais j’ai senti une petite odeur de brûlé très désagréable. J’ai été particulièrement prudent lors des branchements suivants…

BT2.0, ça vaut le coup ?

Oui et non. Oui puisque cela permet un gain de puissance (indispensable sur le Meteor65). Non si vous êtes déjà équipé en PST PH2.0 et qu’il faut renouveler votre stock de batteries. Il est difficile de savoir si ce format de connecteur va connaître le succès ou faire un flop. S’il reste cantonné aux appareils de BetaFPV, il aura probablement du mal à s’imposer. Si en revanche le constructeur permet à ses concurrents de l’utiliser, sans surcoût, il a des chances de supplanter le PST PH2.0.

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2 COMMENTAIRES

  1. Trop bien la photo où l’on voit un insecte derrière le nano.
    Sinon le pilotage est bien speed….Énervé des sticks le pilote.!!!!!?. Bon le passage entre les arbres est plus tranquille.
    Toujours sympa à lire et regarder tes essais. Merci Monsieur.

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