Briefing Drone : les informations importantes avant de décoller

13
2777

Pour savoir s’il est possible de voler, le premier réflexe consiste à regarder la carte Geoportail pour les drones de loisir. C’est un bon début, mais ne vous fiez pas uniquement à ce fonds de cartes qui comporte des erreurs et des approximations (et lisez ceci pour mieux comprendre). Si vous avez envie de faire preuve de curiosité, vous pouvez utiliser les services de Briefing Drone. Cet outil en ligne, disponible ici, a été imaginé pour les pilotes qui pratiquent à titre professionnel… mais il permet aussi aux pilotes de loisir de se renseigner.

Ca sert à quoi ?

On y trouve les données météo, de lever et coucher de soleil, la carte OACI au 1/500 000e, des liens vers les cartes AZBA (réseau basse altitude), les SUP AIP et les NOTAM… Evidemment, les cartes aéronautiques et les informations à destination des professionnels ne sont pas faciles à comprendre. Mais si vous êtes un peu curieux, vous allez vite être en mesure de les exploiter. Si vous êtes professionnel, c’est une base intéressante pour vous renseigner avant de planifier une activité.

C’est efficace ?

Oui ! A défaut de traduire les données aéronautiques pour les présenter sur une carte, ce qui s’apparente au Graal de la navigation aérienne, Briefing Drone parvient à les agréger et les centraliser pour une consultation plus facile. Le contact préfectoral est indiqué pour faciliter le travail aux professionnels du drone. Briefing Drone est un service gratuit proposé par Oxygène Drone.

13 COMMENTAIRES

  1. C’est plein de bug.
    Je tape une commune et ça me donne les données d’une autre commune distante de 12km où les possibilités de vol sont complètement différentes (zone rouge R46N2 sur la commune demandée, aucune restriction sur le résultat). Et déjà d’entrée, les heures de lever et coucher du soleil sont complètement fausses (27mn de plus le matin, 19 le soir).
    Pas fiable.

  2. Pour moi ça fonctionne bien, le positionnement est sans doute celui de Geoportail cadastral. Ça marche plutôt bien j’ai un décalage de 3 minutes pour les horaires de lever et couché. évidemment il ne faut pas se fier aux horaires donnés par une recherche Google, hein.

  3. L’idée est bonne mais comme jch11 j’ai trouvé quelques bugs (choix de la carte VAC qui ne correspond pas du tout au code postal), vitesse des vents kt->km/h…

  4. Ma check list perso :
    1. Y a-t-il des membres des forces de l’ordre à proximité ?
    2. Y a-t-il des personnes susceptibles de me dénoncer dans les parages ?
    3. L’environnement et les conditions météo risquent-ils d’endommager mon drone ?

  5. Jules : Je t’assure que la plupart du temps, il vaut bien mieux que des membres des forces de l’ordre soient à proximité et que tu dialogues avec eux pour désamorcer les problèmes …… ne serait-ce que pour éviter qu’ils ne soient prévenus par des riverains qui vont leur raconter des conneries (Mr l’agent, le droniste fait n’importe quoi, il nous fait peur, il fait le c…).
    Et pour les riverains, même combat, n’hésite pas à aller les voir, tu vas désamorcer 99 % des problèmes.

  6. Bonjour,
    initiative intéressante pour sensibiliser les dronistes aux particularités de la météo et espaces aériens, des NOTAMSs et autres SUP AIP.
    Mais autant aller sur Aeroweb et SIA. Et effectivement, les stations qui délivrent les METAR et TAF peuvent être significativement éloignées de là où on veut faire voler son drone. La valeur ajoutée qui devrait être de donner l’info la plus proche de la ville qu’on saisit semble être perfectible. Je vais exagérer exprès mais c’est un peu relever la météo marine avant d’aller prendre son bain…

  7. @ Laurent

    Disons que la réaction des gens est très variable suivant la région où tu te trouves. Dans l’Ain, les badauds sont parfaitement imperturbables. Tu poserais un Chinook à côté d’eux qu’ils ne lèveraient pas un sourcil. Plus près de Lyon, c’est variable mais les gens sont globalement bienveillants. Idem en Savoie, sauf qu’il faut se méfier des avions de tourisme qui font n’importe-quoi. Autour de Grenoble par contre, c’est des chieurs finis qui s’offusquent pour un oui ou pour un non.

