kinéis : une constellation de nano satellites

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La multiplication des objets connectés génère des besoins en outils de communication. Les technologies au sol ne permettent pas une couverture suffisante, laissant des zones blanches où aucune donnée ne transite. La solution imaginée par kinéis permet d’envoyer et recevoir des données partout sur la planète.

Comment ça fonctionne ?

kinéis est une constellation de 20 nano satellites capable de communiquer avec des chipsets équipés d’un modem intégré. Ces puces sont destinées à équiper les appareils les plus petits : à basse consommation, elles ne mesurent que 7 x 7 mm. Elles sont simples d’utilisation et, selon kinéis, seront proposées à un « prix ultra compétitif ». Non seulement le système s’occupe de la transmission de données, mais il permet aussi une géolocalisation en temps réel.

Pour quoi faire ?

Alexandre Tisserant, directeur de projet kinéis

Il existe déjà les systèmes GPS, Glonass, Galileo, Beidou, pourquoi un de plus ? A vrai dire, la technologie sur laquelle repose kinéis existe depuis… 40 ans ! Car kinéis est une filiale de CLS (Collecte Localisation Satellites), elle-même filiale du CNES, d’ARDAN et d’IFREMER. Le groupe est donc fort d’une longue expérience en localisation géographique et en collecte de données, avec le système ARGOS. Le directeur de projet kinéis est Alexandre Tisserant, ingénieur télécom et spécialiste de l’intelligence artificielle. Il a participé à des missions ministérielles sur le numérique.

L’intérêt pour les drones ?

Outre une solution supplémentaire pour le positionnement geographique, kinéis permettra aux appareils volants de transmettre leurs données en temps réel, de réaliser un suivi des vols. L’intérêt, dans les années à venir et la nécessité de partage de l’espace aérien entre les appareils habités et ceux sans pilote, notamment via le U-Space, sera de parvenir à orchestrer les vols de manière sécurisée. kinéis n’a pas communiqué de détails sur la solution technique, mais elle sera probablement dimensionnée aux besoins de l’IoT (Internet des Objets) : une couverture complète, un coût, un encombrement et un poids très réduits, mais en contrepartie un débit de données très faible.

Quand ?

Le nanosatellite Angels. Crédit photo : Thales Alenia Space

La nano constellation kinéis sera placée en orbite en 2021. Un nanosatellite prototype, Angels, sera lancé en 2019. Nano, ça veut dire quoi ? Angels pèse environ 25 kilos, au lieu de plusieurs tonnes pour les satellites telecom classiques, pour un coût unitaire de 10 millions d’euros. L’investissement pour la mise en orbite est également réduit, estimé à 500.000 à 1 million d’euros au lieu de 180 millions pour un satellite classique.

Tests en cours…

Cela dit, pas besoin d’attendre qu’Angels soit lancé, les porteurs de projets peuvent d’ores et déjà tester leurs prototypes en profitant des 6 satellites ARGOS opérationnels. Le développement de kinéis profite d’une collaboration entre CLS, Thales Alenia Space pour la maîtrise d’ouvrage, Nexeya pour la plateforme, Syrlinks pour la construction de la charge utile, avec le soutien du CNES.

Source : kinéis

11 COMMENTAIRES

  1. Il n’y a pas une erreur dans les chiffres ? 180 millions ce n’est quand même pas donné 🙂

    Plutôt 180k€ ? soit moins cher qu’une Lamborghini…

  2. Salut Fred,
    Je les ai contactés hier pour savoir si on pouvait participer financièrement à leur projet, apparemment c’est pas prévu. Ils vont se réunir bientôt avec peu d’investisseurs, pour récolter 100M €. Donc le ticket d’entrée sera assez élevé. Sinon 2 bugs dans l’article : “il permet aussi une géolocalisation en temps…” et “L’investissement pour la mise en orbite est également réduit, estimé à 180 millions d’euros au lieu de 500.000 à 1 million pour un satellite classique”.

  3. Salut Fred, une erreur a dû se glisser dans ton article : “L’investissement pour la mise en orbite est également réduit, estimé à 180 millions d’euros au lieu de 500.000 à 1 million pour un satellite classique.” C’était 180 000 € ? Max

  4. Bah ils mettront au point un “space cleanup” comme ils ont fait pour les océans, les enjeux économiques et stratégiques sont trop importants.

  5. J’ai ajouté le mot qui manquait et inversé le coût de lancement des satellites… Merci pour m’avoir prévenu les gars 🙂

  6. @Fred :
    “La construction d’ANGELS a été décidée au printemps 2017 et a fait l’objet d’un contrat cofinancé par les deux organisations à hauteur de 9,3 millions €” -> c’est le contrat global pour le premier protos de la contellation pas le coût unitaire.

    “La constellation doit être lancée à la fin 2021 et coûtera « entre 100 et 130 millions d’euros, lancement compris »” -> donc lancement – les 20 cubesat unitaire ca fait bien moins de 10M€

  7. Ouep là c’est mieux.
    Je bosse à Thales Alenia Space et je confirme qu’avec 180k€ tu n’as rien ( pour Max)

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