SwellPro Spry, en approche

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Le constructeur SwellPro est spécialiste des appareils destinés à un usage en milieu aquatique. Souvenez-vous du Splash Drone (voir le test ici), une caméra volante capable de se poser sur l’eau. Avec le Swift 2, il s’était frotté du monde des racers (voir le test ici). Ces deux expériences l’ont tout naturellement mené à un racer compatible avec de petites baignades ! Helsel.eu, le distributeur de la marque de France, m’avait parlé de cet appareil il y a presque 2 ans. Le Spry, c’est son nom, été présenté sur le site de financement participatif Kickstarter il y a quelques jours.

Un racer ?

Pas tout-à-fait. Il s’agit plutôt d’une caméra volante capable de voler de manière agressive. A l’intérieur de l’appareil, on trouve un GPS et un IMU pour proposer des fonctions de vol automatisées, comme le Follow Me, le vol en orbite autour d’une cible, des vols par waypoints, le retour automatique au… bateau (à la radiocommande, pour être plus exact). Il offre aussi une caméra capable de filmer en 4K à 30 images par seconde, en 2,7K à 60 images par seconde, en 1080p à 60 et 120 images par seconde, en 720p à 240 images par seconde. Il n’y a pas de stabilisation mécanique, mais SwellPro a ajouté une stabilisation de l’image numérique. Cette caméra est aussi montée sur une nacelle pour l’incliner verticalement.

Un racer quand même ?

Si les caméras volantes ultra-assistées vous barbent et vous empêchent de produire des images dynamiques, le Spry permet de désactiver le GPS et les fonctions de remise à plat pour profiter d’un mode Acro. Un petit bonheur pour les amateurs de FPV racing ! Les commandes radios sont diffusées en 2,4 GHz, le retour vidéo est en 5,8 GHz analogique, ce qui permet d’espérer une latence réduite, malgré l’usage d’une caméra haute définition – les deux sont rarement compatibles. Pour visionner le retour en temps réel, il suffit d’utiliser des lunettes d’immersion classiques couplées à un récepteur 5,8 GHz, mais la radiocommande fournie est aussi équipée d’un écran de 4,3 pouces ! A noter que l’appareil propose une liaison wifi – mais elle est uniquement utilisée pour transférer les images HD sans ouvrir l’appareil, et donc éviter que de l’eau n’entre dans le carénage juste après un vol.

A l’eau, vraiment ?

Oui. L’équipe de SwellPro a travaillé pour rendre l’appareil waterproof, capable de tomber à l’eau, de flotter, et de redécoller. S’il est posé sur l’eau, sa caméra est sous la ligne de flottaison, et permet par conséquence de filmer sous l’eau ! SwellPro indique qu’il est IP67, c’est-à-dire capable d’être immergé pendant 30 minutes à 1 mètre de profondeur. La vidéo promotionnelle le montre en train d’évoluer sous l’eau, propulsé par ses hélices.

Sous-marin ?

N’allez pas en déduire que l’appareil est capable d’évoluer réellement sous l’eau, les moteurs brushless ne supporteront pas le mauvais traitement. La voix off le précise : le Spry peut être « brièvement » submergé. Mais l’appareil est parfaitement capable de plonger, remonter flotter à la surface, y rester autant qu’il le faut, et redécoller à la demande. La radiocommande a également été prévue pour être étanche. Sympa !

Les caractéristiques

Le Spry pèse 538 grammes, plus 196 grammes pour la batterie, soit un poids au décollage de 734 grammes – sous la barre des 800 grammes. Ses dimensions sont de 23,4 x 24,9 x 9 cm pour une diagonale de moteur à moteur de 27 cm. La durée de vol est estimée à 15 minutes, la vitesse maximale à 69 km/h, le positionnement satellite basé sur le GPS et Glonass, et les moteurs brushless sont des 2206 à 1420KV animés par des ESC de 30A pour des hélices de 6 pouces (6045). La batterie, étanche, est une 3S de 3600 mAh. Il convient de nettoyer correctement l’appareil après un vol « humide », surtout s’il a été confronté à une eau saline.

Ce qu’on en pense ?

Le prix annoncé par SwellPro est de 659 € (hors port, hors taxes) pour le modèle le moins cher, avec une livraison en décembre 2018. Le seuil du financement est d’ores et déjà atteint, dépassant les $100 000 pour un objectif de $24 000. Le bon point, c’est que SwellPro n’est pas un inconnu dans le monde des multirotors, avec une maitrise de l’élément aquatique. L’appareil est particulièrement séduisant pour filmer les activités aquatiques, sportives mais pas uniquement. Il est en mesure de donner envie aussi bien aux amateurs d’images rapides et de pilotage costaud qu’aux pilotes qui préfèrent les vols très assistés.

Voler au-dessus de l’eau ?

C’est un challenge pour les multirotors, caméras volantes comme racers. Mais avec le Spry, l’eau devient un terrain de jeu qui réduit les risques de casse, qui permet d’attendre patiemment dans l’eau sans consommer de batterie…  659 €, c’est cher ? Oui, mais pas tant que ça pour un appareil complet avec sa radiocommande à écran intégré pour le retour vidéo… Reste qu’un projet Kickstarter comporte un risque, et qu’il sera intéressant d’essayer cet appareil avant de l’adopter, pour être certain qu’il est conforme aux promesses de SwellPro. Mieux vaut par conséquent attendre que l’appareil soit distribué de manière classique, même s’il est un peu plus cher. Si le Spry vous fait de l’oeil et que vous êtes joueur, la page Kickstarter de sa campagne de financement participatif se trouve ici.

La vidéo promotionnelle

7 COMMENTAIRES

  1. j’aime bien le concept, après les vidéos montrent une qualité assez faible et mal stabilisées
    Donc à voir si le coté amphibie réussi à concurrencer un DJI air dans les même prix.

  2. @ Patou : La question est intéressante, et je n’ai pas la réponse. Comme le dit Ben, cela pourrait être un Turtle Mode. Il suffirait de faire tourner 2 moteurs pour retourner la machine. Ca fonctionnerait sous Betaflight avec DShot600, mais je ne sais pas sur quoi est basé le firmware de l’appareil.

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