Horizon Hobby Blade Inductrix BL, le test

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Le constructeur américain multiplie les produits basés sur son Inductrix, après le succès des Tiny Whoop dont il n’a pas vraiment profité. L’Inductrix BL est un appareil à moteurs brushless, d’où le nom BL. Mais de manière étonnante, il ne persévère pas dans l’adoption du firmware Betaflight comme le Blade Inductrix Pro (voir le test ici). Horizon Hobby l’a équipé de son propre firmware, propriétaire. Que vaut-il vraiment ? Réponse dans cette chronique. Mille mercis à Franck Colombat pour m’avoir prêté son exemplaire personnel !

La vidéo

Tour du propriétaire

L’Inductrix BL mesure 10,5 x 11 x 5 cm. Il est fait d’une structure en plastique qui englobe les protections des moteurs. Elle est translucide, épaisse, renforcée à plusieurs endroits. L’électronique et la caméra sont protégées par un carénage maintenu par 3 vis. Les moteurs brushless n’affichent aucune référence, mais la fiche technique nous apprend que ce sont des 706 à 15000KV. Ils sont reliés au contrôleur de vol avec des fils bien intégrés dans la structure plastique, et des connecteurs – donc faciles à remplacer. Les hélices sont des quadripales de 4 cm de diagonale.

Suite du tour

On voit le dessous du contrôleur de vol quand on retourne l’appareil. Mais pas de connecteur microUSB. La raison est simple : l’Inductrix BL ne se paramètre pas ! C’est un point positif pour tous ceux qui détestent se battre avec les réglages d’un firmware de type Betaflight. Mais si vous désirez intervenir sur les paramètres de l’appareil… vous ne pouvez pas. Outre les 4 connecteurs pour les moteurs, l’Inductrix BL en compte 2 autres, l’un pour la caméra, l’autre pour le récepteur radio. Le poids est de 37,5 grammes. L’alimentation requiert une batterie 1S 3,7V avec un connecteur PST PH2.0. J’ai utilisé des Lipo 1S 3,7V 500 mAh 25C, qui pèsent 13,1 grammes. Soit un poids total au décollage de 50,6 grammes.

Mise en route

Pour piloter l’Inductrix BL, il faut impérativement une radiocommande DSMX. C’est-à-dire une Spektrum, ou un modèle (ou un module) compatible. J’ai utilisé la Jumper T12, en mode DSM. L’appairage est très simple. Il suffit de brancher l’Inductrix BL et de le placer sur le dos. La diode clignote rapidement, signe qu’il est en attente d’appairage. Lancez la procédure de Bind sur la radiocommande. Au bout de quelques secondes, l’appareil est prêt. Il faut encore passer par le manuel pour régler la radiocommande. Un jeu d’enfant avec les radios Spektrum. Sur les modèles compatibles, il faut associer la voie 5 au choix du mode de vol, et la voie 6 à l’armement.

Suite des réglages

La plage de fréquences (parmi 4) et la fréquence (parmi 8) de l’émetteur vidéo, un modèle 5,8 GHz de 25 mW (le maximum autorisé en France), sont réglables à partir de la radiocommande pour les modèles Spektrum. Elles sont aussi paramétrables depuis l’OSD. Pour y accéder, il suffit d’actionner à deux reprises l’interrupteur du choix du mode de vol. Simple et efficace ! La couleur de la LED, visible au travers du carénage translucide, peut être modifiée. Poussez les deux joysticks vers l’avant jusqu’à ce que la diode clignote. Ensuite utilisez le joystick de droite pour choisir la couleur. Validez en poussant les deux joysticks vers l’avant jusqu’à ce que la LED passe au fixe. Ca sert à quoi ? A identifier d’un coup d’œil le pilote si vous participez à une course à plusieurs !

Premier décollage

Actionnez l’interrupteur d’armement : l’Inductrix décolle facilement, rapidement. Il répond bien aux commandes. En mode stabilisé (SAFE, LED bleue), il revient automatiquement à plat lorsque vous relâchez les joysticks. Parfait pour voler dans un intérieur un peu riche en obstacles. En mode Horizon (LED mauve), il est stabilisé, mais il part en pirouette si vous poussez fort dans une direction. Parfait pour s’amuser à faire des cabrioles en vol à vue. Pour les vols en immersion, Horizon Hobby propose aussi un mode Acro (AS3X, LED rouge). Dans ce cas, la stabilisation est désactivée, c’est à vous de rétablir l’assiette.