  8. Bonjour,
    Je vais (assez) souvent randonner dans le Jura. Il y a des coins magnifiques.
    Mais certains coins magnifiques (par exemple les cascades du Hérisson) se trouvent sous la R45.

    Je connais assez bien la R45 pour l’avoir pratiquée de l’intérieur et, plus tard, de l’extérieur.

    Si on va faire un tour rapidement sur le Geoportail, c’est tout rouge : interdit.
    Si on va faire un tour sur Mach 7, c’est hachuré en rouge/rose : interdit de vol selon horaire.

    Je comprends bien que la R45 a ses heures d’activation, c’est facile à trouver… Mais il me semble que si on respecte la législation, il n’y a plus de question d’horaire, c’est étanche, point.

    Quelle attitude devant cette contradiction ?

    Jean-Luc

  9. @Jean-Luc Coulon : Comme le grand public n’est pas en mesure de lire et d’interpréter facilement des informations de l’AIP, on peut considérer que la zone est impénétrable. Pourtant, puisque la réglementation comporte des horaires, il est normal qu’ils soient pris en compte. Ceux qui savent ce qu’ils font peuvent s’efforcer de faire la démonstration de leur bon droit si le vol leur est reproché. Reste à savoir si des forces de l’ordre seront à l’écoute, sachant qu’ils ne maitrisent pas plus l’AIP, sauf pour les unités spécialisées.

  10. @Fred Je comprends bien que le grand public ne sache pas lire les informations en question mais le public en question est-il alors capable de comprendre sa propre réglementation ?
    Le risque est plutôt qu’il ne la respecte pas. C’est comme les limitations de vitesse. Mais ceux qui ne respectaient pas le 90 ne respectent pas plus le 80 !

    Le plus gênant, c’est que la réglementation aérienne est rédigée soigneusement… Mais que la réglementation drone qui, au contraire fait preuve de beaucoup d’ambiguïtés. On dirait, en langage d’avocat que “ça se plaide”.
    Le deuxième problème est que le site du gouvernement fait explicitement référence au Geoportail tout en déchargeant la responsabilité du “fournisseur de données” (sic)

    En revenant sur les Rxx : sur le site de la “transition écologique et solidaire” (il fallait trouver cette appellation..), on trouve :
    “Dans les zones où des restrictions s’appliquent, les vols sont soit totalement interdits, soit soumis à autorisation spécifique par le gestionnaire de zone. Le vol de loisir sans autorisation n’y est donc pas possible.”

    L’arrêté lui-même dit :
    “2° Les aéronefs qui circulent sans personne à bord n’évoluent pas à l’intérieur d’une zone réglementée ou dangereuse, sauf avec l’accord du gestionnaire de la zone lorsque celui-ci est spécifié par l’information aéronautique.”

    En fait il suffit sans doute de passer un coup de fil… Mais le “gestionnaire de la zone” va se gratter la tête. Le rôle du gestionnaire de la zone n’est pas de donner des autorisations (je ne suis d’ailleurs pas certain qu’il en ait le droit), il ne peut que donner une information, il va dire “la zone est fermée” ou “la zone est ouverte”. C’est assez binaire. Personne ne laissera passer un aéronef si elle est active. Mais si elle n’est pas active, c’est comme si elle n’existait pas.

    Bref, je ferai donc “comme je le sens”. Je prendrai mes précautions avant : chargement des cartes AZBA, des NOTAM et je n’ennuie pas les gens autour qui pourraient devenir désagréables.

    Jean-Luc

  11. @ Jean-Luc Coulon : Je suis tout à fait d’accord, avec toi, une loi qui n’est pas comprise par le public visé est une loi qui n’est pas respectée.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.