Unifly Blip

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La réglementation française impose depuis la loi dite « drones » de 2016 un signalement électronique à distance sur les appareils de plus de 800 grammes. Ce requis n’est pas encore applicable en l’absence d’accessoires capables de fournir cette fonction. La réglementation européenne imposera aussi un signalement électronique à distance. De nombreux industriels et de nombreuses start-up travaillent sur le sujet : ne serait-ce qu’à l’occasion du salon Drone Paris Region Expo fin 2018 (voir ici), j’ai pris connaissance de 6 projets imaginés en France. Il y a aussi le Blip, un outil imaginé par la société belge Unifly, spécialisée dans l’intégration des drones dans l’espace aérien.

Tracking made in Belgique

Blip (Broadcast Location & Identification Platform) est un outil de suivi et d’identification destiné aux drones. C’est un matériel autonome, à placer à bord d’un appareil sans besoin de s’y connecter. Il dispose de son propre système de positionnement satellite (GPS, Glonass, Galileo, Beidou), d’un IMU (accéléromètre, gyroscope, magnétomètre), d’un baromètre altimétrique, d’un capteur de température, d’une SIM pour le réseau GSM, d’un module Bluetooth LE, d’une batterie intégrée 1S 3,7V de 200 mAh capable de charger sans contact, et d’une mémoire pour conserver les journaux de vol. Les fonctions d’identification et de connexion distante sont sécurisées. Le boitier est à la norme IP67, il est donc protégé contre les poussières et contre l’immersion temporaire.

Pour les drones grand public ?

Ce produit peut-il répondre aux requis de la loi française de 2016 ? Non, puisque le protocole d’identification à courte distance choisi par Unifly est Bluetooth LE, alors que la France a jeté son dévolu sur des connexions en wifi. Par ailleurs, il est trop volumineux et lourd (ces données ne sont pas communiquées par Unifly) pour être placé à bord d’un appareil d’un peu plus de 800 grammes. On est loin, très loin de la requête de la FFAM : « moins de 10 grammes, moins de 10 € ». Blip est donc plutôt destiné à des usages professionnels, voire industriels, pour permettre le contrôle des missions professionnelles et l’insertion dans l’espace aérien contrôlé (et habité), avec une identification envoyée en temps réel à un système UTM dès qu’il détecte un mouvement.

L’identification électronique à distance, c’est pour quand ?

Je n’ai obtenu aucune réponse de la part de la DGAC autre que « nous y travaillons ». C’est à se demander si l’identification électronique à distance à la française ne sera pas abandonnée, finalement, au profit des requis européens. Pourtant selon mes informations, DJI a mené des discussions avec la DGAC pour permettre l’identification électronique à distance via le matériel wifi existant à bord de (certaines de) ses caméras volantes. Ce qui permettrait de répondre aux requis de la loi française avec une simple mise à jour logicielle, sans ajout matériel. Et pour les appareils qui ne sont pas équipés ? Je n’ai malheureusement aucune information récente de la part des équipementiers en lice pour proposer leurs solutions…

Source et crédits photos : Unifly

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1 commentaire

  1. A quand ce même dispositif pour tout aéronef qui utilise l’espace aérien !? Les ULMs et avions qui, en VFR et sans transpondeur, se font un malin plaisir de ne pas respecter les règles aéronautiques en vigueur en France. Je les retrouve régulièrement en dessous des 150 mètres de hauteur !
    Pour certains, grâce à des photos, il ont eu à mal s’expliquer devant la BGTA …
    Télépilotes d’aéronefs, pensez à en faire de même ! Pourquoi, 2 poids, deux mesures ?

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