BetaFPV HX115 HD, le test

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Appairage et réglages

Avec le récepteur Crossfire, la procédure d’appairage est simple et efficace. Pas même besoin d’appuyer sur le bouton de bind, le Nano RX est en attente d’appairage pour la première utilisation. Je l’ai associé avec un module Crossfire inséré dans une radiocommande Jumper T12S. Betaflight est présent en version 3.5.6, firmware MATEKF411. L’appareil est préréglé pour le récepteur Crossfire, avec des PID réglés en usine. Il ne reste plus qu’à gérer la méthode d’armement, le choix des modes de vol, le buzzer et éventuellement la fonction Flip Over After Crash. A noter que le buzzer n’en est pas un, ce sont les ESC que l’on fait beeper, faiblement.

Hélices et batteries…

J’ai effectué mes premiers vols à vue, en intérieur, avec des combinaisons de batteries 2S, 3S et 4S et d’hélices bipales et tripales. La recommandation de BetaFPV est la suivante : les batteries 2S sont à utiliser avec les hélices tripales, les batteries 4S avec les hélices bipales. Les batteries 3S peuvent être pratiquées avec les hélices bipales et tripales, au choix. Utiliser les tripales avec des batteries 4S comporte un risque élevé de chauffe des moteurs. Ce que je confirme ! Avec quelques petites poussées de gaz en appartement, les moteurs chauffent beaucoup en 4S avec les hélices tripales. A éviter, donc.

2S, 3S ou 4S ?

Le HX115 fonctionne parfaitement avec des batteries 2S de 300 mAh pour des vols en intérieur. Il est réactif, nerveux, mais il ne se colle pas au plafond d’un gymnase quand on chatouille la manette de gaz. Pour gagner en puissance, il faut passer à des batteries 3S de 300 et 450 mAh. Le gain est net, et dans cette configuration il vaut mieux pratiquer en extérieur. Le top, ce sont les batteries 4S de 450 mAh ! Malgré leur poids plus important, elles assurent une poussée impressionnante ! Là encore, le HX115 est destiné aux vols en extérieur. Il se débrouille d’ailleurs plutôt bien dans le vent avec une batterie 4S !

Et les PID ?

Les réglages de base ne m’ont pas posé de problème. Mais il y a moyen d’adapter l’appareil aux batteries qui sont installées à bord. Je n’ai pas tenté de réinventer la roue, d’autant que le pilote Bguff a mâché tout le travail ! Il propose des réglages pour les combinaisons de batteries 2S, 3S et 4S avec des hélices bipales et tripales dans le descriptif de sa vidéo (voir ici). Des réglages très efficaces, réalisés avec un prototype de HX115, mais qui fonctionnent bien sur le HX115 de série !

Se faire plaisir !

Les figures de freestyle passent presque toutes, l’appareil est plus limité par les compétences du pilote que par ses caractéristiques techniques. Il tient particulièrement bien les fortes reprises de gaz, même si parfois il vibre un peu. Aucun souci, donc, pour se sortir d’un dive. A noter qu’il redescend plus vite en version bipale qu’en version tripale, sans doute en raison de la plus faible portance. L’appareil est idéal pour des vols entre freestyle et freeride : dans la version que j’ai testée, la paire constituée de l’émetteur vidéo configuré sur 200 mW et du récepteur Crossfire permet d’envisager des vols sur de belles distances, de l’ordre du kilomètre. Là où c’est autorisé, bien sûr, cette pratique fait de vous un dangereux gangster en France.

La RunCam Split 3 Nano…

RunCam Split 3 Nano 1920 x 1080p

Dans la configuration que j’ai achetée et testée, la caméra Split 3 Nano est à la fois le point fort de l’appareil et son point faible. Point fort parce qu’elle permet d’enregistrer les vols en 1920 x 1080 pixels à 60 images par seconde, avec de belles couleurs. On note tout de même du Jello, c’est-à-dire des vibrations, qui parasitent les images, amplifiées par le vent ou les coups de gaz un peu forts. C’est son point faible parce que RunCam, malgré cette 3e génération de Split, n’a pas résolu le problème de latence du retour vidéo en temps réel…

Les mesures

RunCam Split 3 Nano retour analogique (sur Dock-King True-D de FuriousFPV)

Cette latence varie entre 30 et 40 millisecondes lorsque la RunCam Split 3 Nano n’enregistre pas, des valeurs correctes qui permettent de piloter de manière engagée, en présence d’obstacles, avec une bonne réactivité. Mais lorsque l’enregistrement 1080p/60fps est actif, cette latence est beaucoup plus variable : elle oscille entre 30 et 80 millisecondes. C’est ce qui entraine cette sensation de flottement qui nécessite d’anticiper les obstacles. C’est envisageable pour des vols de freestyle, mais pas en course avec des passages d’obstacles ! Même des vols dans les branches d’arbres sont difficiles en raison du retour vidéo. Dommage…

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3 COMMENTAIRES

  1. Sniff je suis déçu moi qui m’attendais à un must have! La latence… C’est le mal! A voir sur un tinwhoop en mode cinématique peut être… Sinon peut être le Twig HD ? Merci pour la review Fred !

  2. @ Eku : Je vais voir si j’ai qqchose sur le matériel de réception dont je dispose, j’avoue que je ne teste jamais cette fonction…

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