>>>> La suite de cette chronique se trouve ici <<<<

7 COMMENTAIRES

  1. Un machine à 179 euros, sans aucune possibilité de régler quoi que ce soit (y compris les débattements)… Sachant que l’argument du plug n’ play ne tient pas réellement, car l’immense majorité des autres tiny whoop eachine/betafpv et consort peuvent parfaitement voler sorti de boite sans modifier quoi que ce soit. Bref, faut quand même avoir vraiment avoir envie pour sortir la CB.

  2. @ TB250 : Oh, tu n’imagines pas le nombre de mails de clients de machines sous Betaflight style UK65 qui n’ont jamais fait un seul vol parce que les réglages sont une étape trop longue et trop complexe. Les tutos sur YT, c’est bien, mais dans la réalité il y a toujours quelque chose de différent. Ce BL a clairement un intérêt majeur, ne serait-ce que pour sa simplicité de mise en route et sa résistance aux chocs…

  3. @Fred :
    J’ai un UK65 et je n’ai strictement rien réglé dessus. Les seules étapes à réaliser sont la vérification de l’ordre des voies, l’inter pour l’armement et l’appariement du récepteur. Je pars du principe que quelqu’un qui fait du FPV maitrise le minimum syndical. En tout cas, il a déjà investi une certaine somme dans une radio et une paire de lunettes, il n’est probablement pas arrivé là par hasard.

    Quelqu’un qui n’arriverait pas à se dépatouiller avec des notions aussi simples ne serait de toute façon pas plus avancé sur un blade.

  4. @ TB250 : Justement, sur ce Blade, l’appairage ne demande pas d’appuyer sur un bouton qu’il chercher sous le canopy, il suffit d’allumer et retourner. Pas de notion de voies et de tout le reste, il suffit de recopier les 3 réglages qui sont indiqués dans le manuel. Ca se fait sur le terrain, sans PC ni Mac ni smartphone en OTG. Quand je vois la facilité avec laquelle tu changes la couleur de la LED, par opposition à la gestion des LED de Betaflight, puissante mais tellement compliquée…
    Pour le reste, avec un masque FPV, tu auto-cherches la fréquence et tout est prêt. C’est juste parfait quand tu n’as pas envie de t’emmerder. Ca se paie par le prix, et le peu de réglages. Mais en ajoutant à ça une frame super solide, c’est une machine parfaite pour débuter.
    Ca me semble une bonne initiative, puisque que le monde des whoop séduit de nouveaux entrants dans le petit monde du FPV, qui n’ont pas envie de passer par toutes les étapes très dispensables du fine-tuning obligatoire…

  5. Peu importe qu’il faille retourner le quad ou appuyer sur le bouton : il y a une procédure à suivre. Pour la personne qui n’arrive pas à faire voler sa machine parce qu’elle ne sait pas que cette étape est nécessaire, le résultat est le même.

    Bref, quelqu’un qui n’arrive pas à se dépatouiller avec le B.A BA du modélisme (le blocage sera le même que ce soit avec le UK65 ou le blade) à l’heure d’internet et des forums, je lui conseillerai plutôt de partir sur un truc complètement RTF…

  6. Je suis d’accord avec Fred je suis le profil d’acheteur de ce produit, je ne comprends rien aux bidouilles et autres process à faire sur les autres drones. Ce que je veux c’est voler sans me prendre la tête. J’ai déjà un inductrix fpv G mais pas de retour OSD et autonomie trop juste, pas de brushless. Là il y a tout ce qu’il manquait sur les premiers.
    J’ai aussi un nano qx fpv hélice vers le bas et crois moi que celui là a de bien meilleurs arguments surtout au même prix. Par contre j’ai une télécommande Spectrum vraiment basique cela fera l’affaire ? Pour les lunettes fatshark 3.

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